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ISBN : 2012021158
Éditeur : Hachette Jeunesse (2010)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 160 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Claris a 12 ans et vit avec son père, Eben, et son frère jumeau, Jad, dans une vallée reculée et protégée par des montagnes d'accès difficile. Malgré la disparition précoce de leur mère et la mélancolie d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Cera1volta, le 17 juin 2014

    Cera1volta
    Les dormeurs doivent se réveiller.
    Deux siècles après nous le monde a changé, il a subit une mutation forcée. Les Hommes ont fui, pour certains sur une autre planète, pour d'autres loin de tout. Ceux qui sont restés sur Terre ont fondé des communautés. Salicande est une de celles-ci. Aujourd'hui, Eben, en est le chef, bien que tous les salicandais œuvrent sur un même pied d'égalité à l'harmonie du village. Une harmonie qui fut toutefois rompue par la disparition de Sierra, fille de Jors le Fondateur, et épouse d'Eben. Un drame qui a laissé l'homme abattu, seul avec deux enfants de 3 ans : Claris et Jad.
    Les jumeaux comme tous les enfants salicandais ont vu leur apprentissage confié à Blaise le mandarin. Maintenant âgés de 12 ans, Claris et Jad s'ouvrent de plus en plus, et sans toujours le savoir, à divers dons et/ou capacités. Aussi, Blaise sent qu'il est plus que temps de répondre à cet éveil et de revoir leur apprentissage. D'autant plus que le peuple de la forêt est en alerte...
    Fantasy, vous avez dit fantasy? Oui mais pas classique, pas de celle que l'on trouve dans le Seigneur des anneaux ou le Hobbit (pour ne citer qu'eux). Ici point d'orques ou de nains, point de grands elfes, même si les élémentaux (de petites choses volantes) y ressemblent par leur aspect. Vu qu'ils virevoltent et apparaissent quand bon leur semble, je les ai plus apparentés à une sorte de "fée clochette" (qui ceci dit a bien des oreilles pointues elfiques).
    Je sais que le terme "fantasy" pour les non-adeptes peut rebuter, mais vraiment Les Éveilleurs appartient à ces titres du genre qui s'ouvrent à un large public. Et s'il y est question de "magie", de "phénomènes surnaturelles" ou de "dons parapsychiques", dans ce premier tome, tout cela se fait sans excès. Nous ne sommes pas dans la démonstration à outrance du Fantastique. Au contraire, il arrive par petites touches lorsque nous découvrons les différents protagonistes de l'histoire. Certes on reconnaît en certains des capacités surnaturelles, en d'autres on les sent latentes et prêtes à exploser, mais cela se fait sans lourdeur. Il s'agit d'un éveil des sens, une réceptivité à quelque chose qui est connu des adultes, qui a eu des conséquences dans le passé, qui, chez les jumeaux notamment, suscite à la fois peur et curiosité mais qu'il faut laisser venir et apprendre à maîtriser par divers jeux, enseignements et échanges. Pas d'abus car il est aussi question de dons ou aptitudes qui n'ont rien d'étranges : écriture, musique, tir à l'arc, danse spirituelle/énergétique, forme de yoga...
    Titré jeunesse, Les Éveilleurs emporte pourtant le lecteur adulte sans aucun souci. Je l'ai trouvé (pour m'appuyer sur un titre qui peut-être vous parlera) par le style et l'écriture, bien plus relevé que le Tobie Lolness de Timothée de Fombelle. La catégorie estampillée jeunesse, ne doit donc pas non plus faire fuir le lecteur adulte parce qu'on est loin d'une écriture simpliste qui ne se voudrait qu'à la portée d'adolescents.
    Un mot introductif sur le monde et la communauté de Salicande. Elle ne vit pas en vase clos. Les Salicandais sont ouverts au monde extérieur, ainsi on découvre notamment par la présence de certains individus au Marché de Salicande, l'existence d'autres communautés. On nous laisse entendre que chaque communauté est construite sur des us et coutumes, des règles de vie différentes qui les rendent plus ou moins perméables aux visiteurs.
    Un monde bien réel mais où le merveilleux a aussi sa place avec, notamment, ce peuple mystérieux de la forêt dont on hésitera un temps à se dire s'il s'agit d'êtres humains, d'êtres issus du registre merveilleux ou même d'animaux. Un flou voulu mais qui trouvera sa réponse.
    Les Éveilleurs et ses personnages transportent littéralement le lecteur dans une dimension futuriste où, paradoxalement, les êtres humains restés sur Terre ont abandonné toutes technologies modernes pour un retour à des basiques d'antan. Retour à la terre, retour aux trocs, retour au papier, retour aux modes de déplacements animaliers, etc... L'enseignement, pour tous les enfants, est distribué par quelques anciens : un précepteur et un maître d'arme notamment. Des méthodes ancestrales, un mode de fonctionnement communautaire qui apportent une touche moyenâgeuse à l'ambiance du roman sans que pour autant, on ne vive dans cette époque. Parce qu'à côté de ça, les références aux évènements survenus au XXIème siècle et post-XXIème jalonnent le récit et nous permettent de comprendre que cette histoire se situe bien après ; dans un futur "post-apocalyptique" en quelque sorte. Par ces éléments "historiques", Pauline Alphen, nous livre les clés de ce qui est advenu de notre monde présent. Dérive des technologies, dérive des hommes, dérive de la Terre. Une forme de chaos menant à un avant et un après et donc un retour aux sources, générant ainsi de profonds changements de comportement pour la survie de l'Homme et de la Nature. Rien de moralisateur dans son propos, rien d'hyper alarmiste. L'auteure se contente de nous raconter ce qui est arrivé ; à nous lecteurs d'y réfléchir. Éveil de la conscience.
