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ISBN : 2264042435
Éditeur : 10-18 (2005)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 206 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C'est en sortant son chien que Wilt réfléchit à la méthode la plus efficace pour se débarrasser de sa femme, devenue bien trop encombrante à son goût. Wilt est à la croisée des chemins : professeur de culture gén... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 05 janvier 2012

    Luniver
    Ce livre est complètement déjanté !
    L'histoire raconte la vie de Wilt, prof forcé d'enseigner la culture générale depuis des années à des hordes d'apprentis menés dans sa classe contraints et forcés. Son épouse plonge dans n'importe quelle discipline pourvu que la personne qui la lui explique paraisse un tantinet intelligente. La dernière en date est Sally, qui compte bien lui apprendre la liberté sexuelle et la libération de la femme.
    Lors d'une soirée mondaine, Wilt va repousser les avances de Sally. Celle-ci, pour se venger, profite de son évanouissement pour le planter dans une poupée gonflable. Sa femme le surprend et horrifiée, se décide à partir quelques jours avec Sally pour faire le point.
    Wilt décide alors d'assassiner sa compagne, et s'entraîne sur la poupée gonflable qu'on lui a généreusement offert après l'incident. La poupée tombe dans un puits de fondation par maladresse. Et le lendemain, juste avant que le béton ne tombe, quelqu'un aperçoit vaguement la poupée. Tout le monde est convaincu qu'un meurtre a eu lieu, et Wilt est bien entendu le principal suspect dans cette affaire.
    J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire : les personnages sont caricaturés à l'extrême, il faut un petit peu de temps avant de s'y habituer. Par contre, une fois qu'on est dans l'ambiance, c'est un véritable régal. L'anti-héros qu'est Wilt se transforme et mène la vie dure à la police. Ma lecture du dernier quart du livre a été ralentie par des fous rires incontrôlables.
    Une histoire complètement loufoque, mais irrésistible. J'en redemande !
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 23 décembre 2007

    Woland
    Wilt
    Traduction : François Dupuigrenet-Desroussilles
    De temps à autre, alors qu'on en désespérait, on découvre un humoriste authentique et force est de reconnaître que nombre d'entre eux sont d'origine anglo-saxonne.
    Bien qu'il ait enseigné en Afrique du Sud où il devint persona non grata parce qu'il avait osé fustiger l'apartheid, Tom Sharpe ne fait pas exception à la règle. Et j'ai eu la joie de le découvrir car j'avoue, à ma grande honte, avoir tout ignoré de lui jusqu'ici.
    En deux jours, j'ai dévoré "Wilt1" qui, je l'ai appris depuis, constitue le premier opus d'une série consacrée à Henry et Eva Wilt, couple qu'il convient de compter parmi ses relations lorsque le lecteur qui s'agite en chacun de nous chancelle sous le poids des soucis matériels.
    En dépit de son titre un peu bizarre, ce livre n'a rien à voir avec la SF. Pour être franche, il n'a pas non plus grand chose à voir avec l'éternelle bonne humeur de P.G. Wodehouse ou même avec Evlyn Waugh. Il ne saurait non plus se targuer de ce raffinement dans la formule cynique qui demeure à jamais l'apanage d'Oscar Wilde aux temps de sa splendeur.
    Sa partie à Sharpe, c'est l'humour noir appliqué à la vie quotidienne, en l'espèce celle d'un petit professeur exploité par le collège technique qui l'emploie, parfois agressé par les "apprentis" (Viande 1 - Gaz 2 - Plâtre 3) auxquels il tente d'inculquer les beautés de la littérature anglaise, plus ou moins méprisé par son épouse et dont la vie sexuelle et sociale se résume à un énorme zéro pointé.
    Pour se remonter le moral, Wilt sort son chien, Clem. Et pendant la promenade de l'animal, le maître fantasme le meurtre de son épouse. D'ailleurs, à l'issue d'une énième querelle avec Eva, Henry passerait volontiers à l'acte si Eva ne le quittait pour se réfugier auprès de Sally, une nouvelle relation qui, pour certaines raisons, tient beaucoup à ce que les Wilt divorcent.
    Du coup, notre héros s'en prend à Judy, la poupée gonflable que, après des péripéties que je vous laisse découvrir, Eva lui a laissée en guise de cadeau d'adieu. Et comme il a bu pas mal de gin, lui vient l'idée absurde d'habiller Judy avec la garde-robe d'Eva, de lui mettre une perruque pour parfaire la ressemblance et puis de s'en aller la jeter dans un puits, sur le chantier de rénovation ouvert dans son collège.
    Le lendemain, arrive la bétonneuse et tout ne serait plus qu'un mauvais souvenir si l'un des ouvriers n'apercevait Judy qu'il prend bien entendu pour un vrai cadavre. La Police fait alors son apparition en la personne de l'inspecteur Flynt - que Sharpe n'a vraiment pas gâté ...
    La suite et la fin dans ce roman où l'on rit de bon coeur et sans remords même si l'humour qui le porte est sans complaisance. Seule condition : apprécier l'humour noir. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par Shool, le 12 novembre 2012

