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Un long moment de silence de
Paul Colize
Par un bienfait de la nature, j'ai échappé à la calvitie, aux traits avachis, aux érections fastidieuses et à l'embonpoint qui frappent la plupart des hommes de mon âge
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Back Up de
Paul Colize
Vous n’aurez de moi que mon silence et les larmes qui couleront contre ma volonté. Vous ne me renverrez pas là-bas
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Back Up de
Paul Colize
« À présent, il faut que je me prépare, que je remonte le cours des évènements. J’expliquerai à Dieu le pourquoi de ces morts. Il comprendra que c’est le destin qui m’a envoyé dans cette cave à Berlin en cette nuit d’apocalypse. » (p. 22)
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Back Up de
Paul Colize
À 18h57, l'homme fut transféré au service des soins intensifs. L'équipe de garde le réexamina complètement. Deux aides-soignantes le lavèrent des pieds à la tête, mais l'odeur nauséabonde qu'il dégageait s'estompa à peine.
Le neurochirurgien lui rendit visite en milieu de soirée, consigna ses observations et se rendit chez le responsable du service.
- Arrêtez les médocs, on va voir s'il se réveille.
Aux environs de minuit, un policier vint aux nouvelles. Aucun papier n'avait été trouvé. Seule l'une des aides-soignantes avait relevé un indice, quelques données griffonnées au marqueur sur sa main gauche : A20P7.
Le policer haussa les épaules.
- Avec ça, on ira pas loin. On va attendre quelques jours pour voir s'il y a un avis de disparition qui correspond, à part ça, il n'y a pas grand chose à faire.
Le lendemain, à l'ouverture du secrétariat, l'employé administrative remplit la fiche d'enregistrement et mentionna que le sujet avait été admis à l'hôpital le jeudi 11 février 2012, à 18h45.
À l'emplacement du patronyme, il inscrivit X Midi.
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Par hoel, le 11/04/2013
Back Up de
Paul Colize
« La période la plus mouvementée de ma vie a commencé ce soir-là pour se terminer quelques semaines plus tard avec l'entrée de Mary dans ma vie.
Ce furent des semaines de folie. Nous passions notre temps à courir comme des dératés, à dépenser en une heure l'argent que nous gagnions en une semaine, à suivre des concerts et à nous précipiter dans la cave pour rejouer ce que nous avions entendus.
Nous passions notre temps à faire du rock, à parler de rock, à boire, à fumer et à avaler des centaines de pilules.
C'était futile et destructeur. Avec le recul je garde pourtant de cette période la sensation que j'étais devenu moi-même.
Birkin et moi formions une paire déjantée, dépareillée et indestructible. Il a été l'un des rares cadeaux que le ciel m'a offerts. Il m'a appris la beauté et la richesse de l'amitié. […] Quand je pense à lui, mon regard se trouble et mon cœur s'emballe. »
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Par hoel, le 11/04/2013
Back Up de
Paul Colize
« Nous sommes rentrés à la maison avec le disque de Chuck Berry. Ma mère a déclaré qu'elle n'allait rien rapporter à mon père, qu'elle lui raconterait que j'étais invité chez un copain samedi après-midi et que nous écouterions le disque le jeudi suivant.
Je n'étais pas conscient du risque qu'elle prenait en taisant mes mésaventures à mon père.
[…]
Le jeudi suivant nous avons sorti le disque de sa cachette. Nous sommes allés dans le salon, ma mère et moi, et avons ouvert le tourne-disque.
C'était un meuble monumental qui combinait une radio et un tourne-disque. Il sentait le bois frais et la cire d'abeille. La platine était équipée d'un système qui permettait de déposer plusieurs 45 tours l'un sur l'autre pour éviter de devoir faire des allées et venues. Un écusson métallique était fixée sur le couvercle, avec un chien-assis devant un vieux phonographe.
Nous avons déposé le disque et enclenché le mécanisme.
Dès les premiers accords, un fourmillement a parcouru mon corps. J'ai ressenti une irrésistible envie de me lever, de bouger, de gesticuler, de remuer mon cul et tout ce qu'il y avait moyen de remuer. Je ne comprenais pas pourquoi ces quelques notes provoquaient un tel effet.
C'était ça le rock'n'roll.
J'ai monté le volume. La guitare de Chuck m'emportait.
Ma mère s'est mise, elle aussi, à remuer le derrière. Mon frère est arrivé, l'air ébahi, en se demandant ce qui se passait. Il s'en est mêlé.
Nous nous sommes retrouvés tous les trois au milieu du salon, à danser comme des sauvages. Nous avons poussé le volume au maximum. Nous riions, nous criions, nous en avions mal au ventre.
Ce jour-là, le rock est entré dans ma vie pour ne plus en sortir.
De cet après-midi-là, je garde l'un des plus beaux souvenirs de ma vie. Maman dans sa si jolie robe jaune qui dansait le rock'n'roll en riant aux éclats. »
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Back Up de
Paul Colize
« Mon état de délabrement empirait de jour en jour. Mon âme avait suivi la déchéance de mon corps, mon corps avait suivi la ruine de mon âme. Mon pessimisme obscurcissait mes jours, mes érections se faisaient rares et laborieuses. Mes matins triomphants avaient fait place à des midis désenchantés. » (p. 232)
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Back Up de
Paul Colize
« Nous passions notre temps à faire du rock, à parler de rock, à boire, à fumer, à avaler des centaines de pilules. C’était futile et destructeur. Avec le recul, je garde pourtant de cette période la sensation que j’étais devenu moi-même. » (p. 196)
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Par line70, le 19/03/2011
Le valet de
Paul Colize
[...] le temps est la ressource la plus démocratique qui est offerte aux hommes. Ne dis jamais dans ta vie que tu n'as pas le temps.
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Back Up de
Paul Colize
« Je rêvais d’être le batteur de rock le plus doué, le plus ingénieux et le plus brillant de la planète. » (p. 54)