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Par mathieupl, le 13/01/2011
Léon l'Africain de
Amin Maalouf
Lorsque l'esprit des hommes te paraîtra étroit, dis-toi que la terre est vaste. N'hésite jamais à t'éloigner, au-delà de toutes les mers, au-delà de toutes les frontières, de toutes les patries, de toutes les croyances.
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Par Philou, le 08/02/2012
Samarcande de
Amin Maalouf
Omar est le prénom du deuxième successeur du Prophète Mahomet, le calife Omar, abhorré par les Chiites puisqu'il fut un tenace rival de leur père fondateur, Ali. Si, pour l'heure (vers l'an mille), la population de la Perse est en grande majorité sunnite, le chiisme y représente déjà quelques îlots, notamment les villes-oasis de Kom et de Kashan où d'étranges traditions se sont perpétuées. Chaque année, on célèbre par un carnaval burlesque l'anniversaire du meurtre du calife Omar. A cet effet, les femmes se fardent, préparent des sucreries et des pistaches grillées, les enfants se postent sur les terrasses et déversent des trombes d'eau sur les passants en criant joyeusement : "Dieu maudisse Omar !"
On fabrique un mannequin à l'effigie du calife portant à la main un chapelet de crottes enfilées, qu'on promène dans certains quartiers en chantant : "Depuis que ton nom est Omar, tu as ta place en enfer, toi le chef des scélérats, toi l'infâme usurpateur !" Les cordonniers de Kom et de Kashan ont pris l'habitude d'écrire "Omar" sur les semelles qu'ils fabriquent, les muletiers donnent son nom à leurs bêtes, se plaisant à le prononcer à chaque bastonnade, et les chasseurs, quand il ne leur reste plus qu'une seule flèche, murmurent en la décochant : "Celle-ci est pour le coeur d'Omar !"
pages 67-68
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Par soleil23, le 08/02/2012
Samarcande de
Amin Maalouf
Considérons les Anciens, les Grecs, les Indiens, les musulmans qui m'ont précédé, ils ont écrit abondamment dans toutes ces disciplines. Si je répète ce qu'ils ont dit, mon travail est superflu ; si je les contredis, comme je suis constamment tenté de le faire, d'autres viendront après moi pour me contredire. Que restera-t-il demain des écrits des savants ? Seulement le mal qu'ils ont dit de ceux qui les ont précédés. On se souvient de ce qu'ils ont détruit dans la théorie des autres, mais ce qu'ils échafaudent eux-mêmes sera immanquablement détruit, ridiculisé même par ceux qui viendront après. Telle est la loi de la science ; la poésie ne connaît pas pareille loi, elle ne nie jamais ce qui l'a précédée et n'est jamais niée par ce qui la suit, elle traverse les siècles en toute quiétude. C'est pour cela que j'écris mes robaïyat. Sais-tu ce qui me fascine dans les sciences ? C'est que j'y trouve la poésie suprême : dans les mathématiques, le grisant vertige des nombres ; avec l'astronomie, l'énigmatique murmure de l'univers. Mais de grâce, qu'on ne me parle pas de vérité !
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Par latrace, le 13/09/2010
Le rocher de Tanios - Prix Goncourt 1993 de
Amin Maalouf
La parole du sage s’écoule dans la clarté. Mais de tout temps les hommes ont préféré boire l’eau qui jaillit des grottes les plus obscures.
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Par patr_ix, le 30/07/2010
Les Identités meurtrières de
Amin Maalouf
Et le destin? [...] J'ai l'habitude de répondre que, pour l'homme, le destin est comme le vent pour un voilier. Celui qui est à la barre ne peut décider d'où souffle le vent, ni avec quelle force, mais il peut orienter sa propre voile. Et cela fait parfois une sacrée différence.
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Le Périple de Baldassare de
Amin Maalouf
Lorsque la foi devient haineuse, bénis soient ceux qui doutent !
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Par Sachenka, le 05/02/2012
Léon l'Africain de
Amin Maalouf
Et j'ai dû attendre mes premiers cheveux blancs, mes premiers regrets, avant de me convaincre que tout homme, y compris mon père, avait le droit de faire fausse route s'il croyait poursuivre le bonheur. Dès lors je me suis mis à chérir ses errements, comme j'espère que tu chériras les miens, mon fils. Je te souhaite même de t'égarer parfois à ton tour. Et je te souhaite d'aimer, comme lui, jusqu'à la tyrannie, et de rester longtemps disponible aux nobles tentations de la vie.
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Par Sachenka, le 05/02/2012
Léon l'Africain de
Amin Maalouf
- Il est bien barbare, ce temps qui vous empêche de voir Florence !
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Par Sachenka, le 05/02/2012
Léon l'Africain de
Amin Maalouf
« Parler de religion en présence de sa Sainteté, c'est comme parler d'une fiancée en présence de son père. »
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Par Sachenka, le 05/02/2012
Léon l'Africain de
Amin Maalouf
- N'a-t-on pas dit qu'il était à l'article de la mort?
- Il ne l'est plus. La mort a changé d'avis.