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ISBN : 2264042435
Éditeur : 10-18 (2005)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 301 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C'est en sortant son chien que Wilt réfléchit à la méthode la plus efficace pour se débarrasser de sa femme, devenue bien trop encombrante à son goût. Wilt est à la croisée des chemins : professeur de culture gén... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par ygounin, le 31 mars 2014

    ygounin
    Si Tom Sharpe n'était pas mort l'an passé, je n'aurais pas lu "Wilt ou comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore". Je suis tombé sur son livre par la grâce d'une amie et d'une rubrique nécrologique bien troussée (ci-joint)
    Le nom de ce satiriste anglais m'était vaguement connu. J'avais déjà remarqué chez 10/18 sa série des Wilt et ses sous-titres loufoques : "Comment se débarrasser d'un crocodile, de terroristes et d'une jeune fille au pair" (Wilt 2), "Comment enseigner l'histoire à un ado dégénéré en repoussant les assauts d'une nymphomane alcoolique" (Wilt 5).
    La quarantaine désabusée, Henry Wilt enseigne la culture générale dans un lycée technique à des élèves décérébrés. le poids des ans a lentement érodé les sentiments qui l'unissaient à son épouse. Laquelle s'acoquine avec des voisins américains libérés. les Wilt sont invités à un barbecue qui tourne vite à l'orgie et dont personne ne sortira indemne.
    Lente à démarrer l'action s'emballe lorsque le malheureux héros se réveille au petit matin dans la salle de bains de ses hôtes, nu comme Adam, en compagnie ... d'une poupée gonflable.
    J'ai beaucoup ri à quelques uns des gags les plus drôles du livre. J'ai pensé à David Lodge mais aussi à "Bennett et sa cabane" d'Anthony Buckeridge un livre de la Bibliothèque verte qui se déroulait dans un pensionnat anglais.
    J'ai aussi souri à la satire sociale qui n'épargne personne : ni la petite bourgeoisie anglaise, ni les théories libératrices venues d'Amérique en vogue dans les années 70.
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 05 janvier 2012

    Luniver
    Ce livre est complètement déjanté !
    L'histoire raconte la vie de Wilt, prof forcé d'enseigner la culture générale depuis des années à des hordes d'apprentis menés dans sa classe contraints et forcés. Son épouse plonge dans n'importe quelle discipline pourvu que la personne qui la lui explique paraisse un tantinet intelligente. La dernière en date est Sally, qui compte bien lui apprendre la liberté sexuelle et la libération de la femme.
    Lors d'une soirée mondaine, Wilt va repousser les avances de Sally. Celle-ci, pour se venger, profite de son évanouissement pour le planter dans une poupée gonflable. Sa femme le surprend et horrifiée, se décide à partir quelques jours avec Sally pour faire le point.
    Wilt décide alors d'assassiner sa compagne, et s'entraîne sur la poupée gonflable qu'on lui a généreusement offert après l'incident. La poupée tombe dans un puits de fondation par maladresse. Et le lendemain, juste avant que le béton ne tombe, quelqu'un aperçoit vaguement la poupée. Tout le monde est convaincu qu'un meurtre a eu lieu, et Wilt est bien entendu le principal suspect dans cette affaire.
    J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire : les personnages sont caricaturés à l'extrême, il faut un petit peu de temps avant de s'y habituer. Par contre, une fois qu'on est dans l'ambiance, c'est un véritable régal. L'anti-héros qu'est Wilt se transforme et mène la vie dure à la police. Ma lecture du dernier quart du livre a été ralentie par des fous rires incontrôlables.
    Une histoire complètement loufoque, mais irrésistible. J'en redemande !
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    • Livres 4.00/5
    Par Momiji, le 13 avril 2014

