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Par Acr0, le 18/09/2009
Chronique du tueur de roi, 1ère journée - Le Nom du vent de
Patrick Rothfuss
Mon nom est Kvothe, ce qui se prononce presque comme « Quoth ». Les noms sont importants, car ils en disent long sur une personne. J'ai moi-même eu bien plus de noms qu'on a le droit d'en porter.
Les Adems m'appellent Maedre. Ce qui, selon la façon dont on le prononce, peut vouloir dire « La Flamme », « Le Tonnerre » ou « L'Arbre fendu ».
« La Flamme », c'est évident à peine m'a-t-on aperçu. Mes cheveux sont d'un roux flamboyant. Si j'étais né quelques siècles plus tôt, on m'aurait sans doute pris pour un démon et brûlé vif. Je les coupe court, mais ils sont d'une nature rebelle. Dès que je les laisse pousser, ils se hérissent et on dirait que j'ai pris feu.
« Le Tonnerre », je l'attribue à ma voix de baryton et au fait que j'ai arpenté les tréteaux des théâtres dès mon plus jeune âge.
Je n'ai jamais trouvé que « L'Arbre fendu » soit très significatif. Bien que, avec le recul, j'imagine que l'on pourrait considérer ce surnom comme en partie prophétique.
Mon premier mentor m'appelait E'lir, parce que j'étais malin et que je le savais. Ma première véritable maîtresse m'appelait Dulator parce qu'elle en aimait la sonorité. J'ai aussi porté le nom de Shadicar, de Doigts légers et de Six Cordes. On m'a aussi appelé Kvothe, Celui qui ne saigne pas, Kvothe l'Arcaniste, Kvothe le Tueur de Roi. Tous ces noms-là, je les ai gagnés. Je les ai mérités et j'ai payé pour chacun d'entre eux.
Mais j'ai grandi sous le nom de Kvothe. Mon père m'a dit une fois que ça signifiait « savoir ». Bien entendu, on m'a donné bien d'autres noms. La plupart étaient fort grossiers, mais ils n'étaient pas souvent usurpés.
J'ai libéré des princesses retenues dans les tumulus de rois. J'ai incendié la ville de Trebon. J'ai passé une nuit en compagnie de Felurian et m'en suis sorti la vie sauve et en possession de tous mes esprits. J'ai été chassé de l'Université à un âge où la plupart n'y sont pas encore admis. J'ai suivi des pistes au clair de lune que personne n'osera
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Par boudicca, le 26/01/2012
Chronique du tueur de roi, 1ère journée - Le Nom du vent de
Patrick Rothfuss
Si c'est un valet, annonce un valet. Si c'est un pique, annonce un pique. Mais pour une putain, tu dois toujours dire une « dame ». Leur vie est déjà assez pénible, et la politesse n'a jamais tué personne
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Par Lefso, le 23/04/2011
Chronique du tueur de roi, 1ère journée - Le Nom du vent de
Patrick Rothfuss
La plus remarquable des facultés de notre esprit est sans doute sa capacité à faire face à la douleur. Selon la pensée classique, l'esprit est doté de quatre portes, que chacun franchit selon la nécessité qui l'y pousse.
La première, c'est celle du sommeil. Le sommeil nous procure un abri loin du onde et de toutes ses souffrances. Le sommeil facilite la passage du temps, mettant à distance ce qui nous fait mal. Lorsqu'une personne est blessée, bien souvent, elle perd connaissance. De même, quelqu'un qui apprend une nouvelle bouleversante pourra s'évanouir. franchir cette première porte, c'est la façon dont l'esprit se protège de la douleur.
La deuxième porte est celle de l'oubli. Il est des blessures trop profondes pour guérir, du moins pour s'en rétablir promptement. De surcroît, nombre de souvenirs sont tout simplement trop douloureux et on ne peut en espérer aucun apaisement. Le vieux dicton selon lequel "le temps guérit tous les maux" est faux. Le temps guérit la plupart des maux. Le reste est dissimulé derrière cette porte.
La troisième porte est celle de la folie. Il y a des moments où 'esprit subit un tel choc qu'il se réfugie dans la démence. Bien qu'il semble difficile de pouvoir en tirer quelque bénéfice que ce soit, c'est pourtant le cas : il est des moments où la réalité n'est que souffrance et pour échapper à cette souffrance, l'esprit doit s'affranchir de la réalité.
La dernière porte est celle de la mort. L'ultime recours. Rien ne peut nous atteindre une fois que nous sommes morts, du moins c'est ce que l'on nous a dit.
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Chronique du tueur de roi, 1ère journée - Le Nom du vent de
Patrick Rothfuss
Mon nom est Kvothe, ce qui se prononce presque comme « Quothe ». Les noms sont importants, car ils en disent long sur une personne. J'ai moi-même eu bien plus de noms qu'on a le droit d'en porter.
Les Adems m'appellent Maedre. Ce qui, selon la façon dont on le prononce, peut vouloir dire « La Flamme », « Le Tonnerre » ou « L'Arbre fendu ».
« La Flamme », c'est évident à peine m'a-t-on aperçu. Mes cheveux sont d'un roux flamboyant. Si j'étais né quelques siècles plus tôt, on m'aurait sans doute pris pour un démon et brûlé vif. Je les coupe court, mais ils sont d'une nature rebelle. Dès que je les laisse pousser, ils se hérissent et on dirait que j'ai pris feu.
