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ISBN : 2072478790
Éditeur : Gallimard (2013)


Note moyenne : 4.32/5 (sur 101 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Bruxelles, 2010. Un sans-papier est renversé par une voiture devant la gare du Midi. Il est transporté dans un état grave à la clinique où l'on diagnostique un coma particulier, mieux connu sous le nom de Locked In Syndrom.

L'homme ne peut communiquer que... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par jeranjou, le 25 septembre 2014

    jeranjou
    L’espoir fait vivre…
    Je connaissais le terme « Back-up » pour une présentation Powerpoint. En effet, les diapositives que l’on garde sous la main pour d’éventuelles questions plus pointues au cours d’une réunion sont qualifiées de back-up dans notre jargon.
    En revanche, je ne savais pas que, dans le domaine musical, on utilisait ce terme pour le remplacement au pied levé d’un musicien pour un concert ou un enregistrement.
    Vous aurez donc compris que « Back-up » baigne dans l’univers de la musique, et plus précisément dans le rock des années 60 en Europe.
    Ayant à peine fait connaissance avec les quatre musiciens du groupe Pearl Harbor en 1967 à Berlin, on découvre à travers la première partition du roman qu’ils décèdent tous les quatre en quelques jours d’intervalle d’un accident ou d’un suicide. Même s’ils boivent et se droguent comme des fous, la coïncidence est tout de même étrange.
    Histoire de ne pas intéresser uniquement les fans de Clapton, des Beatles ou des Stones, une seconde partition déroule l’année 2010 à Bruxelles vers Midi (la gare bien évidemment, pour la minorité de lecteurs qui ne seraient pas belges !).
    Un SDF renversé par une automobile est transporté de toute urgence à l’hôpital où l’on va diagnostiquer un Locked-in syndrome. Le patient paralysé, incapable de communiquer autrement que par des clignements de l’œil est un inconnu et sera baptisé X-Midi. A la bonne heure !
    Pour embrouiller un peu plus le lecteur, Paul Colize nous joue en italique cette fois une troisième partition; celle d’un homme qui retrace sa vie depuis l’enfance jusqu’à sa destinée fatale, qui n’était de vendre des cartes postales ni des crayons (pour ceux ont suivi la « rébellion chez les crayons ») mais de …
    Non, mais attendez ! J’ai sué des heures pour comprendre le pourquoi du comment dans cette histoire et je ne vais pas d’un trait de crayon vous livrer en gros… la solution !
    Je peux juste vous conseiller de le lire si vous voulez être surpris, dérangé, chahuté, révolté.
    Bien que je ne sois pas un fan absolu du rock (et encore moins un connaisseur du rock comme l’auteur belge même si j’ai eu la chance de voir Clapton en concert), je suis rentré petit à petit dans ce livre exigeant et dérangeant, pas vraiment un polar mais un roman qui pourrait être parfaitement adapté par Almodovar.
    A l’image de la dernière partie, Paul Colize délivre un texte sans concession et nous prend dans ses filets jusqu’à la toute dernière ligne de son livre. La question qui se pose alors est "Mais peut-on vraiment échapper au « Back-up » ?" Qui sait, comme pour X-Midi, l’espoir fait vivre…(1)
    (1) Les nombreux chapitres du roman possèdent tous un titre qui, en fin de compte, reprend les derniers mots du chapitre comme « l’espoir fait vivre… » !
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    • Livres 2.00/5
    Par Hugo, le 16 septembre 2013

    Hugo
    Bonjour bonjour les copains et copines… Bon surtout les meufs comme d’hab...
    Me voilà revenu des mes vacances, ralala comment que c’était chouette : rizières en terrasse, temples hindouistes, plages, piscine, jungle, volcans, plongée… avec les raies s’il vous plait… et de nuit aussi… Je vous ai parlé des requins …
    Putain mais comment que je suis dégouté d’être revenu…
    Bon j’ai du sacrément vous manquer, vos nombreux messages privés pour me demander quand est ce que je revenais ne me sont jamais parvenus, certainement un bug de babelio, enfin bref…
    Back up, ça parle de Rock, de drogue, de rock, et de drogue encore…. Sur fond policier.
    Alors j’aime bien le Rock mais pas la drogue : je ne bois pas, je ne fume plus, je me drogue pas, les gens défoncés me gonflent, car ils essaient toujours de te convaincre que tu n’es qu'un con pas très rigolo… Mouais mouais mouais… et comme ils sont toujours défoncés dans ce roman, je n’ai pas accroché, ni à l’intrigue ni aux persos, bref je n’ai pas aimé.
    Sinon pendant mon absence, des gens ont disparu de babelio, un pique-nique a eu lieu. Fait chier, je voulais venir papoter et faire connaissance, l’anonymat c’est bien pratique mais frustrant à la longue, les rencontres sont souvent plus enrichissantes, quel dommage…
    Tant pis pour moi, enfin tant pis pour vous surtout.
    A plus les copains
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    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 06 janvier 2014

