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Jean-Philippe Toussaint

Jean-Philippe Toussaint

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Médicis - général - 2005
  • 15 livres
  • 56 critiques

Note moyenne : 3.37/5 (sur 252 notes) Jean-Philippe Toussaint

Biographie et informations

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Bruxelles , le 29/11/1957

Biographie :

Jean-Philippe Toussaint est un écrivain et réalisateur belge de langue française né en le 29 novembre 1957 à Bruxelles, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (1978) et titulaire d'un D.E.S d'histoire contemporaine.

Il est l'auteur de neuf romans, tous publiés aux éditions de Minuit, qui se caractérisent par un style et un récit minimaliste, dans lesquels les personnages et les choses n'ont d'autres significations qu'eux-mêmes.

Il a été en 1996 lauréat de la Villa Kujoyama et a obtenu le Prix Médicis du roman français en 2005 pour Fuir, qui constitue la suite de Faire l'amour. Ses romans sont traduits dans une vingtaine de langues.

Le dépouillement souriant de ses textes est poussé à l'extrême dans ses réalisations cinématographiques

> lire la suite Source : Wikipédia
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Etiquettes

roman   littérature   autobiographie   fiction   couple   hôtel   années 2000   ouvrage primé   écrivain homme   cinéastes   amour   histoire d'amour   voyages   france   littérature francophone   belgique   littérature française   littérature belge   littérature contemporaine   21ème siècle  

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Videos de Jean-Philippe Toussaint

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Jean-Philippe Toussaint au Louvre: connexions 2.0 .
Jean-Philippe Toussaint investit les salles Sully 20 à 23 du Musée du Louvre pour « évoquer le livre sans passer par l?écrit ». L'exposition mêle néons et enluminures, éditions classiques et tablettes électroniques, photographies et scanners, films et tableaux. L'écrivain, également cinéaste et plasticien, a pour projet de rendre un « hommage visuel au livre » qui tient du cabinet de curiosités comme de la bibliothèque, écrite, visuelle, sonore, numérique. Visite, en video, avec son créateur, au c?ur du Louvre désert.
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Citations de Jean-Philippe Toussaint

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  • Par Kittiwake, le 03/04/2012

    L'urgence et la patience de Jean-Philippe Toussaint

    De la même manière qu'il faut plusieurs centaines de kilos d'arbustes aromatiques pour produire, par distillation, un flacon d'essence de romarin, il faut beaucoup de vie réelle pour obtenir le concentré d'une seule page de fiction.

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  • Par Sand94, le 18/02/2010

    Faire l'amour de Jean-Philippe Toussaint

    Nous nous aimions, mais nous ne nous supportions plus. Il y avait ceci, dans notre amour, que, même si nous continuions à nous faire plus de bien que de mal, le peu de mal que nous nous faisions nous était devenu insupportable.

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  • Par tulisquoi, le 03/01/2010

    Faire l'amour de Jean-Philippe Toussaint

    Marie, dans mes bras, en pleurs, la robe mouillée, les cheveux mouillés, approchait ses lèvres très près de ma bouche et me demandait en tremblant pourquoi je ne voulais pas l'embrasser, et, la gardant dans mes bras, je répondais à voix basse en lui caressant les épaules et les cheveux pour l'apaiser que je n'avais jamais dit ça. Mais je ne l'embrassais pas [...]. Et je ne répondis pas, je ne savais que répondre, je me souvenais très bien de la réponse que je lui avais faite alors, mais je ne pouvais pas lui dire maintenant que je ne voulais ni l'embrasser ni ne pas l'embrasser [...].

