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Par mathieupl, le 13/01/2011
Léon l'Africain de
Amin Maalouf
Lorsque l'esprit des hommes te paraîtra étroit, dis-toi que la terre est vaste. N'hésite jamais à t'éloigner, au-delà de toutes les mers, au-delà de toutes les frontières, de toutes les patries, de toutes les croyances.
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Le Périple de Baldassare de
Amin Maalouf
Lorsque la foi devient haineuse, bénis soient ceux qui doutent !
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Par patr_ix, le 30/07/2010
Les Identités meurtrières de
Amin Maalouf
Et le destin? [...] J'ai l'habitude de répondre que, pour l'homme, le destin est comme le vent pour un voilier. Celui qui est à la barre ne peut décider d'où souffle le vent, ni avec quelle force, mais il peut orienter sa propre voile. Et cela fait parfois une sacrée différence.
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Par latrace, le 13/09/2010
Le rocher de Tanios de
Amin Maalouf
La parole du sage s’écoule dans la clarté. Mais de tout temps les hommes ont préféré boire l’eau qui jaillit des grottes les plus obscures.
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Par Luniver, le 18/05/2012
Les Croisades vues par les arabes de
Amin Maalouf
Comme tous les grands dirigeants musulmans de son époque, Saladin a pour successeur immédiat la guerre civile. A peine a-t-il disparu que l'empire est dépecé. Un de ses fils prend l'Egypte, un autre Damas, un troisième Alep. Fort heureusement, la plupart de ses dix-sept enfants mâles, ainsi que son unique fille, sont trop jeunes pour se battre, ce qui limite quelque peu le morcellement.
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Samarcande de
Amin Maalouf
« Trois amis étaient en promenade sur les hauts plateaux de Perse. Surgit une panthère, toute la férocité du monde était en elle. La panthère observa longuement les trois hommes puis courut vers eux. Le premier était le plus âgé, le plus riche, le plus puissant. Il cria : « Je suis le maître de ces lieux, jamais je ne permettrai à une bête de ravager les terres qui m’appartiennent » il était accompagné de deux chiens de chasse. Il les lâcha sur la panthère, ils purent la mordre, mais elle n’en devient que plus vigoureuse, les assomma, bondit sur leur maître et lui déchira les entrailles. Tel fut le lot de Nizam-el-Molk. Le deuxième se dit : « Je suis un homme de savoir, chacun m’honore et me respecte, pourquoi laisserai-je mon sort se décider entre chiens et panthère ? » il tourna le dos et s’enfuit sans attendre l’issue de combat. Depuis, il a erré de grotte en grotte, de cabane en cabane, persuadé que le fauve était constamment à ses trousses. Tel fit le lot d’Omar Khayyam. Le troisième était homme de croyance. Il s’avança vers la panthère les paumes ouvertes, le regard dominateur, la bouche éloquente. « Soit la bienvenue en ces terres, lui dit-il. Mes compagnons étaient plus riches que moi, tu les as dépouillés, ils étaient plus fiers, tu les as rabaissés. » la bête écoutait, séduite, domptée. Il prit l’ascendant sur elle, il réussit à l’apprivoiser. Depuis, aucune panthère n’ose s’approcher de lui, et les hommes se tiennent à distante. » Quand survient le temps des bouleversements, nul ne peut arrêter son cours, nul ne peut le fuir, quelques-uns parviennent à s’en servir. Mieux que quiconque, Hassan Sabbah a su apprivoiser la férocité du monde. Tout autour de lui, il a semé la peur ; pour se ménager, dans son réduit d’Alamout, un minuscule espace de quiétude. »
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Par Luniver, le 13/05/2012
Les Croisades vues par les arabes de
Amin Maalouf
La fierté de Maara, c'était d'être la patrie de l'une des plus grandes figures de la littérature arabe, Aboul-Ala al-Maari, mort en 1057. Ce poète aveugle, libre penseur, avait osé s'en prendre aux mœurs de son époque, sans égard pour les interdits. Il fallait de l'audace pour écrire :
«Les habitants de la terre se divisent en deux,
Ceux qui ont un cerveau, mais pas de religion,
Ceux qui ont une religion, mais pas de cerveau.»
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Par latrace, le 04/03/2011
Les Jardins de lumière de
Amin Maalouf
En tout être comme en toute chose se côtoient et s’imbriquent Lumière et Ténèbres. Dans une datte que vous croquez, la chair nourrit votre corps, mais le goût suave et le parfum et la couleur nourrissent votre esprit. La Lumière qui est en vous se nourrit de beauté et de connaissance, songez à la nourrir sans arrêt, ne vous contentez pas de gaver le corps.
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Par philo15, le 02/05/2008
Le rocher de Tanios de
Amin Maalouf
Lorsqu' un cataclysme se produit, moi je pense bien sûr aux gens et à leurs souffrances mais je tremble tout autant pour les vestiges du temps passé (...) Ce sont aussi des fragments d' humanité, c'est justement cette part de nous que nous espérons immmortelle. Quel peintre voudrait survivre à ces oeuvres ?
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Par xavier3, le 16/10/2009
Léon l'Africain de
Amin Maalouf
Blancs minarets de Gammarth, nobles débris de Carthage, c'est à leur ombre que me guette l'oubli, c'est vers eux que dérive ma vie après tant de naufrages. Le sac de Rome après le châtiment du Caire, le feu de Tombouctou après la chute de Grenade : est-ce le malheur qui m'appelle, ou bien est-ce moi qui appelle le malheur ?