ISBN : 2264042435
Éditeur : 10 (2005)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 93 notes) Ajouter à mes livres
C'est en sortant son chien que Wilt réfléchit à la méthode la plus efficace pour se débarrasser de sa femme, devenue bien trop encombrante à son goût. Wilt est à la croisée des chemins : professeur de culture gén... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (12)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 23 décembre 2007

    Woland
    Wilt
    Traduction : François Dupuigrenet-Desroussilles
    De temps à autre, alors qu'on en désespérait, on découvre un humoriste authentique et force est de reconnaître que nombre d'entre eux sont d'origine anglo-saxonne.
    Bien qu'il ait enseigné en Afrique du Sud où il devint persona non grata parce qu'il avait osé fustiger l'apartheid, Tom Sharpe ne fait pas exception à la règle. Et j'ai eu la joie de le découvrir car j'avoue, à ma grande honte, avoir tout ignoré de lui jusqu'ici.
    En deux jours, j'ai dévoré "Wilt1" qui, je l'ai appris depuis, constitue le premier opus d'une série consacrée à Henry et Eva Wilt, couple qu'il convient de compter parmi ses relations lorsque le lecteur qui s'agite en chacun de nous chancelle sous le poids des soucis matériels.
    En dépit de son titre un peu bizarre, ce livre n'a rien à voir avec la SF. Pour être franche, il n'a pas non plus grand chose à voir avec l'éternelle bonne humeur de P.G. Wodehouse ou même avec Evlyn Waugh. Il ne saurait non plus se targuer de ce raffinement dans la formule cynique qui demeure à jamais l'apanage d'Oscar Wilde aux temps de sa splendeur.
    Sa partie à Sharpe, c'est l'humour noir appliqué à la vie quotidienne, en l'espèce celle d'un petit professeur exploité par le collège technique qui l'emploie, parfois agressé par les "apprentis" (Viande 1 - Gaz 2 - Plâtre 3) auxquels il tente d'inculquer les beautés de la littérature anglaise, plus ou moins méprisé par son épouse et dont la vie sexuelle et sociale se résume à un énorme zéro pointé.
    Pour se remonter le moral, Wilt sort son chien, Clem. Et pendant la promenade de l'animal, le maître fantasme le meurtre de son épouse. D'ailleurs, à l'issue d'une énième querelle avec Eva, Henry passerait volontiers à l'acte si Eva ne le quittait pour se réfugier auprès de Sally, une nouvelle relation qui, pour certaines raisons, tient beaucoup à ce que les Wilt divorcent.
    Du coup, notre héros s'en prend à Judy, la poupée gonflable que, après des péripéties que je vous laisse découvrir, Eva lui a laissée en guise de cadeau d'adieu. Et comme il a bu pas mal de gin, lui vient l'idée absurde d'habiller Judy avec la garde-robe d'Eva, de lui mettre une perruque pour parfaire la ressemblance et puis de s'en aller la jeter dans un puits, sur le chantier de rénovation ouvert dans son collège.
    Le lendemain, arrive la bétonneuse et tout ne serait plus qu'un mauvais souvenir si l'un des ouvriers n'apercevait Judy qu'il prend bien entendu pour un vrai cadavre. La Police fait alors son apparition en la personne de l'inspecteur Flynt - que Sharpe n'a vraiment pas gâté ...
    La suite et la fin dans ce roman où l'on rit de bon coeur et sans remords même si l'humour qui le porte est sans complaisance. Seule condition : apprécier l'humour noir. ;o)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 05 janvier 2012

    Luniver
    Ce livre est complètement déjanté !
    L'histoire raconte la vie de Wilt, prof forcé d'enseigner la culture générale depuis des années à des hordes d'apprentis menés dans sa classe contraints et forcés. Son épouse plonge dans n'importe quelle discipline pourvu que la personne qui la lui explique paraisse un tantinet intelligente. La dernière en date est Sally, qui compte bien lui apprendre la liberté sexuelle et la libération de la femme.
    Lors d'une soirée mondaine, Wilt va repousser les avances de Sally. Celle-ci, pour se venger, profite de son évanouissement pour le planter dans une poupée gonflable. Sa femme le surprend et horrifiée, se décide à partir quelques jours avec Sally pour faire le point.
    Wilt décide alors d'assassiner sa compagne, et s'entraîne sur la poupée gonflable qu'on lui a généreusement offert après l'incident. La poupée tombe dans un puits de fondation par maladresse. Et le lendemain, juste avant que le béton ne tombe, quelqu'un aperçoit vaguement la poupée. Tout le monde est convaincu qu'un meurtre a eu lieu, et Wilt est bien entendu le principal suspect dans cette affaire.
    J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire : les personnages sont caricaturés à l'extrême, il faut un petit peu de temps avant de s'y habituer. Par contre, une fois qu'on est dans l'ambiance, c'est un véritable régal. L'anti-héros qu'est Wilt se transforme et mène la vie dure à la police. Ma lecture du dernier quart du livre a été ralentie par des fous rires incontrôlables.
    Une histoire complètement loufoque, mais irrésistible. J'en redemande !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Soundandfury, le 27 avril 2011