« Le Tonnerre », je l'attribue à ma voix de baryton et au fait que j'ai arpenté les tréteaux des théâtres dès mon plus jeune âge.
Je n'ai jamais trouvé que « L'Arbre fendu » soit très significatif. Bien que, avec le recul, j'imagine que l'on pourrait considérer ce surnom comme en partie prophétique.
Mon premier mentor m'appelait E'lir, parce que j'étais malin et que je le savais. Ma première véritable maîtresse m'appelait Dulator parce qu'elle en aimait la sonorité. J'ai aussi porté le nom de Shadicar, de Doigts légers et de Six Cordes. On m'a aussi appelé Kvothe, Celui qui ne saigne pas, Kvothe l'Arcaniste, Kvothe le Tueur de Roi. Tous ces noms-là, je les ai gagnés. Je les ai mérités et j'ai payé pour chacun d'entre eux.
Mais j'ai grandi sous le nom de Kvothe. Mon père m'a dit une fois que ça signifiait « savoir ».
Bien entendu, on m'a donné bien d'autres noms. La plupart étaient fort grossiers, mais ils n'étaient pas souvent usurpés.
J'ai libéré des princesses retenues dans les tumulus de rois. J'ai incendié la ville de Trebon. J'ai passé une nuit en compagnie de Felurian et m'en suis sorti la vie sauve et en possession de tous mes esprits. J'ai été chassé de l'Université à un âge où la plupart n'y sont pas encore admis. J'ai suivi des pistes au clair de lune que personne n'oserait même évoquer en plein jour. J'ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui tirent les larmes au ménestrels.
Vous avez sans doute entendu parler de moi.
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Par Pamw, le 09/03/2010
Chronique du tueur de roi, 1ère journée - Le Nom du vent de
Patrick Rothfuss
4ème de couverture:
J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi des pistes au clair de lune que personne n’ose évoquer durant le jour. J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels.J’ai été exclu de l’Université à un âge où l’on est encore trop jeune pour y entrer. J’y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.
Mon nom est Kvothe.
Vous avez dû entendre parler de moi.
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The Wise Man's Fear de
Patrick Rothfuss
« I’am trying to make you understand the game, » he said. « The entire game, not just the fiddling about with stones. The point is not to play as tight as you can. The point is to be bold. To be dangerous. Be elegant. »
He tapped the board with two fingers. « Any man that’s half awake can spot a trap that’s laid for him. But to stride in boldly with a plan to turn it on its ear, that is a marvelous thing. » He smiled without any of the grimness leaving his face. « To set a trap and know someone will come in wary, ready with a trick of their own, then beat them. That is twice marvelous. »
Bredon’s expression softened, and his voice became almost like an entreaty. « Tak reflects the subtle turning of the world. It is a mirror we hold to life. No one wins a dance, boy. The point of dancing is the motion that a body makes. A well-played game of tak reveals the moving of a mind. There is a beauty to these things for those with eyes to see it. »
He gestured as the brief and brutal lay of stones between us. « Look at that. Why would I ever want to win a game such as this? »
I looked down at the board. « The point isn’t to win? » I asked.
« The point, » Bredon said grandly, « is to play a beautiful game. » He lifted his hands and shrugged, his face breaking into a beatific smile. « Why would I want to win anything other than a beautiful game? »
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Par Acr0, le 18/09/2009
Chronique du tueur de roi, 1ère journée - Le Nom du vent de
Patrick Rothfuss
Ce qu'il avait fait après était différent. Il avait appelé le vent et le vent était venu. C'était magique. De la vraie magie. Le genre de magie dont j'avais entendu parler dans les histoires de Taborlin le Grand. Le genre de magie auquel j'avais cessé de croire à l'âge de six ans. Et maintenant, je ne savais que croire.
Alors, je l'ai invité à rejoindre notre troupe, espérant trouver réponse à mes questions. Bien que je l'ai ignoré à l'époque, ce que je cherchais, c'était le nom du vent.
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Par juliem, le 20/03/2012
Chronique du tueur de roi, 1ère journée - Le Nom du vent de
Patrick Rothfuss
Chacun de nous a deux esprits: l'un est à l'état de veille et l'autre qui sommeille. Celui qui est éveillé est celui qui pense, parle, raisonne. Mais celui qui sommeille est plus puissant. Il voit au plus profond des choses. C'est le côté de notre être qui rêve. Il se souvient de tout, nous donne notre intuition. Notre esprit éveillé ne comprend pas la nature des noms. Celui qui est endormi en est capable. Il connaît déjà bien plus de choses que notre esprit éveillé.
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Par pierre56, le 06/05/2012
Chronique du tueur de roi, 1ère journée - Le Nom du vent de
Patrick Rothfuss
"Et puis il y eu Abenthy, mon premier véritable professeur. Il m'a enseigné bien plus de choses que tous les autres réunis. Sans lui, je ne serais jamais devenu l'homme que je suis aujourd'hui.
Il ne faut pas lui en vouloir. Il était animé des meilleures intentions"(p74)
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Par Acr0, le 18/09/2009
Chronique du tueur de roi, 1ère journée - Le Nom du vent de
Patrick Rothfuss
Abenthy : Arcaniste extraordinaire.
Scribe. Sourcier. Chimiste. Dentiste.
Denrées rares. Solutions à tous vos mots.
Objets perdus retrouvés. Réparations en tout genre.
Pas d'horoscopes. Pas de philtres d'amour.
Pas de malfaisance.