Critiques de Marine Bramly


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    • Livres 5.00/5
    Par Marinebramly, le 02/05/2011


    Mon petit bunker Mon petit bunker de Marine Bramly

    Librairie Le Goût des Mots

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    Mon petit bunker, Marine Bramly
    Samedi 23 avril 2011
    Promise, Ally Condie
    Seuls dans la ville entre 9h et 10h30, Yves Grevet
    Imprésario du 3e type, John Scalzi
    La gifle, Christos Tsolkas
    Je dois tout à ton oubli, Malika Mokeddem
    La désirante, Malika Mokeddem
    C'est quoi l'amour

    Librairie Le Goût des Mots > Littérature française > Mon petit bunker, Marine Bramly
    25 avril 2011

    Mon petit bunker, Marine Bramly

    Noah trentenaire est artiste, elle est mariée et maman d'une ado. Elle a eu une enfance atypique au Sénégal grandissant non pas comme une "toubab" tels que sont appelés les touristes privilégiés, mais évoluant avec ses copains, des gosses des rues. Elle garde pourtant maintenant l'Afrique à distance, tiraillée entre des sentiments contradictoires. Dans son atelier refuge, elle doit travailler pour une commande importante qui lui a été passée mais quelque chose semble bloquer, un mal-être, des hésitations... bientôt les souvenirs de son enfance et de son adolescence reviennent à la surface. Par des aller-retour entre passé et présent, entre Paris et Sénégal, Marine Bramly nous fait découvrir peu à peu l'histoire de Noah, une jeune femme très attachante.

    Après Festin de miettes, livre qu'on avait aussi beaucoup aimé, Marine Bramly nous entraîne à nouveau en Afrique, sur des terres qu'elle connait bien. Comme son personnage Noah, née à Dakar elle est la fille d'un ethnologue et passe une partie de son enfance sur l'île de Gorée au Sénégal. On retrouve dans ce nouveau roman beaucoup d'émotion, une grande sensibilité et une écriture qui fait mouche. Voilà, on devient fan de Marine Bramly !

    Mon petit bunker -Lattès - 18€

    Festin de miettes - Livre de poche - 6,50€

    Posté par goutdesmots

    Critique de qualité ? (10 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Marinebramly, le 17/05/2011


    Mon petit bunker Mon petit bunker de Marine Bramly

    Mon petit bunker, Marine Bramly
    Ecrit par Martine L. Petauton 12.05.11 dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Roman

