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ISBN : 2264042435
Éditeur : 10-18 (2005)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 500 notes)
Résumé :
C'est en sortant son chien que Wilt réfléchit à la méthode la plus efficace pour se débarrasser de sa femme, devenue bien trop encombrante à son goût. Wilt est à la croisée des chemins : professeur de culture générale dans un lycée technique pour étudiants demeurés, sa carrière est au point mort. Marié depuis bien trop longtemps à une femme frustrée et complexée, Wilt... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (78) Voir plus Ajouter une critique
Sando
Sando31 juillet 2015
  • Livres 4.00/5
Henry Wilt est un homme discret, presque fade diraient certains, sans ambitions (selon sa femme !), qui n'en peut plus de cette vie monotone et sans intérêt qui est la sienne et qu'il partage entre ses élèves, à qui il enseigne la culture générale (matière qui le place d'office au rang d'enseignant mineur aux yeux de ses collègues…) dans un collège technique anglais et Eva, son épouse tyrannique et survoltée, qui passe son temps à le rabrouer et à tenter de nouvelles expériences pour s'épanouir et s'ouvrir au monde. Heureusement, il y a les promenades avec Clem (le chien !), qui sont l'occasion pour Wilt d'imaginer de quelle manière il pourrait se débarrasser de son horrible mégère et ainsi retrouver la paix à laquelle il aspire.
Mais la fiction va rejoindre la réalité lorsque ce professeur sans histoires va se retrouver inculpé par la police pour le meurtre d'Eva… Difficile pour Wilt de leur expliquer comment une poupée gonflable, et non un cadavre, portant les habits de sa femme, s'est retrouvée ensevelie sous plusieurs tonnes de béton dans la cour du collège où il enseigne… Surtout que celle-ci semble véritablement avoir disparu ! Commence alors une véritable guerre de nerfs entre Wilt et les inspecteurs chargés de l'affaire…

C'est la première fois que je lis un roman de Tom Sharpe et je dois dire que l'expérience sera à renouveler sans hésitation ! J'ignorais complètement à quoi m'attendre en ouvrant « Wilt » et je n'imaginais pas une seconde me retrouver plongée dans les déboires d'un pauvre enseignant méprisé de tous et qui s'avère plus brillant et plus intéressant qu'il n'y paraît au premier abord… Les péripéties s'enchainent sans temps morts, se font de plus en plus grotesques et s'entrecoupent de joutes verbales pour le moins hilarantes !
« Wilt », c'est un concentré d'humour 100% anglais, complètement loufoque et déjanté, qui mêle avec brio un ton pince-sans-rire, des situations absurdes et un sens de la répartie absolument délectable ! Bref, une comédie « so british » comme seuls les anglais savent les faire, qui est par ailleurs le premier tome d'une série de cinq qui promet un bon moment de détente et de divertissement !

Challenge Variétés : Un livre drôle
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YvesParis
YvesParis31 mars 2014
  • Livres 3.00/5
Si Tom Sharpe n'était pas mort l'an passé, je n'aurais pas lu "Wilt ou comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore". Je suis tombé sur son livre par la grâce d'une amie et d'une rubrique nécrologique bien troussée (ci-joint)
Le nom de ce satiriste anglais m'était vaguement connu. J'avais déjà remarqué chez 10/18 sa série des Wilt et ses sous-titres loufoques : "Comment se débarrasser d'un crocodile, de terroristes et d'une jeune fille au pair" (Wilt 2), "Comment enseigner l'histoire à un ado dégénéré en repoussant les assauts d'une nymphomane alcoolique" (Wilt 5).
La quarantaine désabusée, Henry Wilt enseigne la culture générale dans un lycée technique à des élèves décérébrés. le poids des ans a lentement érodé les sentiments qui l'unissaient à son épouse. Laquelle s'acoquine avec des voisins américains libérés. les Wilt sont invités à un barbecue qui tourne vite à l'orgie et dont personne ne sortira indemne.
Lente à démarrer l'action s'emballe lorsque le malheureux héros se réveille au petit matin dans la salle de bains de ses hôtes, nu comme Adam, en compagnie ... d'une poupée gonflable.
J'ai beaucoup ri à quelques uns des gags les plus drôles du livre. J'ai pensé à David Lodge mais aussi à "Bennett et sa cabane" d'Anthony Buckeridge un livre de la Bibliothèque verte qui se déroulait dans un pensionnat anglais.
J'ai aussi souri à la satire sociale qui n'épargne personne : ni la petite bourgeoisie anglaise, ni les théories libératrices venues d'Amérique en vogue dans les années 70.
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Luniver
Luniver05 janvier 2012
  • Livres 4.00/5
Ce livre est complètement déjanté !
