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La Nuit sacrée de
Tahar Ben Jelloun
C'est très important le rire, il brise le mur de la peur, de l'intolérance et du fanatisme.
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Par marina53, le 23/05/2012
La Nuit sacrée de
Tahar Ben Jelloun
J'avais passé mon adolescence à repousser de toute ma force le désir. J'étais piégée mais je tirais de cette situation assez de bénéfice. J'avais fini par ne plus penser au désir. Je n'y avais pas droit. Je me contentais de mes rêves délirants, peuplés de phallus, de corps d'éphèbes et de banquets vulgaires.
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Par marina53, le 24/05/2012
La Nuit sacrée de
Tahar Ben Jelloun
Je savais qu'en disparaissant, je laissais derrière moi de quoi alimenter les contes les plus extravagants. Mais, comme ma vie n'est pas un conte, j'ai tenu à rétablir les faits et vous livrer le secret gardé sous une pierre noire dans une maison aux murs hauts au fond d'une ruelle fermée par sept portes.
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Sur ma mère de
Tahar Ben Jelloun
Le Maroc, qui a subi des influences du mode de vie européen, résistera. Il ne construira peut être pas des asiles pour vieillards. Un jour, probablement lointains, un jeune et dynamique promoteur immobilier construira un ensemble de petites maisons pour les personnes âgées. Il présentera la chose avec brio : nos parents méritent qu’on s’occupe d’eux, par n’importe comment, on ne va pas leur donner un lit dans la chambre des enfants, ils méritent confort et tranquillité, ils seront en paix dans ces appartements conçus spécialement pour les personnes qui désirent vieillir en paix, ce qui ne veut pas dire qu’on va les oublier, jamais, je suis un enfant qui ne réussit que parce qu’il a reçu la bénédiction de ses parents, non, on va s’en occuper, une infirmière diplômée leur rendra visite, un médecin expérimenté aussi, nos parents aurons tout à leur protée, ils passeront les dernières années de leur vie dans des conditions de confort moral et matériel fantastique…
Il se trouvera quelques mauvais fils pour croire à ce discours, la mode et l’égoïsme feront le reste.
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Sur ma mère de
Tahar Ben Jelloun
Cette femme m’avait téléphoné un jour pour me donner des leçons de littérature : arrête d’écrire des livres qui n’ont rien de marocain, qui parlent de notre religion avec désinvolture, Dieu te punira parce que tu prends des libertés avec notre belle religion, tu devrais mettre ta plume au service de l’islam et la nation musulmane, a qui plaisent aux arrête d’écrire des histoires sans intérêt pour le Maroc, des livres qui plaisent aux chrétiens, tu trahis ta patrie et ta religion et en plus tu n’écris même pas en arabe, tu devrais te mettre à apprendre la langue du Coran et te mettre au service des belles causes, des causes justes, des causes justes, celles qui défendent l’islam et mettent au ban de la société les mécréants, tu donnes une mauvaise image de notre pays, tu devrais avoir honte…, etc.
Cette fille que mon oncle fit marier très jeune parce qu’elle avait le feu au cul fait aujourd’hui du prosélytisme.
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Sur ma mère de
Tahar Ben Jelloun
C’était plutôt la règle : on ne manifeste pas pudiquement ses sentiments, on n’en parle pas et surtout on évite les épanchements affectifs. Je ne me souviens pas avoir entendu mon père ou ma mère parler d’amour. On ne dit pas « je t’aime », on ne s’embrasse pas en public, on n’étale pas sa vie intime devant les enfants. Pudeur et respect.
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Par Myrinna, le 31/03/2010
L'Enfant de sable de
Tahar Ben Jelloun
La porte du samedi se ferme dans un grand silence.
Avec soulagement Ahmed sortit de cette porte. Il comprit que sa vie tenait à présent au maintien de l'apparence. Il n'est plus une volonté du père. Il va devenir sa propre volonté
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Tahar Ben Jelloun
L’amour est beau dans les livres, sur des images, au cinéma. L’amour, le vrai, celui qui compte, c’est celui de la vie quotidienne ; celui-là, on n’en parle jamais parce qu’il n’est pas facile à représenter
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Par latrace, le 16/11/2010
L'Homme rompu de
Tahar Ben Jelloun
La vie augmente. Elle ne nous demande pas notre avis. Il faut donc s’adapter. Tout le monde sait que la plupart des salaires sont symboliques. L’État le sait, comme il sait que l’intelligence humaine a des recours pour compenser les manques. Il ferme les yeux. Forcement, sinon ce sera la révolte. Les citoyens participent selon leurs possibilités à colmater les trous. C’est normal. C’est un consensus national, une course à l’équilibre. Le tout est de faire avec discrétion et si on peut avec élégance. C’est cela que j’appelle la souplesse. L’État devrait être reconnaissant à tous ces citoyens qui lui viennent en aide. Ce sont des gens comme vous qui assurent la stabilité et même la prospérité du pays. Je vous accorde que certains auteurs de l’économie du pays souffrent de cette pratique, je pense aux services de douanes, à la fiscalité…
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Par zazimuth, le 24/08/2010
L'Enfant de sable de
Tahar Ben Jelloun
J'ai beaucoup lu et j'ai opté pour le bonheur. La souffrance, le malheur de la solitude, je m'en débarrasse dans un grand cahier. (p.51)