    Vaste panel de personnages dans ce roman. Qu'il s'agisse de personnes présentes ou d'autres qui ont fait l'histoire passé ou présente de Salicande, tous participent au récit. Petit-fils de..., fils ou fille de..., compagne ou compagnon de... le lien avec le passé et untel est toujours présent. Un fait nouveau fait se souvenir de ce qui fut, de ce qui pourrait être à nouveau. Presque tous les personnages ont en tête une figure présente ou passé, qui les inspire ou les questionne. Qu'il soit question de transmission d'un savoir, de dons acquis ou enviés, d'engagement et donc d'importance au sein de la communauté, on se réfère toujours à quelqu'un.
    Chaque protagoniste de l'histoire est travaillé afin de lui donner une dimension toute spéciale. Aucun n'est véritablement identique. Même les jumeaux se distinguent par leurs qualités (et défauts), par leur mode de fonctionnement et les aptitudes qui semblent naître chez eux. Rien d'étonnant à ce que, Pauline Alphen s'appuie sur ce qui fait écho à tout ce qu'on peut déjà entendre sur les relations très particulières entre jumeaux ; en leur prêtant notamment un mode de communication extra-sensorielle telle que la télépathie. Pas dérangeant puisque cela se tient bien face aux autres particularités para-psychiques qu'eux-mêmes ou d'autres possèdent.
    On identifie tout de suite dans ce 1er tome, les figures emblématiques de la série, celles qui deviendront incontournables. On est saisi de curiosité par rapport aux apprentissages initiés, par rapport à ces dons qui apparaissent et qui sont parfois d'ailleurs à certain titre, inquiétants. On aimerait déjà connaître les répercussions que cela va avoir pour eux ou pour la communauté... Subiront-ils le même sort que d'autres par le passé?
    Le lecteur trouvera aisément un ou des personnages à qui s'attacher, un ou des personnages qui éveilleront en lui cette empathie qui fait qu'on entre dans leur peau et qu'on vit chaque évènement avec intensité.
    La place des jumeaux est forcément importante. Jad et Claris ont cette relation fraternelle toute particulière, liée à la disparition de leur mère, faite de tendresse, sur-protection, connivence et qui laisse pourtant la place à la distinction et l'affirmation personnelle de soi. Complémentaires et si différents. Réfléchis ou impulsifs. Fragiles mais solides. On pressent déjà dans leurs caractères, leurs sensibilités, dans ce qui s'ouvre ou se ferme à eux, des chemins différents...
    Loin de moi l'idée de minorer le rôle des autres personnages qui gravitent autour d'eux. Tous sont d'une immense richesse intérieure. Témoins du passé et/ou acteurs du présent. Porteurs de leur propre histoire et péripéties. Blaise, Chandra, les Borges et leurs filles, Ugh, Eben... C'est un plaisir de les suivre et de sentir l'intérêt pour chacun grandir.
    "Et allez parler de sentiments à des gens qui veulent entendre parler d'action!"
    Je sais qu'il a été reproché à ce 1er tome de manquer d'actions, que certains lecteurs lui ont trouvé des longueurs. Je suis rapidement passée au-dessus de cet écueil. Parce que j'ai trouvé, qu'au final, le récit fourmille d'informations et de suffisamment d'évènements liés non seulement aux apprentissages de nos jeunes personnages mais aussi aux connaissances et au vécu des adultes. J'ai su m'en abreuver et m'en satisfaire. Surtout que les dernières pages se terminent sur un parfait cliffhanger présageant d'un second tome plus mouvementé.
    Tout est dit. Cette manière de poser les bases de l'histoire, de créer des interrogations, voire de petites inquiétudes amène le lecteur à faire un superbe travail de projection et d'imagination quant au devenir des personnages et l'orientation du récit.
    J'ai extrêmement apprécié ce tome introductif à la série, il pose intelligemment et patiemment les bases de l'ensemble du récit à venir. L'écriture de Pauline Alphen, les messages distillés dans le récit portant sur nos comportements vis-à-vis de notre patrimoine terrestre, les aberrations auxquelles pourraient nous conduire l'abus aux technologies et tant d'autres pensées sont autant de pistes de réflexion intéressantes pour les lecteurs et à exploiter pour de riches échanges.
    Je me demande : si tout ça devait advenir (si tant est que ce ne soit déjà là), les générations futures diraient-elles de Pauline Alphen qu'elle fut, au même titre que certains auteurs SF tels qu'Huxley, Wells et tant d'autres, une visionnaire?
    J'ai hâte de retourner à Salicande.

