ISBN : 2253172030
Éditeur : Le Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 3.66/5 (sur 35 notes) Ajouter à mes livres
La guerre de Cent Ans est tout juste achevée et l'obscurantisme règne dans des campagnes désœuvrées, ravagées par la famine, la maladie et de sombres histoires d'enlèvements d'enfants. C'est dans ce décor qu'un tournoi de chevalie... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (9)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Ellcrys, le 12 juin 2010

    Ellcrys
    Ma lecture du roman de Serge Brussolo et une chose est sûr, c'est que la plume de l'auteur et les personnages vont me manquer...
    Au début du roman, nous assistons à un tournoi de chevaliers, comme il y en avait beaucoup au Moyen Age. Gilles est l'écuyer de Messire Thibault d'Estriviers. Son maître sera tué pendant ce tournoi et comme le veut la tradition, c'est le vainqueur qui a le droit de vie ou de mort sur lui. le baron vainqueur décide de laisser la vie sauve à Gilles et de le prendre à son service. Très vite, l'écuyer se rend compte que son nouveau maître est étrange et mystérieux et qu'il semble cacher un terrible secret.
    Cependant, Gilles n'a pas d'autres choix que de suivre son maître pour une mission dangereuse : aller récupérer un grimoire de sorcellerie au manoir de Niel, dans les forêts du Ponant. Dans cette quête, bien des dangers les guettent, la peur sera là, comme souvent l'horreur...
    Lors de la lecture des premières pages, j'ai été happer par l'histoire. Passionnée par le Moyen Age, je ne pouvais qu'être ravie de me plonger, une fois de plus, dans un récit se déroulant à cette époque. Très vite, je me suis attachée à l'écuyer. le roman m'a tout de suite charmée. J'ai aimé l'histoire passionnante, mystérieuse et pleine d'action. Au menu : chevaliers, pièges en tout genre, sorcellerie... Un récit passionnant et brillament construit par l'auteur.
    Parlons de l'auteur justement. Je ne connaissais pas du tout Serge Brussolo. Mais son talent me donne envie de lire ses autres ouvrages, car si ils sont aussi bien écrit et si passionnant que ce manoir des sortilèges, c'est à coup sûr un auteur qui va me charmer, m'ensorceller pour très longtemps. L'écriture est simple, fluide, mais intense et il a eu une superbe idée avec cette histoire captivante. Je n'avais qu'une envie, c'était de continuer la lecture, de savoir la suite, de me replonger avec délice dans ce manoir effrayant, mais si intriguant.
    Vous comprennez donc que ce roman fut un super moment de lecture. J'ai A-DO-RE ! Et croyez moi, j'ai bien envie de lire les autres livres de Serge Brussolo, qui me promet de belles lectures, à venir !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 23 juin 2011

    brigittelascombe
    Sortilèges, sorts, malédiction, superstitions, dés le départ Serge Brussolo, maître du suspense donne le ton.
    D'abord, Foulques de Braz, ce chevalier maudit jadis par le seigneur d'une forteresse qu'il a acculée à la famine, cet ogre obligé par le sort à dévorer tout crus des petits enfants, ce nouveau maître encordé chaque nuit, par Gilles l'écuyer qui lui sert de valet, pour résister à ses horribles penchants.
    Ensuite Tara, la sorcière égyptienne qui s'y connait en maléfices, et se trouve obligée, par le prieur qui l'avait emprisonnée, d' aider les deux compères.
    Et enfin le manoir bien sûr, leur quête ultime, celui de Lilith de Niel dont on murmure qu'elle est une alchimiste, celui qui recèle un grimoire aux formules magiques.
    Mais les sortilèges s'accompagnent de poisons. La laine des moutons filée par Lilith, le lait, l'eau, l'encre.... tout est sujet à méfiance, car la mort rode au moindre recoin.
    Toujours captivant, Serge Brussolo, auteur de nombreux romans dont la trame psychologique est toujours bien ficelée, nous tient en haleine en distillant l'angoisse et nous propose ici une véritable enquête moyennageuse menée par Gilles l'écuyer. C'est sa première car nous le retrouverons bientôt dans d'autres aventures, sacré chevalier.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par trust_me, le 17 octobre 2011

