-
Par liliba, le 28/05/2010
Les éveilleurs, tome 1 : Salicande de
Pauline Alphen
Le Vrai Lecteur écrit le livre en le lisant. »
« Le Vrai Lecteur est à la fois l’auteur, les personnages et l’histoire.
Le Vrai Lecteur est le livre.
La Guilde se trompe.
Le Vrai Lecteur n’est pas celui qui comprend ce que l’auteur a voulu dire.
Le Vrai Lecteur est celui qui, en lisant, réinvente le livre.
Et s’il lit autre chose que ce qu’a écrit l’auteur, alors celui-ci a gagné son pari, il a fait son travail.
Le Vrai Lecteur court tous les risques.
Celui de savoir ce que les personnages ne savent pas.
Celui de ne pas savoir ce que savent les personnages.
Celui de comprendre autre chose que ce que voulait l’auteur.
Le Vrai Lecteur s’en fiche, il voyage…
> lire la suite
-
Par trust_me, le 08/01/2013
Gabriel et Gabriel de
Pauline Alphen
les grosses gouttes chaudes s’écrasent sur la peau avec un bruit de balle qui claque. Le ciel gronde et fume, les arbres gémissent et ploient comme s’ils allaient tomber. Et puis, brusquement, la pluie repart comme elle est venue, les arbres s’ébrouent et se redressent, le ciel redevient bleu comme dans une peinture, la terre sent bon, le soleil se dépêche de tout sécher, la vie entière est lavée.
-
Par Bonnie07, le 04/07/2011
Les Eveilleurs, Tome 2 : Ailleurs de
Pauline Alphen
Dans son outrecuidance,
la Guilde a inventé le Vrai Lecteur.
Unique, désiré, exceptionnel, il est le pendant exact
du Nomade de l’Ecriture dans sa tour d’ivoire.
Il n’a aucun intérêt.
Le Vrai Lecteur est celui qui en lisant devient les personnages, le livre, l’écrivain.
Le Vrai Lecteur ne connaît pas tous les mots.
Le Vrai Lecteur n’est pas le roi des synonymes,
le prince des accords du participe.
Le Vrai Lecteur n’est pas seulement une grande oreille,
des yeux qui suivent des lignes toutes tracées.
Le Vrai Lecteur est un aventurier
qui se lance dans une histoire avec générosité et désir.
Un pirate qui la pille.
Un cannibale qui l’avale.
Que tremble la Guilde, qu’elle tempête, qu’elle interdise !
Le Vrai Lecteur s’en fiche.
Il voyage…
Carnets de Sierra, extraits
In Archives apocryphes
de la Guilde des Nomades de l’Ecriture
> lire la suite
-
Par orbe, le 26/07/2012
Les éveilleurs, tome 1 : Salicande de
Pauline Alphen
Mais on s'en fout de l'amour ! Le problème, c'est que les choses vraiment intéressantes, comme les dragons, les quêtes, les épées, les batailles, les stratagèmes, tout ça, ce n'est jamais pour les filles.
-
Par orbe, le 20/08/2012
Les Eveilleurs, Tome 2 : Ailleurs de
Pauline Alphen
Vous inventez des clés, des gâteaux qui grandissent et des potions qui rapetissent des portes, parce que c'est trop effrayant de tout avoir à portée de main. Il suffit d'un petit pas de côté, d'un rêve éveillé. Tout est là. La magie n'est qu'une autre façon de se servir de son cerveau.
-
Les éveilleurs, tome 1 : Salicande de
Pauline Alphen
Sa voix de basse, un peu rauque, était singulièrement captivante, à la fois ferme et mélodieuse. Maya prononçait les mots comme si elle les cueillait avec soin dans un bouquet de possibilités, les égrenant avant de se décider. Lorsqu’elle ne parvenait pas à choisir, elle les énumérait tous, ce qui donnait un rythme déconcertant à ses phrases.
-
Par c.brijs, le 02/09/2012
Les éveilleurs, tome 1 : Salicande de
Pauline Alphen
- L'enfance est toujours là, n'est-ce pas? Pour le meilleur et pour le pire, elle est toujours là, en chacun de nous.
