ISBN : 2888903997
Éditeur : Paquet (2011)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Une sombre histoire avec des sirènes qui ne sont pas vraiment des sirènes et un homme qui aurait préféré ne pas les rencontrer.
L'auteur nous délivre avec douceur une fable métaphorique sur la dérive et l'égarement. Tout en faux-semblants, mais avec profondeur, i... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 22 juin 2011

    argali
    Quelque part entre Ceylan et Bornéo des pêcheurs racontent avoir autrefois ramené dans leurs filets, un drôle de naufragé, une étrange créature chassée du pays des sirènes…
    Mon avis :
    Un marin échoué un soir de tempête est recueilli par deux frêles jeunes filles. Sous leurs traits très doux, se cachent en fait d'étranges créatures au sombre dessein. Parviendra-t-il à déjouer leur vigilance ?
    Chanouga nous conte une fable fantastique se déroulant dans un monde parallèle sous-marin. Un monde où les apparences sont trompeuses et où il est très facile de s'égarer.
    Peu de phylactères ou de textes dans cette BD qui se contemple plus qu'elle ne se lit. Les dessins teintés d'ocre, de safran et surtout de bleu-vert souvent sombre, emportent le lecteur dans un univers onirique et poétique tout en sensibilité. Les traits précis, la géométrie parfois obsédante, se transposent de case en case, tissant un lien entre la terre et la mer, le rêve et la réalité. Pas de scénario structuré ni de repère classique pour cet album très symbolique, à déguster lentement afin d'appréhender toutes ses merveilles.
    Merci à Babelio et à sa dernière Masse Critique qui m'a permis de découvrir un auteur que je tiendrai à l'œil désormais.

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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Anassete, le 21 juin 2011

    Anassete
    J'ai été un peu déçue au début parce que je m'attendais à un récit beaucoup plus sous-marin. J'avais beaucoup lu que Chanouga utilisait le merveilleux et les sirènes à foison dans son intrigue, mais cela n'est pas aussi simple. On est beaucoup plus dans le fantastique que dans le merveilleux dans cette BD. Je dirai même plus dans le symbolisme !
    Beaucoup de gens reprochent le manque d'épaisseur à l'intrigue. Il vrai qu'elle est simple et pas d'une originalité à décoiffer les lecteurs, mais je préfère parler de pistes de lecture. Chanouga ne nous lance pas dans différentes pistes de lecture pour créer l'angoisse. Il préfère rester dans l'aspect symbolique. En cela, son album est très proche d'un recueil de poèmes. L'histoire laisse libre cours aux interprétations, mais un lecteur qui n'a pas un minimum de culture sur les mythes de la mer se sentira perdu. Cette BD n'est pas un simple assemblage de textes et images pour créer une histoire, c'est l'âme de l'auteur. On sent qu'il s'est beaucoup investi et c'est peut-être cette trop grande marque qui empêche la plupart d'entrer complètement dans l'histoire. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé même s'il m'a fallu deux lectures pour comprendre toute la symbolique aussi bien visuelle (assemblages des cases) que textuelle.
    Quant aux graphismes, ils sont excellents. J'ai eu un peu de mal au départ sur les corps très stylisés des femmes, mais c'était avant de comprendre ce qu'elles étaient ! le trait est fin, poétique et pourtant c'est un homme qui dessine ! A mort les clichés ! Les couleurs sont belles, douces et nous enveloppent dans cette ambiance onirique.
    Toutes les idées que Chanouga traite me touchent beaucoup et j'ai été ravie de retrouver un univers que je travaille également mais vu sous un autre angle. J'ai eu un véritable coup de cœur pour la page 99 où les nuages au-dessus de la mer et du paquebot se transforment en tentacules.
    Après ce premier album, je compte bien suivre cet auteur : c'est pour moi un véritable coup de cœur. Que ceux qui recherchent une intrigue traditionnelle passe leur chemin, dans cet album tout ressemble à de la fable, de la poésie. Rien n'est expliqué. C'est un récit d'introspection qui oscille entre rêve et folie. Mon interprétation, dans sa simplicité absolue, est que les jeunes femmes représentent la mer, qui veut garder ses marins. C'est un thème très récurrent dans la littérature maritime, mais pourquoi deux personnes ? Il y a aussi un genre de rituel qui fait penser à celui de l'âge adulte en découvrant sa sexualité. le fantôme du marin, dans le phare, fait penser à une sorte de Charon. L'arrivée de l'homme détruit la nature. En bref, libre à vous d'imaginer.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par sandy73, le 18 août 2011