    Shool
    Henry Wilt est un homme comme les autres ? N'en soyez pas si sûr...
    Enseignant dans un lycée difficile de culture générale, Henry Wilt a tout pour être tranquil. Sa petite femme s'occupe bêtement du ménage, de la bouffe, et lui n'a qu'à mettre les pieds sous la table après ses journées difficile. Ils font l'amour une fois tous les 36 du mois.
    Pourtant, sa femme il ne l'aime pas. Mais alors pas du tout. Il la trouve même horriblement moche et bien trop grosse. Alors qu'est-ce que ce sera quand celle-ci rencontrera Sally, par hasard, qui se mettra en tête de lui apprendre la liberté ?
    Sally, féministe à ses heures perdues, a tous les clichés de la femme qui souhaite sa liberté et son indépendance. elle est mariée et se veut libertine.
    Elle va donc apprendre à Eva Wilt les joies du libertinage et de l'amour à plusieurs. Mais Eva Wilt ne l'entend pas de cette oreille là, et même si elle est ravie de fréquenter la "haute société bourgeoise" elle ne se laissera pas faire. Une soirée va cependant bouleverser la vie du prof et de sa femme.
    Alors qu'ils sont invités chez Sally pour une beuverie qui se transforme volontier en orgie, l'organisatrice va brancher Henry qui refusera ses avances, se tapera la tête contre un meuble et se réveillera plusieurs heures après avec une poupée gonflable qui possède un véritable vagin au bout de la queue.
    On se retrouve alors rapidement au commissariat avec un Henry qui ne nie pas avoir eu envie de tuer sa femme plutôt souvent mais qui affirme n'avoir rien fait. Et pour cause, nous suivrons en parallèle les aventures de celle ci qui se retrouve sur un bateau avec un couple pour le moins particulier.

    Avec un humour décapent digne d'auteurs comme Nick HORNBY ou John FANTE, cet auteur british nous emmène sur des pistes farfelues et grotesques.
    Les parties de cul sont loin d'être semblable à du Sade, car vous aurez ici toujours le sourire malgré les choses plus ou moins affreuses qu'il peut se passer.
    Le premier tome de Wilt mérite amplement son succés, malgré quelques coquilles au niveau de l'écriture (ou de la traduction plutôt) qui rendent la lecture parfois un peu difficile.
    Tom SHARPE m'a séduit et, pour tout vous avouer, j'ai acheté aujourd'hui les trois prochains tomes.
    Régalez vous bien.
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    • Livres 2.00/5
    Par colimasson, le 16 novembre 2012

    colimasson
    Wilt commence bien... nous découvrons tout de suite l'impertinence soumise d'un personnage dans lequel on risque (avec dépit) de se retrouver en de nombreux points :
    « Chaque fois qu'Henry promenait son chien ou, pour être plus précis, chaque fois que son chien l'emmenait promener ou, pour être exact, chaque fois que Mrs Wilt leur enjoignait de débarasser le plancher car c'était l'heure de ses exercices de yoga, il suivait invariablement le même chemin. le chien le prenait docilement, et Wilt suivait le chien. »
    Et puis, petit à petit, l'histoire s'enlise dans une suite d'évènements tous plus hénaurmes les uns que les autres. Non pas que je reproche l'imagination et l'humour débordants de Tom Sharpe, mais son dosage dépasse les attentes et la suite de péripéties abracadabrantes qu'il propose à son lecteur finit par lasser. L'effet de surprise se dissipe, l'étonnement disparaît, la lecture devient mécanique...
    Heureusement, reste quand même diluée, derrière cet immense spectacle grand-guignol, une critique de la société et des manières petit-bourgeois des proches de Henry qui fait sourire à chaque fois. Malheureusement, ces réflexions sont trop rares et n'arrivent pas à redonner un peu de méchanceté au roman de Tom Sharpe.
    Tant pis, on s'amuse bien quand même. Wilt propose une lecture plaisante et nous donnera peut-être envie de chanter en choeur avec les personnages de ce livre cet aphorisme de E. B. White :
    "Pour les étrangers, un Yankee est un Américain.
    Pour les Américains, un Yankee est un Nordiste.
    Pour les Nordistes, un Yankee est quelqu'un de la côte Est.
    Pour ceux de la côte Est, un Yankee est un habitant de la Nouvelle-Angleterre.
    Pour ceux de la Nouvelle-Angleterre, un Yankee est un habitant du Vermont.
    Et dans le Vermont, un Yankee est quelqu'un qui mange des tartes au petit-déjeuner."
    Un extrait bien représentatif de l'état d'esprit de ce premier volume de la série...
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    • Livres 3.00/5
    Par Zinaida, le 01 septembre 2012