    Mon petit bunker, JC Lattes, 249 pages, 18 euros . Ecrivain(s): Marine Bramly


     
    « Noah cherchait sa boîte noire, comme on enquête après un crash » …
    Le livre de Marine Bramly sonne, frappe, cogne comme les percussions du djembé. Autobiographique, sûrement, ou, en tous cas, elle la connaît bien, Noah, cette Marine !
    Livre d’enfance, mais pas la vôtre ou la  mienne ; l’enfance d’une petite – bien blanche – qui ne vit pas en Afrique comme les toubabs, mais au milieu des noirs : « ma petite négresse blanche », dans les rues ; comme un garçon aussi, surtout pas à la fille : « j’attaque, je cogne, je gagne » n’est-elle pas la première phrase du livre…
    Livre au goût fort du Sénégal – Dakar, la magie crasseuse de Gorée, la Casamance, ses pulsions indépendantistes et ses marabouts – Pas le pays des touristes (ceux-là se réfugieront plutôt dans les hôtels – ghetto de La Petite Côte) mais le Sénégal des bas-fonds vus par l’œil des enfants, où l’on se partage un pain – thon en guise de repas, où l’on n’a pas de jouets, parce que là, c’est « la tradition de donner son truc préféré ». Voyage au pays des figures fortes et goûteuses de gamins, de prostituées qui rigolent : « boutique mon cul » … Humour épicé et joyeux à tous les coins de pages ; on croit croiser Zazie et parfois, le petit Gibus.
    Mais, tout soudain, le ton change : le Sahel avance aux frontières du Mali ; chez les Peuls, la faim s’installe ; les petits – tous, sauf elle – succombent à quelque épidémie : palu, rougeole, on ne sait ; « une femme, une belle femme noire, droite, digne, porte son enfant mort sur la tête, comme on porterait un gros poisson… ». Quand je vous dis que ce n’est pas le guide Fram ! Goût particulier et costaud du Thié-bou-dienne, riz fondant, poisson épicé ; saveur un peu écœurante du poulet à la pâte d’arachide ; mélange sucré-salé, voilà aussi ce qui plaît dans ce livre…
    Livre de l’enfance de Noah (Marine ?). Avec une icône, une image de divinité animiste qu’elle appelle Dieu : son père « Savignot oh, oh, oh ! A fakena om… même en costume cravate, mon père a l’air d’un guerrier à plumes ». S’en occupe bizarrement, de la petite, le père, ethnologue amoureux de son Afrique, la laisse pousser comme le manguier du coin de la ruelle… la mère – fausse écrivaine – image attachante, voit ça, de loin – très – de Paris. Le ménage, libertaire en diable s’est construit sur les barricades de Mai 68, et élève sa gamine en regard ; on retrouve là, ces témoignages, poignants de ces progénitures de militants, bâtis de bric et de broc, cassés, souvent.
    Livre enfin de la grande Noah, artiste en devenir, coincée (pas encore née) dans sa vie d’adulte, entre un mari – substitut de père, une fille – projection impossible à naître d’elle-même. Femme qui comprend que la clef de son mystère est là-bas, dans cette Afrique-là, et c’est carrément plus compliqué que pour chacun d’entre nous…
    L’écriture de Marine Bramly est comme ces sculptures dont finit par accoucher Noah : coupante comme le métal, sifflante comme les éclats du fer à souder, mais aussi onctueuse et enveloppante comme la terre du potier ou la latérite des pistes africaines…
    Oui, c’est le genre de livre dont on se souvient – il n’y en a pas tant – et qu’on relira, c’est sûr, quand il nous arrivera à nous aussi de chercher notre « boîte noire ». Du reste, voilà pour moi, le titre du livre …
     
    Martine L. Petauton

    Critique de qualité ? (7 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par soazcongar, le 22/05/2011


    Mon petit bunker Mon petit bunker de Marine Bramly

    Noah, la trentaine vit à Paris avec Fabien son mari et Louise sa fille ado. Pour répondre à une commande artistique importante elle s’aménage un petit bunker, un atelier rien que pour elle. Malgré cet environnement propice à la création Noah fait un blocage « artiste en panne d’inspiration, femme en panne de vie »
    Son enfance, sa jeunesse africaine qu’elle a toujours voulu tenir à distance lui reviennent comme un boomerang et l’empêchent d’avancer sereinement dans sa vie professionnelle et personnelle : « Des images se combinaient, déplaisantes, dangereuses, et elle rejeta au loin le cocktail explosif de ses souvenirs comme s’il s’était agi d’une grenade dégoupillée. »
    Noah est fille du Sénégal et le revisite dans le dédale de ses souvenirs. Elle n’y a pas vécu comme une « Toubab » privilégiée mais comme les autres enfants africains en parcourant l’île de Gorée puis la ville de Dakar avec les gosses des rues. "Au moins, les enfants qui habitent tout le temps dans la rue personne ne les tape, sauf la police quelquefois ou bien les dof et les saoulards. Sinon c'est la belle vie, pas d'école, rien, ils font encore plus que moi ce qu'ils veulent.
    La seule chose compliquée, au centre ville, même pour moi, c'est de trouver à manger. Là ça fait au moins mille heures que je marche et il me faudrait des cacahuètes ou un truc."
    Ses parents l'ont élevée dans l'oubli des règles éditées par les blancs et le rejet des réflexes et des moeurs européens. Noah a poussé toute seule en se frottant à la réalité Sénégalaise, au gré des rencontres elle a développé des principes de survie et des compétences diverses et pratiques. "Mon nouveau truc c'est le bricolage. Mes mains c'est comme si je venais de les découvrir, elles arrivent à faire des trucs dingues".
    « J’ai presque 11 ans, il est temps que j’apprenne un métier non ? J’hésite encore entre charpentier, réparateur de machines en tous genres, fabricant de souvenir pour les touristes, chaudronnier, ou dessinateur chez Simpafric. »

