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Jiddu Krishnamurti
Ce n'est pas un signe de bonne santé mentale d'être bien adapté à une société malade.
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Par Lune, le 01/03/2011
Lettres aux écoles de
Jiddu Krishnamurti
L'attention c'est regarder la totalité de la vie sans le centre de l'intérêt personnel.
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Par PaulPujol, le 29/11/2011
Se libérer du connu de
Jiddu Krishnamurti
On ne peut se rendre compte de la façon dont on est conditionné que lorsque survient un conflit dans une continuité de plaisir ou dans une protection contre la douleur. Si tout est harmonieux autour de nous ; notre femme nous aime, nous l'aimons, nous avons une maison agréable, de bons enfants, beaucoup d'argent : dans ce cas nous ne sommes en aucune façon conscients de notre conditionnement. Mais lorsque survient l'accident, la femme infidèle, la perte d'une fortune, une menace de guerre ou toute autre cause de douleur et d'angoisse, alors nous savons que nous sommes conditionnés. Lorsque nous luttons contre une chose, quelle qu'elle soit, qui nous dérange, au lorsque nous nous défendons contre une quelconque menace, extérieure ou intérieure, alors nous savons que nous sommes conditionnés. Et comme la plupart entre nous, la plupart du temps, sont perturbés, soit en surface soit en profondeur, ce trouble, ce désordre indique que nous sommes conditionnés. Tant que l'animal est choyé il réagit agréablement, mais dès qu'il rencontre un antagonisme, la violence de sa nature éclate.
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Par PaulPujol, le 14/11/2011
Journal de
Jiddu Krishnamurti
L'autre jour, en rentrant d’une longue promenade à travers champs, nous avons traversé le bosquet qui se trouve près de la grande maison blanche. Dès que l’on pénétrait dans ce petit bois, on éprouvait immédiatement un intense sentiment de paix et de calme. Rien ne bougeait. Fouler ce sol, le parcourir, semblait un sacrilège ; parler, respirer même, étaient profanation. Les immenses séquoias étaient totalement immobiles. Les Indiens d’Amérique les nomment « les silencieux », et rien, en effet, n’altérait ce silence. Les chiens eux-même avaient renoncé à chasser les lapins. Vous restiez vous aussi immobile, retenant votre souffle.
Vous aviez l’impression d’être un intrus, car vous veniez de bavarder et de rire et, en vous engageant dans ce bosquet sans savoir ce qui s’y trouvait, vous avez reçu avec surprise le choc d’une félicité inattendue. Votre cœur battait moins vite, comme apaisé devant une telle splendeur, au centre même de ce lieu. Depuis, lorsque vos pas vous y conduisent, vous retrouvez cette beauté, ce calme, ce troublant silence. Et quoi qu’il advienne, la densité, la plénitude, l’innommable demeureront.
Nulle forme de méditation consciente n’est la véritable méditation, et ne le sera jamais.Tenter de méditer délibérément n’est pas méditer. La méditation survient, on ne la provoque pas. Ce n’est pas un jeu de l’esprit, elle ne dépend ni du désir, ni du plaisir. Toute volonté de méditation porte en soi sa propre négation. Prenez simplement conscience de ce que vous pensez, de ce que vous faites – rien d’autre. Voir, entendre, c’est agir, sans que jouent les notions de récompense et de punition. Le savoir-agir passe par le savoir-regarder, le savoir-entendre. Toute autre forme de méditation mène inévitablement à la déception, à l’illusion, car le désir aveugle.
La douce lumière du printemps baignait la terre et la soirée fut très agréable.
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Par latrace, le 19/07/2010
Le vol de l'aigle de
Jiddu Krishnamurti
Dans notre bureau nous sommes brutaux, tortueux, et à notre foyer nous nous
efforçons d'être dociles, aimants...est-il possible d'aimer d'une main, de
tuer de l'autre?
