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Par basileusa, le 12/06/2013
Chronique du tueur de roi, 1ère journée - Le Nom du vent de
Patrick Rothfuss
La bière émousse les souvenirs, l'eau-de-vie les enflamme.Seul le vin adoucit les peines d'un cœur languissant.
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Par basileusa, le 09/06/2013
Chronique du tueur de roi, 1ère journée - Le Nom du vent de
Patrick Rothfuss
Vers la fin de l'été, j'ai surpris une conversation qui m'a tiré de ma bienheureuse ignorance.Lorsqu'on est enfant , on pense rarement à l'avenir. C'est cette innocence qui nous autorise à nous amuser,plaisir refusé à la plupart des adultes. Le jour où l'on pense à l'avenir est celui où l'on abandonne l'enfance.
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Par boudicca, le 14/11/2012
Chronique du tueur de roi, 2ème journée - La peur du sage (Partie 1) de
Patrick Rothfuss
Il est trois choses que l'homme sage doit redouter : une tempête sur la mer, une nuit sans lune et la colère de l'homme débonnaire.
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Par boudicca, le 06/11/2012
Chronique du tueur de roi, 2ème journée - La peur du sage (Partie 1) de
Patrick Rothfuss
J'ai entendu ce que les poètes écrivent des femmes. Ils rimaillent, abusent du dithyrambe et ils mentent. J'ai vu des marins sur le rivage regarder sans un mot les vagues qui se forment lentement sur la mer. J'ai vu de vieux soldats au cœur endurci avoir la larme à l’œil à la seule vue des couleurs de leur roi claquant dans le vent. Ces hommes ne connaissent rien à l'amour. L'amour, vous ne le trouverez ni dans les mots d'un poète, ni dans le regard nostalgique des marins. Si vous voulez savoir ce que c'est, regardez les mains d'un ménestrel lorsqu'il interprète sa musique. Lui connaît l'amour.
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Par boudicca, le 21/11/2012
Chronique du tueur de roi, 2ème journée - La peur du sage (Partie 2) de
Patrick Rothfuss
Nul homme n'est brave s'il n'a jamais parcouru une centaine de kilomètres à pied. Si tu veux vraiment te connaître, marche jusqu'à ce que plus personne ne connaisse ton nom. Tous les hommes sont égaux devant le voyage. Une longue route t'en apprendra davantage sur ton compte que cent ans d'examen de conscience.
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Par boudicca, le 15/11/2012
Chronique du tueur de roi, 2ème journée - La peur du sage (Partie 1) de
Patrick Rothfuss
Autrefois, quand les étudiants aspiraient tous à devenir nommeurs, les choses étaient différentes. Le nom que les novices étaient encouragés à chercher était celui du vent. Une fois qu'ils l'avaient trouvé, leur esprit était tiré de sa torpeur et les autres noms étaient plus faciles à trouver. Cependant, certains étudiants avaient des problèmes pour découvrir le nom du vent. Il y avait trop peu de corniches, ici, trop peu de risques. Alors ils partaient tenter leur chance, vivaient des aventures, s'adonnaient à la chasse au trésor et au secret. Les choses ont changé. Aujourd'hui il y a encore moins de corniches qu'autrefois. Le monde est moins sauvage. Il y a mois de magie, plus de secrets, et une poignée de personnages seulement connaissent le nom du vent.
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Par boudicca, le 17/11/2012
Chronique du tueur de roi, 2ème journée - La peur du sage (Partie 2) de
Patrick Rothfuss
A ses paupières aux éclats mordorés
Palpitaient papillons aux ailes bigarrés.
Sa longue chevelure, qui sous le vent balançait,
Telle une faux sombre, dans les arbres passait.
O Felurian ! Belle dame que mon cœur chérit,
Bénis soient la clairière où tu vis alanguie
Et ton souffle qui au loin chasse tous les soucis.
Dans l'ombre mouvante du ciel étoilé
Corps et âme, tu m'a ensorcelé.
Bientôt je fus pris au piège
Du plus puissant des sortilèges.
Tes baisers pleins de langueur
Du chèvrefeuille avaient la saveur
Je plains celui qui à jamais dépérit
Faute de t'avoir connue puis d'avoir été séduit.
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Par boudicca, le 13/11/2012
Chronique du tueur de roi, 2ème journée - La peur du sage (Partie 1) de
Patrick Rothfuss
Autrefois, ce lieu était celui où l'on venait apprendre des choses secrètes. Hommes et femmes accouraient à l'Université pour y étudier l'état du monde. Dans cette Université là, nul autre savoir n'était porté plus haut que celui de la science des noms. Tout le reste n'était que vil métal. Les nommeurs arpentaient les rues tels des dieux en miniature. Ils faisaient des choses terribles et merveilleuses et tous les autres les enviaient. Tous ces étudiants étaient là pour apprendre le nom des choses. Mais dans cette discipline il ne saurait être question d'apprendre quoi que ce soit par cœur ou de suivre aveuglément une règle à la lettre. Vouloir enseigner la science des noms est sans espoir. Impossible à réaliser. Malgré cela, les étudiants ont essayé de l'apprendre et les professeurs ont tenté de l'enseigner. Et, quelquefois, ils y sont parvenus...
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Par boudicca, le 19/11/2012
Chronique du tueur de roi, 2ème journée - La peur du sage (Partie 2) de
Patrick Rothfuss
Les cartes n'ont pas que des limites extérieures. Il y a aussi des zones d'ombre en plein milieu. Les gens aiment bien se vanter de tout connaître du monde. Les riches, surtout. Les cartes sont formidables pour ça. De ce côté de cette ligne, c'est les terres du baron Taxtwice, de l'autre c'est les terres du comte Uptemuny... Comme il ne peut pas y avoir de blanc sur les cartes, les gars qui les dessinent font des hachures avec leur crayon et ils écrivent « Eld » en travers. Vous auriez tout aussi bien pu faire un grand trou dans votre carte avec une chandelle pour ce que j'en sais. Cette forêt est aussi grande que le Vintas. Elle n'appartient à personne. Si vous partez dans la mauvaise direction, vous pouvez marcher pendant des centaines de kilomètres sans voir une route, encore moins une maison ou un champ cultivé. Il y a des endroits où l'homme a jamais mis le pied, où le son de la voix humaine s'est jamais fait entendre. Cet endroit est vieux comme le temps, sauvage. Il s'en moque bien, de nous.
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Par boudicca, le 20/11/2012
Chronique du tueur de roi, 2ème journée - La peur du sage (Partie 2) de
Patrick Rothfuss
Notre peuple a trouvé cet endroit battu par les vents et au sol stérile dont personne ne voulait. Nous nous sommes enracinés dans ces pierres, faisant de ce pays le nôtre. Mais ce pays n'avait pas grand chose à offrir, à part un pâturage pour nos bêtes et un vent incessant. Comme nous n'avons pas trouvé le moyen de vendre le vent, c'est notre férocité que nous avons vendue au monde. La vie a continué et peu à peu nous sommes devenus ce que nous sommes aujourd'hui. Non seulement farouches, mais dangereux et fiers. Entêtés comme le vent et durs comme la pierre.
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