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Critiques de Robert Menasse (24)
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C'est le premier livre de l'auteur qui est tombé sous mes yeux... L'original, en allemand. Le traducteur / la traductrice a du bien s'amuser, car la grammaire est le dernier des soucis de M. Menasse. D'autre part, il aime un certain chaos dans la narration. Certes, ll n'est pas le premier a avoir raconté plusieurs histoires dans le désordre, mais le résultat est comme toujours garanti, plutôt déroutant. A propos, l'histoire dont il est question dans la quatrième page de l'édition francaise n'est que l'une de ces histoires et à mon avis pas forcément la plus importante. Il est paraît-il avant tout question de la "Wende", la chute pacifique du rideau de fer en 89. C'est ce qu'indique en tout cas la 4ème page de la version originale. Etonnant, car de cela, il n'est question que pendant quelques lignes de la... dernière page. Ceci étant dit (un certain chaos, un chaos certain), l'auteur ne manque ni de fantaisie, ni d'humour, souligné encore dans la version originale par l'utilisation de l'allemand autrichien, lequel diffère de l'allemand tout court et renforce souvent l'aspect grotesque, moqueur du récit. Ah, ces Viennois! En résumé, un livre intéressant mais sans plus car j'ai la plupart du temps subi les "tics" de l'auteur sans en voir la nécessité.
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La Capitale



Travaillant à Bruxelles, dans le milieu des institutions européennes, j'ai remarqué lors de ces derniers mois que "la capitale" commençait à se faire un nom dans notre capitale européenne. Vu le peu de livres, ou films décrivant tant Bruxelles comme la politique européenne j'ai commencé ce livre avec grande avidité. Si vous pensez trouver un house of cards, à la sauce Commission européenne, détrompez-vous. Les critiques semblent très positives mais moi je suis énormément resté sur ma faim, et j'ai carrément eu l'impression de perdre mon temps, étant très content d'arriver à la dernière page de ce livre pour enfin le renfermer. J'ai trouvé que les histoires des différents personnages partaient dans tous les sens, attendant en vain une connexion commune qui fasse sens. L'histoire de cochon et de meurtre me semble très artificielle et l'objectif de l'auteur est assez dur à comprendre (j'ai repéré dans d'autres critiques que je ne suis pas le seul à avoir cette impression). Il est vrai que j'ai tout de même apprécié la description de certains aspects du travail des fonctionnaires, ou l'on retrouve des vérités sur l'absurdité des processus bureaucratiques. Mais il aurait été souhaitable d'aller plus en profondeur dans le cynisme si possible. Si quelques endroits de Bruxelles sont décrits (centre, quartier européen), l'auteur ne fait pas assez vivre le reste de la ville, qui regorge d'ambiances et de personnages formidables, surprenants et souvent chaotiques.

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La Capitale

Roman multiple, à plusieurs étages, foisonnant… c’est comme vous voulez.



Mais c’est surtout plusieurs angles de vue sur Bruxelles et sa ‘bubble’, c’est-à-dire la bulle européenne à l’intérieur de Bruxelles, une sorte de ghetto ; oui un ghetto où la plupart des protagonistes n’ont pas jugé nécessaire d’apprendre une des langues nationales de Belgique.



Un fil conducteur ? oui un cochon. Dans l’antre du surréalisme, c’est bien trouvé.



En fait le vrai fil conducteur est peut-être le pourquoi de l’Union européenne et les risques de son ébranlement. Née sur les décombres de la guerre – « plus jamais ça ». Mais qu’est-ce ça ? Pourquoi Auschwitz et pas d’autres camps ? Et les nationalismes actuels ? Et les fonctionnaires européens qui sont plus mus par leur propre ambition que par l’intérêt commun ? Et la police belge qui se désintéresse du cochon tant que la presse ne s’en mêle pas ? Et les think tanks ? Et Alzheimer ?



Ce sont ces multiples facettes qui forment ce roman dense. Livre qui ne donne pas une mais plusieurs réponses, sans préciser à quelle question.



« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » disait Lavoisier, qui lui-même s’inspirait de Anaxagore de Clazomènes : « Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau. »



Plus une réflexion sociologique qu’un roman, à qui il manque une trame tangible et du rythme.



Dans tous les cas, à découvrir.