-
Par BlackWolf, le 29/07/2012
Les Eveilleurs, Tome 3 : L'Alliance de
Pauline Alphen
-Officiellement, aucune des trois méga-nations des Temps d'Avant n'assumait l'esclavage. Elles ont donc inventé le concept hypocrite d'esclavage consenti. On établissait un contrat en bonne et due forme dit de "servage consenti" et une somme minimale était de surcroit allouée au serf, qui la touchait à l'issue de son contrat. En vérité, beaucoup devenaient esclaves en échange de la drogue et de l'accès aux jeux.
> lire la suite
-
Les éveilleurs, tome 1 : Salicande de
Pauline Alphen
La légende disait que c’était à cause du phare que Jors le Fondateur avait établi sa petite communauté dans la vallée reculée de Salicande, cinquante et un ans auparavant. Parce que la vue de ce monument maritime mangé de lierre rouge échoué parmi les montagnes l’avait fait rire, lui qui ne riait pas. Ce fut un rire formidable, un rire qui fit jaillir les larmes pendant si longtemps que ses compagnons crurent que son esprit s’était enrayé pour de bon.
Avec ce rire dément, Jors avait évacué les horreurs de la Grande Catastrophe qu’ils venaient tous de vivre. Les spasmes qui agitaient son ventre et les larmes qui coulaient à flots de ses yeux avaient chassé de son corps, sinon de sa mémoire, les enfants disparus, les Élémentaux sacrifiés, l’avenir brutalement éteint comme l’on mouche une bougie. Ce fut la dernière fois qu’on le vit rire. Au moins, cette partie de la légende est vraie, pensa le Mandarin.
> lire la suite
-
Par Bonnie07, le 04/07/2011
Les Eveilleurs, Tome 2 : Ailleurs de
Pauline Alphen
Claris
Le vent se leva et la forêt s’ébroua. Une pluie de pétales d’or se répandit depuis un bouquet de parasites qui poussait la tête en bas, racines accrochées au tronc de l’arbre sur lequel il était greffé. Ravie, Claris suivit des yeux les pétales qui tourbillonnaient gracieusement. En rencontrant les feuilles écarlates qui tapissaient le sol, les pétales jaunes fusionnèrent et… s’envolèrent, transformés en dizaines d’insectes orange !
Claris se frotta les yeux. Elle s’accroupit pour examiner les feuilles rouges, les toucha. Elles étaient douces, légèrement pelucheuses mais il s’agissait bien de feuilles, à la texture chaude et ferme, comme de la peau.
Il y avait tant à voir… Arbres aux troncs énormes, arbustes, lianes, fougères arborescentes, parasites colorés, lianes velues entrelacées aux fleurs et aux plantes… Partout, de petites baies rondes entouraient les troncs comme des guirlandes de gui. Claris ramassa une branche pour en toucher une du bout de sa baguette. La baie se déroula paresseusement, révélant les dix paires d’ailes d’une chenille blanche qui s’envola.
Elle allait de découverte en merveille, de merveille en frayeur. À même les troncs de certains arbres râblés, aux branches fripées, étaient gravés des dessins. De minuscules visages monstrueux aux yeux globuleux. Claris caressa une gravure qui ouvrit la bouche pour la mordre faisant apparaître des dents comme des poignards miniatures. Elle retira son doigt en poussant un cri, réveillant les autres dessins qui se détachèrent du tronc pour y lamper le sang qui gouttait de son doigt blessé. (…)
Elle mit machinalement son doigt dans la bouche pour étancher le sang mais aucun goût âcre n’inonda ses papilles. Il n’y avait plus de sang, la blessure s’était refermée. S’il n’y avait eu des taches sombres sur son pagne, elle aurait pu croire avoir rêvé. En entrant dans la case, Claris s’aperçut que les taches avaient également disparu.
°
Les élémentaux voyagent parmi les mondes et traversent les dimensions
comme les hommes les rues de leur village.
Tels sont leur nature et leur pouvoir.
Tels sont ceux des hommes également.
Mais ils ne le savent pas…
> lire la suite