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Par yv1, le 13/05/2011
Pas son genre de
Philippe Vilain
En amour, il m'arrive de penser que je n'ai rien vécu, que j'ai peut-être manqué les choses essentielles, et que si j'ai connu des femmes, si j'ai déjà aimé, je ne me suis jamais résolu à m'engager, à me marier et à fonder une famille, par paresse sans doute, par volonté de ne pas bouleverser ma vie ou de préserver mon indépendance, que sais-je, par indécision aussi, parce que je sens que m'engager ne me satisferait pas plus que ne pas m'engager, et que rien ne me paraît plus absurde que de choisir entre une insatisfaction et une autre (p.11)
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Par julinou, le 30/08/2011
Pas son genre de
Philippe Vilain
Pour la convaincre, je me lançais dans des comparaisons fumeuses, des parallèles entre la coiffure et le travail littéraire. Je prenais l'exemple d'un client sur lequel elle avait réalisé une coupe ordinaire pour lui démontrer que les difficultés de la coupe n'apparaissaient pas à un non-initié qui jugerait seulement du résultat : achevée, la coupe produisait même l'effet d'une grande simplicité ; cependant, si j'essayais de réaliser moi-même une coupe identique sur un proche, je ne parviendrais sans doute pas à donner une si belle harmonie à son visage [...]
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Par julinou, le 30/08/2011
Pas son genre de
Philippe Vilain
Elle lisait chaque page avec le même scrupule, sans s'autoriser à sauter des passages. Elle pensait que c'était "mal" de ne pas lire un roman en entier, irrespectueux envers son auteur, qu'il fallait lui donner une chance de se rattraper plus loin, qu'un roman méritait bien le sacrifice de quelques heures de lecture.
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Par julinou, le 30/08/2011
Pas son genre de
Philippe Vilain
Je me fais une représentation si précise de la femme supposée me convenir, une idée si claire de ce qu'elle devrait être, et je suis si résolu à l'obtenir que je finis toujours par trouver assez d'imperfections aux femmes avec lesquelles je sors, je veux dire, pour m'engager avec elles.
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Par tamara29, le 14/04/2012
Paris l'après-midi de
Philippe Vilain
Assurée de mes sentiments, elle demeurait distante ; dès que je ne les lui manifestais plus, elle revenait en quête de nouvelles preuves. Elle me considérait comme une aimable distraction. Avec moi, ce n’était plus son mari qu’elle trompait, c’était l’ennui.
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Faux-père de
Philippe Vilain
Moi qui ai toujours pensé écrire ma vie,je m'aperçois que ma vie n'a jamais cessé de m'écrire.
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Pas son genre de
Philippe Vilain
Travailler est une fuite heureuse, une façon d'oublier.
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Pas son genre de
Philippe Vilain
Etrangement,rien ne nous éloigne plus que de sentir nos proches heureux lorsque nous ne sommes pas la cause de ce bonheur:alors nous déplorons de ne pas partager avec eux ce bonheur que nous avons échoué à leur offrir,et nous n'admettons ni qu'ils l'aient trouvé seuls,ni qu'ils se satisfassent d'en profiter sans nous.
Nous nous sentons trahis.
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Par BVIALLET, le 27/03/2012
Faux-père de
Philippe Vilain
Cet enfant que Stefania attendait, qu'elle avait décidé seule de se faire faire,ne me concernait pas. Pouvais-je considérer ce viol comme une preuve d'amour ?
Le fantasme qu'ont certains hommes de faire l'amour à une femme enceinte me répugnait, il m'évoquait quelque chose de pervers, d'incestueux et de morbide.
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Pas son genre de
Philippe Vilain
Les femmes attendent des certitudes,des preuves d'amour car la sexualité ne leur suffit pas;elles craignent d'être lésées,de se donner pour rien,comme elles disent,sans contrepartie de sentiments;plus les femmes se sentent aimées plus elles désirent,et plus elles désirent plus elles aiment.