    belette2911
    Comment arriver à vous parler de ce livre qui vient de m'emporter au bon vieux temps du rock'n roll ? Exercice peu évident, je dois bien vous l'avouer, parce que je ne sais pas par quoi commencer pour vous parler de ce livre qui été une super belle découverte... Un premier coup de cœur de l'année 2014.
    Bon, je vais commencer par vous parler de ces trois histoires parallèles qui, telle la DeLorean du docteur Emmet Brown, m'ont fait voyager dans le temps, les récits alternant entre les années 50, les sixties et 2010.
    1. En 1967 à Berlin, les membres d'un obscur groupe de rock - Pearl Harbor - sont assassinés les uns après les autres : meurtres maquillés en accidents, suicides,... Déjà, ça titille ma curiosité parce qu'une fois, c'est un accident, deux fois, c'est une coïncidence, trois fois, ça pue... Alors quatre morts !
    2. En 2010, un SDF est renversé par une voiture devant la gare du Midi à Bruxelles. Gravement touché, entièrement paralysé, il est victime du Locked-in syndrome (syndrome d'enfermement). Il est juste capable de cligner des yeux, mais il semble refuser de répondre aux questions.
    Il est classé sous X-Midi. Tout ce qu'on sait, c'est qu'il avait un mystérieux "A20P7" écrit sur une main.
    3. On suit son histoire.
    Dès le départ, on sent bien qu'il va y avoir un moment où les histoires de 1967 et de 2010 vont se télescoper et qu'on saura enfin le rapport entre ces deux affaires.
    Le télescopage se fera en douceur, l'histoire se construisant pierre par pierre, mais ce fut "waw". Impossible à lâcher.
    Maintenant, je sais ce qu'est un Back Up dans le monde de la musique et je sais aussi qu'un simple geste, un simple truc, peut tout faire changer... Dans ce cas-ci, ce ne fut pas un changement en bien.
    Parlons ensuite de la plume de Paul Colize, qui, sans être ronflante, sans chercher à nous épater par ses connaissances, nous emporte avec un style bien à lui. Un style au-dessus de la moyenne, je trouve. Je ressors de ma lecture avec un bagage culturel plus fourni.
    Venons-en à la construction du récit : les changements d'époque sont bien trouvé, bien orchestrés, mais on saute dans les époques parfois tellement vite que je n'avais pas le temps de m'adapter et il me fallait quelques secondes pour reprendre mes esprits et me dire que là, j'étais dans les sixties ou, dans les 2010... Broutille !
    Malgré tout ces sauts temporels, le récit garde sa cohérence, il forme un tout. L'auteur a écrit son opéra, et, tel un chef d'orchestre, il supervise le tout, développant son histoire sans se presser, tout en gardant le suspense, tout en nous appâtant.
    Un roman fort parce que, merde, c'est tout l'histoire d'une génération qui est décrite dans une partie du roman ! Et d'une manière des plus agréable à lire.
    Par contre, ceux qui veulent de l'action qui crépite, allez voir ailleurs, ici, on prend le temps de suivre les pensées de X-Midi qui revit toute son enfance, sa jeunesse des années 50 avec la naissance du rock et sa découverte, son service militaire, qu'il ne fera pas et son exil à Paris, avant de passer à Londres.
    Un roman sombre. Ce livre, c'est... Dingue ! Voilà le mot que je cherchais. La vie de ce type dont nous ne savons pas le nom au départ est tout simplement dingue, riche en rencontres musicales et en prise de substances illicites en tout genre.
    Durant la lecture, j'ai côtoyé du beau linge : les Beatles, les Rolling Stones, Clapton, avec qui j'ai fait quelques riffs de guitare...
    Moi qui aime le rock et les chanteurs des années 60, c'était le pied. Bien que ce ne soit pas ma génération, ma mère avait pour habitude d'écouter à la radio l'émission "Les Vieux Machin" qui ne passait que des vieux standards du rock, des chansons des années 60-70 (sur Radio 21, si je me souviens bien). Bref, j'en connais un morceau !
    Niveau personnages aussi, ce livre est bien fourni. Notre narrateur malgré lui est un jeune homme attachant, malgré toutes ses erreurs et ses errements. Ses amis rencontrés aussi, j'ai eu un faible pour le jeune Birkin (rien à voir avec la chanteuse).
    Au final ? Un sacré cocktail de rock, drogues, alcool, complot, guerre du Vietnam... Un polar noir qui prend le temps de se développer mais qui vous accroche direct.
    Une fois en main, impossible de lâcher !