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La Capitale

Ce roman foisonnant et très riche a pour cadre principal Bruxelles, la capitale de l'Union européenne et met en scène de nombreux personnages dans des fils narratifs relativement indépendants les uns des autres. Au cours d'un prologue assez loufoque, les protagonistes principaux sont présentés et ont pour point commun de tous croiser la route d'un cochon en liberté dans les rues de Bruxelles.



Les fonctionnaires européens forment le groupe le plus important de personnages avec notamment la chyprio-grecque Fenia Xenopoulou et son collaborateur dépressif l'Autrichien Martin Susman. Noter l'emploi de la racine Xeno , qui veut dire ‘etranger' en grec et qui fait écho à la question de l'identité de celle qui porte ce nom et plus généralement de l'identité européenne, thème important du roman. On croise ensuite l'étrange Mateusz Oswiecki, un religieux polonais venu remplir une mission de l'ombre dans la capitale belge et que l'on suit dans sa fuite vers son pays natal. Avec ce dernier, le commissaire de police belge Brunfaut, imprégné des valeurs de résistance, complète le volet Espionnage du roman. L'ancien professeur de Vriend, juif rescapé des camps de la mort, et pensionnaire d'une maison de retraite ainsi que le professeur autrichien Alois Erhart, fils de sympathisants nazis, venu à Bruxelles participer aux travaux d'un Think Tank, sont les deux autres personnages importants du roman.



Ce foisonnement de personnages et de récits qui en découle est utilisé par Menasse pour montrer le double caractère de notre monde : fait d'éléments disparates et de confettis qui néanmoins finissent par former un tout qui a une apparence de relative cohérence. Menasse donne d'ailleurs à chacun de ses chapitres des titres assez longs qui sont des sources de réflexion par eux-mêmes. Je ne donnerai à titre d'exemple que le titre du premier chapitre : ‘il n'est pas obligatoire qu'il existe des liens entre les choses, mais sans eux tout se désagrégerait'. Menasse nous décrit un monde fait d'intrications plus ou moins ténues entre les choses et notamment entre les différentes strates du temps.



Il me semble qu'avec ce roman, le premier de lui que je lis, Menasse s'inscrit dans la continuité de se glorieux prédécesseurs autrichiens : Hermann Broch et Les Somnambules , Robert Musil et L'homme sans qualités. Broch et Musil ont connu la désagrégation de l'Empire austro-hongrois. Il y a dans le roman de Menasse une ambition de décrire l'Europe dans sa situation actuelle et aussi dans ses racines historiques proches, et au-delà de soulever des questions qui me semblent importantes et qui tournent autour des notions d'identité, d'histoire, de mémoire, d'oubli, de mort, de vivre ensemble. le traumatisme de la seconde guerre mondiale et de la Shoah revient souvent dans le roman. Et au travers de la vie de certains personnages et notamment celle du vieux de Vriend atteint de la maladie d'Alzeimer, Menasse pointe du doigt le danger de l'oubli. L'Union Européenne s'est construite sur les décombres de la guerre avec la volonté de ses leaders de ne plus jamais revivre cela. La génération actuellement au pouvoir n'a pas connu la guerre et le risque est grand d'oublier les principes fondateurs d'une union qui a donné à l'Europe occidentale sa plus grande période de paix.



Au-delà de sa réflexion sur l'Europe, Menasse a le don d'exploiter les scènes de la vie quotidienne pour donner une vision très riche de la société et du monde actuels. L'épisode où Martin Susman part acheter des sous-vêtements par exemple est l'occasion , si on y prête bien attention, de voir un tas de caractéristiques de notre monde d'aujourd'hui : les idées toutes faites qu'ont les gens sur les habitants des pays voisins, l'impact des normes sur la vie quotidienne, la prise en compte de la souffrance animale, la façon dont le commerce s'organise… L'épisode anodin où un fonctionnaire européen part en déplacement à Doha est l'occasion de dénoncer l'absurdité du recours exagéré à la climatisation et par là de dénoncer les excès et les disfonctionnements du monde d'aujourd'hui. le monde du travail et de la bureaucratie est bien rendu par les nombreuses scènes qui ont pour cadre les bureaux de l'administration européenne.



Le roman est long et dense. Il n'est donc pas possible d'en faire ressortir les multiples facettes. C'est d'ailleurs la seule réserve que j'apporte au roman : la mise en avant des idées prend parfois le pas sur le contenu purement littéraire du livre.

