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L'horizon de
Patrick Modiano
« Il n’oubliait jamais le nom des rues et les numéros des immeubles. C’est sa manière à lui de lutter contre l’indifférence et l’anonymat des grandes villes, et peut-être aussi contre les incertitudes de la vie. » (p. 25)
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Un pedigree de
Patrick Modiano
C'était une douleur pour rien, de celles dont on ne peut même pas faire un poème.
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Villa triste de
Patrick Modiano
Les chambres des palaces font illusion, les premiers jours, mais bientôt, leurs murs et leurs meubles ornes dégagent la même tristesse que ceux des hôtels borgnes. Luxe insipide, odeur douceâtre dans les couloirs, que je ne parviens pas à identifier, mais qui doit être l’odeur même de l’inquiétude, de l’instabilité, de l’exil et du toc.
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Un pedigree de
Patrick Modiano
Je suis un chien qui fait semblant d'avoir un pedigree. [...] je dois bien m'efforcer de trouver quelques empreintes et quelques balises dans ce sable mouvant comme on s'efforce de remplir avec des lettres à moitié effacées une fiche d'état civil ou un questionnaire administratif.
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Par Cath36, le 23/01/2013
L'herbe des nuits de
Patrick Modiano
On dirait que les lampes se sont usées avec le temps. Mais quelquefois un déclic se produit. Hier, j'étais seul dans la rue et un voile se déchirait. Plus de passé, plus de présent, un temps immobile. Tout avait retrouvé sa vraie lumière.
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Par cicou45, le 11/08/2012
Rue des boutiques obscures de
Patrick Modiano
"Jusque-là, tout m'a semblé si chaotique, si morcelé...Des lambeaux, des bribes de quelque chose, me revenaient brusquement au fil de mes recherches...Mais après tout, c'est peut-être ça, une vie..."
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Par carre, le 22/05/2012
Accident nocturne de
Patrick Modiano
Moi non plus je ne me suis jamais senti au diapason de rien.
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Rue des boutiques obscures de
Patrick Modiano
Je crois qu'on entend encore dans les entrées d'immeuble l'écho des pas de ceux qui avaient l'habitude de les traverser et qui, depuis, ont disparu. Quelque chose continue de vibrer après leur passage, des ondes de plus en plus faibles, mais que l'on capte si l'on est attentif.
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Par cicou45, le 08/11/2012
Livret de famille de
Patrick Modiano
"La mémoire elle-même est rongée par un acide et il ne reste plus de tous les cris de souffrance et de tous les visages horrifiés du passé que des appels de plus en plus sourds, et des contours vagues."
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L'herbe des nuits de
Patrick Modiano
Depuis que j'écris ces pages, je me dis qu'il y a un moyen, justement, de lutter contre l'oubli. C'est d'aller dans certaines zones de Paris où vous n'êtes pas retourné depuis trente, quarante ans et d'y rester un après-midi, comme si vous faisiez le guet. Peut-être celles et ceux dont vous vous demandez ce qu'ils sont devenus surgiront au coin d'une rue, ou dans l'allée d'un parc, ou sortiront de l'un des immeubles qui bordent ces impasses désertes que l'on nomme "square" ou "villa". Ils vivent de leur vie secrète, et cela n'est possible pour eux que dans des endroits silencieux, loin du centre.
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