Note moyenne : 4.01/5 (sur 231 notes)
Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire46Ajouter à mes livres
Quand le jeune Ram Mohammad Thomas devient le grand vainqueur de " Qui veut gagner un milliard de roupies ? ", la production soupçonne immédiatement une tricherie. Comment un serveur de dix-huit ans, pauvre et inculte, serait-il assez malin pour répondre à treize questi... > voir plus
Ram Mohammad Thomas, jeune indien, voit sa vie prendre un large virage suite à sa victoire au jeu "qui veut gagner des milliards". Arrivé au sommet de la tour d'argent, les producteurs mettent du temps à lui payer son gain. A la place, il se retrouve embarqué par la police, accusé de tricherie.A travers autant de chapitre que de question au jeu, Ram va prouver son innocence.Nous découvrons, au fil des pages, que sa vie est assez misérable et est un bon exemple de malchance.Un regard sur une société qui sent à la fois le thé et l'égoût.J'ai assez bien apprécié ce roman. Une histoire facile à lire qui plonge le lecteur au bout du monde (pour peu qu'on habite l'occident...), à travers les aventures rocambolesques d'un jeune garçon.Toutefois, il n'était pas toujours facile de relier la chronologie de l'histoire. Les anecdotes sont liées aux questions du jeu, mais pas à l'évolution de la vie du héros.Ce qui peut-être parfois un peu déroutant. je suis partagée entre le fait que cette construction apporte ou non du dynamisme au récit. Une petite précision sur l'âge de Ram aurait pu être intéressant. (Ou alors, je passe à côté de l'idée de l'auteur... et c'est pour ajouter un peu de mystère autour de la maturité de Ram).Une bonne lecture divertissante et rapide à lire.Ma note : 3 étoilesBelfond, 2006, 263 pages
L'histoire en quelques mots : le héros est arrêté après avoir participé et gagné à l'émission « Qui veut gagner un milliard de roupies ? », accusé d'avoir triché pour obtenir des réponses qu'il ne pouvait vraisemblablement pas trouver tout seul. Lorsqu'une avocate lui vient inopinément en aide, il est obligé de lui raconter l'histoire de sa vie, ou plus exactement, tous les épisodes qui lui ont permis de connaître la réponse à toutes les questions de l'émission. Aucune aventure ne nous est épargnée : les petits mendiants mutilés par la mafia, un homme d'église assassiné, une ancienne grande actrice oubliée, un tueur à gages, quelques meurtres de-ci de-là… et j'en passe des pires et des meilleures. On passe des bidonvilles et des endroits sordides aux quartiers les plus aisés, on découvre le Taj Mahal, on fait un petit détour par Bollywood… bref, inutile de prévoir des vacances en Inde (enfin, ça se discute), Ram Mohammad Thomas est votre guide et vous entraîne sur ses pas, dans une version miniaturisée du pays. Car l'effet fourre-tout du livre m'a donné l'impression de me servir sur un plateau un concentré de clichés et autres images bollywoodiennes, histoire de me servir côté sensations fortes et dépaysements. J'ai aussi fait une présentation plus longue sur mon blog : http://myloubook.hautetfort.com/archive/2008/04/07/bienvenue-a-bollywood.html
Je connaissais déjà la fin, malheureuse que je suis, j'avais déjà vu le film avant le livre il y a au moins 2 ans, donc c'était flou, mais bon, en gros je savais la fin. le film, à mes souvenirs était très beau, et l'histoire, même si longue, était envoutante, je me souviens par contre, avoir eu du mal à tout comprendre sur le coup, entre les entre-coupages, mais là on parle du livre pas du film.Hormis le titre à rallonge qui fait peur au début, cette histoire ça me fait un peu penser à des contes qui se dérouleraient en Inde, mais un conte des temps modernes. (Oui parce que le prêtre pédophile on en voit pas vraiment dans les histoires pour enfants). Un peu comme un roman où le héros fait un parcours initiatique, et son vécu le rend plus fort. de plus, je suis pas une fille particulièrement passionné par l'Inde et sa culture, mais ce livre vous fait voyager et découvrir ce pays du Moyen Orient, la misère qui touche pas mal de monde là bas, mais la culture hindou, leur cinéma, leur rite de mariage. Et surtout, on est facilement séduit par l'innocence de ce jeune garçon qui grandit page après page avec nous.
Ram Mohammad Thomas, jeune indien, voit sa vie prendre un large virage suite à sa victoire au jeu "qui veut gagner des milliards". Arrivé au sommet de la tour d'argent, les producteurs mettent du temps à lui payer son gain. A la place, il se retrouve embarqué par la police, accusé de tricherie. A travers autant de chapitre que de question au jeu, Ram va prouver son innocence. Nous découvrons, au fil des pages, que sa vie est assez misérable et est un bon exemple de malchance. Un regard sur une société qui sent à la fois le thé et l'égoût. J'ai assez bien apprécié ce roman. Une histoire facile à lire qui plonge le lecteur au bout du monde (pour peu qu'on habite l'occident...), à travers les aventures rocambolesques d'un jeune garçon. Toutefois, il n'était pas toujours facile de relier la chronologie de l'histoire. Les anecdotes sont liées aux questions du jeu, mais pas à l'évolution de la vie du héros. Ce qui peut-être parfois un peu déroutant. je suis partagée entre le fait que cette construction apporte ou non du dynamisme au récit. Une petite précision sur l'âge de Ram aurait pu être intéressant. (Ou alors, je passe à côté de l'idée de l'auteur... et c'est pour ajouter un peu de mystère autour de la maturité de Ram). Une bonne lecture divertissante et rapide à lire. Ma note : 3 étoiles
Ce roman (l'objet-livre) fait le tour des copines depuis un moment et, enfin, il atterri dans mon sac (merci Sophie!).
