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Par sylvaine, le 03/08/2012
Mamita de
Michel del Castillo
Recroquevillé sur lui-même,raidi par l'angoisse mais chaviré, le petit Xavier,qui n'avait pas trois ans, découvrait la puissance ambigüe de la musique: elle ne disait rien, ne commentait ni ne décrivait; mais, par l'alchimie des sons et leur combinaison, elle n'en révélait pas moins la réalité derrière les apparences.Déchirant le voile qui lui dérobait les secrets d'un monde énigmatique, elle lui montrait sa vérité intime, ce qui se lovait dans son cœur opprimé(p 19)
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Par sylvaine, le 04/08/2012
Mamita de
Michel del Castillo
Ceux qui s'imaginent que l'art véridique console, ou , plus bêtement, qu'il guérit, n'entendent rien à son alchimie merveilleuse et funeste.C'est parce qu'il creuse la douleur, pénètre plus avant la solitude, qu'il dispense une sérénité mélancolique.(p 162)
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Par lecassin, le 30/12/2011
La guitare. Recit de
Michel del Castillo
Il y a mille laideurs comme il y a mille beautés. Il y a même une beauté laide : la beauté prétentieuse.
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Par lavinia02, le 18/10/2012
Tara de
Michel del Castillo
Ma mère aurait pu devenir folle, en effet. Mais une chose la retenait à "La Parra" : moi ! Oh ! Ne va pas croire qu'elle m'aimait. Je te le dis sans haine ni regret : cette femme n'a jamais aimé personne. Elle poursuivait un dessein, tout simplement : celui de me séparer de mon père. Pour y parvenir, il lui fallait s'assurer l'emprise de mon coeur. Cela fut vite fait. Rien n'est plus aisé que de gagner la confiance d'un enfant. Elle s'y employa, nuit et jour, avec une rare constance. Et tout en s'emparant de moi, elle détraquait mes nerfs. Cela aussi fut voulu, prémédité : un crime d'infanticide parfaitement réussi. Elle arracha de mon coeur ce qui fait le prix de l'enfance : l'innocence. Et lentement, jour après jour, elle empoisonna cette source d'eau pure que tout être humain, en remontant le cours d'une vie, retrouve.
Je ne la maudis pas. Je n'ai jamais su maudire. Ni haïr d'ailleurs. Je te confie simplement ceci, en cette heure propice aux aveux les plus douloureux : ma mère m'a tuée.
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Par mustango, le 28/05/2010
De père français de
Michel del Castillo
Rémi s'offusque : "on dirait que tu prends plaisir à te démolir!". Pour lui, l'affaire est simple : un homme capable de dénoncer et d'expédier dans un camp la femme qu'il a aimée et dont il a eu un enfant, cet homme est un salaud, point.
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Par lecassin, le 01/02/2013
Les aveux interdits 1 : Le faiseur de rêves de
Michel del Castillo
Quand on aime et vénère quelqu'un on le voudrait honoré de tous.
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Tanguy de
Michel del Castillo
Le travail pour lui avait un autre grand avantage: il empêchait de penser. c'est ce dont il avait le plus grand besoin. Il se saoulait de fatigue, comme d'autres de vin.
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Par mustango, le 10/08/2010
Rue des Archives de
Michel del Castillo
Elle a eu deux ans, Félix, pour me renvoyer en Espagne, aurpès de ma grand-mère, laquelle me réclamait. Elle aurait pu me confier à mon oncle, qui proposait de me mettre pensionnaire dans un collège où j'aurai été à l'abri (...). L'amour qui assassine n'est pas de l'amour, Félix. C'est de l'égoïsme.
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Mamita de
Michel del Castillo
« Ceux qui s’imaginent que l’art véridique console, ou, plus bêtement, qu’il guérit, n’entendent rien à son alchimie merveilleuse et funeste. C’est parce qu’il creuse la douleur, pénètre plus avant la solitude, qu’il dispense une sérénité mélancolique. » (p. 162)
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Par lecassin, le 01/01/2012
La guitare. Recit de
Michel del Castillo
Il y a des gens qui diront que chacun es libre de croire ce qu'il luit plait de croire. Ils ont sans doute raison. Mais je n'aime pas les gens qui ont raison. Les gens qui ont raison ne sont jamais inquiets. Il est épouvantable de n'être jamais inquiet.