-
Par odin062, le 25/01/2012
L'Humanité disparaîtra, bon débarras ! de
Yves Paccalet
Chaque seconde, trois homo sapiens tombent sur notre planète ahurie, tandis qu'un seul la quitte pour recycler ses molécules dans les boyaux d'un asticot, en attendant le jugement dernier ou une éventuelle réincarnation (si ça se trouve, en asticot). La cigogne, le chou ou la rose - pourvoyeurs légendaires de nouveaux nés - ne suffisent plus à la tâche. Deux cent soixante mille par jour. Quatre-vingt-quinze millions par an : la population de la France et de l'Espagne réunies. [Chap 3]
> lire la suite
-
Par odin062, le 07/01/2012
L'Humanité disparaîtra, bon débarras ! de
Yves Paccalet
L'humanité n'a nul destin. Ni lendemain qui chante, ni surlendemain qui fredonne. No future : elle est comme une droguée - avide et déjantée, esclave des biens matériels, en souffrance de consommation, asservie à ce qu'elle imagine être la "croissance" ou le "progrès, et qui sera sa perte. Si elle ne s'autodétruit pas dans une guerre atomique... [Chap 1]
-
les deux mamelles du bonheur de
Yves Paccalet
Lorsque le taureau, en route pour l'arène, croise le mouton sur le chemin de l'abattoir ou l'oie en transition vers le foie gras, le premier meugle, le deuxième bêle, la troisième cacarde : tous déplorent la brièveté des existences. On imagine qu'ils discutent métaphysique ou qu'ils tracent les linéaments de l'éphémère...
-
Par gill, le 13/04/2012
Capitaine de la calypso de
Yves Paccalet
Dans les pages de ses mémoires, "Bébert" se demande : "Pourquoi moi ?"
Il est vrai que la dynamite peut rester inerte, sans détonateur.
Quand Falco évoque, dans le chapitre qu'il intitule "le nez de Cousteau", sa candidature au poste de plongeur de la Calypso, il ne mentionne pas les cinq mots qui ont provoqué l'explosion de sa fulgurante carrière.
Cinq mots prononcés par le président Borelli en guise d'introduction du candidat :
"C'est le dieu de l'eau."...
(extrait de la préface "le dieu de l'eau" insérée en début de l'édition parue chez "Press Pocket" en 1991)
> lire la suite
-
La Vie secrète des requins de
Yves Paccalet
Chaque année, les requins attaquent en moyenne une centaine de fois de hommes ; et pas pour les manger. Ils en tuent moins de dix. On peut dire que c'est encore trop. Mais en face de ce chiffre, on peut en écrire un autre : nous autres, hommes, nous anéantissont en douze mois, au bout de nos longues lignes ou dans nos monstrueux filets de pêches, quelque cent millions de squales en tous genres !
Telles sont les données véridiques.
Le carnage n'est pas du côté qu'on imagine !
> lire la suite
-
les deux mamelles du bonheur de
Yves Paccalet
Benoit partageait l'optimisme du homard que le cuisinier va plonger dans la marmite, ou de la bactérie qui voit pointer la seringue d'antibiotiques...
-
L'Humanité disparaîtra, bon débarras ! de
Yves Paccalet
Quand je « mourirai », j'ignore s'il sortira de mon corps une âme immatérielle, et si cette subtile fraction de moi-même ira moduler son cantique dans l'azur du ciel ou hurler son tourment dans la rôtisserie inférieure. Mais je sais que mes plus humbles molécules me fourniront mille bonheurs. Quand j'aurais trépassé de mon infar-cancer-sidalzheimer, mettons dans un siècle, je veux qu'on brûle mon corps et qu'on jette mes cendres par-dessus le pont du ruisseau de mon hameau natal, où j'ai connu les plaisirs goulus d'une enfance au parfum de primevère et de gentiane, avec à l'oreille le chant des cascades et le « fri-fri-friii » du criquet arcyptère jaune et noir à pattes rouges. Ma poudre s'éparpillera dans l'eau du torrent, et c'est ainsi que débutera l'extase. Une pincée de ma substance sera bue par un ver de vase, qui m'apprendra le plaisir du tortillement avant d'être dévoré par une larve de libellule qu'une truite gobera. J'éprouverai, par la peau du poisson, la sensation de l'eau née des névés de la montagne, près desquels viennent danser des crocus d'albâtre et des soldanelles en jupes mauves. La majeure partie de mes reliefs filera vers la rivière. Un peu de mes nitrates imprégnera des alluvions où j'alimenterai les racines du nénuphar, dont une abeille butinera la fleur. Je deviendrai miel dans le gésier de l'insecte. On m'étalera sur une tartine. Quelle langue me léchera ? Le reste de mes cendres ira vers la mer. Je balancerai dans la houle. J'avancerai dans les courants. Je toucherai, savez-vous, d'incroyables Florides... Je longerai des îles de corail et des banquises immaculées. Je deviendrai diatomée, globigérine ou gonyaulax. (Qui sait les joies du gonyaulax à marée haute?) J'irai me fixer sous forme de cararbonate de calcium dans la carapace de la crevette. Je serai becqueté par le calmar de la crevette. Je serai becqueté par le calmar : je contemplerai du dedans les feux d'artifice que ce mollusque tire avec sa peau. Un cachalot m'engloutira. Je deviendrai protéine de cétacé. Le géant m'emmènera aux abysses, puis me soufflera en surface. Je volerai avec les embruns. Le vent me portera jusqu'aux nues. J'escaladerai les confins de la stratosphère, où l'attraction du Soleil me saisira pour m'expédier, à des vitesses relativistes, vers un de ces puits de matière hyperdense qu'on nomme « trou noir » ; où je réaliserai, pour le restant de mon immortalité, le bonheur d'avoir vécu quelques années sur la Terre, dans le parfum des fleurs, en caressant les miens, sous l'oeil énigmatique des étoiles.
> lire la suite
-
L'Humanité disparaîtra, bon débarras ! de
Yves Paccalet
J'opterais pour la mort instantanée, plutôt que pour l'atroce agonie dans le trou à rat d'un abri supposé "antiatomique", où je crèverais tôt ou tard, empoisonné par l'air et l'eau, asphyxié par les retombées atomiques, dans une flaque de sang, de sueur, d'urine et d'excréments, qui me serait un suaire aux couleurs de l'ignominie humaine.
-
Par bohanon, le 07/11/2012
Atlantide, rêve et cauchemar : La quête du continent perdu de
Yves Paccalet
Et si l'Atlantide était plus proche de la Grèce qu'on ne l'a cru? Et si elle se trouvait dans la mer Méditerranée?Et si c'était la Crète et les iles du voisinage?
-
La Vie secrète des requins de
Yves Paccalet
Onde bleue
Le requin traverse
L'océan des âges