    Momiji
    Si vous voulez vous plonger dans une lecture où se marient le cynisme à l'humour british, n'allez pas plus loin, Tom Sharpe répondra à vos attentes ! Avec un dosage savamment orchestré de caricature, de vaudeville, de grossièreté, d'absurdité et de rebondissements loufouques, l'auteur nous embarque dans la vie d'Henry Wilt et permet de relativiser grandement sur nos petits soucis du quotidien.
    Par quoi commencer ? Nous avons affaire ici à un condensé d'idées et d'opinions très tranchées et à un récit vif et mordant !
    Henry Wilt, Eva - sa femme - Gaskell et Sally, le couple made in USA très bizarre qui va profiter de la crédulité d'Eva pour lui faire faire et croire les pires âneries, mais aussi l'inspecteur Flint, sont des condensés de clichés adjoints chacun d'une forte personnalité qui donnent du tonus et un pep's fou à l'intrigue.
    Henry Wilt, notre héros, a une capacité à élaborer des monologues sans queue ni tête, à inventer n'importe quelle histoire pour faire craquer l'adversaire qui est hilarante. Mais c'est surtout sa passivité et son calme face à l'agressivité de sa femme obsédée par le Hoover et le Harpic ainsi que par tout ce qu'elle ne comprend pas mais qui lui paraît hype - comme la méditation transcendantale-, qui en font un personnage aussi énervant qu'attachant.
    Eva, on lui collerait volontiers de nombreuses paires de gifles avant de la prendre en pitié parce qu'au fond, c'est une sorte de desesperate housewive qui cherche à trouver un sens à sa vie. Et quand elle croit le trouver auprès du couple américain qui débarque en Angleterre avec des théories en vogue à l'époque (pour rappel, Tom Sharpe a écrit l'ouvrage dans les années 70), elle déchantera vite après avoir eu l'impression de toucher du bout du doigt le monde VIP des universitaires et des femmes libérées.
    Car c'est ici tout le sel et le piment de ce livre : on nous livre sur un plateau d'argent une satire sociale qui n'épargne rien ni personne, sur fond d'enquête criminelle. Le système scolaire, la petite bourgeoisie, les dérives et les manipulations engendrées par les théories libératrices de l'époque quand elles sont utilisées par des personnes aux intentions douteuses, et bien d'autres encore ! Avec un regard affûté (l'auteur porte bien son nom), Tom Sharpe nous entraîne dans une vision beaucoup moins dorée et idolâtrée de cette décennie, bien loin de l'ambiance des dance floors de Saturday Night Fever. Mais toujours avec beaucoup d'humour !
    Si l'auteur s'est vu décerner le Grand Prix de l'humour noir pour l'ensemble de son oeuvre en 1986, ce n'est pas un hasard. Henry Wilt et ses aventures m'ont fait beaucoup rire et il semble bien que je ne sois pas la seule ! Même les âmes sensibles doivent absolument ne pas s'abstenir. C'est un petit bijou littéraire déjanté qui vaut le détour et qui pour ma plus grande joie, à une suite. Qui n'a pas l'air de se dérouler en eaux calmes d'après son titre : Wilt, tome 2, Comment se débarrasser d'un crocodile, de terroristes et d'une jeune fille au pair.
    To be continued...

    Lien : http://wp.me/p12Kl4-gi
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    • Livres 4.00/5
    Par isabellelemest, le 03 juin 2013

    isabellelemest
    Pour remédier à la mélancolie, rien de tel qu'un roman d'humour noir déjanté, avec une indéniable note British, comme un Wilt.
    Cet antihéros, prof de culture générale dans des classes d'apprentis en alternance d'un lycée technique en voit de rudes tous les jours avec ses ajusteurs, ses maçons et ses bouchers, sans compter Eva, son épouse, aussi intrépide dans les tâches ménagères que dans des activités de loisirs variées telles la méditation transcendantale, l'art des bouquets, le judo, ou le théâtre. Elle y rencontre Sally, une Américaine mariée mais "libérée" qui entreprend de la désinhiber, l'invite avec Wilt à un barbecue tournant à l'orgie, si bien que ce dernier ayant refusé les avances de Sally, se retrouve coincé par elle dans une poupée gonflable dont il ne parvient plus à s'extirper. Les invités le surprennent dans cette fâcheuse posture...Shocking ! Eva décide partir en week-end avec ses hôtes et dépose l'objet compromettant sur la table de la cuisine conjugale. Saisi par des envies de meutre, Wilt réalise un de ses fantasmes, jeter de nuit sa femme, ou du moins la poupée portant ses vêtements, dans un trou de fondations du chantier d'agrandissement du lycée. Mais le lendemain un ouvrier aperçoit la silhouette féminine sur laquelle commencent à couler vingt tonnes de béton... Police...Wilt est le suspect n° 1... Il va être cuisiné pendant toute une semaine par l'inspecteur Flint et ses adjoints, pendant que la croisière fluviale d'Eva et de ses hôtes vire au cauchemar. Mais Wilt, endurci par la pratique quotidienne de ses apprentis, considére comme un jeu d'enfant de mener l'inspecteur en bateau, d'autant plus qu'il est sûr de son bon droit.
    Un festival de situations plus désopilantes les unes que les autres, un style qui évolue de la satire du monde académique au cocasse le plus invraisemblable, le tout assaisonné de réflexions à l'humour décalé, so British.
    Cela ne tire pas à conséquence, Wilt a rendu Tom Sharpe très célèbre, et c'est un bon moyen de se distraire, surtout en version originale.
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    • Livres 2.00/5
    Par colimasson, le 16 novembre 2012

