> Martine Leroy-Battistelli (Traducteur)

ISBN : 2290328359
Éditeur : J'ai Lu (2004)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 54 notes) Ajouter à mes livres
« Mais maintenant, en pensant au fils Gosh et à ses dents en avant un cri jaillit du plus profond d'elle-même, un cri de révolte qui marqua le moment précis de son passage à l'âge adulte : Non ! Je ne veux pas ! »

À Madras, Savitri, la fille du cuisinier,... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Alienor, le 26 janvier 2009

    Alienor
    Trois enfants, trois destins, trois époques.
    Savitri tout d'abord, fille de cuisinier qui vit à Madras, et aime David depuis toujours. Malheureusement, ce garçon est le fils des maîtres anglais de son père, ce qui rend cet amour impossible.
    Nat ensuite, qui est le fils adoptif d'un médecin blanc installé dans une province indienne très pauvre. Celui-ci soigne sans relâche, jour et nuit, les plus démunis. Nat, très admiratif, veut à son tour devenir médecin et partira à Londres faire ses études.
    Saroj enfin, qui vit en Guyane britannique. Elle est belle, intelligente et rebelle. Et lutte contre un père autoritaire et traditionaliste, qui veut lui imposer un mari. Car la position de la femme dans la société indienne n'est pas facile. Elle est même liberticide. Et Saroj, jeune femme moderne, refuse l'obéissance et la soumission au père puis à l'époux.
    Ces trois destins, ces trois histoires, nous les suivons d'abord séparément, à tour de rôle, puis ensemble lorsque les chemins se rejoignent. Car bien sûr, et le lecteur le sent dès le début, les destins de ces trois personnages sont liés et finissent par se rencontrer.
    Et Sharon Maas mêle brillamment ces trois vies, par-delà les époques, les races et les préjugés. On se sent empli de ces trois enfants devenus adultes à la fin de l'histoire. Histoire tragique pour certains, mais dont la fin est heureuse pour d'autres. « Noces indiennes » est un roman dont ne sort pas tout de suite. Un roman qui marque et qui transporte. Une très belle histoire de femmes.

    Lien : http://tassedethe.unblog.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 07 mai 2011

    soukee
    L'intrigue de ce roman suit le destin de trois personnages, trois enfants confrontés aux règles d'une société qui leur échappe.
    Savitri, dont le père est le cuisinier d'une famille anglaise installée en Inde, tombe amoureuse de son compagnon de jeu, David, le fils de la famille.
    Nat, fils adoptif d'un médecin anglais, est partagé entre son pays, l'Inde, et sa découverte de l'Occident lors de ses études.
    Saroj, enfin, papillon rieur et multicolore, subit le joug de son père, traditionnaliste à l'extrême qui souhaite la marier dès ses quatorze ans.
    Trois enfants, dont l'histoire débute à trois époques différentes (1921, 1947 et 1956), avec pour dénominateur commun l'Inde. Parce qu'ils y vivent ou qu'ils sont indiens, leur vie est régie par des règles et des traditions parfois lourdes face à la modernité de leur temps.
    Sharon Maas nous entraîne avec brio dans cette intrigue complexe qui se déroule à des moments charnières de l'Histoire de l'Inde. Savamment construite, elle alterne le destin des trois personnages et leur évolution personnelle au fil du temps.
    Noces indiennes est un roman de toute beauté, que j'ai lu avec grand plaisir. S'il arrive, dans ce type de construction narrative, qu'un personnage soit moins intéressant qu'un autre, ce n'est pas le cas ici et chaque chapitre amène son lot de rebondissements et d'évolutions qui le rendent aussi intéressant que le précédent.
    Une belle intrigue servie par une jolie plume, un rythme dense et un hommage à l'Inde tout en subtilité, mais aussi une critique de certaines traditions comme de la condition de la femme... J'ai été conquise !

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2011/05/07/21070205.html
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    • Livres 3.00/5
    Par miriam, le 24 décembre 2011

    miriam
    Un gros feuilleton plein de rebondissements. du dépaysement garanti.
    Trois histoires sur trois périodes différentes, Savitri 1921, Nat 1947, Saroj 1960. L'historie de Savitri se déroule à Madras ddans la propriété d'un riche britannique, celle de Nat en Inde et à Londres, quand à Saroj, elle vit en Guyanne britannique au sein de la communauté Indienne;
    Saroj et Nat se rencontreront à Londres.
    le thème des noces, mariages forcés, arrangés, ne devant pas ortir de la communauté, de la caste, en font un roman féministe qui s'attache au sort des femmes Indiennes.
    Mais on a l'impression de se trouver dans un film de Bollywood ou dans une télénovela.
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    • Livres 2.00/5
    Par Lalivrophile, le 17 novembre 2011

