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ISBN : 0785148418
Éditeur : Marvel Comics Inc (13/08/2012)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Loki is reborn, as Asgard's savior! The shadow of fear looms over Asgard, and only Loki holds the key to stopping impending war between Odin's army and the Serpent! With Thor imprisoned by the All-Father, and the rest of Asgard mistrustful of the young reincarnation of the god of mischief, Loki takes what help he can get from his new avian advisor Ikol, the undead Tyr, God of Battles, and a bloodthirsty Hel wolf and journeys to the underworld. There he hopes to best... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
Presence
27 juillet 2015
★★★★★
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Ce tome contient les épisodes 622 à 626 de la série (parus en 2011), ainsi qu'un résumé en 8 pages de ce qui est arrivé à Thor depuis Ragnarok (dans Thor disassembled, puis son retour dans Thor 1 de JM Straczynski, jusqu'aux tous derniers épisodes écrits par Kieron Gillen dans Thor Ultimate Collection). Pour bien comprendre d'où sort ce Loki, il vaut mieux également avoir lu The World Eaters. le personnage principal de cette histoire est Loki, demi-frère de Thor.
Loki est donc de retour parmi les asgardians, sous la forme d'un très jeune adolescent, ayant oublié la majeure partie des actions qu'il a commises dans ses précédentes incarnations. Il a la vie assez dure car tout le monde se souvient de ses exactions (voire de ses crimes) et le voit comme le dieu de la malignité, le traître par excellence. Loki souffre donc des sous-entendus incessants sur ses crimes passés, mais il dispose de la protection de Thor. le récit commence avec le vol de 7 pies à travers les royaumes magiques de la mythologie nordique. Plus prosaïquement, l'une d'elles vient se poser sur le rebord de la fenêtre de Loki et explose littéralement libérant une clef cachée dans ses entrailles. Dans un premier temps, Loki va tâcher de découvrir ce qu'ouvre cette clef, le trésor qu'elle protège. Dans un deuxième temps, Loki essaye de circonvenir les effets de Fear Itself, à la fois pour Thor, mais aussi au royaume d'Hela.
C'est une pratique habituelle chez les 2 principaux éditeurs de comics (Marvel et DC) : quand une série vend bien, ils en lancent une deuxième dérivée de la première. On ne compte plus les séries dérivées de la franchise X-Men, ou de celle de Batman. En 2011, la série de Thor est porteuse (avec un film concomitant Thor) ; donc l'univers de ce personnage peut supporter une deuxième série (sans parler de nombreuses miniséries et rééditions). le scénariste chargé de la série dérivée doit réussir à sortir de l'ombre de la série mère, tout en gardant une partie de sa saveur. La mission n'est pas loin de s'apparenter à la recherche de la quadrature du cercle. Petite difficulté supplémentaire pour Journey into Mystery, Kieron Gillen doit en plus débuter la nouvelle série en plein crossover massif généralisé.
Gillen se révèle être un scénariste très malin. Il dispose d'un personnage avec un passé chargé, mais un présent vierge du fait de son amnésie quasi-totale. de surcroît, Loki est le prince des mensonges par essence. En le ramenant en tant que jeune adolescent, Gillen extrait adroitement Loki des schémas classiques et du statu quo de base. Loki a fait partie du camp des méchants, mais sa jeunesse et sa volonté de bien faire le placent dans le camp des gentils. Ses buts sont nobles, altruistes et courageux, mais ses moyens relèvent de la duperie et de la manipulation. de ce fait, Loki s'extrait d'une dichotomie basique du bien contre le mal, pour devenir un personnage affranchi de cette bipolarité, et donc tout de suite moins manichéen, plus complexe, plus attachant. Deuxième aspect positif, Gillen choisit de commencer sa narration sous la forme d'un conte mythologique. À nouveau Loki ne se réduit pas à un personnage commun et ordinaire. Il s'agit bien d'un personnage de contes et légendes, plus grand que nature. Troisième aspect positif, Kieron Gillen se sert de Fear Itself pour bâtir un enjeu qui compte dans la vision globale de la bataille contre le Serpent, tout en étant assez indépendant pour que le récit ne s'embourbe pas dans la lourdeur de la continuité du crossover. Enfin, Gillen a le don pour faire osciller les actes et les décisions de Loki entre la candeur de sa jeunesse, et la rouerie de ses attributs divins et de son héritage (ce que lui a légué son incarnation antérieure). Cette oscillation entre comportement de l'enfance et de l'adulte rend Loki éminemment attachant, sans être mièvre.