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La Capitale

Une critique pleine d’humour du fonctionnement des institutions de l’union européenne. A travers le quotidien de quelques fonctionnaires européens, l’auteur d'écrit les mille et uns petits travers de chacun et des institutions dans lesquelles ils travaillent. Toutefois malgré l’enquête pour decouvrir l’assassin d’un mystérieux cadavre qui a disparu et les péripéties de cet assasin en Europe de l’Est, l’ensemble manque un peu de rythme.
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La Capitale

Comment se constitue une histoire ? Comment et pourquoi s'assemblent des individus ? À travers une réflexion à la satirique finesse sur l'Europe et ses hilarantes errances bureaucratiques, Robert Menasse répond par une mise en scène, et son impossible instrumentalisation, de la mémoire, ses mensonges individuels et ses arrangements collectifs. La capitale virevolte alors d'un personnage à l'autre, d'une constitution langagière de nos intériorités à la novlangue globalisée et bureaucratique.
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Die Hauptstadt

L'Autrichien Martin, la Grecque Fenia, les Belges de Vriend et Brunfaut : un moment de la vie Bruxelloise autour d'un événément à organiser : l'anniversaire du Traité de Rome.



Menasse met en roman ses idées politiques. C'est un peu long (450 pages) et dilué (peu d'action). Un peu artifciel aussi dans les postures et peut-être paradoxal (un projet qui n'est soutenu que par intérêt pour le passé, affirmer l'importance de la culture sans la thématiser, défendre un sujet en multipliant les images négatives, vouloir sans proposer, dénoncer autrui pour forcer au développement de solutions qu'on ne précise pas, à des questions qu'on ne cerne pas, nier les nationalismes mais construire sur des expériences historiques communautaires, etc).



L'effort et l'originalité du roman sont à souligner, mais il présente les difficultés d'une littérature multiculturelle : comment faire parler des personnages à la fois individuels, culturels et multiculturels ?... tout en s'adressant à un lecteur qui veut un roman, c'est-à-dire s'insérer avec facilité et délectation dans une "expérience", alors que les structures de cette expérience sont apportées par des codes qui prétendent dépasser ceux de son système culturel...

La tentative est cependant valeureuse : un premier pas vers la forme d'une littérature internationale ?
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Don Juan de la Manche ou L'éducation au désir

Nathan,un Don Juan qui peine dans la vie confesse ses difficultés d'être mâle à une psychanalyste.Pas mal ,un peu déprimant comme beaucoup de livres d'auteurs autrichiens(ils l'ont dans la peau!).
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L'élargissement

L’Europe telle qu’elle erre, ses rouages et héritages et surtout un roman inventif, caustique, et très renseigné sur l’Albanie, son histoire, ses lois et ce que révèle de racisme et d’antisémitisme son désir d’entrer dans l’Union Européenne qui réveille les nationalismes, la balkanisation d’un territoire jamais aussi patente que quand elle s’invente, à partir du casque d’un prétendu héros unificateur, un désir d’unité. Roman, comme on dit, choral, d’une acerbe drôlerie L’élargissement creuse l’absurdité d’une institution à la dérive. Robert Menasse s’interroge sur ce dont on en hérite, sur la part d’histoire, de traditions et donc de lois et de manipulations dont est la résultante cette Europe si hasardeuse.
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La Capitale

En ce mois de mai que viendront clore les élections européennes, je vous propose de découvrir un roman où l’Europe et la ville de Bruxelles jouent un rôle prépondérant : La capitale de Robert Menasse, pour lequel l’auteur fut récompensé en 2017 par le « Deutscher Buchpreis », un prix littéraire couronnant lors du salon du livre de Francfort le meilleur livre de langue allemande de l’année.



Écrivain autrichien né en 1954, Robert Menasse est à la fois traducteur (du portugais vers l’allemand) et auteur. Déjà lauréat du Prix du livre européen en 2015 pour « Un messager pour l’Europe : plaidoyer contre les nationalismes », l’Europe tient donc un rôle essentiel dans son oeuvre.