    Il y a une rupture profonde entre Noah, la gamine de Dakar, insouciante et indépendante, délurée et vive et Noah la maman fébrile et angoissée, l’artiste complexée, la "coquille vide". Ses parents l'ont élevée dans l'esprit de mai 68 en privilégiant l'autonomie et l'absence de contraintes. Noah paie aujourd'hui les dommages de cette éducation "Summerhillienne" qui entravent et fragilisent sa vie d'adulte.
    Mon petit bunker m’a bouleversé car l’Afrique de Marine Bramly cogne et frappe fort. Ce n'est pas le Sénégal de Fram voyages mais celui de l'exode et de la famine qui jette les gosses dans la rue. La voix spontanée et joyeuse de cette petite Noah ne dissimule pas la faim et la soif, la saleté et le dénuement.
    La détresse de Noah adulte m'a secouée car tellement prévisible et humaine. Elle n'a pas confiance en elle; elle doute de ses capacités à rendre sa fille et son mari heureux et sous-estime ses qualités de créatrice artistique.
    Noah réussit à démanteler et à passer en force dans son bunker. Elle pratique des saignées salvatrices dans son éducation hippie, des coupes claires dans l'Afrique de sa jeunesse pour libérer et renouer avec le fil de sa vie.


    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Marinebramly, le 24/05/2011


    Mon petit bunker Mon petit bunker de Marine Bramly

    Lu par Koryfée

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    Mardi 24 mai 2011
    Mon petit bunker, Marine Bramly : Réconciliation avec 'soi-m'aime'.

     
    Mon petit bunker, Marine Bramly
    Éditions JC Lattès, mars 2011
     
    Réconciliation avec « soi-m'aime »
     
          «  Artiste en panne d'inspiration, femme en panne de vie », Noah a érigé une forteresse mentale pour résister à l'assaut des souvenirs.
          Conçue derrière les barricades de mai 68, de parents à peine sortis de l'adolescence et expatriés en Afrique, elle grandira comme elle pourra, livrée à elle-même, dans les rues du Sénégal, entre Dakar et Gorée. Noah devra être son propre tuteur. Une liberté que d'aucuns, à commencer par la propre fille de Noah, jugent enviable. La fillette pouvait en effet agir à sa guise, gosse des rues, véritable mascotte des artisans ferblantiers, mécaniciens, peintres, auprès desquels elle apprendra beaucoup. Mais cette enfance où elle doit se prendre en charge, son père ethnologue trop préoccupé par ses recherches en Afrique, et sa mère absente, était-elle si magique qu'elle en avait l'air ? Car vivre dans la rue, c'est aussi être confronté trop jeune, trop vite, aux épreuves de l'existence comme la mort, la maladie, l'absence.
     
          Un roman écrit à deux voix, celle de Noah enfant des rues, et celle de cette même fillette devenue adulte. Entre les deux jusqu'alors, des murs étanches qu'aucun souvenir relatif à l'enfance n'avait le droit de franchir. Et pourtant. Pourtant, une remarque de son mari sur cette Afrique devenue sujet tabou, les reproches de sa fille lui enviant cette liberté qu'elle lui refuse, l'impossibilité de se réaliser en tant qu'artiste, vont abaisser le pont-levis de ses résistances. Cette enfance qu'elle avait jusqu'alors présentée comme idéale, mais qu'elle s'obstinait à garder noyée dans les douves du silence, refait surface avec force. Noah va se sentir peu à peu envahie par les souvenirs, devoir les revisiter et surtout... accepter qu'ils n'aient pas été aussi flamboyants qu'elle avait jusqu'alors voulu s'en convaincre.
     
          Il lui faut retrouver son souffle, se réconcilier avec elle-même, avec son passé de petite négresse blanche, pour pouvoir se reconstruire, construire, avancer. Pour se trouver légitime en tant que femme, en tant que mère, en tant qu'artiste.
          Pour exister.
     
          Un roman brillant, tant par le style très maitrisé, que par l'acuité de l'analyse. Un double voyage, en Afrique, et au pays de l'enfance, mené de haute plume par Marine Bramly.

