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Par OliZ, le 20/04/2011
Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce de
Lola Lafon
Mais voilà que je ne veux pas être réparée. Sauvegardée. Rafistolée pour continuer à avancer. Je ne voudrais pas qu'on colmate ce que je m’acharne à défaire, à découdre. Vois-tu, je travaille à être insauvable, irrécupérable. Aussi fugace, irrattrapable et fragile qu’un moment dans le temps. Pour ne pas offrir de prise, il me faudra rentrer en silence comme on va en résistance. Et à toute interrogation, leur répondre : je ne sais pas, je me demande, je cherche. Je dépose des questions. Je fabrique des doutes.
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Par OliZ, le 20/04/2011
Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce de
Lola Lafon
L'immobilité n'existait pas dans la danse, même quand il semblait qu'un corps était arrêté, en réalité, l'étirement sans fin des doigts tendait légèrement vers le mouvement suivant, « il faut presque de l'air entre chaque vertèbre », tu me répétais, ravie, « de l'a-i-r-r-r » arrondissant les bras au dessus de la tête pour former une couronne raide et tordue.
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Par OliZ, le 20/04/2011
Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce de
Lola Lafon
Conspirons encore Voltairine ! Redevenons des bandites fiévreuses, des enfants acharnés à ne pas rester là où on nous pose. L'époque est dure aux voleuses de feu ... Il nous faudra bien redevenir impitoyables et, sans chaque atome de plaisirs vagabonds sans jamais en payer aucun prix ...
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Par OliZ, le 20/04/2011
Lola Lafon
Mais voilà que je ne veux pas être réparée. Sauvegardée. Rafistolée pour continuer à avancer. Je ne voudrais pas qu'on colmate ce que je m’acharne à défaire, à découdre. Vois-tu, je travaille à être insauvable, irrécupérable. Aussi fugace, irrattrapable et fragile qu’un moment dans le temps. Pour ne pas offrir de prise, il me faudra rentrer en silence comme on va en résistance. Et à toute interrogation, leur répondre : je ne sais pas, je me demande, je cherche. Je dépose des questions. Je fabrique des doutes.
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Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce de
Lola Lafon
C'est l'histoire poison qu'on nous raconte et qu'on redemande inlassablement, notre préférée, celle qu'on reconnaît avant même qu'on nous en donne la fin, cette légende indispensable à notre sommeil. Celle à laquelle on croit avec la volonté d'y croire encore encore et sous toutes ses formes. C'est la légende reposante de l'impossible échappée et de ses conséquences, une légende si douce et triste à la fois, qu'on mâchonne depuis l'enfance. Fais attention. Tu vas te faire mal. Tiens un oiseau qui tombe, ne regarde pas. L'histoire de la menace qui guette celles qui s'aventurent là où on leur avait pourtant dit qu'il ne faudrait jamais aller, l'histoire de celles qui entrouvrent les portes et les nuits, enjambent des murs, parcourent les forêts, les rues, les parkings. L'histoire des Thelma et Louise qui trinquent à la belle vitesse de leurs voyages, aussitôt saisies, toujours rattrapées. Et qui, alors, pour se défendre, tuent comme par mégarde. Et elles ont beau continuer à courir encore, les voilà maladroites comme des bêtes décapitées de permission de promenade, sans autre solution que leur mort, une reddition définitive. Voilà ce qui arrive aux évadées.
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Par OliZ, le 20/04/2011
Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce de
Lola Lafon
Je peux supporter le mot mort. Mais pas autopsie. Pas fouiller jusqu'à l'obscénité de la béance, la transparence. Vouloir la gérer jusqu'à l'infini. La bitinelle.
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Par OliZ, le 20/04/2011
Lola Lafon
Je peux supporter le mot mort. Mais pas autopsie. Pas fouiller jusqu'à l'obscénité de la béance, la transparence. Vouloir la gérer jusqu'à l'infini. La bitinelle.
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Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce de
Lola Lafon
« Quand j’ai commencé à prendre des notes, il me semblait que tant que je t’écrivais tu ne mourrais pas. » (p. 125)
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Par OliZ, le 20/04/2011
Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce de
Lola Lafon
Ce qui est drôle, c'est que d'un côté, ça ne va pas tellement et de l'autre côté ça va vachement bien.
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Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce de
Lola Lafon
« N’être coupable de rien quand on est griffée de tout rend l’innocence bien pesante. » (p. 245)