-
Par liloche69, le 15/05/2012
L'étonnante disparition de mon cousin Salim de
Siobhan Dowd
Salim a-t-elle rugit comme s'il était dans la pièce. Je vais te passer un de ces savons!
Je n'avais jamais entendu cette expression et je me suis demandé si tante Gloria songeait à faire cadeau d'un gros savon à Salim. Et si oui, pourquoi? Il n'en avait donc pas? Ou si elle comptait le savonner elle-même quand il rentrerait. Auquel cas, c'était franchement bizarre, vu l'âge de Salim. Kat m'a expliqué plus tard que cela signifiait simplement qu'il allait se faire gronder. Mais alors pourquoi le savon?
-
Où vas-tu, Sunshine ? de
Siobhan Dowd
Je m’assis devant le miroir, tête baissée, et soufflai un grand coup. Puis je mis la perruque.
Je levai la tête et regardai dans le miroir. La pièce parut s’assombrir. Dehors, la pluie s’était changée en neige. Les faux cheveux blonds et mes vrais cheveux châtain foncé – des cheveux tout fin de bébé – se mêlaient le long des temps et du front. L’image que me renvoyait la glace, c’était moitié une Holly Hogan, moitié une cinglée d’étrangère. T’énerve pas, ma fille, me dis-je à moi-même. Arrange ça.
Le cœur battant, je rentrai soigneusement les petits cheveux fous plus foncés à l’intérieur de la résille. Après quoi, je brossai les longues, les magiques mèches blond cendré, les peignant en avant puis en arrière, rectifiant le tracé de la raie.
Quand j’eus fini, je posai la brosse et respirai à nouveau un bon coup avant d’allumer la lampe de chevet, de façon à refouler les ombres dans les coins de la pièce. Alors seulement je me regardai dans le miroir.
> lire la suite
-
Par luocine, le 02/10/2009
L'étonnante disparition de mon cousin Salim de
Siobhan Dowd
Salim, si tu es un irrécupérable blagueur, ai-je dit c’est quoi, un blagueur récupérable ?
-
Où vas-tu, Sunshine ? de
Siobhan Dowd
Le bateau roulait violemment. Autour de moi, des tiroirs s'ouvraient, crachant tout leur contenu, et je ne pouvais pas empêcher ça. Je ne voulais pas voir ce qu'il y avait dedans, mais il était trop tard, je n'avais plus le choix. Elles étaient là. Les trois petites figurines, maman, Denny et la petite Holly Hogan. Nous étions enfermés ensemble dans la maison-du-ciel, prisonniers de cet instant pour l'éternité, comme l'insecte à l'intérieur de l'ambre jaune de la bague.
-
Par Rapha, le 24/10/2010
Où vas-tu, Sunshine ? de
Siobhan Dowd
« Si j’étais là où je voudrais être,
Alors je serais là où je ne suis pas,
Ici, je suis là où je dois être,
Être là où je voudrais être je ne puis » Extrait de Katie la cruelle, chant traditionnel
-
Où vas-tu, Sunshine ? de
Siobhan Dowd
Je voyais bien mon rêve d'Irlande me faire signe, mais comment entrer dans un rêve ? Les rêves sont pareils à des miroirs. Vous marchez à leur rencontre, et bientôt, une vitre froide vous arrête.
-
Où vas-tu, Sunshine ? de
Siobhan Dowd
Demandez-moi si je me souviens de l'Irlande, et je vous répondrai qu'elle est pour moi comme un tableau encore humide, ruisselant de pluie.
-
Par luocine, le 02/10/2009
L'étonnante disparition de mon cousin Salim de
Siobhan Dowd
Comme la fois où j’avais demandé pourquoi les footballeurs étaient esclaves alors que l’esclavage était aboli, après avoir entendu aux informations qu’une star du club de Manchester United avait été acheté vingt millions de livres par un autre club
-
Par luocine, le 02/10/2009
L'étonnante disparition de mon cousin Salim de
Siobhan Dowd
Maman prétend que notre jardin a la taille d’un timbre-poste. En réalité, il mesure trois mètres sur cinq et j’ai calculé qu’on pouvait y faire tenir vingt-deux mille cinq cents timbres.
-
Où vas-tu, Sunshine ? de
Siobhan Dowd
Sans la perruque, il n'y avait plus de Sunshine, et Sunshine envolée, je redevenais la petite Holly ordinaire de tous les jours, la fille dont personne ne voulait.