    Lalivrophile
    Ce roman est le premier qu'a publié Sharon Maas. Il a eu beaucoup de succès. Personnellement, j'ai préféré La Danse des paons. "Noces indiennes" est une grande saga qui n'est pas trop mal, mais je trouve que "La Danse des paons" est supérieur.
    Le roman est constitué de chapitres. Chaque chapitre nous plonge dans l'une des trois époques, dans l'entourage de l'un des trois personnages principaux: Savitri, Nat, et Saroj. Cela a deux conséquences. D'abord, c'est original. En général, les livres sont "à l'endroit". Là, selon les personnages, Sharon Maas nous parle de faits ayant eu lieu à différents moments, et jongle avec le passé et le présent de certains de ses héros.
    Ensuite, ça permet de se livrer à un jeu de pistes. Tel chapitre parle de tel personnage, et dans un autre chapitre, concernant un autre personnage, on retrouve ce nom. Donc, on s'amuse à essayer d'assembler les pièces du puzzle avant que l'auteur ne le fasse. Selon les goûts de chacun, cela peut être plaisant ou agaçant.
    En ce qui me concerne, j'avais trouvé presque tous les biens unissant les personnages avant que Sharon Maas ne le dise clairement.
    (Note: Passez au paragraphe suivant si vous n'avez pas lu le livre, car je vais donner des exemples précis, qui dévoilent beaucoup de choses.)
    J'ai deviné assez rapidement que David était le père de Nat.
    J'ai mis plus de temps à deviner que Savitri était Ma. Je l'ai trouvé quand Ma est morte.
    J'ai également deviné assez rapidement que la théorie de Saroj, comme quoi sa mère avait eu un amant était erronée. Je n'avais pas trouvé qui était la maîtresse de Deodat, mais j'avais réussi à échafauder la théorie qui s'est révélée la bonne, en l'étayant par le fait que l'hallucination qu'avait eue Saroj à l'hôpital était une vraie personne. En outre, la théorie échafaudée par Saroj ne collait absolument pas au caractère de sa mère
    [...]
    Lire la suite sur:

    Lien : http://www.lalivrophile.net/noces-indiennes-de-sharon-maas
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 20 avril 2011

    litolff
    Un super souvenir de lecture : une belle histoire très romanesque et émouvante qui fait voyager le lecteur de Madras à la Guyane tout en appréhendant les traditions et la culture indiennes... j'avais adoré !
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Citations et extraits

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  • Par Neigeline, le 16 février 2010

    Un oiseau en cage ne possède rien d'autre que la volonté de s'échapper. De désespoir, il bat des ailes et se jette contre les barreaux ; mais le verrou de la cage ne s'ouvre que de l'extérieur et c'est le propriétaire de l'oiseau qui détient la clé. Même si l'oiseau parvient à s'envoler, son avenir est sombre, car il n'a aucune expérience du monde. Une fois libre, son innocence devient son pire ennemi. Mais peut-être un passant verra-t-il la cage, avec l'oiseau qui cherche à se libérer, et écartera les barreaux pour qu'il puisse se glisser au travers. Et ce passant, devenu un ami, initiera aux coutumes du monde l'oiseau qui pourra ensuite voler de ses propres ailes.
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  • Par litolff, le 20 avril 2011

    Ma commençait sa journée par balayer. Tous les matins, Saroj s’éveillait au chuintement étouffé du balai dans la cour, tandis qu’elle-même chassait la nuit de son esprit, avec les toiles d’araignée qui le tapissaient. Pour Ma ce qu’on pensait était plus important que ce qu’on disait ou ce qu’on faisait. Aussi, quand elle avait fini de balayer, consacrait-elle une demi-heure à dessiner un kolam devant l’entrée, un kolam chaque jour différent. Elle commençait par répandre de la farine de riz, de manière à établir un réseau de points qu’elle reliait par des traits ou des lignes courbes, jusqu’à ce qu’apparaisse un étonnant motif symbolique, compliqué, fragile, parfaitement symétrique, une œuvre d’art fugitive qui, dès midi, serait effacée par les pas indifférents des personnes qui entraient et sortaient de la maison.
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  • Par Neigeline, le 16 février 2010

    Leurs yeux se rencontrèrent, elles échangèrent un sourire et elles surent; toutes les deux.
    Elles surent, mais pas au sens de savoir ceci ou cela. Ce n'était pas non plus qu'elles lisaient dans l'avenir et devinaient ce qu'il leur réservait, ni qu'elles savaient ce que le Destin déciderait pour elles, pour Ganesh, pour Londres, pour les enfants qu'elles auraient ou n'auraient pas, et pour tout le reste. Elles savaient, tout simplement. Elles se reconnaissaient. Se connaissaient. Comme si une petite étincelle chez Trixie reconnaissait une petite étincelle chez Saroj, et que ces deux petites étincelles brillantes sautaient de joie et s'élançaient l'une vers l'autre en disant : "Salut, me voilà ! Je t'attendais depuis toujours." C'est ainsi que commencent les vraies amitiés, ces amitiés rares et authentiques qui résistent au temps. Trixie poussa un glapissement. ... Elles applaudirent, se frappèrent mutuellement dans les mains et s'embrassèrent en riant aux éclats. Un cri de guère venait de naître.
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  • Par Neigeline, le 16 février 2010

    Justement, ce sont les monstres qui ont le plus besoin d'être aimés ! Ils ont besoin d'un amour très rare et très fort ! De toute manière, reprit-elle après un silence, ce n'est pas vraiment un monstre. Surtout ne crois pas ça. Il existe des choses qui ne sont laides qu'à l'extérieur. Si tu regardais sous la surface, tu les verrais dans leur réalité. Et la réalité, c'est que Baba t'aime beaucoup, il nous aime tous, nous sommes tout son univers et sans nous il n'est rien. Mais sa pensée déforme la vérité et c'est pourquoi on le prend pour un monstre. En réalité il n'est pas odieux. Seulement affreusement malheureux. Comment peux-tu haïr un être aussi malheureux ?
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  • Par Neigeline, le 16 février 2010

    Aux chenilles du monde entier et aux papillons qu'elles renferment.
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