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/4-romans-policiers-contemporai..
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    • Livres 5.00/5
    Par fichetoux, le 18 août 2013

    fichetoux
    « From the coast of gold, across the seven seas,
    I'm travelling on, far and wide,
    But now it seems, I'm just a stranger to myself,
    And all the things I sometimes do, it isn't me but someone else.
    I close my eyes, and think of home,
    Another city goes by, in the night,
    Ain't it funny how it is, you never miss it til it's gone away,
    And my heart is lying there and will be til my dying day.

    So understand
    Don't waste your time always searching for those wasted years,
    Face up... make your stand,
    And realise you're living in the golden years.
    Too much time on my hands, I got you on my mind,
    Can't ease this pain, so easily,
    When you can't find the words to say, it's hard to make it through another day,
    And it makes me wanna cry, and throw my hands up to the sky.
    :
    So understand
    Don't waste your time always searching for those wasted years,
    Face up... make your stand,
    And realise you're living in the golden years »
    IRON MAIDEN Wasted Years
    Difficile de pondre un avis sans tomber dans le plagiat après avoir lu les différentes critiques de ce livre…
    D'autant que j'y retrouve (en tout ou en partie) ce que j'ai ressenti en lisant ce bouquin…je me rassure toutefois en me disant que pour l'instant nous sommes sur la même ligne mélodique…
    C'est un peu hébété genre petite gueule de bois, les oreilles brouillées et les yeux qui bourdonnent ( lecture au finish avec musique dans les écouteurs car il ne me plaisait pas de dormir avant d'avoir terminé le livre et la bouteille de rosé, sans compter le fait que j'attends mes lunettes pour « voir de près »...Ô rage, Ô désespoir,,Ô vieillesse ennemie…et à toutes fins utiles, évitez les noirs sarcasmes dans la classe…) que je vais tenter de m'atteler à cet avis…et c'est pas gagné, je vous le dis !
    1 une enquête sur la mystérieuse disparition des membres d'un groupe de rock dans les années 60
    2 un SDF atteint du Locked-In Syndrome qui mentalement revit son histoire
    3 un kiné qui tente d'entrer en communication avec le SDF en question.
    Trois « histoires », trois narrations différentes, trois lignes qui peuvent sembler parallèles mais qui, sous un certain angle, se rejoignent, non pas à l'infini mais au point P et au temps T…ici et maintenant.
    Mélange savamment dosé et écrit avec une dextérité telle, que d'emblée, je me suis fondu dans l'histoire.Lecture et immersion intensive immédiate (les trois i), à l'instar de « Just Kids » ou « le corps plein d'un rêve »…à la limite de m'acheter une batterie et de tout plaquer…ou de me faire plaquer pour nuisances sonores…déjà qu'il faut bien tout à la guitare…
    Un livre jubilatoire, un trip dans les années 60 avec ses craintes apocalyptiques de 3eme guerre mondiale et ses rêves de changer le monde avec la musique, ses excès en substances plus ou moins licites, son monde de vie…Les Golden Sixties quoi !
    Début de digression…babelionautes de Liège ou d'ailleurs,si vous avez aimé ce livre et que vous n'avez pas encore vu l'expo Golden Sixties à Liège, dépêchez vous, il reste peu de temps et franchement, elle vaut le détour…Fin de la digression, reprenons le cours normal de notre émission…
    Je disais donc, trip dans les années 60 mais aussi un tout bon polar très bien mené, et pour une fois, cerise sur le gâteau, pas besoin d'artifices pyrotechniques assistés par ordinateurs et courses poursuites effrénées avec cascades au ralenti qui, à part augmenter le nombre de pages n'ajoute rien à l'intrigue.
    Enquête, musiques, souvenirs, fantômes du passé,ambiance… rien que du tout bon, bien torché, bien enlevé, bien documenté (bien le bonsoir Machiavel et Marc Ysaye)
    Quant à l'objet « livre » en tant que tel, mention spéciale pour le design de sa couverture et la playlist en introduction.
    Ma seule frustration…les autres lectures de ce style me sembleront fades comparativement…comme le film « Seven », film qui a renouvelé le genre de par son originalité générale, son générique, son montage, son ambiance tout en le cassant de par sa qualité qui à mon avis n'a pas encore été égalée, loin de là.
    Bien à vous, till the last beat of my heart
    Fred-Fichetoux-Beg mode Ghosts That We Knew activé