    Par Koryfee

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par babounette, le 31/05/2009


    Artemisia ou la passion de peindre Artemisia ou la passion de peindre de Marine Bramly

    L'itinéraire d'une des premières artiste peintre féminine
    Elle apprendra la peinture et ses secrets dans la clandestinité, à cette époque 1610), en Italie, c'était très mal vu.
    Les modèles masculins lui étaient interdits.
    Une conquérantes d'un autre âge qui se bat farouchement pour avoir la liberté de peindre.
    Passionnant!

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par antigoneCH, le 21/05/2011


    Mon petit bunker Mon petit bunker de Marine Bramly

    Noah a tout pour être heureuse. Un mécène vient de lui faire confiance en lui commandant trois énormes sculptures pour sa collection, et elle s'est créé en plein Paris un atelier dans lequel elle se sent bien. Cependant, lorsque son mari pénètre dans ce lieu un soir, elle comprend alors combien elle souffre et se sent à l'étroit dans une vie construite en tous points contre le souvenir.
    Noah a en effet passé son enfance sur l'île de Gorée, au Sénégal , elle jouait avec les enfants des rues, était heureuse bien sûr, mais le jouet évident et fragile de parents jeunes en quête d'une vie hors normes.

    Voici un joli roman, sympathique, qui conte avec un fourmillement de détails intéressants l'enfance d'une petite fille, seule blanche au milieu d'un peuple bardé de codes silencieux, intégrée mais différente.
    J'en ai aimé l'ambiance, les questionnements, l'esprit. J'ai cependant trouvé l'écriture assez simple (même si j'ai bien compris que c'était la voix d'une enfant qui s'exprimait souvent). Le tout m'a bien semblé également parfois manquer un peu de densité, friser le conventionnel, surtout lorsqu'il s'agit de dresser le portrait d'une Noah adulte en rupture. Pourtant, le sentiment de lecture que l'on retient au terme des dernières pages, au final, est plutôt agréable. Les cheveux, blonds et bouclés, du personnage principal volent d'ailleurs encore dans ma mémoire... J'avoue, j'ai aimé cette petite fille maigrichonne qui porte aux nues l'art de la débrouillardise.
    Je ne regrette donc pas mon choix, ce titre étant un des ouvrages que j'ai sélectionné pour la dernière opération Masse Critique de Babélio, et celui que j'ai reçu.
    Une lecture sur ce que l'âge adulte reçoit en héritage de son enfance.



    Lien : http://antigonehc.canalblog.com

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par choupynette, le 01/04/2008


    Festin de miettes Festin de miettes de Marine Bramly

    Deya et Sophie sont deux ados écorchées par la vie. Des parents absents ou indifférents, voire les deux, leur ont fait prendre conscience de leur solitude dans le monde. Leur rencontre, un jour de rentrée scolaire dans un lycée parisien
    va sceller une amitié profonde, exclusive. Presque en autarcie. Elles seront surnommées "le Bloc monolithique" par leurs professeurs. Mais, et on l'apprend dès les premières lignes de ce roman étonnant, une rupture sans appel mettra fin à cette idylle. Huit ans plus tard, Deya, fille de bourgeois parisiens un peu bizarres, décadents, rappellera Sophie issue quant à elle d'un milieu provincial catholique très rigide. Leurs retrouvailles seront à l'image de leur relation: faites de sous-entendus, d'ambiguïtés, jusqu'à la folie.
    Comment vous parler de ce livre sans déflorer toute l'histoire? Difficile. J'espère pas impossible! Essayons donc.
    Narratrice de roman, Sophie n'a jamais été aimée par ses parents, des êtres froids, indifférents à sa présence. Qui n'ont même pas la bonne idée de former un couple soudé par autre chose que le devoir catholique. Le jour où elle rencontre Deya, Sophie voit ce qu'elle n'a jamais été, et ce qu'elle n'a jamais eu: une personne remarquable et l'amitié/l'intérêt d'un autre être humain. Deya sera sa bouée, son bourreau, son rempart contre le monde. Son seul et unique intérêt dans la vie.
    Nous découvrons petit à petit, par épisodes du passé et du présent intercalés, l'histoire de ce duo improbable, qui, après ces retrouvailles, partira en Afrique à la recherche d'Ariane mère instable de Deya, dont on est sans nouvelles depuis plus de 13 ans. Un voyage qui mènera les deux personnages de ce roman aux frontières de leur relation. A la vérité. Vérité de leur histoire, vérité sur elles-mêmes. Vérité que la narratrice refusera jusqu'au bout, ou presque, de reconnaître.
    La plume de Marine Bramly est étonnante de justesse, malgré sa crudité parfois, qui peut surprendre mais dont on saisit vraiment tout le sens à la fin du roman. L'intrigue se tient diablement bien, le lecteur est porté, emporté, subjugué et horrifié à la fois par cette histoire. La frontière entre l'amour et la haine n'aura jamais été aussi floue. L'auteure nous emmène dans le dédale des émotions réprimées ou hurlées, dans la relation fondée sur le besoin viscéral d'appartenance et de reconnaissance. Une oeuvre prenante, captivante, pétrifiante. Comme disait Sartre, "l'enfer, c'est les autres". A juste titre ici.

