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Slavoj Zizek

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Note moyenne : 3.5/5 (sur 22 notes) Slavoj Zizek

Biographie et informations

Né(e) à : Ljubljana , le 21 mars 1949

Biographie :

Slavoj Žižek (prononciation : /slaˈvɔj ʒiˈʒɛk/), né le 21 mars 1949 à Ljubljana, en Slovénie, est un philosophe et un psychanalyste slovène de tradition continentale.
Žižek a reçu son doctorat de philosophie de l'université de Ljubljana et a étudié la psychanalyse à l'Université de Paris VIII avec Jacques-Alain Miller et François Regnault.
Žižek est chercheur post-doctoral à l'Institut de sociologie de l'université de Ljubljiana, en Slovénie. Il est régulièrement invité dans les universités du monde, particulièrement aux États-Unis (Columbia, Princeton, New School for Social Research, New York et University of Michigan).
Žižek est bien connu pour son utilisation des travaux de Jacques Lacan sous l'angle de la culture populaire. En plus de son travail comme interprète de la psychanalyse lacanienne, il a écrit sur grand nombre de sujet comme le fondamentalisme, la tolérance, le politiquement correct, la mondialisation, la subjectivité, les droits de la personne, le mythe, le cyberespace, le post-modernisme, le multiculturalisme, le post-marxisme ou encore sur des personnalités comme Lénine, David Lynch ou Alfred Hitchcock.
Personnalité des mouvements alternatifs slovènes, en 1990 il s'est présenté comme candidat du parti Démocratie libérale slovène (Liberalna Demokracija Slovenije) à la première élection présidentielle libre qui a précédé l'indépendance de son pays en 1991. Plus récemment, il a causé un émoi dans le monde de la théorie sociale en écrivant le texte d'un catalogue de la compagnie Abercrombie & Fitch. Il est largement perçu comme un conférencier coloré qui n'a pas peur des controverses.
> lire la suite Source : Wikipédia
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essai   sciences humaines   démocratie   bataille   croyances   traumatisme   Subjectivisme   11 septembre   philosophie politique   christianisme   politique   communisme   totalitarisme   psychanalyse   cinema   capitalisme   marxisme   philosophie   allemand   21ème siècle  

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Slavoj Zizek 25/02/2008
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  • Par de, le 05/05/2012

    Slavoj Zizek Slavoj Zizek

    Ne tombez pas amoureux-ses de vous-mêmes, de ce chouette moment que nous passons maintenant. Les carnavals sont souvent de pacotille et le vrai test de ce qu’ils valent est ce qui en reste le lendemain, comment la vie quotidienne en sort transformée. Aimez le travail dur et patient – nous ne sommes que le commencement, pas la fin. Notre message est simple : le tabou est brisé – nous ne vivons pas dans le meilleur des mondes – et il nous est permis, nous y sommes même obligé-es, de penser les alternatives.

    Le chemin à parcourir est long et nous serons bientôt confronté-e-s aux questions vraiment difficiles – questions non pas à propos de ce que nous ne voulons pas, mais plutôt autour de ce que nous voulons vraiment. Quelle organisation sociale peut remplacer le capitalisme existant ? Avec quels types de nouveaux dirigeants ? Etant entendu que les alternatives du 20e siècle ont échoué.

    Il ne sert donc à rien de blâmer les gens et leurs attitudes : le problème n’est ni la
    corruption ni l’appât du gain, le problème est le système qui pousse à être corrompu-e. La solution n’est pas « Main Street contre Wall Street » (la voix du peuple contre la voix des banquiers) mais de changer ce système dans lequel le peuple ne peut exister sans les banquiers.

    Méfions-nous de nos ennemis mais aussi de nos faux-amis – de ceux qui tout en
    prétendant nous soutenir s’acharnent déjà à affaiblir notre contestation. De la même façon que nous avons déjà du café sans caféine ou de la bière sans alcool, ils essaient de nous réduire à une inoffensive contestation morale. Mais la raison pour laquelle nous sommes ici est que nous en avons marre de ce monde ou recycler nos canettes de Coca-cola, donner trois francs 6 sous pour les pauvres ou acheter des cappuccinos a Starbucks parce que X% du prix
    servirait à régler les problèmes du tiers-monde, est suffisant pour nous donner bonne conscience. Apres la délocalisation du travail et de la torture, après que les agences maritales aient aussi commencé à délocaliser nos potentielles rencontres amoureuses, nous nous apercevons que nous avons aussi permis que notre engagement politique soit lui aussi soustraité – nous voulons nous réapproprier tout ça.

