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Par Outis, le 19/09/2007
La Crise de la culture de
Hannah Arendt
Puisque l’autorité requiert toujours l’obéissance, on la prend souvent pour une forme de pouvoir ou de violence. Pourtant l’autorité exclut l’usage de moyens extérieurs de coercition ; la où la force est employée, l’autorité proprement dite a échoué. L’autorité, d’autre part, est incompatible avec la persuasion qui présuppose l’égalité et opère par un processus d’argumentation… Historiquement nous pouvons dire que la disparition de l’autorité est simplement la phase finale d’une évolution qui a sapé principalement la religion et la tradition.
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Par kilitou, le 14/08/2010
La Crise de la culture de
Hannah Arendt
C'est également avec l'éducation que nous décidons si nous aimons assez nos enfants pour ne pas les rejeter de notre monde, ni les abandonner à eux-mêmes, ni leur enlever leur chance d'entreprendre quelque chose de neuf, quelque chose que nous n'avions pas prévu, mais les préparer d'avance à la tâche de renouveler un monde commun.
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La Crise de la culture de
Hannah Arendt
La société de masse est peut-être encore plus sérieuse, non en raison des masses elles-mêmes, mais parce que cette société est essentiellement une société de consommateurs, où le temps du loisir ne sert plus à se perfectionner ou à acquérir une meilleure position sociale, mais à consommer de plus en plus, à se divertir de plus en plus (...) Croire qu'une telle société deviendra plus "cultivée" avec le temps et le travail de l'éducation, est, je crois, une erreur fatale (...) l'attitude de la consommation, implique la ruine de tout ce à quoi elle touche.
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Par lhucy7, le 29/01/2012
Le système totalitaire : Les origines du totalitarisme de
Hannah Arendt
"C'est dans le vide de la pensée que s'inscrit le mal."
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Eichmann à Jérusalem de
Hannah Arendt
Ce livre important d'Hannah Arendt est depuis sa parution l'objet d'une polémique pas encore apaisée. Le sous-titre de l'ouvrage "la banalité du mal" en est le premier sujet. La responsabilité qu'elle attribue pour partie aux conseils juifs en est le second. Le grand intérêt de cet ouvrage n'est pas la relation du procès d'Adlf Eichmann, mais la pensée sur l'orgine du mal qu'elle construit à partir de ce moment. Elle a demandé à assister à ce projet, comme une façon de retourner à une partie de son histoire. Sa théorie sur le mal qui ne trouve pas sa racine dans la nature même de l'homme, mais plutôt dans l'absence de pensée, pour contestée qu'elle soit, ouvre un débat que l'histoire actuelle n'est pas près d'éteindre.
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Par Outis, le 08/10/2007
La Crise de la culture de
Hannah Arendt
Historiquement, nous pouvons dire que la disparition de l’autorité est simplement la phase finale, quoique décisive, d’une évolution qui, pendant des siècles, a sapé principalement la religion et la tradition. De la tradition, de la religion, et de l’autorité, c’est l’autorité qui s’est démontré l’élément le plus stable.
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La Crise de la culture de
Hannah Arendt
Parce que le monde est fait par des mortels, il s'use; et parce que ses habitants changent continuellement, il court le risque de devenir mortel comme eux (...) Notre espoir réside toujours dans l'élément de nouveauté que chaque génération apporte avec elle.
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Par Outis, le 08/10/2007
La Crise de la culture de
Hannah Arendt
C’est aussi pourquoi la vieillesse, distinguée par les Romains du pur et simple âge adulte, était vue comme le moment qui contient l’acmé de la vie humaine ; non pas tant à cause de la sagesse et de l’expérience accumulées qu’à cause de la plus grande proximité du vieillard aux ancêtres et au passé. Contrairement à notre concept d’une maturité orientée vers l’avenir, les Romains pensaient que la maturité était dirigée vers le passé.
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La Crise de la culture de
Hannah Arendt
Toutes les choses qui doivent leur existence aux hommes, comme les oeuvres, les actions et les mots, sont périssables, contaminées, pour ainsi dire, par la mortalité de leurs auteurs.
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Par Piling, le 10/08/2008
Première phrase du livre
La Crise de la culture de
Hannah Arendt
incipit :
Notre tradition de pensée politique a un commencement bien déterminé dans les doctrines de Platon et d'Aristote. Je crois qu'elle a connu une fin non moins déterminée dans les théories de Karl Marx. Le commencement fut pris lorsque, dans l'allégorie de la caverne, Platon décrivit le domaine des affaires humaines -tout ce qui appartient au vivre-ensemble des hommes - en termes d'obscurité, de confusion et de déception dont ceux qui aspirent à l'être vrai doivent se détourner et qu'ils doivent abandonner s'ils veulent découvrir le ciel clair des idées éternelles. La fin arriva avec la déclaration de Marx selon laquelle la philosophie et sa vérité ne se trouvent pas en dehors des affaires des hommes et de leur monde commun, mais précisément en eux, et peuvent être "réalisées" dans le seul domaine du vivre-ensemble qu'il appelle "société", grâce à l'apparition des hommes socialisés (vergesellschaftete Mesnchen).
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