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Par mila0707, le 07/05/2013
Peggy Sue et les Fantômes, tome 3 : Le Papillon des abîmes de
Serge Brussolo
Quand elles [les étoiles] sentaient les griffes des créatures crisser à leur surface, elles poussaient un cri étrange, cristallin, qui, sur la Terre, faisait frémir les dormeurs au fond des lits et transformait les rêves des enfants en cauchemar. Un cri ressemblant à celui de la lizurine à bec rose quand elle est attrapée par un chacomac à poil bleu (un animal presque uniquement composé de dents !) qui - comme l'on sait - vit dans la zone équatoriale de l'imaginaire.
[challenge des livres sans citation]
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Par stoufnie, le 18/05/2013
Agence 13, tome 3 : Le chat aux yeux jaunes de
Serge Brussolo
Au vidéoclub de mon quartier je demandai s'il me serait possible de visionner la première saison de First Lady.
- La version officielle ou la vraie? me chuchota l'employé aux cheveux bleus qui officiait ce soir-là.
La "vraie" était plus chère, m'expliqua t'il, elle circulait sous le manteau, dupliquée avec les moyens du bord par des fans militants qui, en faisant cela, "prenaient des risques".
Il s'adressait à moi comme si j'essayait de négocier trois kilos de Semtex ou un noyau de plutonium. Ayant aligné quelques billets sur le comptoir, j'obtins, en échange, un boîtier de vinyle noir, graisseux, dépourvu d’étiquette.
-Ne vous faites pas piquer avec ça, me souffla t'il au visage. Et si, par malheur, ça arrivait, ne dites pas que ça vient d'ici.
Puis il m'adressa un geste de reconnaissance bizarre comme si j'étais sur le point d'embarquer à bord de l' Enterprise en tant qu'assistante scientifique de Monsieur Spock.
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Par cicou45, le 29/04/2013
La petite fille et le dobermann de
Serge Brussolo
"De la prolifération naissait l'uniformité, et de l'uniformité l'abolition de tout repère."
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Par LydiaB, le 01/11/2012
Bunker de
Serge Brussolo
« À l’origine l’île s’appelait Coscoja, mais en raison de sa sinistre réputation on l’a vite surnommée Casa de la Muerte, la maison de la Mort. Au fil du temps, cette appellation s’est condensée en Casa-muerta, la maison morte. Je dois avouer que c’est un nom qui lui va parfaitement… »
Caine avançait en s’appuyant au roc de la main gauche, les paupières à demi baissées, ignorant volontairement le gouffre que son pied droit côtoyait à chaque pas. Il songea que l’escalier devait être impraticable les soirs de tempête, et que l’imprudent qui s’y serait risqué n’aurait pas tardé à être emporté par les bourrasques. Nulle chaîne, nul garde-fou n’offrait la moindre chance de se raccrocher en cas de glissade. Aucun parapet ne défendait l’accès du vide, et l’on progressait de palier en palier au-dessus d’un abîme sans cesse grandissant. « Mise en scène », pensa Caine, et il avait raison. On s’était complu à cet état de choses, cultivant l’insécurité du passage avec une coquetterie morbide. « Le nid de l’aigle ! »
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Par Colette, le 14/09/2009
L'armure de vengeance de
Serge Brussolo
C'était la nuit des châteaux forts, quand l'obscurité avale les formes de la bâtisse et la réduit à une montagne creuse sur laquelle s'acharne ce vent dont on ne perçoit le souffle nulle part ailleurs mieux que sur un chemin de ronde. C'était l'odeur de la pierre mouillé, de la caverne primitive d'où l'humanité était sortie en rampant. Cette impression étrange de ne plus faire vraiment partie du monde mais d'être juché sur un caillou tombé de la lune, de monter la garde sur un astre naufragé, tout de granit. Un sentiment insolite vous saisissait alors, une exaltation orgueilleuse, la fierté farouche de dominer le petit peuple, d'être là, enraciné sur la roche, maître des hauteurs, plus près de Dieu qu'aucun des vilains traînant sur la plaine. Une alliance entre la pierre des murailles et le fer du haubert qui vous couvrait le corps. Matières nobles, qui en s'entrechoquant produisent des étincelles.
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Sommeil de sang de
Serge Brussolo
La montagne ne commença à saigner qu'à l 'aube du troisième jour.
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Par cicou45, le 28/04/2013
La petite fille et le dobermann de
Serge Brussolo
"Là où les drogues les plus puissantes restaient sans effet, la musique médicale triomphait, alliant le plaisir esthétique au soulagement physique."
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Par cicou45, le 28/04/2013
La petite fille et le dobermann de
Serge Brussolo
"Rien de tel que l'inquiétude collective devant l'inconnu pour consolider les tyrannies."
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Par Colette, le 05/08/2012
La fille de la nuit de
Serge Brussolo
Avec le cerveau tout est possible, c'est un domaine que nous commençons seulement à explorer. C'est comme si nous parcourions le cosmos à pied, il faut du temps.
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Par LydiaB, le 13/10/2012
La moisson d'hiver de
Serge Brussolo
- C’est à propos du chien… Zeppelin…
- On l’a tué, répliqua froidement Julien.
- Je sais, dit Gorget en baissant la voix. Je sais qui a fait le coup… c’est pour ça que je venais te mettre en garde. Tu ne me croiras peut-être pas, mais ça m’emmerderait qu’il t’arrive malheur.
- Je sais qui a fait le coup, trancha Julien.
- Ça m’étonnerait, ricana Gorget, retrouvant en une seconde son assurance coutumière. J’étais là, dans le bois, quand c’est arrivé. J’ai tout vu.
- D’accord, admit Julien, pressé d’en finir, lâche ton truc et tire-toi. Alors, qui t’as vu ? L’Ankou, les fantômes des brigands de Craindieu ?
- Ta mère…, souffla le paysan. C’est ta mère qui l’a tué.
Julien voulut rire mais ne parvint à produire qu’un pénible bruit de gorge.
- C’est ta mère, renchérit Gorget. T’étais pas là ce jour-là, rappelle-toi. Tu maraudais. Le chien, elle a d’abord essayé de l’empoisonner avec de la mort-aux-rats, mais le cabot n’a pas voulu y toucher. Il n’était pas complètement idiot. C’était un chien de soldats, on l’avait dressé à éviter ce genre de piège.
- C’est des bêtises ! fit Julien en reculant d’un pas, j’y crois pas, tu mens, t’as toujours menti.
- Non, assura Gorget. La nuit, quand vous vous êtes couchés, elle a attendu un peu, puis elle est ressortie avec un couteau. Elle s’est approchée du chien qui ne s’est pas méfié, et elle l’a saigné, vite fait, tu peux me croire. Un sacré coup de main ! Il n’a même pas eu le temps de couiner, le pauvre vieux. Ensuite, elle est rentrée dans la cabane, comme si de rien n’était. Elle était calme comme tout. Ça m’a tellement fichu la trouille que j’ai décampé sans demander mon reste. Elle ressemblait à la dame blanche de la légende, tu sais…
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