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Par Stemilou, le 22/05/2013
Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire de
Vikas Swarup
Après Ramu, c'est le tour du Roy. Le colonel l'a surpris en train d'embrasser Shanti dans sa chambre. Shanti jure sur la tête de sa défunte mère qu'il n'y a rien entre elle et Roy baba et que c'est la première fois que Roy l'embrassait... par erreur, qui plus est. Rien n'y fait. Le résultat est trop prévisible : renvoi immédiat. Mais au moins, elle touche son salaire. Roy va probablement se faire engueuler pour avoir frayé de trop près avec ces 'fichus Indiens', et il pourra dire adieu au shopping à Kids Mart. Par mesure de précaution, je décide de ne pas faire le ménage de Maggie les dix jours suivants.
Si je l'avais fait, je l'aurais peut-être sauvée. Car deux semaines après Roy, c'est sa sœur qui se retrouve sur la sellette. L'Homme qui sait a recueilli la preuve irréfutable qu'elle fumait dans sa chambre, en dépit d'une interdiction formelle. Maggie essaie de nier, mais le colonel Taylor exhibe la cartouche de cigarettes qu'elle avait cachée dans son almirah et même les mégots qu'elle avait oublié de jeter. Pour Maggie aussi, c'est la fin des virées shopping à Kids Mart.
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Par misskate, le 17/06/2010
Meurtre dans un jardin indien de
Vikas Swarup
il y a sept péchés sociaux, ... , La Politique sans les Principes, la Fortune sans le Travail, le Savoir sans la Personnalité, les Affaires sans la Moralité, la Science sans l'Humanité, le Culte sans le Sacrifice et la Jouissance sans la Conscience.
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Par tchaika, le 21/04/2009
Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire de
Vikas Swarup
Pourquoi as-tu jeté ta pièce porte-bonheur ?
Parce que je n'en ai plus besoin. La chance, on la porte en soi.
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Par toto, le 09/12/2010
Meurtre dans un jardin indien de
Vikas Swarup
Le bidonville est mon terrain de jeu depuis l'âge de trois ans. J'aurais beaucoup de choses à raconter, sur les familles de six entassées dans six mètres carrés. Sur des jeunes filles qui tentent de préserver leur intimité tout en se lavant au robinet municipal devant des centaines de personnes. Sur les couples mariés faisant l'amour à la sauvette, sous des regards furtifs qui suivent chacun de leurs gestes. Sur des hommes qui, assis en rang d'oignons, chient comme des buffles le long de la voie ferrée. sur les pauvres qui se reproduisent comme des moustiques et vivent comme des chiens, tandis que les chiens des riches dorment sur des matelas Dunlopillo à l'abri des moustiques.
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Par MsGoliath, le 21/05/2012
Meurtre dans un jardin indien de
Vikas Swarup
Ce gars-là était aussi délicat qu'une bouse dans un pot de crème.
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Meurtre dans un jardin indien de
Vikas Swarup
"J'ai secoué la tête, consterné par ce pays où les vaches sont traitées comme des déesses. Chez nous, il y a longtemps qu'elle aurait fini en steak."
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Par Marielino, le 17/06/2009
Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire de
Vikas Swarup
J'ai été arrêté, pour avoir gagné à un jeu télévisé.
On est venu me chercher tard dans la soirée, à une heure où même les chiens errants dorment déjà. Ils ont enfoncé ma porte, m'ont passé des menottes et m'ont escorté jusqu'à la jeep qui attendait en faisant tourner son gyrophare rouge.
Il n'y a pas eu de branle-bas de combat. Aucun de mes voisins n'a bougé dans sa cabane. Seule la vieille chouette sur le tamarinier a hululé pendant qu'on m'emmenait.
Les arrestations à Dharavi sont aussi courantes que les pickpockets dans le train local. Il ne se passe pas un jour sans qu'un malheureux se fasse embarquer au poste. Il y en a qui se font traîner manu militari par les agents, qui hurlent et se débattent en chemin. Et il y en a qui suivent calmement. Qui attendent, qui guettent presque l'arrivée de la police. Ceux-là sont soulagés de voir apparaître la jeep au gyrophare rouge.
Avec le recul, je me dis que j'aurais peut-être dû hurler et me débattre. Clamer mon innocence, faire un esclandre, alerter le voisinage. Mais cela n'aurait sans doute pas servi à grand-chose. Même si j'avais réussi à réveiller quelques habitants, aucun n'aurait levé le petit doigt pour me défendre. Ils auraient observé la scène d'un oeil torve, lâché une banalité du style «et voilà, encore un». Ils auraient bâillé et seraient retournés se coucher illico. Mon départ du plus grand bidonville d'Asie ne changera rien à leur existence. Il y aura toujours la queue pour l'eau le matin, et la lutte quotidienne pour attraper le train de sept heures trente.
Personne ne cherchera à connaître le motif de mon arrestation. D'ailleurs, lorsque les deux agents ont fait irruption dans ma cabane, moi non plus je ne me suis pas posé la question. Quand on vit dans l'«illégalité», qu'on flirte avec la misère dans un dépotoir humain où il faut jouer des coudes pour le moindre centimètre d'espace et faire la queue même pour chier, une arrestation est par certains côtés inévitable.
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Meurtre dans un jardin indien de
Vikas Swarup
M'zelle Henrietta Loretta, mon instit de CM1, nous a parlé d'un gars complètement allumé, Archie Quelque-chose, qui vivait il y a très longtemps dans un pays appelé la Graisse. Ce gars-là, il a plongé dans une baignoire et a été le premier à découvrir qu'elle déborde quand on la remplit trop. Il était tellement excité qu'il a sauté, totalement à poil, hors de son bain en hurlant: "Eurêka! Eurêka!" page243
Le seul problème, c'était la route. Tellement mauvaise que même un vautour n'aurait pas été capable de la survoler, et tellement sinueuse qu'on pouvait voir ses propres feux arrière. page266
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Par TwiTwi, le 30/09/2010
Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire de
Vikas Swarup
Le rideau est levé, et l'écran s'anime. Tout d'abord, on a les publicités. Quatre financées par des sociétés privées, et une par le gouvernement. On nous dit comment être premier à l'école et devenir champion de cricket en mangeant des corn-flakes au petit-déjeuner. Comment conduire des voitures rapides et conquérir des filles sublimes en utilisant Spice Cologne. ("C'est le parfum d'Armaan !" s'exclame Salim.) Comment obtenir une promotion et porter des habits d'un blanc immaculé en employant le savon Roma. Comment vivre comme un roi en buvant du whisky Red & White. Et comment mourir d'un cancer en fumant des cigarettes.
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Par Theoma, le 13/05/2009
Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire de
Vikas Swarup
Au bout de deux mois au bar-restaurant Chez Jimmy, je ne suis toujours pas capable d'évaluer la résistance d'un buveur. Mais bon, j'ai quand même réussi à établir une sorte de classement. En tête de liste viennent les bourrins. Ceux-la peuvent ingurgiter jusqu'à huit verres sans bafouiller. Ensuite, il y a les ânes qui se mettent à braire et à radoter après deux ou trois verres, ou alors ils font la guimauve et fondent en larmes. Puis il y a les chiens- Plus ils boivent, plus ils cherchent la bagarre. Certains vont jusqu'à batifoler avec Rosie. Au-dessous, il y ales ours que l'alcool fait dormir. Et, tout en bas de l'échelle, il y a les porcs. Ceux qui vomissent après le dernier verre. Ce classement n'est pas figé. J'ai vu des clients commencer comme des bourrins et finir comme des porcs. Et des chiens se transformer en ours.
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