    Ils vont nous dire que nous sommes anti-américains. Mais quand les chrétiens
    fondamentalistes nous disent que l’Amérique est une nation chrétienne, il faut se souvenir de ce que la chrétienté est : le Saint Esprit, la communauté libre et égalitaire des croyants unis dans l’amour. Ici, nous sommes le Saint Esprit alors que c’est à Wall Street que se trouvent les païens vénérant de fausses idoles.

    Ils vont nous dire que nous sommes violents, que notre langage même est violent : occupation, etc., etc. Oui, nous sommes violents, mais seulement au sens où le Mahatma Gandhi était violent. Nous sommes violents parce que nous voulons arrêter le cours des choses. Mais quelle est cette violence purement symbolique si on la compare à la violence requise au maintien du fonctionnement sans accroc du système capitaliste global ?

    Ils nous appellent des losers – mais les vrais perdants ne sont-ils pas ceux qui à Wall Street se sont fait renflouer de centaines de milliards de notre argent ? On vous traite de socialistes – mais aux US, le socialisme existe déjà mais seulement pour les riches. Ils vont vous dire que vous ne respectez pas la propriété privée – mais ce sont les spéculations de Wall Street qui ont conduit au crash de 2008 et qui ont détruit plus de propriétés privées durement constituées que si nous voulions le faire ici jours et nuits – pensez juste aux
    milliers de maisons saisies par les banques.

    Nous ne sommes pas communistes, si communiste se réfère au système qui s’est
    justement effondré dans les années 90 – et souvenez-vous que ceux de ces communistes qui sont encore au pouvoir appliquent le capitalisme le plus sauvage (en Chine). Le succès du capitalisme rouge chinois est le signe inquiétant que le mariage entre capitalisme et démocratie est au bord du divorce. Le seul sens dans lequel nous sommes Communistes est
    que nous prenons soin des biens communs – ceux de la nature, de la connaissance – que le système met en danger.

    Ils vont vous dire que vous êtes des rêveurs, mais les vrais rêveurs sont ceux qui pensent que les choses peuvent continuer indéfiniment, telles quelles, qu’il suffit juste d’en maquiller un peu l’apparence. Nous ne sommes pas des rêveurs-euses, nous nous réveillons d’un rêve qui tournait au cauchemar. Nous ne détruisons rien, nous ne sommes que les simples témoins de comment le système est en train, petit à petit, de s’autodétruire. Nous connaissons toutes et tous la fameuse scène de dessin animé : le chat est au bord du précipice mais il continue de marcher ignorant du fait qu’il n’y a plus de terre ferme sous ses pieds : il ne tombe qu’à partir du moment où, jetant un oeil en bas, il prend conscience de l’abysse. Ce que nous faisons est juste de rappeler à ceux qui sont au pouvoir de regarder en bas…

    Alors, le changement est-il vraiment possible ? De nos jours, le possible et l’impossible s’organisent de façon quelque peu étrange. Dans les domaines des libertés individuelles et des technologies scientifiques, l’impossible devient de plus en plus possible (d’après ce que l’on nous en dit) : « rien n’est impossible », on peut profiter du sexe dans toutes ses versions perverses ; des archives entières de musiques, de films et de séries télé sont disponibles au téléchargement ; traverser l’espace est possible pour tout un chacun (ayant de l’argent…) ; il est possible d’augmenter nos capacités physiques et psychiques grâce à des interventions au niveau du génome ; tout semble devenu possible jusqu’au rêve techno-gnostique d’arriver à l’immortalité en transformant notre identité en un progamme d’ordinateur.

    De l’autre coté, dans le domaine des relations sociales et économiques, nous sommes bombardé-e-s sans relâche d’un « tu ne peux pas » : « tu ne peux pas t’engager dans des actions politiques collectives (qui nécessairement aboutissent à la terreur totalitaire), ou te cramponner au vieil Etat-providence (il te rend non compétitif et conduit aux crises économiques), ou t’extraire du marché financier global, etc, etc. » Quand les mesures d’austérité sont imposées, on nous répète encore et encore qu’on peut tout simplement pas
    faire autrement. Peut-être le moment est-il venu d’inverser les coordonnées de ce qui est possible et de ce qui est impossible ; peut-être ne pouvons-nous pas devenir immortels mais pouvons-nous vivre dans plus de solidarité et de sécurité sociale.