    colimasson
    Wilt commence bien... nous découvrons tout de suite l'impertinence soumise d'un personnage dans lequel on risque (avec dépit) de se retrouver en de nombreux points :
    « Chaque fois qu'Henry promenait son chien ou, pour être plus précis, chaque fois que son chien l'emmenait promener ou, pour être exact, chaque fois que Mrs Wilt leur enjoignait de débarasser le plancher car c'était l'heure de ses exercices de yoga, il suivait invariablement le même chemin. le chien le prenait docilement, et Wilt suivait le chien. »
    Et puis, petit à petit, l'histoire s'enlise dans une suite d'évènements tous plus hénaurmes les uns que les autres. Non pas que je reproche l'imagination et l'humour débordants de Tom Sharpe, mais son dosage dépasse les attentes et la suite de péripéties abracadabrantes qu'il propose à son lecteur finit par lasser. L'effet de surprise se dissipe, l'étonnement disparaît, la lecture devient mécanique...
    Heureusement, reste quand même diluée, derrière cet immense spectacle grand-guignol, une critique de la société et des manières petit-bourgeois des proches de Henry qui fait sourire à chaque fois. Malheureusement, ces réflexions sont trop rares et n'arrivent pas à redonner un peu de méchanceté au roman de Tom Sharpe.
    Tant pis, on s'amuse bien quand même. Wilt propose une lecture plaisante et nous donnera peut-être envie de chanter en choeur avec les personnages de ce livre cet aphorisme de E. B. White :
    "Pour les étrangers, un Yankee est un Américain.
    Pour les Américains, un Yankee est un Nordiste.
    Pour les Nordistes, un Yankee est quelqu'un de la côte Est.
    Pour ceux de la côte Est, un Yankee est un habitant de la Nouvelle-Angleterre.
    Pour ceux de la Nouvelle-Angleterre, un Yankee est un habitant du Vermont.
    Et dans le Vermont, un Yankee est quelqu'un qui mange des tartes au petit-déjeuner."
    Un extrait bien représentatif de l'état d'esprit de ce premier volume de la série...
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Citations et extraits

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  • Par colimasson, le 04 avril 2011

    Les Pringsheim et leurs affidés symbolisaient tout ce qu’il avait en horreur. Ils étaient frelatés, superficiels, prétentieux : une bande de clowns dont les excentricités, contrairement aux siennes, n’avaient même pas l’excuse de la naïveté. Ils faisaient non seulement semblant de s’amuser. Ils riaient pour s’entendre rire et faisaient étalage d’un appétit sexuel qui n’avait rien à voir avec un sentiment ou un instinct quelconque et n’était que le fruit sec de leur imagination rabougrie. Copulo ergo sum. Et la Sally Salope qui s’était foutu de lui parce qu’il n’avait pas le courage de ses instincts. Comme si l’instinct consistait à éjaculer dans le corps chimiquement stérilisé d’une femme qu’il avait rencontrée vingt minutes auparavant. Wilt avait réagi tout à fait instinctivement en fuyant devant cette concupiscence faite de goût du pouvoir, d’arrogance et d’un insupportable mépris qui présupposait que ce qu’il était, ce peu de chose qu’il était, ne représentait qu’une extension de son pénis, et que l’expression ultime de ses pensées, de ses sentiments, de ses espoirs et de ses ambitions ne pouvait être atteinte qu’entre les cuisses d’une pute à la mode. Et c’était ça la libération ?
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  • Par Luniver, le 04 janvier 2012