    Lien : http://quel-bookan.hautetfort.com/archive/2014/06/09/les-eveilleurs-..
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    • Livres 4.00/5
    Par michou, le 18 août 2012

    michou
    Au début, j'étais un peu perdue, désorientée, je ne comprenais pas bien où j'étais, dans un livre de Fantasy mais qui se passe dans le futur, je me posais quelques questions, il y avait certaines choses qui me passait au dessus, certains passages que j'avais beau lire plusieurs fois sans en saisir le sens, notamment les pouvoirs de divination d'un des personnages, et sa façon de procéder pour connaître l'avenir et savoir quoi faire. Je n'ai pas du tout saisi ce qu'il faisait, même après une seconde voire une troisième lecture et avec les dessins sous les yeux, c'était incompréhensible pour moi ce qu'il se passait dans cette grotte, et franchement, j'aurais presque pu ne pas lire ce passage que ça aurait été pareil.
    Et puis, après avoir décidé d'oublier ce moment, et de me laisser porter par la poésie de ce récit, les personnages m'ont pris par la main, et m'ont fait découvrir leur univers.
    Un univers fascinant, où la magie n'est qu'une autre façon de se servir de son cerveaux comme le dit si bien Blaise. Où chaque chose à une couleur, une saveur particulière, pour peu qu'on sache regarder avec le coeur.
    Les personnages sont le point fort de ce roman. Superbement bien travaillés, ils sont attachants dès le début, peu importe leur âge, on se retrouve un peu dans chacun d'eux.
    Claris m'aura fait sourire bien plus d'une fois, un sourire plein de nostalgie de mon enfance. Je me suis souvent reconnue en cette jeune fille de 12 ans, garçon manqué qui préfère les épées aux poupées, les pantalons aux robes, et qui rejette avec désespoir son côté féminin, ce côté petite fille que les autres voient en elle et qui l'empêche de faire tout ce qu'elle veut. Même si elle se passe bien souvent de la permission des adultes. Il ne fait aucun doutes qu'elle deviendra une jeune femme forte et de caractère, un type d'héroïne que j'affectionne tout particulièrement, et à qui il arrive de grandes choses. Elle se cache derrière une force, une bravoure, alors qu'en réalité, à l'intérieur se trouve une grande détresse. Celle d'avoir perdue sa mère très jeune. Elle n'est pas capable de faire face à sa douleur, elle ne peut s'y résoudre, si bien qu'elle la range dans un coin et oublie tout. Mais petit à petit, cette carapace risque fort bien de se fissurer...
    Son frère jumeaux, Jad, c'est tout le contraire. D'apparence fragile, à cause d'une maladie du coeur, il semble qu'un rien pourrait le briser. Il ne peut pratiquer le tir à l'arc ou même faire du cheval, comme tous les autres enfants. Torturé par des rêves, il fait beaucoup de méditation pour se relaxer, pour rester rattacher à lui-même, comme s'il risquait de se perdre. Mais c'est aussi ces mêmes rêves qui l'aident à surmonter la perte de sa mère. Tout semble séparer ces jumeaux, pourtant, ils se complètent parfaitement.
    Si c'est sa fragilité que l'on voit en premier chez Jud, c'est pourtant un jeune homme d'une grande puissance qu'on découvrira, se surprenant lui-même.
    Je pourrais vous parler d'Eben, le père déchiré par la disparition de sa femme et qui se noye littéralement dans le travail et la lecture pour ne pas penser, au détriment de ses enfants. de Ugh, ce jeune garçon qui n'a pas de père, et qui semblait s'en contenter jusqu'à maintenant, mais qui voudra plus, et qui sera plus.
    De Blaise, ha ! Blaise ! Quel personnage ! Par des côtés, et il le souligne d'ailleurs lui-même, il m'a fait pensé à Gandalf, avec ses paroles loufoques et pleine de mystère mais qui semblent être à chaque fois justes.
    Il y a aussi la nourrice, cette maman de substitution qui sent toujours bon le pain frais, contre qui on a envie de se blottir quand on se sent mal et qui ne mâche jamais ses mots.
    Ou encore Bahir et sa famille, ses filles dont certaines se battent pour une égalité, que ça soit dans les mots ou dans l'amour.
    J'ai aimé les références et petits clins d'oeil à certains films, comme Star Wars, et à certains livres, comme le Seigneur des Anneaux, pour ne citer que ces deux-là. C'était tellement plaisant de lire certaines répliques ou certains noms de héros que j'ai tant aimé, ça m'a quelque part rapprochée encore plus de tous ces personnages, de savoir qu'ils ont admiré les mêmes grandes histoires que moi, qu'ils les ont dévoré avec la même passion, se sont identifiés aux mêmes héros. J'aime quand au travers d'une lecture, on ressent l'amour que porte l'auteur aux livres, et ici, c'est clairement le cas.
    C'est un récit qui se déguste, qui se savoure, avec lequel on prend son temps. Il ne faut pas s'attendre à de grands rebondissements, à de grands combats, mais après tout, ici, on n'en a pas besoin. Sans nous brusquer, et de façon intelligente, l'auteur nous fait prendre conscience de l'importance des choses, de ce qu'est la vraie vie, elle pose des questions essentielles et toujours, malheureusement, d'actualité, que ça soit la dégradation de l'environnement par la faute de la bêtise humaine, ou la place de la femme dans la société.
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    • Livres 4.00/5
    Par Syl, le 07 avril 2013

