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Par Matimima, le 29/11/2008
Se résoudre aux adieux de
Philippe Besson
Mais aimer, ce n'est pas s'installer une fois pour toutes au sommet de ses certitudes. C'est douter toujours, trembler toujours. Et puis, demeurer vigilant pour éviter que le poison mortel de l'habitude ne s'insinve et nous tue, ou pire : nous anésthésie. Ne pas croire que plus rien ne reste à faire mais au contraire séduire, séduire encore.
Aimer, ce n'est pas gagner à tous les coups. C'est prendre des risques, faire des partis incertains, connaitre la frayeur de perdre sa mise pour mieux savourer le frisson de la douleur.
Aimer, ce n'est pas emprunter des routes toutes tracées et balises. C'est avancer en funambule au-dessus de précipices et savoir qu'il y a quelqu'un au bout qui dit d'une voix douce et calme : avance, continue d'avancer, n'aie pas peur, tu vas y arriver, je suis là.
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Par jd, le 29/08/2008
Se résoudre aux adieux de
Philippe Besson
Aujourd’hui, avec le retour de l’été, avec la belle lumière, les reflets dans les fenêtres entrouvertes, j’ai l’impression que Paris ressemble à une peinture de Bonnard. C’est éclatant
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Par jd, le 29/08/2008
Se résoudre aux adieux de
Philippe Besson
Aimer, ce n’est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées, c’est avancer en funambule au dessus des précipices et savoir qu’il y a quelqu’un au bout qui dit d’une voix douce et calme : avance, continue d’avancer, n’aie pas peur. Tu vas y arriver, je suis là
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Par BlueGrey, le 27/08/2009
L'Arrière-saison de
Philippe Besson
Stephen extrait d'une de ses poches les clés de sa voiture. Il tend son bras gauche pour indiquer à Louise que le passage est ouvert devant elle. Ben les observe : il leur trouve l'assurance des couples les plus établis en même temps que la nervosité des débutants. C’est quelque chose de presque imperceptible, comme un tremblement, un frisson à la surface de la peau, une timidité autour des yeux, une très légère hésitation à l'instant d'emboîter le pas de l'autre. Ben les observe et il a le cœur serré.
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Par BlueGrey, le 27/08/2009
L'Arrière-saison de
Philippe Besson
Donc, au début, elle sourit.
C'est un sourire discret, presque imperceptible, de ceux qui se forment sur le visage parfois, sans qu'on le décide, qui surgissent sans qu'on le commande, qui ne semblent reliés à rien en particulier, qu'on ne saurait pas forcément expliquer.
Voilà : c'est un sourire de presque rien, qui pourrait être le signal du bonheur.