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Par ChezLo, le 20/02/2010
Mon père est femme de ménage de
Saphia Azzeddine
"Mes copains n'étaient pas là pour se foutre de moi, alors j'en ai ouvert un, j'ai même osé en lire quelques lignes. Puis une page. Et j'en ai ouvert d'autres. Une fois, j'ai lu un livre entier.
J'apprenais qu'un homme pouvait prendre quatre cents pages pour dire à une femme qu'il l'aime. Quatre cents pages avant le premier baiser, trois cents avant une caresse, deux cents pour oser la regarder, cent pour se l'avouer. A l'heure où on envoie des textos quand on a envie de baiser, je trouvais ça prodigieux, vertigineux, fou, démesuré, extravagant, insensé, grandiose..."
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Combien veux-tu m'épouser ?: roman de
Saphia Azzeddine
J’admire la naïveté avec laquelle tu inaugures ta nouvelle vie. Elle est idiote mais elle est sincère. Je t’avais prévenue des limites que me fixe l’insolence. Je n’ai pas de talent véritable. Je n’ai pas le fanatisme qu’ont les inconsolables et je compense mon manque de vocation par des ambitions incertaines.
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Combien veux-tu m'épouser ?: roman de
Saphia Azzeddine
Elle parfume son appartement avec du bois d’agar, ce qui m’enchante puisque je n’aurai jamais les moyens de m’en offrir ne serait-ce qu’un copeau. En plus d’être envoûtant, l’histoire de son parfum est très curieuse. Pour qu’il soit odorant, le bois doit être attaqué par un champignon particulier, et c’est grâce à la moisissure qui survient plusieurs mois après que l’odeur peut se propager. Et comme il y a très peu d’arbres qui s’infectent correctement, c’est à prix d’or que se vendent les copeaux à brûler. Les femmes arabes en raffolent. Elles en abusent d’ailleurs et lorsqu’elles se déplacent comme un essaim d’abeilles, les effluves suffocants que leurs étoffes laissent derrière elles font tourner les têtes et retournent les cœurs.
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Par MERIEM, le 20/09/2010
Confidences à Allah de
Saphia Azzeddine
Les belles-mères d'ici veulent des esclaves pour leurs fistons, qu'elles ont élevés comme des petits rois. Et surtout elles veulent se venger sur nous les belles-filles de leurs propres belles-mères, qui les ont fait chier toute leur vie aussi.
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Combien veux-tu m'épouser ?: roman de
Saphia Azzeddine
L’ère moderne et ses effets d’annonce veulent faire croire à tous qu’on peut se surpasser et réaliser des exploits, pourtant, vous ne saurez jamais vous battre pour une femme. On ne vous a pas transmis cela. Votre père avait raison de vous encourager à épouser un oiseau de proie. C’est facile à régaler et ludique à nourrir. L’amour ne s’improvise pas.
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Combien veux-tu m'épouser ?: roman de
Saphia Azzeddine
On peut tenter l’aventure et construire quelque chose ensemble en se disant la vérité dès qu’on pourra éviter de se mentir.
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Combien veux-tu m'épouser ?: roman de
Saphia Azzeddine
J’adore faire jaser. Je ne sais pas pourquoi on vante toujours la discrétion comme une qualité suprême, moi, j’aime qu’on parle de moi, de ma bonté et de ma fortune. Je ne veux pas que ma philanthropie reste aussi anonyme que ceux qu’elle aide. Personne n’a de cœur assez vertueux pour se passer d’applaudissements.
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Combien veux-tu m'épouser ?: roman de
Saphia Azzeddine
Elle le traitait de couard, de pleutre et de lâche. Je me souvenais de tous ces mots et dès le lendemain, j’allais en vérifier la signification dans le dictionnaire afin de pouvoir les réutiliser en cour de récréation pour me distinguer par la supériorité de mon vocabulaire auprès des garçons.
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Combien veux-tu m'épouser ?: roman de
Saphia Azzeddine
De nos jours, il est de bon ton de dénigrer la moindre tradition. Culturelles, religieuses ou simplement festives, elles font régulièrement l’objet de diffamations snobinardes en tout genre. Si ce n’est pas grotesque, c’est désuet et ainsi de suite jusqu’à ne jamais en respecter aucune.
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Combien veux-tu m'épouser ?: roman de
Saphia Azzeddine
J’aime les robes de princesse avec des petits volants. Mais ce n’est pas raffiné. Je n’aime pas le caviar. Mais c’est raffiné. Je suis prisonnière et geôlière à la fois, incapable de distinguer ce dont j’ai envie de ce qu’il faut.