Dans « La capitale », tout commence de façon assez surprenante par un cochon se promenant en liberté dans les rues du centre-ville de Bruxelles, effrayant les passants. Une occasion pour Menasse pour introduire les personnages principaux du roman, tous témoins de cette scène surréaliste ; et aussi d’instiller un humour qui accompagnera le lecteur tout au long de sa lecture. S’y ajoute un meurtre commis dans un hôtel et qui lui confère un côté « thriller ».



L’histoire met principalement en scène des fonctionnaires de la Commission Européenne, chargés d’améliorer l’image de cette dernière à travers un projet nommé « Big Jubilee Project ». On pénètre ainsi dans les arcanes de la Commission, où la culture ne semble pas bénéficier d’un grand prestige (proportionnel au faible budget), contrairement au commerce et à l’agriculture. Martin Susman, un des fonctionnaires, a l’idée de mettre en avant des survivants du camp d’Auschwitz lors de ce Jubilé, afin de revenir aux sources du projet européen. Robert Menasse offre une vision assez critique de certains personnages, comme sa chef Fenia Xenopoulou, toute déniée à son travail mais qui vit très mal son affectation à la culture et veut utiliser le succès du projet pour revenir à la Direction du Commerce, ou encore ce qu’il appelle les « salamandres ».



A côté de ces fonctionnaires, on suit l’enquête du commissaire Brunfaut sur le meurtre de l’hôtel Atlas, la participation d’un professeur d’université à la retraite à la réunion d’un « think tank » européen, ou encore l’un des derniers survivants du camp d’Auschwitz. J’avais lu sur ce livre qu’il était « foisonnant », et je ne peux trouver meilleur adjectif pour le caractériser. On suit les parcours des différents personnages (qui se croisent sans se rencontrer dans différents lieux de la capitale), le développement de préparation du Jubilé. D’un côté, on assiste à des luttes d’influence, on a l’impression que l’Europe devient un terrain d’opposition entre des personnes et des Etats Nations plutôt qu’un projet commun. A titre d’exemple, des négociations bilatérales sont entreprises avec la Chine par certains pays pour exporter de la viande de porc (et oui, le cochon est très présent dans ce livre), au détriment de l’unité européenne. De l’autre, on sent bien l’appel de Menasse à dépasser cette Europe uniquement « marché commun » pour revenir à l’essence du projet européen : la collaboration et la paix, symbolisé par la phrase « Plus jamais Auschwitz ».



Ainsi, quand un « think tank » européen n’est pas capable d’imaginer une seule idée neuve pour faire avancer l’Europe, c’est le professeur Erhard, vers la fin du roman, qui plaide pour une Europe dépassant les frontières, avec une nouvelle capitale européenne.



En résumé, de l’humour, de l’intelligence, et une réelle invitation à la réflexion sur le projet européen caractérisent ce livre.
Lien : https://evabouquine.wordpres..
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La Capitale

« La capitale » est un roman de l’auteur autrichien Robert Menasse, paru chez Verdier. A l’heure des élections européennes, j’étais curieuse de découvrir ce roman, qui se déroule principalement à Bruxelles et dont certains protagonistes évoluent dans les hautes sphères de l’Union. Mais pas le cochon, évidemment.

Drôle de soirée à l’hôtel Atlas de Bruxelles : tandis que les passants éberlués regardent passer dans la rue un cochon, un meurtre est commis. Pas de témoins pour le crime, juste un assassin – et donc un flic. On se lancera donc plutôt sur les traces de ceux qui ont vu le cochon, et se dessine alors une mosaïque de portraits d’hommes et de femmes qui chacun incarne une version du passé, ou du présent, de l’Europe.

Malgré la diversité des personnages et la multiplicité des fils narratifs, « La capitale » est une évocation haute-en-couleurs et finalement crédible des arcanes des institutions européennes. On assiste à un jeu de pouvoir (ou de massacre) où se mêlent allègrement les ambitions personnelles, les basses manœuvres d’influence, la manipulation, pour des projets qui mobilisent en vain le temps et l’énergie des fonctionnaires. La farce est cruelle, troublante. Seuls quelques personnages sont réellement touchants, tels De Vriend, réchappé d’Auschwitz, Brunfaut, le policier consciencieux, ou Erhart, fidèle à ses convictions. « La capitale » est un roman polymorphe, qui échappe aux classifications, ni policier, ni politique ; il s’agit en fait d’une réflexion distanciée sur l’Europe, son passé, ses langues, ses rêves, ses blessures, et en même temps d’un plaidoyer pour une réelle politique culturelle à l’échelle de l’Union. Et l’on mesure bien la dose d’absurdité contre-productive, mais aussi la difficulté immense de construire ensemble un projet pérenne, outrepassant les différences et les intérêts particuliers. Pour la suite, cliquez sur le lien.
Lien : https://bit.ly/2wz6gpn
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La Capitale

