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Par pyrouette, le 07/05/2013
Noces indiennes de
Sharon Maas
Ses larmes ne tarissaient pas, elles coulaient, coulaient et couleraient jusqu’à la fin des temps, elle aurait beau verser un océan de larmes, encore et encore, jamais son chagrin ne se tarirait, il était inépuisable, trop infini pour être mesuré ou pour cesser un jour.
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Par pyrouette, le 03/05/2013
Noces indiennes de
Sharon Maas
Sa force consistait à attendre, à attendre en sachant que ce qui est authentique est indestructible.
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Par pyrouette, le 04/05/2013
Noces indiennes de
Sharon Maas
L'amour et la mort sont se très proches compagnons. Puisque j'ai aimé, j'ai touché la mort et la mort m'a touchée. Quand on aime, on se livre à la main de la mort. L'amour nous rend vulnérable. C'est le prix à payer.
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Par pyrouette, le 07/05/2013
Noces indiennes de
Sharon Maas
Jusqu’à présent, c’était la culture plutôt que le caractère qui avait dicté le destin de sa famille. La culture avait façonné le caractère pour qu’il s’accorde avec ses diktats, si bien que culture, caractère et destin étaient entremêlés, entrelacés, enchevêtrés, selon une trame prévisible et préétablie.
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Par pyrouette, le 07/05/2013
Noces indiennes de
Sharon Maas
Elle s’effondra sur le sol et éclata en sanglots ; ils montaient en elle depuis des profondeurs inconnues, des anfractuosités dissimulées sous des couches, des strates, des carapaces de souffrance qui se désagrégèrent et fondirent dans ses larmes.
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Par pyrouette, le 07/05/2013
Noces indiennes de
Sharon Maas
Elle essaya de reprendre le contrôle d’elle-même. Mais qui était cette elle-même ? Qui était cette personne sur laquelle elle essayait de reprendre le contrôle ? Où commençait-elle, où finissait-elle ? Quelle était sa substance, son identité ?
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Par Neigeline, le 16/02/2010
Noces indiennes de
Sharon Maas
Un oiseau en cage ne possède rien d'autre que la volonté de s'échapper. De désespoir, il bat des ailes et se jette contre les barreaux ; mais le verrou de la cage ne s'ouvre que de l'extérieur et c'est le propriétaire de l'oiseau qui détient la clé. Même si l'oiseau parvient à s'envoler, son avenir est sombre, car il n'a aucune expérience du monde. Une fois libre, son innocence devient son pire ennemi. Mais peut-être un passant verra-t-il la cage, avec l'oiseau qui cherche à se libérer, et écartera les barreaux pour qu'il puisse se glisser au travers. Et ce passant, devenu un ami, initiera aux coutumes du monde l'oiseau qui pourra ensuite voler de ses propres ailes.
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Par pyrouette, le 07/05/2013
Noces indiennes de
Sharon Maas
Le caractère fait le destin.
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Par Neigeline, le 16/02/2010
Noces indiennes de
Sharon Maas
Aux chenilles du monde entier et aux papillons qu'elles renferment.
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Par litolff, le 20/04/2011
Noces indiennes de
Sharon Maas
Ma commençait sa journée par balayer. Tous les matins, Saroj s’éveillait au chuintement étouffé du balai dans la cour, tandis qu’elle-même chassait la nuit de son esprit, avec les toiles d’araignée qui le tapissaient. Pour Ma ce qu’on pensait était plus important que ce qu’on disait ou ce qu’on faisait. Aussi, quand elle avait fini de balayer, consacrait-elle une demi-heure à dessiner un kolam devant l’entrée, un kolam chaque jour différent. Elle commençait par répandre de la farine de riz, de manière à établir un réseau de points qu’elle reliait par des traits ou des lignes courbes, jusqu’à ce qu’apparaisse un étonnant motif symbolique, compliqué, fragile, parfaitement symétrique, une œuvre d’art fugitive qui, dès midi, serait effacée par les pas indifférents des personnes qui entraient et sortaient de la maison.
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