    Mi-avril, les médias rapportaient que le gouvernement chinois avait interdit de diffuser à la télé comme au cinéma tout film abordant les thèmes en lien avec le voyage dans le temps ou l’histoire parallèle, selon l’argument que de telles histoires introduisent de la frivolité au contenu historique serieux – même l’échappée fictionelle dans une réalité parallèle est considérée comme trop dangereuse. Nous, dans l’Ouest libéral, nous n’avons pas besoin d’interdits aussi explicites : l’idéologie exerce assez de pouvoir matériel pour prévenir tout
    risque de prendre un minimum au sérieux de telles histoires parallèles. Comme le montre la pléthore de films apocaliptiques, il nous est plus facile d’imaginer la fin du monde que celle du capitalisme.

    Dans une ancienne plaisanterie de la défunte RDA, un travailleur Allemand trouve un boulot en Sibérie. Conscient que son courrier sera ouvert et censuré, il dit à ses amis : “Mettons nous d’accord sur un code : si la lettre que vous recevez est écrite à l’encre bleue ordinaire, cela signifie que son contenu est vrai ; si elle est écrite en rouge, son contenu est faux.“ Après un mois, ses amis recoivent la première lettre, écrite en bleu : “Tout est fanstastique ici : les magasins sont remplis, la nourriture est abondante, les appartements sont grands et bien chauffés, les cinemas jouent des films de l’Ouest, il y a plein de jolies filles prêtes à une aventure – la seule chose qui manque, c’est de l’encre rouge.”

    N’est ce pas la situation dans laquelle nous sommes ? Nous avons toutes les libertés voulues – la seule chose qui manque est “l’encre rouge” : nous nous “sentons libres” parce le langage même pour penser notre manque de liberté nous fait défaut. Le manque d’encre rouge signifie qu’aujourd’hui, tous les mots les plus couramment employés pour désigner le conflit actuel – “ guerre à la terreur”, “ démocratie et liberté”, “ droits de l’homme”, etc. – sont des termes falsifiés qui mystifient notre perception de la situation au lieu de nous permettre de la penser.

    Vous, ici, vous nous fournissez à toutes et à tous de l’encre rouge.
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  • Par neLLie, le 10/03/2011

    Vivre la fin des temps de Slavoj Zizek

    La violation des règles publiques n'est (...) pas commise par l'ego intime, mais est dictée par ces mêmes règles publiques qui se trouvent ainsi redoublées.

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  • Par neLLie, le 12/03/2011

    Vivre la fin des temps de Slavoj Zizek

    Aujourd'hui il y a déja plus de connexions entre les ordinateurs eux-mêmes qu'entre les ordinateurs et leurs utilisateurs humains - on pourrait paraphraser la formule de Marx et dire qu'en l'occurrence les rapports entre les choses-ordinateurs remplacent les rapports entre les personnes.

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  • Par neLLie, le 10/03/2011

    Vivre la fin des temps de Slavoj Zizek

    (...) Aussi devrait-on rejeter l'idée selon laquelle la globalisation met en péril les traditions locales, notamment en laminant les différences : si la globalisation menace parfois les traditions, le plus souvent elle les maintient en vie, les ressuscite, voire les "recrée" en les exaptant [ex-apting] à de nouvelles conditions - tout comme par exemple les Britanniques et les Espagnols réinventèrent l'esclavage dans les premiers temps de la modernité.

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  • Par de, le 09/10/2011

    Lacrimae Rerum : Essais sur Kieslowski, Hitchcock, Tarkovski, Lynch et quelques autres de Slavoj Zizek

    Et finalement, cela justifie aussi pleinement la conclusion vulgaire du film, quand après que son mari lui a confessé son périple nocturne, qu’ils ont donc tous les deux été confrontés à l’excès de leurs fantasmes, Kidman – en s’assurant qu’ils sont maintenant complètement réveillés, sortis de la nuit, et que, sinon pour toujours, tout au moins pour un long moment, ils resteront là, se gardant de tout fantasme – lui dit qu’ils doivent faire quelque chose au plus vite. Quoi ? demande-t-il. « Baiser » répond-elle et le film se termine là-dessus, le générique défile.

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