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Sur des mers plus ignorées-- de
Tim Powers
Heureusement, Thatch ne l'a pas enterré avec ses bottes aux pieds. Les fantômes aiment vagabonder à bord des bateaux et, s'ils sont chaussés, pas moyen de dormir tant ils font de bruit.
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Sur des mers plus ignorées-- de
Tim Powers
Il a armé un tromblon, il l'a chargé de tout ce qui lui restait de pièces d'or et de bijoux. Une bien maigre fortune, mais des munitions royales. Et puis il a levé l'arme de manière que le gros canon évasé soit à un pied de sa figure, il a probablement jeté un dernier coup d'oeil à ce qui restait de sa fortune et s'est fait sauter la cervelle avec ! Ah, c'était poétique, sans aucun doute. Mais bien salissant dans la pratique... Presque toute sa tête s'est répandue dans le jardin, en passant par la fenêtre de sa chambre.Pauvre Sébastien ! Je suis certain que la maréchaussée a fait main basse sur ce qu'elle a pu retrouver de ses munitions !
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Par Shaarilla, le 11/05/2010
Le poids de son regard de
Tim Powers
Les pierres... commencèrent à perdre leur inflexible dureté, à s'amollir peu à peu, et, une fois amollies, à prendre forme. Bientôt, quand elles eurent grandi et qu'elles eurent reçu en partage une nature plus douce, on pu voir apparaître, bien qu'encore vague, comme une forme humaine, comparable aux ébauches taillées dans le marbre et toute semblable aux statues encore inachevées et brutes.
Ovide, Les métamorphoses, Deucalion et Pyrrha
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Sur des mers plus ignorées-- de
Tim Powers
Sang du Christ ! Tu crois que ces ordres me plaisent ? Le hunsi kanzo nous transformera tous en zombies si nous battons en retraite. Alors que, si nous obéissons, nous ne risquons que la mort !
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Par frankgth, le 08/11/2011
Les Voies d'Anubis de
Tim Powers
Le temps, reprit-il sur un ton solennel, le temps est comparable à un fleuve qui roule sous une couche de glace. Il nous étire comme si nous étions des plantes aquatiques, de nos racines vers l’extrémité de nos tiges, de notre naissance vers notre mort, et se courbe autour des roches ou des souches qui se présentent au long de son cours ; et nul ne peut échapper à ce fleuve à cause du toit de glace qui le surplombe et nul ne saurait le remonter à contre-courant, ne fût-ce qu’un instant.
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Par Shaarilla, le 11/05/2010
Le poids de son regard de
Tim Powers
Je le rendrai sec comme du foin : le sommeil, ni jour ni nuit, ne pendra à l'auvent de sa paupière ; il vivra comme un excommunié. Neuf fois neuf accablantes semaines le rendront malingre, hâve, languissant, et, si sa barque ne peut se perdre, elle sera au moins battue des tempêtes.
William Shakespeare, Macbeth
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Par lecassin, le 30/03/2012
Les Voies d'Anubis de
Tim Powers
D'entre deux arbres, à la crête d'une colline, un très vieil homme observait, avec une poignante nostalgie dont il ne se serait plus cru capable, le dernier groupe de pique-niqueurs qui remballaient leurs paniers, grimpaient sur leurs chevaux puis s'éloignaient vers le sud, avec quelque hâte car ils avaient six bons milles à faire pour rentrer à Londres et le soleil rougissant silhouettait déjà les branches des arbres bordant la Brent, à deux milles environ vers l'ouest.
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Par Shaarilla, le 11/05/2010
Le poids de son regard de
Tim Powers
Je l'assis sur mon cheval à l'amble,
Et de tout le jour je ne vis plus qu'elle,
Car penchée de mon côté, elle me chantait
Une chanson des fées.
John KEATS, La Belle Dame Sans Merci
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Par frankgth, le 28/08/2011
Sur des mers plus ignorées-- de
Tim Powers
Il leva les yeux vers les étoiles et lança un défi dans leur direction en ricanant. Essayez de m'arrêter, pensa-t-il, même s'il me faut des années. Je sais que c'est vrai, maintenant. Cela peut-être fait. Oui... même si j'avais à tuer dix Indiens pour l'apprendre, dix hommes blancs, dix amis... cela en vaudrait la peine.
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Par Shaarilla, le 11/05/2010
Le poids de son regard de
Tim Powers
Bois tant que tu le peux : une autre race, un jour,
Quand toi et le tienne seront, comme moi, passés,
De l'étreinte de la Terre viendra te porter secours,
Pour muser et rimer avec les décédés.
Lord Byron, Vers inscrits sur une coupe faite dans un crâne
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Par Shaarilla, le 11/05/2010
Le poids de son regard de
Tim Powers
Et une forme blonde s'envola de ses mains -
Une image vivante qui de très loin surpassait
En beauté cette belle forme de pierre vive
Qui ravit le coeur de Pygmalion.
Elle était asexuée, et dans sa croissance
Paraissait n'avoir développé aucun défaut
Des deux sexes, mais la grâce des deux...
Et sur son doux visage jouaient des rêves
Affairés, autant que mouches d'été...
Percy Bysshe SHELLEY, La Sorcière d'Atlas