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  • Par mandarine43, le 23/02/2012

    Fuir : Suivi de Ecrire, c'est fuir de Jean-Philippe Toussaint

    Le restaurant dans lequel nous conduisit Zhang Xiangzhi, à quelques rues de l'hôtel, au coeur d'une avenue passante et embouteillée, n'avait rien de chinois (il l'était, et ne cherchait nullement à le paraître davantage). Les murs étaient blancs sans décoration ni breloques, laques ni palenquins, il y avait quelques tables rondes dans la vaste salle à manger qui s'étageait sur deux niveaux. Un jeune type en pantalon noir et chemise blanche, les manches retroussées, accueillit Zhang Xiangzhi à l'entrée, et nous guida vers une grande table ronde de la mezzanine, où il nous fit asseoir. J'avais pris place à côté de Li Qi et je laissais traîner le regard sur un grand aquarium vide, qui venait d'être vidangé. Les poissons, provisoirement transvasés dans une rangée de seaux en plastique qui reposaient sur une table voisine tournaient en rond dans les récipients jaunes en faisant des vaguellettes avec un faible bruit de clapotement. On pouvait suivre leurs trajectoires en transparence à travers les parois crème des seaux. L'aquarium, vide et asséché, dans lequel étaient enroulés des tuyaux d'arrosage, reposait sur une sorte d'amoire coffrée largement ouverte, dans laquelle apparaissaient une bombonne de gaz et un dédale de tuyaux rouillés entre les coudes desquels s'activait la silhouette singulièrement contorsionnée d'un homme accroupi, la tête dans les épaules, et les bras dans les tuyaux, qui s'escrimait à fixer, ou desceller, quelque chose avec un tournevis. Le type, sous l'aquarium, que je continuais d'observer distraitement pendant que Zhang Xiangzhi passait commande en consultant la carte, dévissa encore quelques boulons au-dessus de sa tête et, délivrant un ultime cran de sûreté, parvint finalement à soulever la trappe à deux mains, avec précaution, et sa tête apparut dans l'aquarium, soucieuse et contrariée (il inclina même les yeux à mon adresse pour me saluer quand nos regards se croisèrent).
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  • Par balooo, le 05/06/2010

    Faire l'amour de Jean-Philippe Toussaint

    J’avais fait remplir un flacon d’acide chlorhydrique, et je le gardais sur moi en permanence, avec l’idée de le jeter un jour à la gueule de quelqu’un. Il me suffirait d’ouvrir le flacon, un flacon de verre coloré qui avait contenu auparavant de l’eau oxygénée, de viser les yeux et de m’enfuir. Je me sentais curieusement apaisé depuis que je m’étais procuré ce flacon de liquide ambré et corrosif, qui pimentait mes heures et acérait mes pensées. Mais Marie se demandait, avec une inquiétude peut-être justifiée, si ce n’était pas dans mes yeux à moi, dans mon propre regard, que cet acide finirait. Ou dans sa gueule à elle, dans son visage en pleurs depuis tant de semaines. Non, je ne crois pas, lui disais-je avec un gentil sourire de dénégation. Non, je ne crois pas, Marie, et, de la main, sans la quitter des yeux, je caressais doucement le galbe du flacon dans la poche de ma veste.
    Avant même qu’on s’embrasse pour la première fois, Marie s’était mise à pleurer. C’était dans un taxi, il y a sept ans et plus, elle était assise à côté de moi dans la pénombre du taxi, le visage en pleurs, que traversaient les ombres fuyantes des quais de la Seine et les reflets jaunes et blancs des phares des voitures que nous croisions. Nous ne nous étions pas encore embrassés à ce moment-là, je ne lui avais pas encore pris la main, je ne lui avais pas fait la moindre déclaration d’amour — mais ne lui ai-je jamais fait de déclaration d’amour ? — et je la regardais, ému, désemparé, de la voir pleurer ainsi à mes côtés.
    La même scène s’est reproduite à Tokyo il y a quelques semaines, mais nous nous séparions alors pour toujours. Nous ne disions rien dans ce taxi qui nous reconduisait au grand hôtel de Shinjuku où nous étions arrivés le matin même, et Marie pleurait en silence à côté de moi, elle reniflait et hoquetait doucement contre mon épaule, elle essuyait ses larmes à grands gestes brouillons du revers de ses doigts, de lourdes larmes de tristesse qui l’enlaidissaient et faisaient couler le maquillage de ses cils, alors qu’il y a sept ans, lors de notre première rencontre, c’étaient de pures larmes de joie, légères comme de l’écume, qui coulaient en apesanteur sur ses joues. Le taxi était surchauffé et Marie avait trop chaud maintenant, elle se sentait mal, elle finit par enlever son grand manteau de cuir noir, difficilement, en se contorsionnant à côté de moi sur la banquette arrière du taxi, grimaçant et paraissant m’en vouloir, alors que je n’y étais manifestement pour rien, merde, s’il faisait aussi chaud dans ce taxi, elle n’avait qu’à se plaindre au chauffeur, il y avait son nom et sa photo d’identité en évidence sur le tableau de bord. Elle me repoussa pour déposer le manteau entre nous sur la banquette, enleva son pull, qu’elle roula en boule à côté d’elle.
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  • Par tulisquoi, le 29/03/2010