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Par latrace, le 26/09/2010
La flamme de l'attention de
Jiddu Krishnamurti
Un esprit religieux est un esprit qui est totalement libre de tout attachement, de toute conclusion et de tout concept, il ne s'intéresse qu'à ce qui a vraiment lieu et pas à ce qui devrait être. Il s'occupe chaque jour de sa vie, de ce qui arrive réellement à la fois extérieurement et intérieurement; il comprend tout ce problème complexe de la vie. L'esprit religieux est libre de tout préjugé, de toute tradition, de tout sens de direction. Pour rencontrer la vérité, vous devez avoir un esprit clair, pas un esprit confus.
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Par Lune, le 01/03/2011
Lettres aux écoles de
Jiddu Krishnamurti
Dans une école l'enseignant est la personne la plus importante car c'est de lui ou d'elle que dépend le bien futur de l'humanité. Ce n'est pas là une affirmation purement verbale, c'est un fait absolu, irrévocable.
C'est seulement quand l'éducateur sentira lui-même tout ce qu'il ya de dignité et de respect implicite dans son travail qu'il se rendra compte que l'enseignement est la plus belle des vocations et que l'état d'enseignant est supérieur à l'état de politicien et de prince de ce monde.
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Par meyeleb, le 15/08/2011
Journal de
Jiddu Krishnamurti
Les mots sont sans fin mais la communication est d'ordre verbal autant que non verbal. Entendre un mot est une chose, entendre une absence de mot en est une autre.
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Par latrace, le 26/09/2010
La flamme de l'attention de
Jiddu Krishnamurti
Là où il a du conformisme, de l’obéissance et de l’imitation, il n’y a jamais d’apprentissage, on ne fait que suivre. La discipline implique l’apprentissage, apprendre sur l’esprit très complexe que l’on a, sur notre vie quotidienne, apprendre sur les relations avec les autres, de sorte que l’esprit soit toujours souple, actif.
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Par PaulPujol, le 15/11/2011
Réponses sur l'éducation de
Jiddu Krishnamurti
Discussion avec des élèves d’écoles Krishnamurti en Inde.
Krishnamurti: Puisque vous ne posez plus de questions je vais vous proposez quelque chose. Vous savez que les gens parlent beaucoup de la méditation n’est-ce pas.
Elève: Oui, ils le font.
Krishnamurti: Mais vous ne connaissez pas du tout la question. J'en suis ravi, parce que, ne connaissant pas cette question, vous pouvez apprendre à la connaître. C'est comme si vous ne saviez rien du français, du latin ou de l'italien. Vous pouvez apprendre comme si c'était pour la première fois. Tous ces gens qui savent d'avance ce qu'est la méditation doivent désapprendre pour pouvoir apprendre à nouveau. Vous voyez la différence ? Puisque vous ne savez pas ce qu'est la méditation, nous allons apprendre. Pour apprendre à connaître la méditation, voyez comment fonctionne votre esprit. Vous devez regarder, comme vous regardez un lézard qui passe sur un mur. Vous voyez ses quatre pattes, comment il colle au mur et, en regardant, vous voyez tous ses mouvements. Eh bien, de la même façon, observez votre propre pensée. Ne cherchez pas à la corriger, à la supprimer. Ne dites pas: « Tout ceci est trop difficile. » Simplement, regardez ; maintenant, tout de suite, ce matin.
Pour commencer, restez assis, absolument tranquilles. Prenez une position confortable, croisez vos jambes, restez. assis, tout à fait immobiles. Fermez les yeux. Et voyez si vous pouvez essayer de les empêcher de bouger. Vous comprenez? Vos yeux ont tendance à remuer. Gardez-les complètement immobiles, comme par jeu. Et puis, étant assis comme cela, très tranquilles, découvrez ce que fait votre pensée; observez-la comme vous avez observé le lézard. Observez la pensée, sa façon de couler, une pensée suivant une autre, et ainsi vous commencez à apprendre, à observer.
Observez vos pensées : comment une pensée succède à une autre et comment elle se dit : « Celle-ci est une bonne pensée, celle-là ne l'est pas. » De même quand vous vous couchez, quand vous vous promenez, observez votre pensée.
Simplement, observez-la. Surtout, ne cherchez pas à la corriger, vous découvrirez alors ce qu'est le commencement de la méditation.., et le faisant, vous êtes prêts à apprendre. Et quand vous commencez à apprendre, cela n'a pas de fin.
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