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Tristan Egolf

Tristan Egolf

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Note moyenne : 4.04/5 (sur 101 notes) Tristan Egolf

Biographie et informations

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : San Lorenzo del Escorial,Espagne , le 19/12/1971
Mort(e) à : Lancaster , le 07/05/2005

Biographie :

Acteur et écrivain, Tristan Egolf publie Le Seigneur des porcheries en 1998, un premier roman qui le fait connaître du grand public.

Son manuscrit a pourtant été refusé par plus de soixante-dix maisons d'éditions américaines. Pour gagner de l'argent, il fait du théâtre, de la peinture et s'installe à Paris où il joue de la guitare sur le pont des Arts.

Il est repéré par la fille de Patrick Modiano. Celle-ci l'héberge et présente son roman aux éditions Gallimard, qui le signent.

En 2002 il écrit un deuxième roman Jupons et violons, un autre, Kornwolf, reste inédit en français. La critique le compare à John Steinbeck et William Faulkner.

Activiste politique, l'écrivain affiche au grand jour ses convictions. En juillet 2004, il est arrêté par la police en Pennsylvanie. Lors d'une visite du président George W. Bush, il forme, avec d'autres hommes en string, une pyramide humaine pour dénoncer les tortures dans la prison d'Abou Ghraïb en Irak.

Tristan Egolf, que l'on disait dépressif, se suicide à l'âge de trente-trois ans.
> lire la suite Source : Wikipédia
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Etiquettes

roman   fables   satire sociale   littérature étrangère   violence   vengeance   alcoolisme   compassion   préjugés   tristan egolf   loup-garou   révolte   humour   critique sociale   états-unis   littérature américaine   américain   roman américain   littérature américaine 20ème   20ème siècle  

Citations de Tristan Egolf

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  • Par Chouchane, le 06/09/2010

    Le Seigneur des porcheries de Tristan Egolf

    Le feu n'était plus qu'un lit de braises rougeoyantes. Les autres ronflaient, échoués autour de la fosse, langue pendante. Il avait eu le sentiment que quoi qu'il doive en sortir, que ce soit la dèche, la famine, l'échec total, la prison, n'importe quoi, même si nous risquions de nous réveiller le lendemain maculés de vaseline mêlée de poussière, couverts de piqûres d'insectes, terrassés par une gueule de bois inqualifiable, même si nous devions rentrer en titubant nous terrer dans nos piaules pour une nouvelle plongée dans la claustrophobie - quoi qu'il advienne au cours des jours et des années à venir - cette nuit serait quelque chose que personne ne pourrait jamais nous enlever. Elle était à nous maintenant. Nous la porterions en nous pour le restant de nos jours. Et même si personne d'autre que nous ne pouvait jamais en comprendre la valeur intrinsèque, c'était sans importance. Nous comprendrions. Nous saurions. Nous avions été là. Nous avions vu. C'était la seule preuve qu'il nous faudrait jamais.
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  • Par sentinelle, le 11/10/2010

    Le Seigneur des porcheries de Tristan Egolf

    On le détestait et l’exécrait peut-être autant qu’auparavant, mais par la suite plus personne n’osa même le regarder de travers. De l’avis général, si vous songiez à maltraiter le petit Kaltenbrunner, il valait mieux prévoir de l’achever tout de suite ; sinon, vous, et très probablement toute votre famille, regretteriez ce jour votre vie entière. Tout le monde en avait la chair de poule.

    John y trouvait parfaitement son compte. Il ne tirait aucune satisfaction particulière de la révulsion qu’il semblait susciter chez tous ceux qu’il croisait. Simplement, elle excluait toute autre réaction. Mieux valait les voir s’écarter sur son passage, se taire, détourner le regard et vider les lieux à la première occasion que d’être laissé pour mort au pied du mur du cimentière un après-midi sur deux. Et tout ce qu’il avait jamais demandé, c’était qu’on lui fiche la paix, de toute façon. Pour le coup, c’était réussi.

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  • Par sentinelle, le 08/10/2010

    Le Seigneur des porcheries de Tristan Egolf

    Il était impossible que John Kaltenbrunner ait été un fils du pays. Rien à Baker n’avait pu produire une telle abomination… Il ne pouvait pas être un intrus nourri en notre sein, il ne pouvait pas avoir surgi de la cave et être entré par la porte de derrière sans prévenir. Il devait venir d’autre part – ou d’autre chose.


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  • Par grizzly56, le 30/04/2010

    Le Seigneur des porcheries de Tristan Egolf

    Le "système éducatif" de Baker - un oxymoron en soi - est un reliquat pétrifié du principe de Satan le Malin géré par des créationnistes irréductibles, des paranoïaques de la guerre froide, et, selon les propres termes de John, "des cas d'école d'arriération mentale". [...] Malgré toute la pompe et le cérémonial qui entouraient les rencontres sportives et les remises de diplôme, la majorité des élèves quittait Holborn High en croyant dur comme fer que les dinosaures avaient disparu parce que Noé n'avait pas assez de place pour eux sur l'arche. Il allait de soi que toute exception à la norme, quelle qu'elle fût suscitait l'hostilité immédiate de cet environnement. Tout individu qui ne s'engageait pas bovinement dans l'une des deux voies possibles - l'école de commerce ou les usines du coin - pouvait être considéré comme condamné d'entrée de jeu à des années de rejet impitoyable.
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  • Par sentinelle, le 11/10/2010

    Le Seigneur des porcheries de Tristan Egolf

    A propos des méthodistes :

    « Les harpies trafiquaient toutes dans la charogne, sans exception. Là étaient leur passion commune. »

    « […] les harpies étaient des « renifleuses de petites culottes ivres de la douce odeur de la pourriture », « dressées sur leur pillons au-dessus des grabataires », « se délectant de la puanteur rance, attendant le chant du moniteur cardiaque… ».

