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Par TwiTwi, le 03/11/2010
La Horde du Contrevent de
Alain Damasio
Furvent, ceux qui vont mûrir te saluent !
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Par Lylo, le 12/07/2010
La Horde du Contrevent de
Alain Damasio
Qu'importe où nous allons, honnêtement. Je ne le cache pas. De moins en moins. Qu'importe ce qu'il y a au bout. Ce qui vaut, ce qui restera n'est pas le nombre de cols de haute altitude que nous passerons vivants. N'est pas l'emplacement où nous finirons par planter notre oriflamme, au milieu d'un champ de neige ou au sommet d'un dernier pic dont on ne pourra plus jamais redescendre. N'est plus de savoir combien de kilomètres en amont du drapeau de nos parents nous nous écroulerons ! Je m'en fiche ! Ce qui restera est une certaine qualité d'amitié, architecturée par l'estime. Et brodée des quelques rires, des quelques éclats de courage ou de génie qu'on aura su s'offrir les uns aux autres. Pour tout ça, les filles et les gars, je vous dis merci. Merci.
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Par benne, le 28/03/2010
La Zone du Dehors de
Alain Damasio
Sachons nous ouvrir pour agrandir cette poche, qui est poumon - et vent pulsif. Osons même, parfois, élargir la cicatrice et refuser le cocon consumériste, les consolations et les soins.
Parce que ça fait mal, d'être libre.
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Par nanet, le 10/12/2011
La Horde du Contrevent de
Alain Damasio
Je ne me suis pas présenté ? Excusez l'instant qui porte au lyrisme, nous sommes, bonjour, vous êtes ? Caracole, où suis-je ? Oui, lui-même, troubadour donc - et conteur. pour le Compte ? de la 34° Horde de Contrevent, messaigneurs, menée de haute main par son traceur, l'haigneux et percute-souffle Golgoth, neuvième du nom.
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El Levir de
Alain Damasio
Tu n'as pas été choisi, tu t'es toi-même élu. Rien de ce que tu vois n'est visible. Rien de ce que tu entends n'est audible. Rien de ce que tu sens n'a de goût, ni d'odeur. Le Livre n'a jamais pu être écrit. Il n'y a que des livres, disloqués, insignifiants, épars, redupliqués. Les plus vastes bibliothèques du monde ne classent en rayon que la cendre grise des mots, jamais leur brûlure. Le vrai Livre est écrit avec l'ombre projeté par une lumière si intense qu'aucune main n'en soutient la morsure. Le vrai Livre est écrit au feu, mais nul feu ne dure, si bien qu'il faut l'alimenter à la chair.
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La Horde du Contrevent de
Alain Damasio
J’aime l’idée qu’un livre soit une arme, pas de jet ou de poing, plutôt une bombe à fragmentation douce, une grenade qui déchiquette les canaux habituels de la sensation ou dévie les autoroutes de nos pensées acquises. La Horde est un roman qui veut redonner aux gens le goût d’une vie ensemble, d’un partage concret, contre l’individualisme qu’on nous présente comme libérateur alors qu’il est le plus sûr moyen, pour les pouvoirs, de nous contrôler, en pures particules isolées et tristes. Etre lié délivre. Soyez complices du crime de vivre.
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Par Lylo, le 12/07/2010
La Horde du Contrevent de
Alain Damasio
La musique est comme le vent, elle ne s'arrête jamais ; c'est nous qui arrêtons d'écouter.
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Par Spilett, le 18/05/2011
La Horde du Contrevent de
Alain Damasio
Moins que d'autres, je ne savais si le but de notre vie avait un sens. Mais je savais, plus que quiconque, qu'elle avait une valeur. Par elle-même, directement, hors de toute réussite ou déroute. Cette valeur venait du combat. Elle venait du rapport profondément physique que nous avions au vent. Un corps à corps. Elle venait de la qualité impressionnante de notre Fer et de notre Pack. De l'épaisseur à peine concevable de connaissances et d'expériences dont nos os avaient hérité. Elle venait d'une noblesse de cœur et de rage dont je me sentais, avec Golgoth, le premier porteur.
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El Levir de
Alain Damasio
- Qu'apporte le Livre à qui le lira?
- C'est donc ta troisième question, hulula la trombe.
- Oui.
- Ce n'est pas une question qui concerne en propre le Livre, fit remarquer la bourrasque, mais elle possède une réponse. Le Livre n'apporte strictement rien à quiconque qu'il ne sache avant de l'avoir lu. Il n'apprend rien à personne. Simplement, et dans toute l'extension de sens que cette phrase peut contenir et disperser, "IL DONNE VIE".
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El Levir de
Alain Damasio
Cette vision, indiscutable pour lui, antérieure même à toute raison, était que la littérature, comme tout art authentique, ne pouvait être que puissance de vie. Donc que le Livre, s'il existait, ne pouvait qu'incarner, avec la plus féroce intensité, la vie – et plus profondément qu'incarner, mot presque statique, la faire fulgurer, siffler, se découdre comme une peau, pour libérer, par éclat – par écart et petit bond, salto, vague haute déferlée, rouleau ou ressac – une coulée de sang pur, d'un rouge d'encre longue, que rien ne pouvait faire sécher, ni vent ni temps, ni le soleil au zénith. Rien, puisque le rythme capturé-relancé à chaque lecture, à chaque attaque de glotte placée au premier mot du premier vers, redéfroissait la totalité de la surface physique du son, lâchait au souffle toute la violence articulatoire des phonèmes briquetés et découplait, sur la page, la masse d'abord compacte des lettres aboutées, pour lui déplier à mesure, comme on offre à un enfant une plage, l'espace où s'architecture l'épars.
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