    Syl
    En 2259, an 2 du Centaure, à l'époque du Temps Vert, à Salicande
    La Grande Catastrophe a fait fuir les Nantis. Les quelques survivants qui sont restés sur Terre ont formé des communautés. Jors, un résistant, fonde alors le royaume de Salicande en l'an 1 de la Licorne, en 2208, aidé par ses amis Blaise, Sem et Dag. Cinquante-une lunées plus tard, c'est son beau-fils Eben qui est le seigneur du Château, le Duc.
    Du haut du phare, dans la tour des livres, Eben contemple la forêt de Salicande. Autour de cette érection d'un autre temps, ère où l'eau couvrait le paysage, est le château, une vieille bâtisse en ruine et biscornue, faite de passerelles et d'escaliers, plus loin le glacier de la Licorne et au-delà des valées, d'autres fiefs… Morteterre et Vieil-Ambre. Il peut aussi regarder avec fierté et crainte, sa fille Claris qui s'entraîne dans la cour avec les garçons au fleuret. Sa fougue fait le désespoir et l'admiration de Dag, son maître d'armes. Ce n'est pas Claris qui devrait se confronter à Ugh, mais plutôt Jad, son frère jumeau.
    Eben regarde son monde avec beaucoup de mélancolie. Il se retire dans ce phare, un refuge, un lien avec celle qui n'est plus. La pluie tombe et le renvoie dans le passé, à neuf lunées. C'est par une nuit pluvieuse que sa femme Sierra a disparu. Ce mystère jamais élucidé, le ronge et c'est dans le phare aux innombrables livres qu'il recherche sa présence.
    Claris et Jad sont des jumeaux. Ils ont douze lunées. Claris a une chevelure brune et bouclée, celle de Jad, blonde et souple.
    Claris est une fille qui ne rêve que d'aventures, de combats, de prouesses épiques et c'est dans ses lectures qu'elle puise toute son imagination et sa rébellion. Blaise, appelé le Mandarin par Eben, un condisciple du grand-père Jors, un peu magicien, un peu devin, gardien des objets interdits de la salle des pas perdus et chargé de l'éducation des deux enfants, reçoit souvent ses doléances…
    « Voyons, s'écria-t-il avec entrain en ouvrant les livres, où as-tu donc été pêcher l'idée que les aventures n'arrivent jamais aux filles ?…
    Claris fit résolument face au vieil homme.
    – Ulysse, Achille, Hector, Arthur, Lancelot, Merlin, Robin des Bois, Sinbad, Robinson Crusoé, Gulliver, Angelo, Frodon, Aragorn, Harry Potter, Skywalker, Fitz, Pug, Eragon, ce sont des filles peut-être ?
    Les mains sur les anches, Claris le fusillait de son regard transparent. Comme elle ressemblait à Sierra… Un voile passa dans le regard du vieil homme. Lorsqu'il répondit, le ton était volontairement nonchalant :
    – Je vois… Tu veux dire que, dans ton incommensurable ignorance, tu n'as lu que des histoires où les héros sont de sexe masculin. Et que, même dans ces histoires-là, tu as préféré ne pas voir les héroïnes qui y sont pourtant bel et bien !
    – « Belles » peut-être, mais « bien »… Des héroïnes ? Tu veux parler de Pénélope, Guenièvre et autres Belles au bois dormant, n'est-ce-pas ?
    Blaise acquiesça.
    – Par exemple. Que leur reproches-tu donc ?
    – Ce sont de vraies PP…
    – PP ?
    – PP : princesses passives…
    – Alice ? proposa-t-il.
    – Pff, ridicule… Courir derrière un lapin, boire du thé, jouer au croquet… ce n'est pas ce que j'appelle des aventures.
    – Hermione ?
