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La Nuit sacrée de
Tahar Ben Jelloun
C'est très important le rire, il brise le mur de la peur, de l'intolérance et du fanatisme.
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Par sylvaine, le 03/02/2012
L'Homme rompu de
Tahar Ben Jelloun
Tiens, une voix en moi me murmure:"Citoyen pauvre,mais tu pourrais ne plus l'être.Ta condition est entre tes mains.Tu ne vas pas toute ta vie prendre ce foutu bus qui te jettera un jour dans une fosse commune!Réveille-toi, pense à l'avenir de tes enfants.Ce que tu appelles corruption n'est en fait qu'une forme subtile de récupération.Tout le monde s'arrange.Sois souple,mon vieux.La souplesse, c'est çà la vie....."
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Par Myrinna, le 31/03/2010
L'Enfant de sable de
Tahar Ben Jelloun
La porte du samedi se ferme dans un grand silence.
Avec soulagement Ahmed sortit de cette porte. Il comprit que sa vie tenait à présent au maintien de l'apparence. Il n'est plus une volonté du père. Il va devenir sa propre volonté
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Par latrace, le 16/11/2010
L'Homme rompu de
Tahar Ben Jelloun
La vie augmente. Elle ne nous demande pas notre avis. Il faut donc s’adapter. Tout le monde sait que la plupart des salaires sont symboliques. L’État le sait, comme il sait que l’intelligence humaine a des recours pour compenser les manques. Il ferme les yeux. Forcement, sinon ce sera la révolte. Les citoyens participent selon leurs possibilités à colmater les trous. C’est normal. C’est un consensus national, une course à l’équilibre. Le tout est de faire avec discrétion et si on peut avec élégance. C’est cela que j’appelle la souplesse. L’État devrait être reconnaissant à tous ces citoyens qui lui viennent en aide. Ce sont des gens comme vous qui assurent la stabilité et même la prospérité du pays. Je vous accorde que certains auteurs de l’économie du pays souffrent de cette pratique, je pense aux services de douanes, à la fiscalité…
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Par latrace, le 04/09/2010
Cette aveuglante absence de lumière de
Tahar Ben Jelloun
À quoi pense un homme quand le sang des autres coule sur sa figure? À une fleur, à l’âne sur la colline, à un enfant jouant au mousquetaire avec un bâton pour épée. Peut-être qu’il ne pense plus. Il essaie de quitter son corps, de ne pas être là, de croire qu’il dort et qu’il fait un très mauvais rêve.
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Par zazimuth, le 24/08/2010
L'Enfant de sable de
Tahar Ben Jelloun
J'ai beaucoup lu et j'ai opté pour le bonheur. La souffrance, le malheur de la solitude, je m'en débarrasse dans un grand cahier. (p.51)
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Par Aela, le 19/01/2012
Eloge de l'amitié, ombres de la trahison de
Tahar Ben Jelloun
Les blessures d'amitié sont inconsolables.
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Sur ma mère de
Tahar Ben Jelloun
Penser à cette faillite, à ces absences où le temps s'ennuie et s'effrite, regarder sa prope image défaite dans ce miroir plein de trous, aller chercher en soi les traces du bonheur dans l'espoir de colmater ces fissures de l'âme et sauver les mots de ce désarroi qui fait mal.
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Par brigetoun, le 25/04/2010
L'ange aveugle de
Tahar Ben Jelloun
La sentence tomba comme un couperet, brutale, inattendue et définitive : "Vous vivrez le restant de vos jours des le Grand Palace de Palerme. Seul. Vous n'aurez le droit ni de sortir ni de recevoir. Vous subirez jusqu'à la mort les morsures du confort, du luxe et de la solitude. C'est le prix que la commission vous fait payer pour votre trahison. Évidemment on aurait pu vous liquider tout de suite, mais vu votre âge, votre prestance et votre notoriété, nous avons pensé vous offrir un enfer dont vous n'avez pas idée. La mort n'est rien. L'idée de la mort c'est déjà quelque chose. Le travail rampant de cette idée de la mort enrobée de sucre et d'autres douceurs est ce que nous avons trouvé de mieux pour vous..."
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Par dreulma, le 19/07/2010
Moha le fou, moha le sage / roman de
Tahar Ben Jelloun
O femmes, pourquoi vous cultivent-ils dans les ténèbres avec des sexes en bois, sans caresses, sans tendresse ?...
O femmes, ils vous écartent les jambes depuis des siècles. Ils ne vous parlent pas. Ils ne murmurent rien. Votre cri est absorbé et vos jambes posées sur leurs épaules. Munissez-vous de lames de rasoir et déchirez sans pitié leur visage et leurs certitudes...
Insatisfaites, cultivées, labourées par des siècles de silence et de brutalité légalisée par l'Autorité suprême. Quand je pense à tous ces corps cachés, battus, défigurés par l'absence et le manque...
Pourquoi ces mains sont-elles fermées à la caresse ? À quoi bon célébrer le cérémonial de votre propre négation ? Votre corps est annulé et vous continuez à être de la fête. Vous dansez pour faire bander des brutes; des gars heureux de se masturber quand vous faites trembler le ventre et les fesses....
Vous êtes toujours prêtes pour les travaux dans les champs ou pour faire la guerre. C'est vrai, vous avez fait la guerre contre les français. Vous étiez utiles et courageuses. Vous avez fait des opérations mémorables. Après la libération du pays, ils ont fermé les murs et verrouillés les portes. Même les terrasses vous sont à présent interdites. Zones dangereuses pour la sécurité du morceau de bois
Ils s'abattent sur vous comme des sacs de maïs, parce que là est leur droit. Ils agitent leurs fesses, bavent par le sexe et par la bouche. Ils sont contents : le devoir conjugal accompli. Et dire qu'ils prient avant ! Quel cérémonial ! Et quelle honte ! '' La femme est un champ à cultiver ... '' C'est vrai. C'est un champ. Mais un champ vivant, en droit d'exiger autre chose que la fêlure systématique et semence brève.
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