Ca commence comme un polar - un homme a été tué à l'hôtel Atlas- ou un récit surréaliste - un cochon en liberté sème la panique dans les rues de Bruxelles- Le début met en place tous les personnages et on s'y perd un peu. Ils sont à Bruxelles : des fonctionnaires à l'Union européenne, un président des éleveurs de porcs, un terroriste chrétien, un rescapé de la Schoah, un vieil universitaire pessimiste et un commissaire qui souffre d'embonpoint. Enfin tous les fils de l'intrigue vont se rejoindre en un "plaidoyer contre les nationalismes" comme l'auteur l'a déjà écrit dans un essai.

L'Europe telle qu'elle a été conçue pour " Auschwitz, plus jamais ça" ne peut survivre à la montée des extrêmes droites.

Une satire féroce et pleine d'humour des institutions européennes à lire absolument avant les élections...
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Don Juan de la Manche ou L'éducation au désir

Un petit récit sympathique, vif et humoristique.
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Chacun peut dire je

Le narrateur était à Vienne durant le rude hiver 44, en Allemagne le 10 novembre 89, à Vienne à nouveau pendant la chasse aux sorcières en 77, vit avec une Américaine en 68, etc. Bien sûr, ce n'est jamais le même personnage. Amusantes nouvelles, écriture dynamique, dialogues vifs. C'est très agréable à lire.

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L'élargissement

Robert Menasse poursuit son époustouflante saga européenne. Avec la précision redoutable d’un entomologiste, l’ironie mordante d’un caricaturiste et l’irrépressible empathie d’un Européen ­convaincu, il hisse le destin de l’UE à la hauteur d’un enjeu romanesque majeur.
Lien : https://www.lemonde.fr/livre..
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Chacun peut dire je

Dans ce recueil d'une douzaine de nouvelles, l'auteur autrichien Robert Menasse nous présente des destinées d'hommes et de femmes ordinaires, dont la vie s'inscrit entre les bornes des grands événements mondiaux. Où étiez-vous, que faisiez-vous le 11 septembre 2001, ou lorsque le mur de Berlin est tombé ? Nos vies sont intimement liées à ces événements qui non seulement structurent L Histoire, mais structurent aussi les existences et les relations humaines dans les nouvelles de Robert Menasse. Au fil des nouvelles, on voyage dans Vienne et l'Autriche du XXè siècle, mais aussi ailleurs en Europe, comme dans la nouvelle "Le glas de l'hiver de la faim" qui se passe à Amsterdam pendant le terrible hiver 1944. L'auteur dissèque des relations familiales souvent étiolées, le style est souvent mélancolique, parfois drôle. J'ai lu avec un vrai plaisir chacune de ces nouvelles, dont on se demande si ce sont vraiment des textes parfaitement indépendants, ou s'il s'agit plutôt d'un seul texte aux multiples facettes.
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La Capitale

Dans une fiction bruxelloise engagée et drôle, l’écrivain autrichien s’alarme pour l’Europe.
Lien : https://www.lemonde.fr/livre..
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Un messager pour l'Europe

Robert Ménasse veut comprendre. Il s'est loué en 2012 un appartement à Bruxelles. Pendant des mois il a rôdé autour du Conseil et de la Commission. Il a vu. Il raconte.

Maintenant, Robert est toujours en colère. Mais il en sait plus. Il nous informe avec humour - et il n'a pas changé d'avis.
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Permanente Revolution der Begriffe

Quelques essais politiques, en particulier sur l'Union européenne, d'un point de vue autrichien.
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Chacun peut dire je

Le narrateur était à Vienne durant le rude hiver 44, en Allemagne le 10 novembre 89, à Vienne à nouveau pendant la chasse aux sorcières en 77, vit avec une Américaine en 68, etc. Bien sûr, ce n'est jamais le même personnage. Amusantes nouvelles, écriture dynamique, dialogues vifs. C'est très agréable à lire.
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