L'histoire raconte la vie de Wilt, prof forcé d'enseigner la culture générale depuis des années à des hordes d'apprentis menés dans sa classe contraints et forcés. Son épouse plonge dans n'importe quelle discipline pourvu que la personne qui la lui explique paraisse un tantinet intelligente. La dernière en date est Sally, qui compte bien lui apprendre la liberté sexuelle et la libération de la femme.
Lors d'une soirée mondaine, Wilt va repousser les avances de Sally. Celle-ci, pour se venger, profite de son évanouissement pour le planter dans une poupée gonflable. Sa femme le surprend et horrifiée, se décide à partir quelques jours avec Sally pour faire le point.
Wilt décide alors d'assassiner sa compagne, et s'entraîne sur la poupée gonflable qu'on lui a généreusement offert après l'incident. La poupée tombe dans un puits de fondation par maladresse. Et le lendemain, juste avant que le béton ne tombe, quelqu'un aperçoit vaguement la poupée. Tout le monde est convaincu qu'un meurtre a eu lieu, et Wilt est bien entendu le principal suspect dans cette affaire.
J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire : les personnages sont caricaturés à l'extrême, il faut un petit peu de temps avant de s'y habituer. Par contre, une fois qu'on est dans l'ambiance, c'est un véritable régal. L'anti-héros qu'est Wilt se transforme et mène la vie dure à la police. Ma lecture du dernier quart du livre a été ralentie par des fous rires incontrôlables.
Une histoire complètement loufoque, mais irrésistible. J'en redemande !
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Ambages
Ambages09 septembre 2015
  • Livres 4.00/5
Imaginez-vous dans les transports en commun en train de pleurer de rire alors qu'un contrôleur vous demande votre billet ? C'est gênant.
Vous n'allez pas lui expliquer que c'est à cause d'une poupée gonflable retrouvée sous des tonnes de béton...encore plus gênant !
Alors vous tendez votre billet avec un sourire niais en souhaitant qu'il vous oublie et passe son chemin, vite, afin que vous puissiez terminer les dernières pages de Wilt 1. Parce que le dernier tiers du roman est un petit bijou. Les dialogues sont excellents. Vous avez appris à saisir les pensées et réactions des protagonistes au fil des pages, dès lors chaque répartie est jubilatoire. Une mention spéciale au Dr Board, excellent !
J'ai pensé à Desproges à la lecture de certains chapitres. L'humour n'a pas de frontière.
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Marymary
Marymary26 mars 2015
  • Livres 5.00/5
Vous n'avez pas le moral ? Vous en avez marre de cet hiver qui dure et des catastrophes en tout genre qui nous entourent ? Alors, n'hésitez pas, plongez vous dans une poupée gonflable !
Enfin, dans Wilt, Tome 1 : Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore.
Tom Sharpe n'épargne personne : les élèves, les profs, le système d'éducation anglais, les snobs, les pseudo artistes, les flics....
Tout le monde en prend pour son grade.
Ce livre est une grosse farce à la mode humour anglais : éclats de rire assurés si on aime le genre. Un mélange de Monthy Python et de Stephen Fry, un bouquin bien déjanté et très drôle, que du bonheur !
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Citations & extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson04 avril 2011
Les Pringsheim et leurs affidés symbolisaient tout ce qu’il avait en horreur. Ils étaient frelatés, superficiels, prétentieux : une bande de clowns dont les excentricités, contrairement aux siennes, n’avaient même pas l’excuse de la naïveté. Ils faisaient non seulement semblant de s’amuser. Ils riaient pour s’entendre rire et faisaient étalage d’un appétit sexuel qui n’avait rien à voir avec un sentiment ou un instinct quelconque et n’était que le fruit sec de leur imagination rabougrie. Copulo ergo sum. Et la Sally Salope qui s’était foutu de lui parce qu’il n’avait pas le courage de ses instincts. Comme si l’instinct consistait à éjaculer dans le corps chimiquement stérilisé d’une femme qu’il avait rencontrée vingt minutes auparavant. Wilt avait réagi tout à fait instinctivement en fuyant devant cette concupiscence faite de goût du pouvoir, d’arrogance et d’un insupportable mépris qui présupposait que ce qu’il était, ce peu de chose qu’il était, ne représentait qu’une extension de son pénis, et que l’expression ultime de ses pensées, de ses sentiments, de ses espoirs et de ses ambitions ne pouvait être atteinte qu’entre les cuisses d’une pute à la mode. Et c’était ça la libération ?
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AmbagesAmbages07 septembre 2015
L'inspecteur Flint se leva.
- Je pense qu'il est grand temps que nous ayons une petite conversation avec
Mrs Wilt, dit-il. J'ai bien envie d'entendre ce qu'elle a à nous dire sur vos petites habitudes.
- Je crains que ce ne soit un peu difficile, dit Wilt.
- Difficile ?
- Eh bien, voyez-vous... Il se trouve qu'elle est partie.
- Partie ?! Vous avez bien dit qu'elle était partie ?