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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 29 mai 2013

    LiliGalipette
    En 1967, les quatre musiciens du groupe de rock Pearl Harbor sont retrouvés morts à quelques jours d'intervalle dans des circonstances pour le moins troublantes. Très vite, il semble que les accidents sont en fait des meurtres. Michael Stern, journaliste à Dublin, s'empare de l'affaire et tente de lever le voile sur ces morts inexpliquées.
    En 2010, à Bruxelles, un inconnu est percuté par une voiture et sombre dans le coma. Quand il se réveille, il ne peut plus parler. Qui est-il ? Qu'a-t-il vu ? de quoi a-t-il peur ? Quel est son lien avec le groupe Pearl Harbor ? Ses pensées nous parviennent et ne laissent pas d'inquiéter. « À présent, il faut que je me prépare, que je remonte le cours des évènements. J'expliquerai à Dieu le pourquoi de ces morts. Il comprendra que c'est le destin qui m'a envoyé dans cette cave à Berlin en cette nuit d'apocalypse. » (p. 22) Toute son histoire, sa véritable histoire, a commencé avec Chuck Berry : dès lors, le gamin qu'il était n'a plus vécu que pour le rock. « Je rêvais d'être le batteur de rock le plus doué, le plus ingénieux et le plus brillant de la planète. » (p. 54) Et l'on assiste progressivement à la plongée totale et irrémédiable de cet homme dans un monde à la marge. « Nous passions notre temps à faire du rock, à parler de rock, à boire, à fumer, à avaler des centaines de pilules. C'était futile et destructeur. Avec le recul, je garde pourtant de cette période la sensation que j'étais devenu moi-même. » (p. 196)
    Reste à comprendre le lien de cet homme avec les membres du groupe Pearl Harbor et son implication dans leur mort. Quand on découvre ce qu'est un Back Up dans le jargon musical, on comprend alors que certains concours de circonstances sont des pièges qui ne demandent qu'à se refermer sur des victimes anonymes. Mais plus le roman progresse, plus l'inconnu se livre et plus l'on se demande si la théorie du complot qu'il développe n'est pas plutôt une folie paranoïaque exacerbée par les drogues.
    Back Up est construit sur un jeu de narrations diverses. D'une part, il y a le récit de l'enquête autour de la mort des quatre musiciens. D'autre part, il y a le récit qui présente X-midi, l'inconnu accidenté, et son évolution médicale. Enfin, il y a les pensées de X-midi qui replongent le lecteur dans les années 1960 où l'alcool et les drogues flirtaient avec le rock. Si le de Paul Colize m'a parfois déstabilisée par son mélange de phrases journalistiques et de développements très travaillés, j'ai réussi à passer outre ma première mauvaise impression et je me suis laissée prendre avec grand plaisir à ce polar noir et rock'n roll.
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Citations et extraits

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  • Par jeranjou, le 25 septembre 2014

    De ces trois jours de jazz, je ne garde que l'image de quelques artistes qui ont traversé le hall, certains en titubant dangereusement. Les stars de cette première édition étaient Keith Jarrett, Jack DeJohnette et Cecil McBee, des noms qui ne me disaient rien.