    – Elle est meilleure élève que les garçons, d'accord, mais elle n'AGIT pas. Elle n'a qu'une chose en tête : ses études… Il n'y a pas que ça dans la vie !
    – Oh, bien entendu… Galadriel, Arwen ?
    – Galadriel ne compte pas ! Elle n'est pas humaine… C'est un elfe… »
    Claris rêve d'avoir une épée, de suivre son ami d'enfance Ugh, le fils de sa nourrice Chandra, de franchir les frontières, de connaître d'autres gens et de fuir sur un cheval… Elle est un feu follet qui ne se pose que pour lire.
    Son frère Jad est son contraire. A l'âge de trois lunées, il est tombé gravement malade. Depuis, de constitution fragile, il a une liaison au coeur et a très fréquemment des fièvres, des vertiges et des migraines. Dans ses appartements, il soigne des bonsaïs, étudie et écoute bien patiemment les plaintes et les revendications de sa soeur qu'il adore. Ces deux enfants sont fusionnels et complémentaires.
    Blaise et Eben observent les enfants et appréhendent. Il semblerait qu'en grandissant, ils développent des pouvoirs parapsychiques et des capacités extra-sensorielles. Afin de les guider sans qu'ils ne s'en aperçoivent, Blaise leur offre des objets interdits, en plus des livres. A Claris, un enregistreur qui prend la forme que l'on veut, et à Jad, un jeu d'échec qui a la faculté de lire le présent et peut-être aussi l'avenir. Les pièces du jeu peuvent prendre la forme de Claris, de Ugh, de Jad et se comporter comme eux. Dans l'atmosphère une inquiétude se diffuse, quelque chose va se passer…
    Le temps est peut-être venu pour un apprentissage plus savant. Elle est finie l'époque des interdits des vieilles légendes et des pratiques éculées. Depuis la disparition de Sierra, plus rien n'est naturel, paisible. La prophétie des Abdiquants qui raconte qu'un ange viendra accomplir de grandes choses, refait surface… car il est des mondes parallèles où règnent les Elémentaux, des êtres féeriques qui ont fuit le monde de la science et de la technologie et qui ne demandent qu'à revenir. Les anciens se réunissent et commencent à envisager l'avenir pour les générations futures et la bonne harmonie des quatre éléments… l'eau, le feu, la terre et l'air.
    Ce livre est un très beau roman. Il est poétique, magique et mystérieux. Nous sommes transportés dans un futur très lointain que l'on imagine avec des images féodales. Les personnages sont complexes, captivants, sincères et généreux. Des premières pages aux dernières, leur évolution est belle, pleine de force, d'hardiesse et de sagesse. Pour Claris, l'adolescence est une étape difficile. Elle rejette sa féminité et les sentiments plus qu'amicaux qui la poussent vers Ugh. Pour Jad, elle est aisée. Il se métamorphose en un garçon plus fort, plus robuste, qui laisse son esprit ouvert et libre à toute extravagance. L'auteure a écrit de très belles scènes sur l'amitié, l'amour fraternel et filial. Elle a puisé dans différents livres plusieurs anecdotes qui font référence à l'amour, au courage et à la prudence. Nous avons alors beaucoup de plaisir à nous remémorer ces lectures et leurs héros.
    Ce tome nous laisse avec des interrogations sur Sierra, les pouvoirs des jumeaux, les êtres invisibles, les devinettes de Blaise… il appelle le deuxième tome très rapidement…
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    • Livres 3.00/5
    Par Aeyrine, le 30 décembre 2013

