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La femme infidèle de
Philippe Vilain
Il n'est même pas certain qu'elles prennent du plaisir à tromper, parce que, à la différence des hommes qui trompent pour la beauté du geste,les femmes trompent par désespoir,par ennui,pour savoir ce que leur mari éprouve en les trompant mais aussi pour ne pas perdre tout à fait le fil de leur vie.
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Par yv1, le 13/05/2011
Pas son genre de
Philippe Vilain
En amour, il m'arrive de penser que je n'ai rien vécu, que j'ai peut-être manqué les choses essentielles, et que si j'ai connu des femmes, si j'ai déjà aimé, je ne me suis jamais résolu à m'engager, à me marier et à fonder une famille, par paresse sans doute, par volonté de ne pas bouleverser ma vie ou de préserver mon indépendance, que sais-je, par indécision aussi, parce que je sens que m'engager ne me satisferait pas plus que ne pas m'engager, et que rien ne me paraît plus absurde que de choisir entre une insatisfaction et une autre (p.11)
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La femme infidèle de
Philippe Vilain
C'est la chose la plus cruelle,la plus cynique,la plus désespérante aussi,que nous apprend l'amour:celui qui, jusque là,vous aimait,s'exaspère de tout ce qui vous concerne,et vous considère,au mieux comme un ennemi,au pire avec indifférence.
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La femme infidèle de
Philippe Vilain
"[...] ces délibérations continuelles me donnaient au moins le sentiment de cheminer vers une vérité de l'amour : que, sans doute, l'on aime jamais que de façon contradictoire, si l'on peut tromper sans aimer comme aimer tout en trompant, s'abstenir de tromper sans pour autant aimer, ne pas aimer même la personne avec laquelle on trompe pour mieux aimer celle que l'on trompe, si la fidélité n'est pas plus la preuve de l'amour que l'infidélité n'est la preuve d'un désamour; et alors, seulement, j'en concluais que tromper ne signifiait rien.
Si penser rend fou, moi, c'est de ne plus penser qui m'aurait rendu fou. Je ne savais penser qu'à ça."
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Confession d'un timide de
Philippe Vilain
Faire l'éloge du timide, ce n'est pas faire l'éloge du silence, mais celui de la parole, au contraire, d'une parole meurtrie, d'un dire bruissant qui n'a pas trouvé sa voix. Tout timide est un parleur qui ne se nomme ni ne se dit.
J'ai fait la guerre aux mots en silence, dans la souffrance et la jouissance de me taire. Mon dilemme est le suivant : je ne saurais m'envisager sans la timidité dont je souhaite ne plus souffrir, sachant que n'en plus souffrir reviendrait à m'envisager sans elle et que penser que ma vie pourrait cesser d'être dominée par elle n'aurait sans doute pas plus de sens que de continuer à en souffrir.
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Par julinou, le 30/08/2011
Pas son genre de
Philippe Vilain
Pour la convaincre, je me lançais dans des comparaisons fumeuses, des parallèles entre la coiffure et le travail littéraire. Je prenais l'exemple d'un client sur lequel elle avait réalisé une coupe ordinaire pour lui démontrer que les difficultés de la coupe n'apparaissaient pas à un non-initié qui jugerait seulement du résultat : achevée, la coupe produisait même l'effet d'une grande simplicité ; cependant, si j'essayais de réaliser moi-même une coupe identique sur un proche, je ne parviendrais sans doute pas à donner une si belle harmonie à son visage [...]
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Par Sando, le 20/03/2013
La femme infidèle de
Philippe Vilain
Sans doute y a-t-il au moins trois sortes de cocus: ceux qui accusent leur épouse, ceux qui accusent l'amant de leur épouse et ceux qui s'accusent eux-mêmes: les premiers se convainquent de n'être responsables de rien, les seconds sont convaincus que leur femme n'est en rien responsable, les troisièmes s'imaginent coupables de tout.
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Par julinou, le 30/08/2011
Pas son genre de
Philippe Vilain
Elle lisait chaque page avec le même scrupule, sans s'autoriser à sauter des passages. Elle pensait que c'était "mal" de ne pas lire un roman en entier, irrespectueux envers son auteur, qu'il fallait lui donner une chance de se rattraper plus loin, qu'un roman méritait bien le sacrifice de quelques heures de lecture.
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Par julinou, le 30/08/2011
Pas son genre de
Philippe Vilain
Je me fais une représentation si précise de la femme supposée me convenir, une idée si claire de ce qu'elle devrait être, et je suis si résolu à l'obtenir que je finis toujours par trouver assez d'imperfections aux femmes avec lesquelles je sors, je veux dire, pour m'engager avec elles.
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Par tamara29, le 14/04/2012
Paris l'après-midi de
Philippe Vilain
Assurée de mes sentiments, elle demeurait distante ; dès que je ne les lui manifestais plus, elle revenait en quête de nouvelles preuves. Elle me considérait comme une aimable distraction. Avec moi, ce n’était plus son mari qu’elle trompait, c’était l’ennui.