Autres noms : Toussaint Jean-Phili

Note moyenne : 3.3/5 (sur 82 notes)

Biographie et informations

> Lire > Modifier > Historique Nationalité : Belgique
Né(e) à : Bruxelles , le 29/11/1957

Biographie :

Jean-Philippe Toussaint est un écrivain et réalisateur belge de langue française né en le 29 novembre 1957 à Bruxelles, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (1978) et titulaire d'un D.E.S d'histoire contemporaine.

Il est l'auteur de neuf romans, tous publiés aux éditions de Minuit, qui se caractérisent par un style et un récit minimaliste, dans lesquels les personnages et les choses n'ont d'autres significations qu'eux-mêmes.

Il a été en 1996 lauréat de la Villa Kujoyama et a obtenu le Prix Médicis du roman français en 2005 pour Fuir, qui constitue la suite de Faire l'amour. Ses romans sont traduits dans une vingtaine de langues.

Le dépouillement souriant de ses textes est poussé à l'extrême dans ses réalisations cinématographiques

> lire la suite Source : Wikipédia
Ajouter des informations

> voir toutes (6)

Videos de Jean-Philippe Toussaint


Ajouter une vidéo

Rencontre avec Jean-Philippe Toussaint qui a eu lieu à la librairie Dialogues, à Brest, le 17 novembre 2009 à l'occasion de la parution de son roman La...

> voir toutes (14)

Citations de Jean-Philippe Toussaint


Ajouter une citation

  • Par tulisquoi, le 29/03/2010

    La Salle de bain : Suivi de Le jour où j'ai rencontré Jérôme Lindon La Salle de bain : Suivi de Le jour où j'ai rencontré Jérôme Lindon de Jean-Philippe Toussaint

    64) Ce qui me plaît dans la peinture de Mondrian, c'est son immobilité. Aucun peintre n'a voisiné d'aussi près l'immobilité. L'immobilité n'est pas l'absence de mouvement, mais l'absence de toute perspective de mouvement, elle est mort.

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par Sand94, le 18/02/2010

    Faire l'amour Faire l'amour de Jean-Philippe Toussaint

    Nous nous aimions, mais nous ne nous supportions plus. Il y avait ceci, dans notre amour, que, même si nous continuions à nous faire plus de bien que de mal, le peu de mal que nous nous faisions nous était devenu insupportable.

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par sylvie, le 29/01/2010

    La vérité sur Marie La vérité sur Marie de Jean-Philippe Toussaint

    Je savais que je n’atteindrais jamais ce qui avait été pendant quelques instants la vie même, mais il m’apparut alors que je pourrais peut-être atteindre une vérité nouvelle, qui s’inspirerait de ce qui avait été la vie et la transcenderait, sans se soucier de vraisemblance ou de véracité, et ne viserait qu’à la quintessence du réel, sa moelle sensible, vivante et sensuelle, une vérité proche de l’invention, ou jumelle du mensonge, la vérité idéale"

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par sylvie, le 29/01/2010

    La vérité sur Marie La vérité sur Marie de Jean-Philippe Toussaint

    "Je l'aimais, oui. Il est peut-être très imprécis de dire que je l'aimais, mais rien ne pourrait être plus précis"

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par balooo, le 05/06/2010

    Faire l'amour Faire l'amour de Jean-Philippe Toussaint

    J’avais fait remplir un flacon d’acide chlorhydrique, et je le gardais sur moi en permanence, avec l’idée de le jeter un jour à la gueule de quelqu’un. Il me suffirait d’ouvrir le flacon, un flacon de verre coloré qui avait contenu auparavant de l’eau oxygénée, de viser les yeux et de m’enfuir. Je me sentais curieusement apaisé depuis que je m’étais procuré ce flacon de liquide ambré et corrosif, qui pimentait mes heures et acérait mes pensées. Mais Marie se demandait, avec une inquiétude peut-être justifiée, si ce n’était pas dans mes yeux à moi, dans mon propre regard, que cet acide finirait. Ou dans sa gueule à elle, dans son visage en pleurs depuis tant de semaines. Non, je ne crois pas, lui disais-je avec un gentil sourire de dénégation. Non, je ne crois pas, Marie, et, de la main, sans la quitter des yeux, je caressais doucement le galbe du flacon dans la poche de ma veste.
    Avant même qu’on s’embrasse pour la première fois, Marie s’était mise à pleurer. C’était dans un taxi, il y a sept ans et plus, elle était assise à côté de moi dans la pénombre du taxi, le visage en pleurs, que traversaient les ombres fuyantes des quais de la Seine et les reflets jaunes et blancs des phares des voitures que nous croisions. Nous ne nous étions pas encore embrassés à ce moment-là, je ne lui avais pas encore pris la main, je ne lui avais pas fait la moindre déclaration d’amour — mais ne lui ai-je jamais fait de déclaration d’amour ? — et je la regardais, ému, désemparé, de la voir pleurer ainsi à mes côtés.
    La même scène s’est reproduite à Tokyo il y a quelques semaines, mais nous nous séparions alors pour toujours. Nous ne disions rien dans ce taxi qui nous reconduisait au grand hôtel de Shinjuku où nous étions arrivés le matin même, et Marie pleurait en silence à côté de moi, elle reniflait et hoquetait doucement contre mon épaule, elle essuyait ses larmes à grands gestes brouillons du revers de ses doigts, de lourdes larmes de tristesse qui l’enlaidissaient et faisaient couler le maquillage de ses cils, alors qu’il y a sept ans, lors de notre première rencontre, c’étaient de pures larmes de joie, légères comme de l’écume, qui coulaient en apesanteur sur ses joues. Le taxi était surchauffé et Marie avait trop chaud maintenant, elle se sentait mal, elle finit par enlever son grand manteau de cuir noir, difficilement, en se contorsionnant à côté de moi sur la banquette arrière du taxi, grimaçant et paraissant m’en vouloir, alors que je n’y étais manifestement pour rien, merde, s’il faisait aussi chaud dans ce taxi, elle n’avait qu’à se plaindre au chauffeur, il y avait son nom et sa photo d’identité en évidence sur le tableau de bord. Elle me repoussa pour déposer le manteau entre nous sur la banquette, enleva son pull, qu’elle roula en boule à côté d’elle.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


Faire découvrir Jean-Philippe Toussaint par :

  • Mail
  • Blog