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Par Malaura, le 25/04/2012
L'offrande lyrique de
Rabindranath Tagore
Je plongerai dans l'abîme quitte à en toucher le fond
Je jouerai le jeu de ma défaite
Je jouerai tout ce que je possède
Et quand j'aurai tout perdu
Je jouerai jusqu'à mon être même
Et peut-être alors aurai-je tout reconquis
A travers mon total dépouillement
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Par Lounima, le 17/05/2012
Gora de
Rabindranath Tagore
"Il faut traiter les gens selon leur nature, répliqua Mohim. J'ai une longue expérience de ces sahibs et d'eux rien ne m'étonne. La façon dont ils peuvent collectionner les faussetés est au-dessus de tout éloge. Rien ne les arrête si la nécessité les pousse. Si l'un d'eux dit un mensonge, toute la bande s'amasse, hurlant en choeur comme font les chacals; ils ne sont pas comme nous qui considérons comme une grâce de dénoncer nos compatriotes. Soyez bien sûrs que ce n'est pas un péché de les tromper, du moins tant qu'ils ne le découvrent pas." (Du Rocher - Collection : Motifs - p.43)
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La corbeille de fruits de
Rabindranath Tagore
Je saisis ma lampe terrestre, et, sortant de la maison, je criai : " Venez, enfants, j'éclairerai votre sentier ! "
La nuit était encore profonde lorsque je m'en revins, laissant la route à son silence, et criant : " Eclaire-moi, ô divin feu ! car ma lampe terrestre gît brisée dans la poussière ! " - 158 -
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Le Jardinier d'amour - La Jeune Lune de
Rabindranath Tagore
De peur que je n'apprenne à te connaître trop facilement,
tu joues avec moi.
Tu m'éblouis de tes éclats de rire pour cacher tes larmes.
Je connais tes artifices.
Jamais tu ne dis le mot que tu voudrais dire.
De peur que je ne t'apprécie pas, tu m'échappes de cent façons.
De peur que je te confonde avec la foule, tu te tiens seule à part.
Je connais tes artifices.
Jamais tu ne prends le chemin que tu voudrais prendre.
Tu demandes plus que les autres, c'est pourquoi tu es silencieuse.
Avec une folâtre insouciance, tu évites mes dons.
Je connais tes artifices.
Jamais tu ne prends ce que tu voudrais prendre.
(Le Jardinier d'amour, XXXV)
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Par Cath36, le 07/10/2011
De l'aube au crépuscule de
Rabindranath Tagore
Que mon chant ait la simplicité de l'aube,
Du glissement de la rosée sur la feuille,
Des reflets dans les nuages,
Et des averses de la nuit
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Par Eternidad, le 14/12/2010
La Petite Mariée - Nuage et soleil de
Rabindranath Tagore
"On rencontre beaucoup de visages dans le monde, mais certains d'entre eux pénétrent dans notre esprit presque à notre insu. Ce n'est pas à cause de leur beauté qu'ils s'imposent à nous, mais plutôt à cause d'une autre qualité. Dans la plupart des visages la nature humaine ne transparaît pas, mais il s'en trouve cependant où cette qualité mystérieuse, intérieure, se manifeste spontanément. Alors ce visage-là se fait remarquer entre mille autres et s'imprime tout à coup dans l'esprit."
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Par Myrinna, le 11/03/2010
Aux bords du Gange : Et autres nouvelles de
Rabindranath Tagore
Dans la chambre qui avoisinait notre dortoir d'enfants, pendait un squelette. La nuit, ses os cliquetaient sous le jeu de la brise. Le jour, nous nous plaisions à les entrechoquer.
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Par Cath36, le 07/10/2011
De l'aube au crépuscule de
Rabindranath Tagore
Que tous mes accents de joie se mêlent dans mon dernier chant -de cette joie qui se répand à profusion, quant la terre se couvre de verdure et que les jumeaux Mort et Vie font la ronde autour du vaste monde -la joie qui s'engouffre sous la porte avec la tempête, qui provoque les rires et fait perler les larmes aux yeux du malheureux assis au coeur du lotus rouge de la souffrance -la joie qui recouvre de ses éclats la poussière. La joie qui ne se définit pas.
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Par Myrinna, le 11/03/2010
Aux bords du Gange : Et autres nouvelles de
Rabindranath Tagore
Toutes les fibres de mon coeur la reconnurent et mon âme tressaillit tout entière. Je ne doutais point que, de son côté, elle m'eût également reconnu.
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Par lexote, le 05/06/2010
Quatre chapitres de
Rabindranath Tagore
- Je ne suis pas patriote comme ceux que, vous, vous appelez patriotes. Ceux qui ne reconnaissent pas ce qu’il y a de plus grand que le patriotisme montent sur leur patriotisme comme sur le dos d’un crocodile qu’ils prennent comme un bateau apte à leur faire traverser le fleuve. Mensonges, bassesses, soupçons, conspiration pour le pouvoir, espionnage, tout cela les plongera un jour dans la vase. Je m’en rends parfaitement compte. Au milieu de ce monde affreux, au fond d’un trou, soumis constamment au vent empoisonné des mensonges, je ne pourrai jamais préserver mon humanité sans laquelle aucune grande entreprise ne peut être accomplie sur cette terre.
- Ecoute, Antu, ce que tu appelles suicide de l’âme, ne le trouve-t-on que dans notre pays?
- Je n’ai pas dis ça. De nos jours, les nationalismes de la terre entière proclament, avec des hurlements bestiaux, l’effroyable mensonge selon lequel on peut sauver la vie d’un pays en tuant son âme. Mon coeur est dévasté par une intorlérable protestation que je ne puis exprimer.
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