    Aeyrine
    C'est un livre qui m'avait beaucoup tenté lorsque je l'ai découvert il y a plus d'un an (il me semble) et comme d'autres je ne l'ai pas lu dès que je l'ai acheté. J'ai mis longtemps à me décider à le lire car je m'attendais à une histoire de Fantasy assez classique donc ça n'était pas forcément la lecture vers laquelle je me tournais en priorité. En fait, ce qui m'a decidé à le sortir de ma pal, c'est qu'il a été sélectionné pour le bookclub de Livraddict du 18 décembre, c'était la bonne occasion pour le lire (même si au final je n'ai pas participé à ce fameux bookclub faute de temps...).
    Pour une fois le résumé ne dévoile pas grand chose sur le contenu du roman, j'ai donc été agréablement surprise par cette lecture qui s'est avérée ne pas être du tout une histoire classique de Fantasy mais plutôt un mélange entre de la Fantasy et de la SF, ça m'a beaucoup plu. Mais c'est vraiment le dernier tiers du livre qui m'a le plus plu, c'est la que le gros ou plutôt toute l'action de ce premier tome se situe et j'ai été surprise par les événements, ça m'a donné envie de connaitre la suite, sans cette fin j'avoue que je n'aurais pas spécialement envie de continuer la saga.
    L'histoire se situe dans le futur où la Terre a subi des ravages dû aux excès de l'humanité (technologie à outrance, OGM, pollution...). le monde a fini par se diviser en deux catégories, les nantis et non-nantis et les premiers, puisqu'ils en avaient les moyens, ont fini par quitter la Terre pour vivre sur une autre planète en laissant aux autres une Terre hostile. Pour survivre les non-nantis se sont constitué en communautés et se sont mis à s'affronter, Jors le grand père de Claris et Jad a décidé de partir à la recherche d'un endroit où vivre et reconstruire l'humanité en paix mais surtout en bannissant toute forme de technologies. Il a fini par trouver un endroit idéal, protégé de par sa situation géographique et il a appelé cet endroit Salicande. Ce premier tome nous fait découvrir la vie en ce lieu plusieurs dizaines d'années après la fondation de la communauté par Jors. Les gens vivent désormais de manière plus simple et en paix, ils n'utilisent aucune technologie et ne s'en portent pas plus mal et lorsque les plus jeunes comme Claris et Jad entendent parler de ce qu'ils appellent les Temps d'Avant, ils pensent qu'il s'agit de légendes pour la plupart de qu'on leur raconte. Mais les choses vont commencer à changer pour les jumeaux, tout d'abord ils vont subir la disparition de leur mère alors qu'ils n'ont que 3 ans puis quelques années plus tard ils vont commencer à développer des pouvoirs.
    Le début de l'histoire est assez lent et a failli ne pas me faire accrocher mais j'étais suffisamment intriguée par les pouvoirs naissants des jumeaux et par le fait d'en savoir plus sur les Temps d'Avant pour avoir envie de continuer à lire. Bien sûr comme il s'agit d'un premier tome on en apprends qu'une partie mais ce que l'on apprends sur le passé en même temps que les jumeaux donne à réfléchir, on ne peut s'empêcher de penser à notre société actuelle et se dire que l'on n'accorde peut être pas assez d'importance à l'écologie. D'ailleurs, au fil de ma lecture, je me disais que la vie à Salicande avait l'air bien agréable (et pourtant on peut dire que je suis une accro aux technologies !), j'ai aimé les descriptions de la faune et de la flore, ça m'a fait rêver.
    J'ai aussi beaucoup aimé la place qu'accorde l'auteur aux livres, c'est la première fois que je vois ça dans un roman, ceux-ci sont la source principale d'information pour les personnages. J'ai adoré les références à des livres, films et personnages que l'on connait tel que le Seigneurs des Anneaux, Star wars, Ewilan, Lyra,...
    Pour ce qui est des personnages, j'ai tout de suite apprécié Claris et Jad et au début j'avais une préférence pour Claris pour son côté rebelle mais elle m'a vite agacée car je l'ai trouvé butée et égoïste. Par contre j'ai trouvé son frère plus attachant, il est plus posé et plus mûr. Leur précepteur et ami de la famille, Blaise, est un personnage qui m'a tout de suite plu et surtout intriguée, j'ai très envie d'en savoir plus sur lui, même si l'on apprends certaines choses à son sujet. J'ai aussi beaucoup aimé la famille Borges qui apporte énormément aux jumeaux en matière de formation et d'information, d'ailleurs le métier de Maya Borges, la mère, m'a beaucoup intrigué, j'ai très envie d'en savoir plus. Un personnage que j'ai trouvé aussi très attachant, c'est la nounou des jumeaux, Chandra, on ne peut pas ne pas apprécier ce personnage je pense. Son fils, Ugh, est un personnage par contre qui ne m'a pas spécialement intéressé au premier abord, puis j'ai changé d'avis au cours de ma lecture et sans aller jusqu'à dire que je m'y suis attaché je trouve que c'est un personnage qui est devenu intéressant. Quant à Eben le père des jumeaux, il m'a énervé car il n'est pas assez présent pour eux et les a surprotégés même s'il essai de rectifier le tir, j'espère qu'il va s'améliorer et mieux jouer son rôle de père.
    Du point de vue de l'écriture de l'auteur, je l'ai trouvé agréable et facile à lire puis, petit truc en plus que j'ai apprécié, les chapitres sont tous divisés par des sections avec un court titre, j'ai trouvé que ce découpage aérait la lecture. de plus, je n'ai pas trouvé le roman trop jeunesse, je pense d'ailleurs que ce livre peut tout à fait être lu par des (jeunes) adultes.
    Au final un livre qui m'a plu mais il est dommage qu'il faille attendre le dernier tiers du livre pour que cela devienne vraiment intéressant. Mais comme je le disais plus haut c'est grâce aux évènements de la fin de ce tome que j'ai très envie de lire la suite.

