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Par Luniver, le 04/01/2012
Wilt, Tome 1 : Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore de
Tom Sharpe
- Cher monsieur vous voyez trop de feuilletons américains. Dans ce pays, la police n'a pas recours à ce genre de méthode.
- Elle s'est pourtant montrée plutôt brutale avec certains de nos étudiants pendant certaines manifestations.
- Ah mais les étudiants c'est autre chose, ils n'ont que ce qu'ils méritent. Les provocations politiques sont une chose, les meurtres entre époux du type de celui que votre ami Wilt s'est laissé aller à commettre, semble-t-il, appartiennent à une toute autre catégorie. Je dois avouer que depuis toutes ces années que j'exerce la profession d'avocat je n'ai encore jamais rencontré d'affaire de meurtre entre époux que la police n'ait pas traitée avec beaucoup de doigté, et Mr Wilt est diplômé de l'université, ça sert toujours. Dès que vous avez une profession honorable - et c'est le cas d'un assistant de collège technique n'est-ce pas - vous pouvez être certain que la police ne fera rien d'incorrect. Mr Wilt peut être tout à fait tranquille.
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Wilt, Tome 1 : Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore de
Tom Sharpe
Les Pringsheim et leurs affidés symbolisaient tout ce qu’il avait en horreur. Ils étaient frelatés, superficiels, prétentieux : une bande de clowns dont les excentricités, contrairement aux siennes, n’avaient même pas l’excuse de la naïveté. Ils faisaient non seulement semblant de s’amuser. Ils riaient pour s’entendre rire et faisaient étalage d’un appétit sexuel qui n’avait rien à voir avec un sentiment ou un instinct quelconque et n’était que le fruit sec de leur imagination rabougrie. Copulo ergo sum. Et la Sally Salope qui s’était foutu de lui parce qu’il n’avait pas le courage de ses instincts. Comme si l’instinct consistait à éjaculer dans le corps chimiquement stérilisé d’une femme qu’il avait rencontrée vingt minutes auparavant. Wilt avait réagi tout à fait instinctivement en fuyant devant cette concupiscence faite de goût du pouvoir, d’arrogance et d’un insupportable mépris qui présupposait que ce qu’il était, ce peu de chose qu’il était, ne représentait qu’une extension de son pénis, et que l’expression ultime de ses pensées, de ses sentiments, de ses espoirs et de ses ambitions ne pouvait être atteinte qu’entre les cuisses d’une pute à la mode. Et c’était ça la libération ?
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Le bâtard récalcitrant de
Tom Sharpe
M. Flawse était quant à lui bien décidé à faire en sorte que son petit-fils grandisse sans avoir un seul des défauts de sa mère. Il y avait parfaitement réussi. A dix-huit ans, Lockart en savait aussi peu sur le sexe qu'elle sur la contraception.
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Par tulisquoi, le 04/03/2010
Le gang des mégères inapprivoisées : Ou Comment kidnapper un mari quand on n'a rien pour plaire de
Tom Sharpe
Mme Burnes n'était pas une femme à qui l'on déniait le droit d'être mère. Grande et frivole, avec un appétit insatiable pour les histoires à l'eau de rose les plus mièvres et les plus bêtes, elle avait acquis une passion inextinguible pour l'Amour. En d'autres termes, elle vivait dans un monde où les hommes, tous aristocrates, faisaient leur demande en mariage au sommet d'une falaise, une nuit de pleine lune, tandis qu'en contrebas les vagues se fracassaient contre les rochers. Leur requête était acceptée avec un mélange de ravissement et de pudeur, après quoi il étreignaient leur pure fiancée contre leur torse viril.
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Par Luniver, le 04/01/2012
Wilt, Tome 1 : Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore de
Tom Sharpe
- Tu dois te sentir libre, avait dit Sally. Libre de vivre... libre d'être...
- D'être quoi ? dit Eva.
- Toi-même, ma chérie, murmura Sally. Ton moi secret.
Et elle l'avait caressée tendrement en un endroit où Eva Wilt, si elle avait été moins soûle, aurait farouchement nié que puisse se trouver un moi quelconque.
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Wilt, Tome 1 : Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore de
Tom Sharpe
Chaque fois qu’Henry promenait son chien ou, pour être plus précis, chaque fois que son chien l’emmenait promener ou, pour être exact, chaque fois que Mrs Wilt leur enjoignait de débarasser le plancher car c’était l’heure de ses exercices de yoga, il suivait invariablement le même chemin. Le chien le prenait docilement, et Wilt suivait le chien.
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Par Luniver, le 04/01/2012
Wilt, Tome 1 : Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore de
Tom Sharpe
- Tout ce que je peux dire, protesta l'entrepreneur en bâtiment, c'est que tous les professeurs de culture générale ne finissent pas par enterrer leur femme dans des puits de fondation.
- Tout ce que je peux dire quant à moi, dit le principal, c'est que je suis extrêmement surpris qu'il ait été le seul à le faire jusqu'à présent.
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Par Luniver, le 04/01/2012
Wilt, Tome 1 : Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore de
Tom Sharpe
Dix ans de Plâtre 2 et de rencontre avec la barbarie lui avait au moins appris qu'il n'existait pas de réponse à toutes les questions et que la teneur de la réponse importait peu du moment qu'on la donnait avec conviction. Au XIVe siècle, on lui aurait dit que cette idée venait du diable. Dans le monde post-freudien d'aujourd'hui, on appelle ça complexe ou, pour être tout à fait moderne, déséquilibre hormonal. Dans cent ans, on donnerait une toute autre explication encore. Réconforté à l'idée que la vérité d'un jour fait la risée du lendemain et que ce qu'on pense ne compte tant qu'on agit pour le mieux, Wilt finit par s'endormir.
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Le gang des mégères inapprivoisées : Ou Comment kidnapper un mari quand on n'a rien pour plaire de
Tom Sharpe
Il était arrivé à la conclusion que toute la famille était folle, le fils compris, qu'il soit mort ou encore vivant. Et vu la façon dont l'enquête progressait, lui-même serait bientôt bon pour l'asile.(p181)
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Par Luniver, le 04/01/2012
Wilt, Tome 1 : Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore de
Tom Sharpe
- Y'avait cet étudiant habillé en pingouin tu vois. «S'il vous plait, qu'il dit, voudriez-vous me laisser le passage ?» Comme ça. Et tout ce que je faisais c'était regarder les livres dans la vitrine...
- Les livres, dit Wilt d'un air sceptique. A 11h du soir, vous regardiez des livres ? Je n'arrive pas à y croire.
- C'étaient des illustrés, des histoires de cow-boys, dit le maçon. Dans une boutique d'occasion à Finch Street.
- Avec des filles, expliqua quelqu'un.
Wilt opina du chef. Cela avait l'air plus vraisemblable.
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