    Zinaida

    Wilt est professeur de littérature assistant dans un lycée professionnel. Discret, limite invisible, il donne ses cours (ou en prend ?) aux pires classes de l'établissement. C'est à lui que revient depuis de nombreuses années le plaisir et l'honneur de gérer les élèves les plus stupides et, de surcroit, les plus violents, ceux dont personne ne veut et qu'on lui impose sans qu'il ne bronche ... et sans lui accorder la moindre promotion ! En rentrant chez lui, il retrouve Eva, son épouse, dominatrice, superficielle et usante à souhait (pour ne pas dire emmerdeuse par excellence^^), qu'il ...comment dire ... euh : DETESTE ! Lorsqu'elle celle-ci s'entiche d'un couple d'américains, riche (hum), spirituel (hum hum) et libertin (alors là ...) et le traîne à l'une de leur soirée durant laquelle il subira l'humiliation avec un grand H, celle de trop, alors il décide tout simplement de tuer Eva ! Pour de bon !! de là, tout va déraper, nous sommes embarqués dans un tourbillon de "loufequeries" et l'on se demande comment Tom Sharpe va réussir à retomber sur ses pieds ! Je vous laisse le découvrir par vous mêmes :)
    Un bon livre à lire pour se détendre, même s'il s'agit aussi d'une critique très acerbe de notre société. (le livre date de 1976 mais nous sommes loin d'avoir évolués, bien au contraire !)
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Citations et extraits

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  • Par colimasson, le 04 avril 2011

    Les Pringsheim et leurs affidés symbolisaient tout ce qu’il avait en horreur. Ils étaient frelatés, superficiels, prétentieux : une bande de clowns dont les excentricités, contrairement aux siennes, n’avaient même pas l’excuse de la naïveté. Ils faisaient non seulement semblant de s’amuser. Ils riaient pour s’entendre rire et faisaient étalage d’un appétit sexuel qui n’avait rien à voir avec un sentiment ou un instinct quelconque et n’était que le fruit sec de leur imagination rabougrie. Copulo ergo sum. Et la Sally Salope qui s’était foutu de lui parce qu’il n’avait pas le courage de ses instincts. Comme si l’instinct consistait à éjaculer dans le corps chimiquement stérilisé d’une femme qu’il avait rencontrée vingt minutes auparavant. Wilt avait réagi tout à fait instinctivement en fuyant devant cette concupiscence faite de goût du pouvoir, d’arrogance et d’un insupportable mépris qui présupposait que ce qu’il était, ce peu de chose qu’il était, ne représentait qu’une extension de son pénis, et que l’expression ultime de ses pensées, de ses sentiments, de ses espoirs et de ses ambitions ne pouvait être atteinte qu’entre les cuisses d’une pute à la mode. Et c’était ça la libération ?
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  • Par Luniver, le 04 janvier 2012

    - Cher monsieur vous voyez trop de feuilletons américains. Dans ce pays, la police n'a pas recours à ce genre de méthode.
    - Elle s'est pourtant montrée plutôt brutale avec certains de nos étudiants pendant certaines manifestations.
    - Ah mais les étudiants c'est autre chose, ils n'ont que ce qu'ils méritent. Les provocations politiques sont une chose, les meurtres entre époux du type de celui que votre ami Wilt s'est laissé aller à commettre, semble-t-il, appartiennent à une toute autre catégorie. Je dois avouer que depuis toutes ces années que j'exerce la profession d'avocat je n'ai encore jamais rencontré d'affaire de meurtre entre époux que la police n'ait pas traitée avec beaucoup de doigté, et Mr Wilt est diplômé de l'université, ça sert toujours. Dès que vous avez une profession honorable - et c'est le cas d'un assistant de collège technique n'est-ce pas - vous pouvez être certain que la police ne fera rien d'incorrect. Mr Wilt peut être tout à fait tranquille.
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  • Par colimasson, le 16 novembre 2012

    Pour les étrangers, un Yankee est un Américain.
    Pour les Américains, un Yankee est un Nordiste.
    Pour les Nordistes, un Yankee est quelqu'un de la côte Est.
    Pour ceux de la côte Est, un Yankee est un habitant de la Nouvelle-Angleterre.
    Pour ceux de la Nouvelle-Angleterre, un Yankee est un habitant du Vermont.
    Et dans le Vermont, un Yankee est quelqu'un qui mange des tartes au petit-déjeuner.
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  • Par Luniver, le 04 janvier 2012

    - Tout ce que je peux dire, protesta l'entrepreneur en bâtiment, c'est que tous les professeurs de culture générale ne finissent pas par enterrer leur femme dans des puits de fondation.
    - Tout ce que je peux dire quant à moi, dit le principal, c'est que je suis extrêmement surpris qu'il ait été le seul à le faire jusqu'à présent.

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  • Par Luniver, le 04 janvier 2012

    - Tu dois te sentir libre, avait dit Sally. Libre de vivre... libre d'être...
    - D'être quoi ? dit Eva.
    - Toi-même, ma chérie, murmura Sally. Ton moi secret.
    Et elle l'avait caressée tendrement en un endroit où Eva Wilt, si elle avait été moins soûle, aurait farouchement nié que puisse se trouver un moi quelconque.
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