    Soundandfury
    Déjanté! Anglais.
    Je pourrais arrêter là mon commentaire. Mais je n'ai rien d'autre à faire de ma soirée.
    Complètement barré!
    Le héros est un prof minable, personnage sans profondeur, amant exécrable. Il passe ses journées dans la cage aux fauves, courageusement, en attendant depuis 10 ans une promotion qu'il n'aura jamais parce qu'il se laisse marcher dessus.
    J'ai adoré l'ensemble, même si cela n'a ni queue ni tête. le roman le plus stupide lu depuis longtemps. Ce titre rentre pleinement dans le cadre du challenge A vos Masques! Objectif: avoir ri.
    J'aime parce que :
    Wilt enseigne la « culture générale » à des jeunes adultes en section pro. Autrement dit: il distribue inlassablement les mêmes livres avant de les laisser parler de tout ce qu'ils veulent, tant qu'ils ne cassent rien dans la salle.
    Parce que ses classes se nomment poétiquement « Viande 1 », « Presse 3 » « Plâtre 2 »...
    « Je ne tiens pas à me faire monter le coup une nouvelle fois s'il me raconte qu'il a balancé Mrs Wilt dans la fosse sceptique sous prétexte qu'il a fait cours à Merde 2 il y a dix ans ».
    Parce que, voyez-vous, le principal problème de Wilt, c'est Mme Wilt. Il n'aimait déjà pas sa façon d'arroser les W.C. d'Harpic et de l'abreuver de reproches, mais lorsqu'elle rencontre Sally, une jeune femme aux moeurs libérées qui entreprend de la secouer un peu et de la mettre sur la piste de l'orgasme, le pauvre Wilt voit sa vie conjugale virer au cauchemar.
    D'abord, elle commence par remettre en question leur tranquille absence de relations charnelles, puis son vocabulaire s'enrichit « d'options sexuelles ouvertes »... Alors quand, comble de l'horreur, elle l'attend un soir en pyjama jaune fluo en proposant de lui sucer les tétons, il prend la fuite!
    Mais le malheureux n'est pas encore délivré. Lors d'une soirée à teneur hautement intellectuelle, Sally tente en vain de séduire Wilt et se venge de son échec en l'empalant sur une poupée gonflable. Humilié d'être trouvé par toute la maisonnée les fesses à l'air en si malencontreuse compagnie, Wilt décide alors de tuer sa femme et s'entraîne sur la poupée.
    + sur Tale me More

    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2010/10/16/c-est-une-poupee..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Apikrus, le 25 mai 2011

    Apikrus
    Henry Wilt enseigne la culture générale à des apprentis de filières technologiques. Réputé être un bon enseignant, il ne parvient cependant pas à obtenir de promotion, ce que lui reproche constamment sa femme Eva. Celle-ci s'implique pleinement dans diverses activités successives que son mari déplore (poterie, yoga...). Les difficultés d'Henry et quelques événements imprévisibles vont le conduire à se comporter momentanément de manière bizarre. Après la disparition inexpliquée de son épouse et après que deux ouvriers eurent aperçu le cadavre d'une jeune femme au fond d'un puits qu'ils remplissaient de béton, Wilt devient le suspect "numéro un" dans l'enquête de police. Ce livre n'est cependant pas un roman policier puisque l'ensemble du propos et des situations sont très loufoques... et souvent trop, même...
    J'avais conservé un excellent souvenir de ce roman découvert il y a vingt ans et qui m'avait alors par moments fait rire aux éclats. Cette relecture ne m'a pas déçu, même si je me souvenais du fil conducteur de l'histoire et malgré l'impression - nouvelle - que l'auteur perd une partie de son efficacité en rajoutant parfois inutilement des détails improbables ou exagérés. J'ai à nouveau trouvé les dialogues entre Wilt et l'inspecteur Flint extraordinairement drôles. L'image des policiers britanniques n'en sort pas grandie ! Au moyen de l'absurdité de situations qu'il met en scène, Sharpe critique très sévèrement diverses catégories de la société anglaise (intellectuels branchés ou prétendant l'être, policiers zélés, membre du clergé, psychiatre...) et porte un regard désabusé sur son système d'enseignement.
    Ce roman pourrait donner lieu à une adaptation cinématographique intéressante, à condition de ne pas être réalisée par les Monthy Python - pas besoin d'en rajouter dans le même registre !