    « Elles tournaient autour d’une madame veuve Kaltenbrunner de plus en plus dégradée comme des chiens errants autour d’un quartier de bœuf, les yeux brillants et saillants d’une ivresse rapace. »

    « Sur l’échelon le plus élevé de la troupe des secouristes, il y avait cette petite élite de celles qui étaient, toutes sans exception, si machinatrices, fourbes et libidineuses qu’elles n’ignoraient absolument rien de leur rôle d’extorqueuses et de spoliatrices et le jouaient pourtant. Aucune n’offrant de meilleur exemple qu’Hortense.

    Hortense Allenbach, chef de file implicite des harpies et grand lézard extraordinaire à tête de méduse, était impavidement déraisonnable – si ouvertement dépravée qu’elle donnait aux pères fondateurs de Baker l’ai de philanthropes communautaires. Dès l’instant où elle planta ses griffes dans le domaine de Kaltenbrunner, elle entreprit de soustraire jusqu’au dernier objet sur lequel elle pouvait mettre la main sans jamais montrer le plus petit signe d’embarras. Elle avait manifestement fait ce numéro un millier de fois déjà. Elle avait fait du vol de grand chemin une science. Elle réglait les opérations en parfaite synchronie avec le rythme auquel madame veuve Kaltenbrunner se dégradait, prenant l’apparition et l’évolution de tous les symptômes attendus comme signal pour passer à l’étape suivant du plan, à la série suivante de desiderata. A cet égard, elle était un prodige. »

    « Chacun savait que pour les catholiques, Jésus était le fils de Marie, pour les baptistes, il était le sauveur, pour les juifs, il n’était rien, et pour les méthodistes, il était une déduction fiscale. »
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  • Par Piling, le 12/10/2008

    Le Seigneur des porcheries de Tristan Egolf

    Il arriva un moment où, après que l'équipage Baker/Pottville se fut calmé, alors que les vingt ou trente derniers citrons de l'usine de volaille de Sodderbrook, Hessiens du Coupe-Gorge, trolls de Dowler Street et autres rats d'usine des quartiers est de Baker étaient fourrés dans les paniers à salade du shérif Tom Dippold et expédiés vers les abattoirs bourrés à craquer de Keller & Powell, que les feux d'ordures de Main Street avaient été détrempés et écrasés au milieu des ruines fumantes du Village des Nains, que le gymnase avait été noyé de gaz et envahi par une équipe d'agents de police des comtés avoisinants, mal équipés et plus que sidérés, que les pillages dans Geiger Avenue s'étaient calmés, que l'émeute à l'ange de la 3° rue et de Poplar Avenue avait été maîtrisée, qu'une bande de conducteurs d'engins indignés de l'excavation n°6 d'Ebony Steed avait depuis longtemps rendu sa visite de représailles mal inspirée aux rats de rivière de la Patokah en une bruyante et lourde procession de pick-up Dodge, et que le reste de la communauté était si complètement enseveli sous ses propres excréments que même les journalistes de Pottville 6 durent admettre que Baker semblait attendre l'arrivée des quatre cavaliers de l'Apocalypse - il arriva ce moment où, dans cet ensemble braillard, tout ce qui restait de citoyens avertis et sobres dans le comté de Greene surent exactement qui était John Kaltenbrunner et ce qu'il signifiait.
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  • Par folivier, le 30/03/2011

    Le Seigneur des porcheries de Tristan Egolf

    "Un observateur extérieur l'aurait cru frappé d'un tremblement involontaire de tout le corps qui ne faisait que s'aggraver avec le temps : ce qui avait commencé par un sursaut occasionnel des épaules n'avait cessé de remonter pour devenir un tic facial grimaçant. On l'attribuait généralement à un trop-plein de mauvais caractère." (p305)
    Cela ne vous rappellerait-il pas quelqu'un ?

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  • Par sentinelle, le 11/10/2010

    Le Seigneur des porcheries de Tristan Egolf

    [...] John, après une vie entière passée à se dresser rageusement contre tout ce qu'incarnait Baker, avait finalement répondu à l'une des directives les plus fondamentales de la communauté : le défi présenté à chaque homme de surpasser son père d'une manière ou d'une autre [...]

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  • Par line70, le 19/03/2011

    Jupons et violons de Tristan Egolf

    Frappe-moi avec des manches de râteaux.
    Noie-moi dans les coupures de presse.
    Gave-moi d'indications cartographiques.
    Fais-moi cette grâce...
    Sangle-moi dans du fil de pêche, lance-moi un os,
    seulement
    quoi que tu fasses, s'il te plaît:
    ne t'en va pas...

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Livres de Tristan Egolf (3)

    • Le Seigneur des porcheries
      18 critiques
      8 citations
    • Kornwolf : Le Démon de Blue Ball
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    • Jupons et violons
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