    Lien : http://monuniverslivresque.blogspot.fr/2013/12/chronique-les-eveille..
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    • Livres 4.00/5
    Par Celine___, le 06 mars 2011

    Celine___
    Les Éveilleurs, est un livre purement fantaisiste. L'histoire se déroule dans le futur, Claris et son jumeau Jad grandissent dans le château de Salicande avec leur père et leurs mentors, dans une vallée reculée et difficile d'accès, puisqu'elle est entourée de montagnes. Les enfants ont douze ans, quand l'histoire commence, ils sont comme deux moitiés qui se complètent. Les jumeaux rêvent de changement, et d'un jour visiter les vastes endroits au-delà de la vallée de Salicande.

    C'est un monde qui brille par sa magie, et dont on a toujours plus envie de découvrir les multiples facettes puisqu'il est reculé de nos héros. L'univers dans lequel grandissent Claris et Jad est mystérieux, fantastique, mais également bien secret. Les jumeaux pensent n'être rien, dans leur château prisonnier des montagnes, mais ils sont spéciaux. Ce sont leurs spécialités, leurs "pouvoirs magiques" auxquels ils sont destinés, qui vont changer la vie des jumeaux, et les faire se découvrir.

    La maîtrise des personnages dans ce livre est remarquable. Ils sont tous attachants et vrais, et on a l'occasion de plus ou mois tous les rencontrer car les points de vue s'alternent.

    Jad et Claris sont tous les deux fascinants, ils se ressemblent sans vraiment se ressembler, mais ils ont une alchimie excellente et brillamment décrite. Claris est une fillette pleine d'entousiasme, elle rechigne les idées reçues en tout genre et se bat pour prouver que ni son jeune âge ni sa condition de fille ne font d'elle une faible. Claris est drôle, son comportement et son évolution sont intéressants, mais elle montre moins de maturité que son jumeau Jad. Jad a une maladie qui l'empêche de pratiquer des efforts physiques. Tandis que sa soeur se bat chaque jour pour montrer sa force, lui préfère s'occuper de façon plus calme en lisant, par exemple. Jad est plus méditateur, il prend le temps de réfléchir et il a dès le début du livre une maturité plus avacée que sa soeur. Cela s'explique très logiquement, mais ça n'empêchera pas Claris de devenir plus mûre au fil de ses aventures.

    Un autre personnage qui m'a fort touchée est Blaise. C'est le mentor des jumeaux. Sa façon de prendre soin d'eux, de s'en inquiéter, de deviner leurs humeurs et de leur apprendre des choses de manière maligne est très touchant. Il y a un fort lien entre lui et les enfants, c'est mignon et ça peut même devenir amusant quand Blaise est confronté à d'autres enfants qui n'ont pas du tout le même caractères que les jumeaux de Salicande. Tous les trois sont très attachants :)

    Ce livre contient beaucoup de poésie, le style est beau, fluide, impeccable. Il y a de très jolies proses, et cela s'accorde parfaitement avec cet univers qui contient bien des mytères et ses personnages.

    L'histoire, quand à elle, a quelques fois trop de ralentis, il y a des moments inutiles, mais en gros, elle est assez bien rythmée. Les points qui ne m'ont pas plus personnellement proviennent de certaines explications faites vers le dernier quart du livre... J'ai trouvé que l'auteur avait pris des chemins trop prévisibles, un peu d'étonnement n'aurait pas été de refus. De ce côté là c'est la déception, parce que si je lis quelque chose que j'ai déjà compris et prévu depuis longtemps, je m'ennuie.

    Le premier tome des Éveilleurs est beau, magique, poétique, et j'ai vraiment adoré les personnages. le gros bémol étant les dénouements faciles de ces paquets de noeuds qui impressionnent au début. Je lirai la suite dans un futur proche ou lointain, car ce n'est pas le suspens qui fait qu'on aime ou pas.
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Critiques presse (1)


  • Ricochet , le 15 février 2013
    Pauline Alphen, auteure franco-brésilienne, fait une entrée remarquée dans la littérature de l'imaginaire destinée aux adolescents. Elle montre aussi qu'elle a de l'imagination à revendre, un véritable souffle capable de créer des univers riches et foisonnants.
    Lire la critique sur le site : Ricochet

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Citations et extraits

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  • Par liliba, le 28 mai 2010

    Le Vrai Lecteur écrit le livre en le lisant. »

    « Le Vrai Lecteur est à la fois l’auteur, les personnages et l’histoire.