    trust_me
    Le jeune écuyer Gilles voit son maître mourir lors d'un tournoi. Il devient la propriété du vainqueur, un étrange chevalier qui ne quitte jamais son armure. Ce dernier accepte une mission que lui confie l'église : retrouver dans un manoir abandonné un grimoire maléfique rédigé par une sorcière décédée depuis quelques années. L'inquisiteur qui le charge de cette dangereuse mission souhaite qu'il soit accompagné par Tara, une jeune femme d'origine égyptienne soupçonnée d'être une sorcière. Elle doit aider le chevalier et son écuyer à déjouer les sortilèges se trouvant dans le château. Voila donc le trio parti pour un dangereux voyage dont personne ne sortira indemne.
    Serge Brussolo créé un huis-clos plus glacial qu'étouffant. Cette aventure menée en plein hiver dans un château abandonné ouvert à tous les vents donne froid dans le dos. A l'aise dans les descriptions grâce à une écriture très visuelle, il sait bâtir des ambiances. Que ce soit le tournoi qui ouvre le roman, la sombre forêt, la lande déserte ou encore le lugubre donjon, chaque lieu est décrit avec un réalisme remarquable.
    Phénomène assez rare, aucun personnage n'attire la sympathie du lecteur. Tous agissent égoïstement et acceptent de mener à bien la mission pour leur propre compte : l'inquisiteur, Tara et le chevalier ont un but précis alors que Gilles suit naïvement le mouvement pour respecter les codes de sa confrérie, essentiellement par crainte de finir en enfer s'il ne servait pas son maître dans les règles de l'art.
    Autre caractéristique singulière de ce roman : l'auteur s'applique à démonter un à un les aspects fantastiques de son intrigue. Les moutons maléfiques ? Il existe une explication rationnelle. le géant qui vit sous le château ? Il existe une explication rationnelle. Les fées qui volent les souvenirs des mortels pénétrant sur leur territoire ? Il existe une explication rationnelle. Les lutins vivant dans le champ de menhirs ? Il existe une explication rationnelle. Même la sorcellerie est expliquée par Tara comme une science basée sur une connaissance fine des plantes et des poisons qui en découlent, en dehors de toute manifestation surnaturelle. Il est clair que Serge Brussolo se plaît à souligner l'obscurantisme moyenâgeux et l'importance des superstitions qui découlent de cet obscurantisme. Il propose finalement une analyse assez fine de l'époque et son récit, sans être haletant, comporte son lot de mystères et de rebondissements.
    Au final, une lecture très agréable.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2010/03/le-manoir-des-sortile..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Pour vous parler de Le Manoir des sortilèges, je pourrais pratiquement copier/coller mon billet sur Pèlerins des ténèbres. Cette fois-ci, le roman raconte l'histoire de Gilles, un écuyer, qui devient le serviteur d'un chevalier maudit condamné à des crises de démence pendant lesquelles il dévore des enfants. Accompagnés par une jeune magicienne égyptienne, les deux hommes sont envoyés par l'Inquisition pour aller fouiller un manoir à la sinistre réputation qui est censé cacher un livre de magie capable de lever la malédiction du chevalier. Va s'en suivre une visite de donjon en règle qui flirte presque avec le porte-monstre-trésor. Sauf que tout est mensonge et ruse, et nos trois chercheurs vont découvrir les multiples pièges que cache le manoir.
    Dans la grande tradition brussolotte, ce roman ahistorique ne lésine pas sur la surenchère. Mention spéciale à la jeune magicienne égyptienne qui sait tout, comprend tout au bon moment et donne des explications chimiques sans sourciller. le lecteur devra s'attendre à lire de longs passages mettant en scène des moutons diaboliques capables de massacrer une meute de loups. Brussolo a des idées rigolotes mais qui ne cadrent pas nécessairement avec l'ambiance qu'il essaye d'ériger. Ainsi, à un moment, la grande méchante du livre, une vieille bergère devenue sorcière, tricote une grande couverture et écrit dessus quelques formules magiques pour en faire un grimoire secret. Ensuite, elle défait les mailles et rembobine la laine en une grosse pelote. Pour reconstituer le grimoire, il suffit donc de retricoter la couverture pour que les formules inscrites à l'encre sur la laine soient à nouveau lisibles. Tellement pratique et réaliste.
    Des idées folles comme celle-ci, le roman en regorge. Elle ne sont pas mauvaises, mais elles sont souvent en décalage avec le ton médiéval du récit. Comme souvent avec Brussolo, tout ce que le lecteur pensait être fantastique est en fait explicable avec des produits chimiques, des drogues et quelques effets psychologiques. Mais pour une fois, j'ai aimé la fin du livre. Enfin, non, l'ultime chapitre m'a fait hurlé à l'arnaque (genre : mais en fait, le héros n'est pas mort, et vas-y que je t'annonce qu'il y aura une suite...).
    Bref, un Brussolo médiéval mineur qui met un terme à ma curiosité pour cet auteur.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2010/06/le-manoir-des-sortileges.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par calimaq, le 19 mars 2008

    calimaq
    Non, non, non et non ! Pourtant j'apprécie beaucoup en général ce qu'écrit Serge Brussolo. je garde d'excellents souvenirs du "Syndrome du scaphandrier" ou du "Carnaval de fer". Mais cette histoire abracadabrante de moutons démoniaques, de vraies-fausses sorcières et de chevalier cannibale est bien difficile à avaler. On retrouve par moments le talent de conteur de Brussolo et son goût pour les rebondissements, mais au final, j'ai eu bien du mal à croire à ce moyen-âge en carton pâte !
    Attention : Brussolo a écrit d'excellents bouquins par ailleurs, à ne pas négliger !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Colette, le 21 novembre 2010

    Il y avait dans l'œil des chevaux une haine démente qui faisait d'eux des bêtes sauvages. Dès qu'un cavalier roulait sur le sol, les destriers le piétinaient, et les sabots écrasaient les heaumes tels des marteaux s'abattant sur un gobelet d'étain. La terre était jonchée de débris d'armures, de blessés que les écuyers avaient abandonnés à leur sort de peur de se faire happer par les bêtes déchaînées.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 23 juin 2011

    S'il avait davantage été porté sur la religion, il aurait prié, mais il venait d'un village aux croyances pétries de bonnes légendes gauloises, et il n'avait jamais vraiment réussi à assimiler le catéchisme des moines. Gargan et Bélen lui semblaient souvent plus réels que le Christ; toutefois il se gardait bien d'en faire état, sachant la chose dangereuse.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 23 juin 2011

    Quelle mort étrange pour un si terrible guerrier! Avoir survécu à tant de combats pour mourir d'un coup d'aiguille à tricoter dans la nuque...Il y avait là quelque chose de dérisoire et d'insultant, comme si la camarde avait voulu infliger un ultime camouflet à ce moissonneur de vies qui l'avait pourtant servie avec grand zèle.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (2)

Videos de Serge Brussolo

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Serge Brussolo

Le syndrome du scaphandrier. film d'animation réalisé par LEAPHAR.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le manoir des sortileges par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (69)

> voir plus

Quiz