    Lien : http://canelkili.canalblog.com/archives/2011/05/01/21013203.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Apikrus, le 23 mai 2011

    Apikrus
    Henry Wilt enseigne la culture générale à des apprentis de filières technologiques. Réputé être un bon enseignant, il ne parvient cependant pas à obtenir de promotion, ce que lui reproche constamment sa femme Eva. Celle-ci s'implique pleinement dans diverses activités successives que son mari déplore (poterie, yoga...). Les difficultés d'Henry et quelques événements imprévisibles vont le conduire à se comporter momentanément de manière bizarre. Après la disparition inexpliquée de son épouse et après que deux ouvriers eurent aperçu le cadavre d'une jeune femme au fond d'un puits qu'ils remplissaient de béton, Wilt devient le suspect "numéro un" dans l'enquête de police. Ce livre n'est cependant pas un roman policier puisque l'ensemble du propos et des situations sont très loufoques... et souvent trop, même...
    J'avais conservé un excellent souvenir de ce roman découvert il y a vingt ans et qui m'avait alors par moments fait rire aux éclats. Cette relecture ne m'a pas déçu, même si je me souvenais du fil conducteur de l'histoire et malgré l'impression - nouvelle - que l'auteur perd une partie de son efficacité en rajoutant parfois inutilement des détails improbables ou exagérés. J'ai à nouveau trouvé les dialogues entre Wilt et l'inspecteur Flint extraordinairement drôles. L'image des policiers britanniques n'en sort pas grandie ! Au moyen de l'absurdité de situations qu'il met en scène, Sharpe critique très sévèrement diverses catégories de la société anglaise (intellectuels branchés ou prétendant l'être, policiers zélés, membre du clergé, psychiatre...) et porte un regard désabusé sur son système d'enseignement.
    Ce roman pourrait donner lieu à une adaptation cinématographique intéressante, à condition de ne pas être réalisée par les Monthy Python - pas besoin d'en rajouter dans le même registre !


    Lien : http://canelkili.canalblog.com/archives/2011/05/01/21013203.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (10)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Luniver, le 04 janvier 2012

    - Cher monsieur vous voyez trop de feuilletons américains. Dans ce pays, la police n'a pas recours à ce genre de méthode.
    - Elle s'est pourtant montrée plutôt brutale avec certains de nos étudiants pendant certaines manifestations.
    - Ah mais les étudiants c'est autre chose, ils n'ont que ce qu'ils méritent. Les provocations politiques sont une chose, les meurtres entre époux du type de celui que votre ami Wilt s'est laissé aller à commettre, semble-t-il, appartiennent à une toute autre catégorie. Je dois avouer que depuis toutes ces années que j'exerce la profession d'avocat je n'ai encore jamais rencontré d'affaire de meurtre entre époux que la police n'ait pas traitée avec beaucoup de doigté, et Mr Wilt est diplômé de l'université, ça sert toujours. Dès que vous avez une profession honorable - et c'est le cas d'un assistant de collège technique n'est-ce pas - vous pouvez être certain que la police ne fera rien d'incorrect. Mr Wilt peut être tout à fait tranquille.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par colimasson, le 04 avril 2011

    Les Pringsheim et leurs affidés symbolisaient tout ce qu’il avait en horreur. Ils étaient frelatés, superficiels, prétentieux : une bande de clowns dont les excentricités, contrairement aux siennes, n’avaient même pas l’excuse de la naïveté. Ils faisaient non seulement semblant de s’amuser. Ils riaient pour s’entendre rire et faisaient étalage d’un appétit sexuel qui n’avait rien à voir avec un sentiment ou un instinct quelconque et n’était que le fruit sec de leur imagination rabougrie. Copulo ergo sum. Et la Sally Salope qui s’était foutu de lui parce qu’il n’avait pas le courage de ses instincts. Comme si l’instinct consistait à éjaculer dans le corps chimiquement stérilisé d’une femme qu’il avait rencontrée vingt minutes auparavant. Wilt avait réagi tout à fait instinctivement en fuyant devant cette concupiscence faite de goût du pouvoir, d’arrogance et d’un insupportable mépris qui présupposait que ce qu’il était, ce peu de chose qu’il était, ne représentait qu’une extension de son pénis, et que l’expression ultime de ses pensées, de ses sentiments, de ses espoirs et de ses ambitions ne pouvait être atteinte qu’entre les cuisses d’une pute à la mode. Et c’était ça la libération ?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Luniver, le 04 janvier 2012

    - Tu dois te sentir libre, avait dit Sally. Libre de vivre... libre d'être...
    - D'être quoi ? dit Eva.
    - Toi-même, ma chérie, murmura Sally. Ton moi secret.
    Et elle l'avait caressée tendrement en un endroit où Eva Wilt, si elle avait été moins soûle, aurait farouchement nié que puisse se trouver un moi quelconque.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par colimasson, le 04 avril 2011

    Chaque fois qu’Henry promenait son chien ou, pour être plus précis, chaque fois que son chien l’emmenait promener ou, pour être exact, chaque fois que Mrs Wilt leur enjoignait de débarasser le plancher car c’était l’heure de ses exercices de yoga, il suivait invariablement le même chemin. Le chien le prenait docilement, et Wilt suivait le chien.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Luniver, le 04 janvier 2012

    - Tout ce que je peux dire, protesta l'entrepreneur en bâtiment, c'est que tous les professeurs de culture générale ne finissent pas par enterrer leur femme dans des puits de fondation.
    - Tout ce que je peux dire quant à moi, dit le principal, c'est que je suis extrêmement surpris qu'il ait été le seul à le faire jusqu'à présent.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Wilt, Tome 1 : Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (185)

> voir plus

Quiz