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Par luocine, le 07/11/2010
L'étrange disparition d'Esme Lennox de
Maggie O’Farrell
Nous ne sommes que des vaisseaux par lesquels circulent des identités… Nous venons au monde en tant qu’anagrammes de nos ancêtres
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Par luocine, le 07/11/2010
L'étrange disparition d'Esme Lennox de
Maggie O’Farrell
Vêtues de chemises pâles, elles se déplacent comme des nuages. Difficile de dire s’il s’agit d’hommes ou de femmes car leurs chemises sont lâches et leurs cheveux coupés si courts. Certaines regardent droit devant elles, sans bouger. L’une sanglote dans ses mains. Une autre pousse un cri rauque qui se termine en marmonnement
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Par Zazette97, le 23/10/2010
L'étrange disparition d'Esme Lennox de
Maggie O’Farrell
Mais chaque fois que nous allions quelque part, une partie de tennis, un thé, un bal, elle faisait toujours quelque chose d'étrange, d'inattendu. Taper sur le piano, parler au chien pendant tout le temps, une fois, grimper à un arbre et rester là à regarder dans le vague et à tortiller ses cheveux rebelles.
Certaines personnes, j'en suis certaine, ont cessé de nous inviter à cause de son comportement. Et je dois dire que j'en ai été très affectée. Maman m'a donné raison.
Quand je pense que tu dois souffrir à cause d'elle, alors que tu te conduis de la manière la plus parfaite qui soit. Ce n'est pas juste. p.138
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Par PLUMAGILE, le 06/05/2010
Quand tu es parti... de
Maggie O’Farrell
Qu'est-on censé faire de tout l'amour qu'on éprouve pour quelqu'un s'il n'est plus là Qu'advient-il de tout cet amour ? Doit-on le refouler ? L'ignorer ? Ou le donner à quelqu'un d'autre ?
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Par latina, le 29/08/2011
L'étrange disparition d'Esme Lennox de
Maggie O’Farrell
"Pose ton livre, Esme, lui avait dit sa mère. Tu as assez lu pour ce soir."
Elle en était incapable, car les personnages et le lieu de l'action la captivaient. Soudain, voilà que son père se tenait devant elle, lui arrachait le livre, le fermait sans marquer la page. "Fais ce que dit ta mère, pour l'amour de Dieu", disait-il.
Elle se redressa, la rage bouillonnant en elle, et, au lieu de demander : "S'il te plaît, rends-moi mon livre", elle lâcha : "Je veux continuer l'école".
Ce n'était pas prévu. Elle savait que le moment était mal choisi pour aborder ce sujet, que la discussion ne servirait à rien, mais ce désir était aigu en elle, et elle n'avait pas pu s'en empêcher. Les mots avaient jailli de leur cachette. Sans son livre, ses mains se sentaient curieuses et inutiles, et le besoin de continuer l'école s'était exprimé par sa bouche à son insu.
Un silence s'empara de la pièce.(...)
"Non, répondit son père.
- S'il te plaît". Esme se leva, s'étreignant les mains pour les empêcher de trembler. "Mlle Murray dit que je pourrais obtenir une bourse et ensuite, peut-être, tenter l'université et...
- Ca ne servirait à rien, trancha son père en se rasseyant dans son fauteuil. Pas question que mes filles travaillent pour vivre."
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Par PLUMAGILE, le 06/05/2010
Quand tu es parti... de
Maggie O’Farrell
Je n'arrive pas encore à croire que tu sois parti. Avant, quand je me réveillais, je me demandais l'espace d'une seconde pourquoi j'avais ce poids de chagrin qui m'écrasait la poitrine et pourquoi mon oreiller était mouillé. J'oubliais parce que c'était trop absurde d'être sans toi. Trop absurde.
Mais tu es vraiment mort. Et sans aucune raison.
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Par latina, le 29/08/2011
L'étrange disparition d'Esme Lennox de
Maggie O’Farrell
Sa mère prend Esme par le bras et l'entraîne vers la coiffeuse. "Assieds-toi, ordonne-t-elle en la poussant sur le tabouret. Nous allons la préparer." Elle attrape une brosse. "Nous allons la faire belle, l'envoyer au bal et ..."Ses coups de brosse s'abattent sans douceur sur la tête d'Esme. "...nous la marierons au fils Dalziel.
- Maman, je ne veux pas me ...", commence Esme d'une voix tremblante.
Sa mère se penche vers elle. "Ce que tu veux ou ne veux pas n'entre pas en ligne de compte, lui murmure-t-elle à l'oreille d'un ton presque caressant. Ce garçon tient à toi. Dieu sait pourquoi, mais c'est un fait. Ton comportement n'a jamais été toléré sous notre toit et ne le sera jamais. Nous allons donc voir si quelques mois de mariage avec James Dalziel suffiront à te mater. "
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Par PLUMAGILE, le 06/05/2010
Quand tu es parti... de
Maggie O’Farrell
Je n'avais jamais imaginé qu'on puisse penser à quelqu'un tout le temps, qu'on puisse avoir constamment quelqu'un en train de faire des bonds d'acrobate dans vos pensées. Tout le reste était une distraction mal venue entre moi et ce à quoi je voulais songer.
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Quand tu es parti... de
Maggie O’Farrell
Que dire de cette période que nous avons passée dans la vie l’un de l’autre ? Que nous étions heureux. Que nous ne nous quittions pratiquement jamais. Qu’il m’arrivait d’éprouver fugacement cette impression vertigineuse, étourdissante, de connaître un être au point de savoir comment ce serait d’être lui. Que je ne m’étais jamais sentie incomplète avant de le connaître, mais qu’avec lui je me sentais entière, complète. […] Que je l’aimais plus que je ne croyais possible d’aimer.
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Par luocine, le 07/11/2010
L'étrange disparition d'Esme Lennox de
Maggie O’Farrell
l suffisait à un homme d’avoir un papier signé par un généraliste pour faire interner sa femme ou sa fille dans un asile d’aliénés (…) Un bonhomme pouvait se débarrasser d’une fille indocile.