- Oui.
- Où cela ?
- Je ne sais pas.
- Vous ne savez pas ?
- Non. Honnêtement, je ne sais pas.
- Elle ne vous a pas dit où elle allait ?
- Non. Elle n'était pas à la maison quand je suis rentré. C'est tout.
- N'a-t-elle pas laissé un mot, quelque chose ?
- Si... Elle m'a laissé un mot mais...
- Dans ce cas, allons jeter un coup d'oeil à ce mot.
- Je crains que ce ne soit impossible, dit Wilt. Je m'en suis débarrassé.
- Débarrassé ! Et comment ?
Wilt implora du regard la pitié du sténographe.
- À vrai dire, je m'en suis torché le cul.
L'inspecteur Flint eut un regard satanique.
- Vous avez fait quoi ?
- Vous comprenez, il n'y avait plus de papier hygiénique, alors...
Il s'arrêta. L'inspecteur alluma une autre cigarette. Ses mains tremblaient et il y avait dans ses yeux cette lueur lointaine de qui vient de sonder du regard un abîme effrayant.

p. 131~132
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AmbagesAmbages04 septembre 2015
- Puis-je intervenir sur ce point ? dit le Dr Mayfield, directeur du département de sociologie. Il est essentiel de bien comprendre que dans l'optique de notre prochaine habilitation à délivrer un diplôme conjoint d'urbanisme et poésie médiévale - et je suis heureux de pouvoir vous communiquer à ce propos l'accord de principe du Conseil national des habilitations - il convient de mener une politique de recrutement adaptée au niveau des postes de maître assistant en dégageant des postes pour des candidats ayant un profil de spécialiste dans des domaines de recherches précis plutôt que...
- Si je peux vous interrompre un instant, dans votre optique (comme vous diriez), dit le Dr Board, directeur du département de langues modernes, êtes-vous en train de dire que nous devons réserver les postes de maître assistant à des spécialistes hautement qualifiés mais incapables d'enseigner plutôt que de promouvoir des assistants sans doctorat qui sont tous de bons enseignants ?
- Si le Dr Board m'avait laissé continuer, dit le Dr Mayfield, il aurait compris que je voulais dire...
- J'en doute, dit le Dr Board, avec une syntaxe pareille...
Et c'est ainsi que pour la cinquième année consécutive Wilt ne reçut pas d'avancement.

p. 15~16
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LuniverLuniver04 janvier 2012
- Cher monsieur vous voyez trop de feuilletons américains. Dans ce pays, la police n'a pas recours à ce genre de méthode.
- Elle s'est pourtant montrée plutôt brutale avec certains de nos étudiants pendant certaines manifestations.
- Ah mais les étudiants c'est autre chose, ils n'ont que ce qu'ils méritent. Les provocations politiques sont une chose, les meurtres entre époux du type de celui que votre ami Wilt s'est laissé aller à commettre, semble-t-il, appartiennent à une toute autre catégorie. Je dois avouer que depuis toutes ces années que j'exerce la profession d'avocat je n'ai encore jamais rencontré d'affaire de meurtre entre époux que la police n'ait pas traitée avec beaucoup de doigté, et Mr Wilt est diplômé de l'université, ça sert toujours. Dès que vous avez une profession honorable - et c'est le cas d'un assistant de collège technique n'est-ce pas - vous pouvez être certain que la police ne fera rien d'incorrect. Mr Wilt peut être tout à fait tranquille.
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rickissrickiss21 mai 2016
- Elle t'a appelé comment ? dit Peter Braintree en le dévisageant.
- Comme je te dis.
- Eva t'a appelé petite queue chérie ? Je ne peux pas y croire.
- Eh bien, vas-y, je suis curieux de savoir comment elle t'appellera, dit Wilt amèrement. Mais ne viens pas te plaindre si elle se met à te sucer les seins tant qu'elle y est.
- Bon sang ! C'est ce qu'elle a menacé de faire ?
- Ce n'est pas tout, dit Wilt.
- Eva ne dirait jamais une chose pareille. Sûrement pas.
- Eva ne s'habillerait foutrement pas comme ça non plus si tu veux qu'on en parle. Elle était fagotée dans un de ces pyjamas jaunes ! Tu aurais dû voir la couleur. Un bouton d'or aurait pâli à côté. Elle s'était écrasé autour de la bouche un rouge à lèvres cramoisi et elle fumait... Ca fait six ans qu'elle a arrêté de fumer. Et maintenant c'est petite queue chérie par-ci, je te suce les seins par-là...
Peter Braintree hocha la tête.
- Quel langage ! dit-il.
- Et quelle allure ! dit Wilt.
- Ben je dois dire que tout ça a l'air plutôt tordu, fit Braintree. Je ne sais pas ce que je ferais si Susan rentrait à la maison pour me sucer les seins.
- Fais comme moi, tire-toi, dit Wilt.
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