Je m'attendais à une histoire illustrant le micro-crédit mais point du tout! On suit de façon assez cahotique la vie de Ram. Garçon vif et intelligent, mais qui passe les premières années de sa vie à tenter de survivre dans une Inde où les pauvres ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Quel avenir pour un pauvre orphelin?
Cette vie s'égrenne au rythme des questions et nous fait découvrir l'Inde d'une façon originale, étonnante et très touchante.
Un livre que je recommande chaudement. PS : c'est le roman dont est tiré le film "slumdog millionnaire".
J'ai été arrêté, pour avoir gagné à un jeu télévisé.
On est venu me chercher tard dans la soirée, à une heure où même les chiens errants dorment déjà. Ils ont enfoncé ma porte, m'ont passé des menottes et m'ont escorté jusqu'à la jeep qui attendait en faisant tourner son gyrophare rouge.
Il n'y a pas eu de branle-bas de combat. Aucun de mes voisins n'a bougé dans sa cabane. Seule la vieille chouette sur le tamarinier a hululé pendant qu'on m'emmenait.
Les arrestations à Dharavi sont aussi courantes que les pickpockets dans le train local. Il ne se passe pas un jour sans qu'un malheureux se fasse embarquer au poste. Il y en a qui se font traîner manu militari par les agents, qui hurlent et se débattent en chemin. Et il y en a qui suivent calmement. Qui attendent, qui guettent presque l'arrivée de la police. Ceux-là sont soulagés de voir apparaître la jeep au gyrophare rouge.
Avec le recul, je me dis que j'aurais peut-être dû hurler et me débattre. Clamer mon innocence, faire un esclandre, alerter le voisinage. Mais cela n'aurait sans doute pas servi à grand-chose. Même si j'avais réussi à réveiller quelques habitants, aucun n'aurait levé le petit doigt pour me défendre. Ils auraient observé la scène d'un oeil torve, lâché une banalité du style «et voilà, encore un». Ils auraient bâillé et seraient retournés se coucher illico. Mon départ du plus grand bidonville d'Asie ne changera rien à leur existence. Il y aura toujours la queue pour l'eau le matin, et la lutte quotidienne pour attraper le train de sept heures trente.
Personne ne cherchera à connaître le motif de mon arrestation. D'ailleurs, lorsque les deux agents ont fait irruption dans ma cabane, moi non plus je ne me suis pas posé la question. Quand on vit dans l'«illégalité», qu'on flirte avec la misère dans un dépotoir humain où il faut jouer des coudes pour le moindre centimètre d'espace et faire la queue même pour chier, une arrestation est par certains côtés inévitable.
Au bout de deux mois au bar-restaurant Chez Jimmy, je ne suis toujours pas capable d'évaluer la résistance d'un buveur. Mais bon, j'ai quand même réussi à établir une sorte de classement. En tête de liste viennent les bourrins. Ceux-la peuvent ingurgiter jusqu'à huit verres sans bafouiller. Ensuite, il y a les ânes qui se mettent à braire et à radoter après deux ou trois verres, ou alors ils font la guimauve et fondent en larmes. Puis il y a les chiens- Plus ils boivent, plus ils cherchent la bagarre. Certains vont jusqu'à batifoler avec Rosie. Au-dessous, il y ales ours que l'alcool fait dormir. Et, tout en bas de l'échelle, il y a les porcs. Ceux qui vomissent après le dernier verre. Ce classement n'est pas figé. J'ai vu des clients commencer comme des bourrins et finir comme des porcs. Et des chiens se transformer en ours.
Le rideau est levé, et l'écran s'anime. Tout d'abord, on a les publicités. Quatre financées par des sociétés privées, et une par le gouvernement. On nous dit comment être premier à l'école et devenir champion de cricket en mangeant des corn-flakes au petit-déjeuner. Comment conduire des voitures rapides et conquérir des filles sublimes en utilisant Spice Cologne. ("C'est le parfum d'Armaan !" s'exclame Salim.) Comment obtenir une promotion et porter des habits d'un blanc immaculé en employant le savon Roma. Comment vivre comme un roi en buvant du whisky Red & White. Et comment mourir d'un cancer en fumant des cigarettes.
Les voyages en train sont lourds de possibilités. Ils entraînent un changement d'état. On peut se faire de nouveaux amis en chemin, ou retrouver de vieux ennemis. On peut attraper la diarrhée pour avoir mangé des samosas rances, ou le choléra pour avoir bu de l'eau contaminée. Et, oserais-je le dire, on peut même rencontrer l'amour.