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Maudit soit le fleuve du temps de
Per Petterson
Car nous ne sommes pas identiques et ce sont nos différences qui nous rendent intéressants, voilà ce qu'il faut creuser, - 23 -
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Jusqu'en siberie de
Per Petterson
Et puis je serai dans le train, et je regarderai par la fenêtre, et je parlerai avec des gens que je ne connais pas, et ils me raconteront comment ils vivent et ce qu'ils pensent, et ils me demanderont pourquoi j'ai fait ce long voyage depuis le Danemark. Et alors je répondrai :
- J'ai lu un livre qui parlait de vous.
Puis nous nous servirons du thé chaud au samovar et nous nous tairons et nous contemplerons le paysage.
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Par de, le 20/04/2012
Maudit soit le fleuve du temps de
Per Petterson
Elle a rembobiné le film jusqu’à l’endroit où rien n’était encore arrivé
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Par EveLen, le 13/06/2008
Pas facile de voler des chevaux de
Per Petterson
Les gens aiment bien qu'on leur raconte des choses avec modestie et sur le ton de la confidence, mais sans trop se livrer. Ainsi ils pensent vous connaître, mais ce n'est pas vrai. Ils connaissent des choses sur vous, ils ont appris certains détails, mais ils ne savent rien de vos sentiments ni de vos pensées, ils ignorent comment les événements de votre vie et les décisions que vous avez été amené à prendre ont fait de vous celui que vous êtes. Ils se contentent de vous attribuer leurs propres sentiments et leurs propres pensées ; avec leurs suppositions, ils reconstruisent une vie qui n'a pas grand-chose à voir avec la vôtre. Et vous êtes en sécurité. Si vous voulez rester à l'écart, personne ne peut vous atteindre. Il suffit de sourire poliment et de ne pas céder à la paranoïa ; malgré vos contorsions ils parleront de vous dans votre dos, vous ne pourrez pas l'éviter. Et vous feriez sans doute pareil.
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Par Moan, le 02/04/2012
Maudit soit le fleuve du temps de
Per Petterson
Je la voyais de loin quand elle sortait, et chaque fois que je l'apercevais, je pensais à ces vers de Rudolf Nilsen:
Avant ton arrivée, je te voyais déjà,
Car toujours je le sais, quand tu es près de moi.
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Par pile, le 14/08/2011
Pas facile de voler des chevaux de
Per Petterson
Toute ma vie j’ai désiré vivre seul dans un endroit comme celui-ci. Même quand la vie était belle, et elle l’a souvent été. Ça, je peux l’affirmer. Qu’elle l’a souvent été. J’ai eu de la chance. Mais même dans ces moments-là, au milieu d’une étreinte par exemple, quand on me murmurait à l’oreille les mots que je voulais entendre, j’ai parfois ressenti un brusque désir d’être loin, dans un endroit où tout ne serait que silence.
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Par pile, le 14/08/2011
Pas facile de voler des chevaux de
Per Petterson
- A l'époque, tu n'avais jamais l'air de te lasser de David Copperfield. (...)
Et elle appuie ses coudes sur la table et y pose son menton avant de réciter :
- 'Deviendrai-je le héros de ma propre vie, ou bien cette place sera-t-elle occupée par quelque autre ? A ces pages de le montrer."
Elle sourit de nouveau :
- Ce début m’a toujours fait peur, parce qu’il laisse entendre que nous ne serons pas forcément le personnage principal de notre propre existence. Je ne comprenais pas comment ça pouvait être possible, une horreur pareille : une sorte de vie fantôme où je serais réduite à contempler celle qui aurait pris ma place, à la haïr et à l’envier sans rien pouvoir faire, puisque, à un moment ou à un autre, je serais tombée de ma vie comme on tombe d’un avion. Et je m’imaginais flotter dans les airs sans pouvoir regagner mon siège, où une autre était assise à ma place. Pourtant, c’était mon siège, et j’avais mon billet à la main.
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Par Mia, le 06/12/2010
Maudit soit le fleuve du temps de
Per Petterson
En revanche, mourir, je pouvais comprendre ce que c'était : la seconde précise où vous voyez arriver cet instant que vous avez toujours craint, où vous comprenez que vous n'aurez plus la possibilité de devenir celui que vous auriez voulu être, où vous vous rendez compte que celui dont on se souviendra est celui que vous avez été.
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Pas facile de voler des chevaux de
Per Petterson
P 56 58
"Le ciel etait plus noir qu'en pleine nuit. Dans le chalet mon père avait allumé la lampe, je voyais une lumière jaune et chaude aux fenêtres et de la cheminée montait une fumée grise que la pluie rabattait sur le toit. Pluie et fumée s'écoulaient le long des tuiles d'ardoise comme une soupe grisâtre. C'était étrange à voir.
Nous entendions la pluie frapper contre le toit, il pleuvait sur la rivière et la barque de Jon, sur la route et sur les champs de Barkald, il pleuvait sur la forêt et les chevaux dans l'enclos et sur les nids d'oiseaux dans les arbres, il pleuvait sur les élans et sur les lièves et sur le toit de chaque maison du village"
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Par Mia, le 06/12/2010
Maudit soit le fleuve du temps de
Per Petterson
Parfois ça me minait de savoir que nous fabriquions quelque chose de totalement inutile, d'abrutissant, mais ça n'avait pas d'importance. L'important, c'était le travail.