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La pluie, avant qu'elle tombe de
Jonathan Coe
“Eh bien moi, j’aime la pluie avant qu’elle tombe. Bien sur que ça n’existe pas. C’est bien pour ça que c’est ma préférée. Une chose n’a pas besoin d’exister pour rendre les gens heureux.”
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Par caro64, le 12/07/2010
La pluie, avant qu'elle tombe de
Jonathan Coe
La vie ne commence à avoir un sens qu’en admettant que parfois, souvent, toujours, deux idées absolument contradictoires peuvent être vraies en même temps.
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Par caro64, le 12/07/2010
La pluie, avant qu'elle tombe de
Jonathan Coe
Comme c'est étrange : la plupart de nos souvenirs les plus vifs ne sont pas visuels ; voilà une chose dont je voudrais te parler, Imogen - parmi tant d'autres. Car tes souvenirs, j'en suis sûre, sont aussi vifs que les miens, aussi vifs que les souvenirs que nous avons, nous les "voyants", comme on nous appelle je crois. Peut-être plus vifs encore.
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Par mustango, le 27/01/2011
La vie très privée de Mr Sim de
Jonathan Coe
-Des amis? "
J'ai pensé à mes soixante-dix amis Facebook. L'honnêteté m'a obligé à dire : "pas vraiment,non.
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Par Zazette97, le 23/12/2010
La pluie, avant qu'elle tombe de
Jonathan Coe
Je revois Thea fronçant les sourcils en méditant ces paroles, et puis elle a proclamé : "Eh bien moi, j'aime la pluie avant qu'elle tombe." Rebecca s'est contentée de sourire, mais moi j'ai répliqué (de façon assez pédante, je suppose) : "Tu sais, ma chérie, avant qu'elle tombe, ce n'est pas vraiment de la pluie. - Qu'est-ce que c'est alors?" Et j'ai expliqué : " C'est de l'humidité, rien de plus. De l'humidité dans les nuages." Thea a baissé les yeux et s'est de nouveau affairée à trier les galets de la plage : elle en a ramassé deux et s'est mise à les frapper l'un contre l'autre.
Elle semblait trouver plaisir à ce bruit et à ce contact. J'ai continué : "Tu comprends, ça n'existe pas, la pluie, avant qu'elle tombe, sinon ça n'est pas de la pluie."
C'était un peu ridicule de vouloir expliquer ça à une enfant, et je regrettais de m'être lancée là-dedans. Mais Thea ne semblait avoir aucun mal à saisir ce concept - bien au contraire : au bout de quelques instants, elle m'a regardée avec pitié en secouant la tête, comme si c'était éprouvant pour elle de discuter de ces matières avec quelqu'un d'aussi obtus.
" Bien sûr que ça n'existe pas, elle a dit. C'est bien pour ça que c'est ma préférée. Une chose n'a pas besoin d'exister pour rendre les gens heureux, pas vrai?"
Et puis elle a couru dans l'eau avec un sourire jusqu'aux oreilles, ravie que sa logique lui ait valu une si insolente victoire. p.164
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Par luocine, le 26/04/2010
La pluie, avant qu'elle tombe de
Jonathan Coe
Tout ce qui a abouti à toi était injuste. Donc tu n’aurais pas dû naître.
Mais tout chez toi est absolument juste : Il fallait que tu naisses.
Tu étais inévitable.
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Par caro64, le 12/07/2010
La pluie, avant qu'elle tombe de
Jonathan Coe
Que c’est difficile de t’expliquer tout ça dans le bon ordre ! Comme d’habitude, je suis censée te décrire une photo, et je te raconte tout pèle-mêle. Mais peut-être qu’il n’y a pas d’ordre, après tout. Peut-être que l’ordre naturel des choses, c’est le chaos et l’aléatoire. Je ne suis pas loin d’en être convaincue.
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Jonathan Coe
" Si Bouvard et Pecuchet vivaient aujourd'hui, ils passeraient leur temps à poster des statuts stupides sur Facebook et seraient très fiers d'eux."
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Par meyeleb, le 20/11/2011
La pluie, avant qu'elle tombe de
Jonathan Coe
Cela faisait au moins dix ans que je n'étais pas passée par ces chemins. Ils paraissaient absolument familiers; et en même temps, absolument inconnus et irréels. Je n'arrivais pas à concilier ces deux impressions. Je me rappelle très nettement cette sensation - cette pensée. La conscience que, parfois, il est possible - il est même nécessaire - d'associer des contraires; d'admettre la vérité de deux choses qui se contredisent complètement. Je commençais tout juste à le comprendre, à reconnaître que c'est là l'une des conditions fondamentales de notre existence.
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Par Orphea, le 30/12/2010
Bienvenue au club de
Jonathan Coe
-- Alors je t'emmène, Patrick. On va remonter le temps. Jusqu'au tout début. Jusqu'à un pays qu'on serait sûrement incapables de reconnaître. L'Angleterre de 1973.
-- Tu crois vraiment que c'était si différent que ça ?
-- Complètement différent. Imagine. Un monde sans téléphones mobiles, sans magnétoscopes, sans Playstations. Même pas de fax ! Un monde qui n'avait jamais entendu parler de la princesse Diana ou de Tony Blair, qui n'aurait jamais imaginé partir en guerre au Kosovo ou en Irak. A l'époque, Patrick, il n'y avait que trois chaînes de télé. Trois ! Et les syndicats étaient tellement puissants que, s'ils le voulaient, ils pouvaient très bien couper une chaîne pendant toute une soirée. Il y avait même des fois où les gens étaient obligés de se passer d'électricité. Imagine !
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