    - Cher monsieur vous voyez trop de feuilletons américains. Dans ce pays, la police n'a pas recours à ce genre de méthode.
    - Elle s'est pourtant montrée plutôt brutale avec certains de nos étudiants pendant certaines manifestations.
    - Ah mais les étudiants c'est autre chose, ils n'ont que ce qu'ils méritent. Les provocations politiques sont une chose, les meurtres entre époux du type de celui que votre ami Wilt s'est laissé aller à commettre, semble-t-il, appartiennent à une toute autre catégorie. Je dois avouer que depuis toutes ces années que j'exerce la profession d'avocat je n'ai encore jamais rencontré d'affaire de meurtre entre époux que la police n'ait pas traitée avec beaucoup de doigté, et Mr Wilt est diplômé de l'université, ça sert toujours. Dès que vous avez une profession honorable - et c'est le cas d'un assistant de collège technique n'est-ce pas - vous pouvez être certain que la police ne fera rien d'incorrect. Mr Wilt peut être tout à fait tranquille.
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  • Par VALENTYNE, le 15 septembre 2013

    - Les cours qu’ils suivent, continua le principal avant qu’aucun contradicteur ne puisse intervenir, sont tous orientés vers la vie professionnelle à l’exception d’une heure, une heure obligatoire de culture générale. Le problème c’est que personne ne sait ce que c’est la culture générale.

    - La culture générale, dit Mrs Chatterway, fière du long combat pour l’éducation progressiste qui l’avait déjà amenée à faire progresser l’analphabétisme dans plusieurs école primaires jusque là d’excellent niveau, en offrant à des adolescents socialement défavorisés une solide base de connaissances ouverte sur une culture au sens large, car je crois…

    - ça veut dire leur apprendre à lire et à écrire, dit un directeur de société. Il faut que les gars puissent lire un mode d’emploi.

    - Chacun a son point de vue, se hâta d’intervenir le principal. Masi si vous deviez trouver vous-même des professeurs qui acceptent de passer leur vie à faire cours à des classes bondées de gaziers, de plâtriers et d’imprimeurs qui ne voient absolument pas pourquoi on les a amenés là, et qui plus est pour leur enseigner une matière qui, à proprement parler, n’existe pas, vous ne pourriez pas faire la fine bouche. Tout le problème et là.

    La commission n’avait pas l’air convaincue.

    - Dois-je comprendre par-là que les professeurs de culture générale ne seraient pas toutes des personnes dévouées à leur métier et qui se font une haute ide de leur vocation? demanda Mrs Chatterway, l’air mauvais.

    - Pas du tout dit le principal, j’essaie seulement de vous faire comprendre que les enseignants de culture générale ne sont pas des hommes comme les autres. Ils ne peuvent pas tourner rond. Leur travail le leur interdit.

    - Mais ils sont hautement qualifiés, dit Mrs Chatterway. Ils sont tous diplômés.

    - Certes. Comme vous le dites si bien ils sont tous diplômés. Ce sont tous des professeurs distingués mais leur difficultés énormes qu’ils rencontrent ne peut pas ne pas les marquer. Je vais vous faire une comparaison. Prenez un chirurgien du cœur et faites lui couper des queues de caniche pendant dix ans, il ne tiendra pas le coup. C’est une comparaison très juste, croyez moi.

    - Tout ce que je peux dire, protesta l’entrepreneur en bâtiment, c’est que tous les professeurs de culture générale ne finissent pas par enterrer leur femme dans des puits de fondation.
    - Tout ce que je peux dire quant à moi, dit le principal, c’est que je suis extrêmement surpris qu’il ait été le seul à le faire jusqu’à présent.
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  • Par colimasson, le 16 novembre 2012

    Pour les étrangers, un Yankee est un Américain.
    Pour les Américains, un Yankee est un Nordiste.
    Pour les Nordistes, un Yankee est quelqu'un de la côte Est.
    Pour ceux de la côte Est, un Yankee est un habitant de la Nouvelle-Angleterre.
    Pour ceux de la Nouvelle-Angleterre, un Yankee est un habitant du Vermont.
    Et dans le Vermont, un Yankee est quelqu'un qui mange des tartes au petit-déjeuner.
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  • Par Luniver, le 04 janvier 2012

    - Tout ce que je peux dire, protesta l'entrepreneur en bâtiment, c'est que tous les professeurs de culture générale ne finissent pas par enterrer leur femme dans des puits de fondation.
    - Tout ce que je peux dire quant à moi, dit le principal, c'est que je suis extrêmement surpris qu'il ait été le seul à le faire jusqu'à présent.

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