    sandy73
    De profundis est un étrange voyage, un conte dans un univers onirique, une légende que l'on raconterait aux marins pour leur recommander d'être prudent en mer.
    Très peu de personnages illustrent cette bande dessinée : Jonathan Melville le héros, le commandant du bateau, deux jeunes filles aux doux attraits, un bébé sirène, un gardien de phare, des sauveteurs réels ou irréels, et la compagne du héros.
    Le tout bercé par les océans et une île pleine de tous les dangers où personne n'en revient.
    Les éléments se déchaînent et se succèdent : tempête, monstres marins, êtres surnaturels. Qui est le plus dangereux ?
    Chaque vignette est soignée (de petites œuvres d'art), les teintes sombres aux couleurs choisies préparent le lecteur à d'inquiétantes rencontres, comme lorsque l'on avance dans une pièce mal éclairée, nous ouvrons les yeux et l'esprit pour en découvrir tous les mystères.
    Certaines images offrent une double interprétation.
    Le personnage principal est confronté à des évènements étranges, qui peuvent s'expliquer de façon rationnelle mais aussi irrationnelle.
    Le lecteur reste dans le doute, hésitant à la frontière du réel et de l'irréel, sans vraiment se décider. de ce doute naît le trouble, puis l'angoisse.
    Dans le mythe d'Ulysse, les marins s'attachaient au mât pour ne pas être ensorcelés par les sirènes. Dans De profundis, ce sont les sirènes qui attachent le héros pour le garder à jamais sur l'île.
    On s'interroge sur l'issue de cette aventure. Est-il nécessaire de connaître la fin ?
    Merci à Babélio et son opération Masse Critique pour ce merveilleux cadeau qui gardera une place importante dans ma bibliothèque.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par FaBmNrD, le 27 juillet 2011

    FaBmNrD
    Reçu et lu dans le cadre de l'opération Masse Critique. Merci à Babelio et aux éditions Paquet !
    Ignorant tout de l'auteur Chanouga, j'ai abordé cette bande dessinée avec fraîcheur et curiosité.
    Le dessinateur nous emmène ici dans un univers mystérieux, fantastique, peuplé de sirènes, de marins et de figures aquatiques. Dans ce monde sous-marin, on nage en plein surnaturel : Jonathan Melville, naufragé d'un navire, est recueilli par deux sirènes qui l'enferme dans leur cabane. S'échappant à l'aide d'une autre sirène, il rejoint (ou croit rejoindre) la civilisation humaine au travers d'une épaisse et curieuse forêt. ça, c'est pour le premier degré, mais cet album est tout sauf premier degré. Il met en oeuvre, à petite échelle, une curieuse réflexion sur les relations de l'homme à la nature (la détruisant pour pouvoir y vivre), les relations de l'homme à autrui (peur panique, perte de contrôle) et enfin l'idée qu'un homme se fait de lui-même.
    Alors, même si l'histoire peut paraître simple au premier abord, plongez-vous dans cet univers fantastique et immergez-vous dans ce monde sous-marin, plein de symbolisme !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par eterlutisse, le 03 juin 2011

    eterlutisse
    J'ai découvert le blog de Chanouga il y a longtemps et j'attendais de voir ses dessins transformés en BD avec impatience. Un récit fantastique sur le thème des sirènes narré par un marin (of course) : Jonathan Melville.
    L'édition est élégante, l'histoire est douce, mystérieuse, cruelle. Les dessins sont emprunts de poésie, d'une beauté onirique. Les couleurs donnent l'impression que l'album a séjourné dans les profondeurs avant de nous être livré.
    Je reviendrais souvent glisser mes doigts sur ses pages et plongerais toujours avec délice dans ses paysages brumeux et froids aussi attirants que la "faune" qui les hante.
    Si vous ouvrez cet ouvrage vous serez instantanément captivé par le regard des créatures qui l'habitent et aurez du mal à les laisser sur l'étalage du libraire ;).
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • BoDoi , le 29 juin 2011
    Pour son premier album, l’illustrateur et blogueur Chanouga démontre une certaine maîtrise des ambiances, et surtout un coup de crayon envoûtant.
    Lire la critique sur le site : BoDoi

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Citations et extraits

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  • Par zevince, le 16 mai 2012

    Tu dois me faire confiance, je suis ta chance !
    Tu sais il y a des choses que tu ne peux pas comprendre, accepte-les sans te poser de questions...
    Confiance ? A une sirène qui parle ?... C'est du délire !!!
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par sandy73, le 18 août 2011

    Dum spiro, spero : "Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir."

    Post tenebras spero lucem : "Après les ténèbres, j'espère revoir la lumière."

    Fluctuat nec mergitur : "Il est battu par les flots, mais ne sombre pas."
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)






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