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par zabeth55, le 29/01/2012


    Festin de miettes Festin de miettes de Marine Bramly

    jusqu'où l'amitié, l'admiration peut elle pousser un être ?
    C'est bien écrit, prenant, angoissant....

    Critique de qualité ? (0 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par LePoint, le 14/08/2011


    Mon petit bunker Mon petit bunker de Marine Bramly

    Après Festin de miettes, Marine Bramly poursuit avec pudeur et humour son travail d'introspection, s'inspirant largement de son enfance hors norme sur l'île de Gorée et passant au crible une anti-éducation soixante-huitarde. Doux-amer comme un thé sénégalais, son roman montre comment la plus libertaire des jeunesses peut finir par se transformer en prison.


    Lien : http://www.lepoint.fr/livres/marine-bramly-out-of-africa-04-08-2011-1361451_3...

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    • Livres 4.00/5
    Par Chouchane, le 05/07/2011


    Mon petit bunker Mon petit bunker de Marine Bramly

    Deux voix nous content l’histoire de Noah (Noé le sauveur). La première voix est celle d’une fillette blonde, seule « Toubab » au milieu de petits garçons sénégalais. Elle vit comme eux, une existence de flâneries sur le port, de jeux de rues, de course derrière les touristes, elle jubile de toutes ses découvertes, la vie est une aventure !. Au fil des pages, pourtant, cette douce liberté laisse place à la gale qui ronge les bras, aux poux qui courent sur la tête, à la faim. L’enfant libre devient l’enfant abandonnée. L’Afrique enchantée cède le pas à l’Afrique des maladies et de la pauvreté. Tout ceci est écrit sans céder aux clichés par la voix confiante d’une petite fille.

    La seconde voix est celle d’une mère anxieuse, d’une épouse en crise, d’une artiste torturée. Dans le silence de son atelier, Noah subit le jaillissement des souvenirs qu’elle n’a pas convoqués. Obligée de plonger dans son passé, elle entre dans une profonde prostration qui lui permettra de briser les tabous de son passé et de relire sa vie avec ses yeux de femme. Un voyage salutaire qui témoigne si besoin était que l’avenir ne renonce pas au passé.

    Au final, même si l’histoire prend le pas sur l’écriture, j’ai lu avec plaisir cette histoire singulière qui se déroule loin des poncifs éculés sur l’Afrique.

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    • Livres 0.00/5
    Par Abrideabattue, le 08/06/2011


    Mon petit bunker Mon petit bunker de Marine Bramly

    Le titre du livre représente plusieurs forteresses. La construction de la seconde guerre mondiale qui surgit encore du sable de la plage de Dakar, et où elle a failli être victime d’un viol en réunion. L’atelier qu’elle s’installe sous les toits et où elle vient se ressourcer dans la solitude. Métaphore enfin de l’enfance qui fut un carcan et dont il lui faudra se libérer.
    suite sur http://abrideabattue.blogspot.com/2011/05/mon-petit-bunker-de-marine-bramly.html


    Lien : http://abrideabattue.blogspot.com/2011/05/mon-petit-bunker-de-marine-bramly.html

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