    Peut-être sont-ils venus me réclamer leur clé et sans doute ont-ils été vexés par mon indifférence à leur égard. Entre le jazz et le rock, les cloisons étaient étanches.
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  • Par fichetoux, le 18 août 2013

    Après m'être délivré de mes péchés véniels, j'ai interpellé le curé dans la pénombre. Je lui ai raconté ce qui m'était arrivé. Je voulais savoir pourquoi Dieu n'était pas venu à mon secours, parce que Dieu voit tout, parce que Dieu est juste et que Dieu punit les méchants.
    Il a perçu ma question comme une offense au nom du Seigneur et a émis des réserves quant au salut de mon âme si je m'enferrais dans de tels blasphèmes. IL m'a chassé en rajoutant à ma pénitence quelques Notre Père.
    Le soir, j'ai attrapé ma Bible et l'ai envoyée valdinguer sous mon lit, geste par lequel je livrais mon éducation catholique et mes restes de foi en pâture aux bêtes féroces et aux extraterrestres. Cette semaine-là, j'ai tourné la page d'un chapitre de ma vie. La confiance aveugle que j'avais en l'Humanité et en l'Eglise s'était envolée.
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  • Par hoel, le 11 avril 2013

    « Nous sommes rentrés à la maison avec le disque de Chuck Berry. Ma mère a déclaré qu'elle n'allait rien rapporter à mon père, qu'elle lui raconterait que j'étais invité chez un copain samedi après-midi et que nous écouterions le disque le jeudi suivant.
    Je n'étais pas conscient du risque qu'elle prenait en taisant mes mésaventures à mon père.
    […]
    Le jeudi suivant nous avons sorti le disque de sa cachette. Nous sommes allés dans le salon, ma mère et moi, et avons ouvert le tourne-disque.
    C'était un meuble monumental qui combinait une radio et un tourne-disque. Il sentait le bois frais et la cire d'abeille. La platine était équipée d'un système qui permettait de déposer plusieurs 45 tours l'un sur l'autre pour éviter de devoir faire des allées et venues. Un écusson métallique était fixée sur le couvercle, avec un chien-assis devant un vieux phonographe.
    Nous avons déposé le disque et enclenché le mécanisme.
    Dès les premiers accords, un fourmillement a parcouru mon corps. J'ai ressenti une irrésistible envie de me lever, de bouger, de gesticuler, de remuer mon cul et tout ce qu'il y avait moyen de remuer. Je ne comprenais pas pourquoi ces quelques notes provoquaient un tel effet.
    C'était ça le rock'n'roll.
    J'ai monté le volume. La guitare de Chuck m'emportait.
    Ma mère s'est mise, elle aussi, à remuer le derrière. Mon frère est arrivé, l'air ébahi, en se demandant ce qui se passait. Il s'en est mêlé.
    Nous nous sommes retrouvés tous les trois au milieu du salon, à danser comme des sauvages. Nous avons poussé le volume au maximum. Nous riions, nous criions, nous en avions mal au ventre.
    Ce jour-là, le rock est entré dans ma vie pour ne plus en sortir.
    De cet après-midi-là, je garde l'un des plus beaux souvenirs de ma vie. Maman dans sa si jolie robe jaune qui dansait le rock'n'roll en riant aux éclats. »
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  • Par belette2911, le 02 janvier 2014

    Lucy n'était pas une pute, mais pour quelques livres, elle acceptait de faire une fellation, rien de plus. La première fois que je suis allé la trouver, elle a pris mon sexe entre ses mains et a sifflé longuement. Elle a dit que membré comme je l'étais, elle allait devoir exiger un double tarif.

    Elle a prétendu que n'importe quel homme pouvait séduire n'importe quelle femme, pour autant qu'il ait un peu d'humour ou une bite de trente centimètres.
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  • Par belette2911, le 05 janvier 2014

    Le jour de mes vingt ans, elle m'a gardé dans sa bouche et a avalé ma semence. Elle n'a pas réclamé d'argent et m'a demandé de rester avec elle. Je ne m'étais pas rendu compte avant ce moment que notre relation avait pris un tour nouveau.

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