    Le Vrai Lecteur est le livre.

    La Guilde se trompe.

    Le Vrai Lecteur n’est pas celui qui comprend ce que l’auteur a voulu dire.

    Le Vrai Lecteur est celui qui, en lisant, réinvente le livre.

    Et s’il lit autre chose que ce qu’a écrit l’auteur, alors celui-ci a gagné son pari, il a fait son travail.

    Le Vrai Lecteur court tous les risques.

    Celui de savoir ce que les personnages ne savent pas.

    Celui de ne pas savoir ce que savent les personnages.

    Celui de comprendre autre chose que ce que voulait l’auteur.

    Le Vrai Lecteur s’en fiche, il voyage…
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  • Par Morgouille, le 04 juillet 2011

    La légende disait que c’était à cause du phare que Jors le Fondateur avait établi sa petite communauté dans la vallée reculée de Salicande, cinquante et un ans auparavant. Parce que la vue de ce monument maritime mangé de lierre rouge échoué parmi les montagnes l’avait fait rire, lui qui ne riait pas. Ce fut un rire formidable, un rire qui fit jaillir les larmes pendant si longtemps que ses compagnons crurent que son esprit s’était enrayé pour de bon.
    Avec ce rire dément, Jors avait évacué les horreurs de la Grande Catastrophe qu’ils venaient tous de vivre. Les spasmes qui agitaient son ventre et les larmes qui coulaient à flots de ses yeux avaient chassé de son corps, sinon de sa mémoire, les enfants disparus, les Élémentaux sacrifiés, l’avenir brutalement éteint comme l’on mouche une bougie. Ce fut la dernière fois qu’on le vit rire. Au moins, cette partie de la légende est vraie, pensa le Mandarin.
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  • Par Hillel, le 06 mai 2013

    -Fort bien. Je n’ai plus rien à dire, sinon ceci : en revenant de chez Borges, Ugh m’a demandé si tu étais son père. Il ne l’avait jamais fait auparavant et j’estime que s’il a posé cette question maintenant, c’est parce qu’il peut entendre la réponse. Je lui ai répondu qu’il était né de ta semence et que c’était à vous deux de décider si cela faisait de toi son père.
    -Mais tu viens de dire qu’il n’a pas besoin d’un père ! Ce n’est pas cohérent ! protesta Blaise, soudain paniqué de voir la situation exposée aussi clairement.
    -Ahhh !
    Blaise sentit tous ses poils se hérisser au cri sauvage de Chandra. Les yeux fermés, les poings serrés, la nourrice faisait un effort manifeste pour se contrôler. Se tournant vers lui, elle grinça :
    -J’étais en colère, chéri… Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, je SUIS en colère… Tu te pointes la gueule enfarinée, quatorze lunées plus tard, pour dégobiller tes concepts sur la paternité et tu voudrais que je pleure de joie au retour du père prodige ! Par la très patiente Déesse, il n’y a pas de cohérence lorsqu’on est en colère !
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  • Par Morgouille, le 04 juillet 2011

    — Ha ! Synchronicité ! déclara Borges d’un ton enthousiaste.
    — Qu’est-ce que c’est ?
    — Ce qui se passe lorsque deux événements apparemment sans relation pointent dans la même direction. A peu de temps d’intervalle, presque simultanément, le cordonnier et moi nous te parlons des couleurs. Nous ne nous connaissons pas, nous n’avons probablement pas la même relation aux couleurs. Qu’est-ce qui nous lie ?
    — Moi ?
    — Parfaitement ! s’exclama Borges. Peut-on imaginer que toi, Claris, tu aies en quelque sorte provoqué ces conversations pour des raisons qui t’échappent peut-être mais qui t’appartiennent ?
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  • Par Morgouille, le 04 juillet 2011

    Lorsque les jumeaux se retrouvaient à la fin de la journée, Jad montrait à sa sœur la dernière posture qu’il avait apprise ou une bouture particulièrement prometteuse, et Claris lui détaillait les nouvelles parades enseignées par Dag le maître d’armes. Ne pouvant plus être le reflet exact l’un de l’autre, ils avaient coupé la poire en deux et échangeaient leurs connaissances dans l’espoir de réunir les deux moitiés. Jad taisait sa frustration et Claris ne lui montrait pas qu’elle s’inquiétait pour lui. Ils apprenaient à se mentir pour mieux s’aimer.
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