    La Salle de bain : Suivi de Le jour où j'ai rencontré Jérôme Lindon de Jean-Philippe Toussaint

    64) Ce qui me plaît dans la peinture de Mondrian, c'est son immobilité. Aucun peintre n'a voisiné d'aussi près l'immobilité. L'immobilité n'est pas l'absence de mouvement, mais l'absence de toute perspective de mouvement, elle est mort.

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  • Par luocine, le 05/12/2009

    La vérité sur Marie de Jean-Philippe Toussaint

    Je plaisais, peut-être pas aux femmes en général, mais à chaque femme en particulier… Chacune d’elles étaient en fait persuadée que ces qualités invisibles, qu’elles avaient décelées en moi, échappaient à tout autre qu’elle-même, alors qu’elles étaient en réalité très nombreuses à être ainsi les seules à apprécier mes qualités secrètes et à tomber sous le charme. Mais il est vrai que ces qualités secrètes ne sautaient pas aux yeux, et que, à force de nuances et de subtilités, mon charme pouvait passer pour terne et mon humour pour éteint, tant l’excès de finesse finit par confiner à la fadeur.

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  • Par sylvie, le 29/01/2010

    La vérité sur Marie de Jean-Philippe Toussaint

    "Je l'aimais, oui. Il est peut-être très imprécis de dire que je l'aimais, mais rien ne pourrait être plus précis"

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  • Par vincentf, le 24/10/2010

    L'appareil-photo de Jean-Philippe Toussaint

    La première fois qu'il m'avait raccompagné, je me souviens, je fus assez surpris de voir ma voisine descendre en même temps que moi, et, m'attardant un instant avec elle sur le trottoir tandis que la voiture du chargé de cours s'éloignait, nous échangeâmes quelques mots devant ma porte. Elle s'y était adossée, curieusement, une main dans les cheveux, et ne semblait pas décidée à prendre congé. J'ignorais ce qu'elle me voulait et, comme le silence devenait pesant, nous faisions de grands efforts pour trouver quelque question à nous poser, de temps à autre, dont je méditais chaque réponse les yeux baissés en jouant pensivement du bout des doigts avec la ceinture de son manteau. Puis, finissant par rentrer chacun chez soi, je me rendis compte que nous habitions tout simplement le même immeuble.
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  • Par Beatrice64, le 26/02/2011

    La Salle de Bain de Jean-Philippe Toussaint

    « 4) Un matin, j’ai arraché la corde à linge. J’ai vidé tous les placards, débarrassé les étagères. Ayant entassé les produits de toilette dans un grand sac poubelle, j’ai commencé à déménager une partie de ma bibliothèque. Lorsque Edmondsson rentra, je l’accueillis un livre à la main, allongé, les pieds croisés sur le robinet.

    5) Edmondsson a fini par avertir mes parents.

    6) Maman m’apporta des gâteaux. Assise sur le bidet, le carton grand ouvert posé entre ses jambes, elle disposait les pâtisseries dans une assiette à soupe. (…) »
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Livres de Jean-Philippe Toussaint (15)

    • Faire l'amour
      12 critiques
      4 citations
    • La vérité sur Marie
      12 critiques
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    • La Télévision
      4 critiques
      2 citations
    • Fuir
      2 critiques
      1 citations
    • La Salle de bain : Suivi de Le..
      6 critiques
      6 citations
    • La Salle de Bain
      2 critiques
      5 citations
    • L'urgence et la patience
      9 critiques
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    • L'appareil-photo
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