-
La Banque : Comment Goldman Sachs dirige le monde de
Marc Roche
"Je fais le travail de Dieu" : même s'il était censé être une blague, ce propos du P-DG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, résume la fantastique soif de pouvoir mégalomaniaque de LA banque : la firme qui dirige le monde dans le plus grand secret.
-
La Banque : Comment Goldman Sachs dirige le monde de
Marc Roche
Avec son lot de conférences vidéos, de déplacements, de réunions, les enfants semblent avoir été conçu entre deux "coups" financiers.
Les pères qui ratent la naissance de leur dernier-né sont légion. Et quand ils y assistent, rien n'est simple :
L'épouse d'un banquier racontait un jour comment son mari a assisté à l'accouchement de leur troisième enfant pendu à son téléphone, en train de conclure un deal, malgré les protestations des infirmières !
> lire la suite
-
La Banque : Comment Goldman Sachs dirige le monde de
Marc Roche
"Un marché libre n'a jamais voulu dire un permis de prendre tout ce que vous pouvez prendre".
(Barak Obama, sermonnant les banquiers dans leur antre de Wall Street).
-
La Banque : Comment Goldman Sachs dirige le monde de
Marc Roche
Le contribuable américain a sauvé la coquille vide qu'était devenue AIG (société d'assurances) et puis Goldman Sachs - avec d'autres - est venue se servir. Washington n'a jamais véritablement expliqué cette décision d'une exceptionnelle générosité : rembourser à l'établissement l'intégralité de ses pertes.
Note : Paulson a bradé les intérêts du contribuable en reversant plus de 60 milliards de dollars à un consortium de huit banques pour permettre à l'assureur (AIG) de respecter ses engagements à leur égard.
Goldman a obtenu 12,9 milliards de dollars que lui devait AIG. Compensation pleine (100 cents pour 1$) au lieu de supporter une partie de la perte, comme le veut l'usage dans ce type de renflouement.
> lire la suite
-
La Banque : Comment Goldman Sachs dirige le monde de
Marc Roche
Fin janvier 2010, devant la commission indépendante chargée par le Congrès les motifs du déclenchement de la crise financière, Blankfein, une nouvelle fois, invoque les voies impénétrables du Seigneur pour toute explication.
Le président de la commission d'enquête sénatoriale, ex-responsable des finances de l’État de Californie, a beau le rabrouer de manière cinglante - "Nous exempterons les actes commis par Dieu. Nous débattons ici des erreurs commises par des hommes et des femmes" - au yeux du Boss, la parole de Goldman Sachs est toujours d’Évangile.
(Note : Blankfein est le P-DG de Goldman Sachs)
> lire la suite
-
La Banque : Comment Goldman Sachs dirige le monde de
Marc Roche
La banque ne badine pas avec les infidélités ! Une vie personnelle et stable est vivement recommandée puisque, c'est bien connu, un banquier heureux en ménage et au mode de vie équilibré travaille mieux.
Les affaires doivent passer avant tout. Chez Goldman Sachs, on bosse dix-huit heures par jour, avec seulement une journée de repos le week-end, et encore, pas toujours.
La vie de famille est avalée par LA banque.
> lire la suite
-
La Banque : Comment Goldman Sachs dirige le monde de
Marc Roche
2008, après l'effondrement de la grande rivale, Lehman Brothers, les commentateurs révèlent que LA banque s'est débarrassée d'un concurrent historique grâce à l'aide d'Henry Paulson, le secrétaire au Trésor, véritable bras droit de Georges W. Bush.
C'est un ancien président de Goldman Sachs... ce que ignorait jusque là le grand public.
> lire la suite
-
La Banque : Comment Goldman Sachs dirige le monde de
Marc Roche
D'ailleurs, pour un banquier, le bonus honnêtement gagné (la spéculation est peut-être amorale, mais ce n'est pas un crime) est considérée comme l'équivalent de l'à-valoir d'un écrivain, le tarif horaire d'un avocat ou la prime d'un agent de footballeur.
C'est la mesure la plus simple et la plus équitable d'un savoir-faire unique.
-
La Banque : Comment Goldman Sachs dirige le monde de
Marc Roche
Ces baroudeurs (ceux de Goldman Sachs), qui sont de tous les coups tordus, se considèrent comme des corsaires, pas des pirates. Dans les faits, c'est l'inverse.
D'un côté, au service de son client, Goldman Sachs affrète le navire, remplit ses soutes, engage l'équipage, finance le voyage. De l'autre, en pleine mer, ses propres flibustiers attaquent le même bâtiment, le pillent, le coule.
Le naufrage de Bear Stearns témoigne de ce côte Janus de la firme.
> lire la suite
-
La Banque : Comment Goldman Sachs dirige le monde de
Marc Roche
"Ce soir, les blagues sont sponsorisées par Goldman Sachs. Et ne vous en faites pas pour eux : que les gags vous fassent rire ou pas, elle gagnera de l'argent".
Barack Obama, le 2 mai 2010, lors du traditionnel dîner du Président américain avec la presse.