Tous les épisodes sont illustrés par Doug Braithwaite et complétés par la mise en couleurs d'Ulises Arreola (sauf l'épisode 626 mis en couleurs par Andy Troy). Braithwaite a déjà travaillé avec Alex Ross dans le cadre des suites de "Earth X" (Universe X & "Paradise X"). Il a également effectué les crayonnés de Justice sur lesquels Alex Ross a peint. Et il a illustré une histoire du Punisher MAX de Garth Ennis (Mother Russia). Son style présente des bons et des mauvais cotés. Parmi le meilleur, il y a sa capacité à s'adapter au ton du récit. Quand Loki se lance à la recherche du trésor, Braithwaite sait capter le sens de merveilleux qui naît des situations extraordinaires : pie explosant, danse d'un elfe, rencontre avec un dragon, bibliothèque séculaire, etc. Il varie le langage corporel et les expressions de Loki en fonction de ses actions (plutôt enfantine, ou plutôt adulte) tout en assurant une cohérence dans son apparence. Les scènes d'action dégagent de l'énergie sans tomber dans les clichés des bagarres de superhéros, et il a un sens très sûr du merveilleux et de la Fantasy qui fait que les illustrations restent dans le registre fantastique et mythologique. Sa vision personnelle influence également l'apparence des personnages. Braithwaite ne se contente pas de reproduire les apparences imaginées par Jack Kirby et reproduites par tous ses successeurs jusqu'à en devenir des stéréotypes, il respecte les caractéristiques fondamentales (Hela est une femme à la tenue à dominante verte), tout en y apportant une touche personnelle avec une grande cohérence visuelle.
Parmi les caractéristiques de Braithwaite moins agréables, il y a le fait qu'il n'encre pas ses dessins. Il utilise des crayons de différentes couleurs pour délimiter les contours (peut être parfois du fusain), figurer les ombrages, etc. Cette technique qui sort de l'ordinaire dans le monde des comics n'a rien de désagréable en soi, mais parfois il représente la sauvagerie d'un monstre à l'aide de traits fins et sec. Or lesdits traits sont également très doux du fait du manque d'intensité de leur couleur (qu'Ulises Arreola ne peut pas repasser) et de leur finesse. du coup le lecteur a l'impression que le dessinateur a conservé des traits de construction qu'il aurait oublié gommer. Deuxième point irritant, Braithwaite (comme beaucoup de dessinateurs de comics) n'éprouve qu'un intérêt limité pour les décors, et il évite de les dessiner dès qu'il le peut, 1 ou 2 pages durant. Heureusement cette fainéantise est compensée par le metteur en couleurs, très inspiré. Arreola ne se contente pas de transcrire la couleur de chaque surface. Il interprète les couleurs en fonction de l'ambiance de la scène (et des sources d'éclairage). Il harmonise les différents tons dans des camaïeux sophistiqués. Il renforce les volumes. Il interprète les vides pour les peupler d'énergies, de vapeurs, d'impressions et de présences fantomatiques.
Il faut également dire un mot des superbes couvertures de Stéphanie Hans qui marie à chaque fois un élément résolument adulte de l'histoire, avec l'apparence juvénile de Loki. le résultat devient à la fois iconique et mythique (avec une forte influence assumée de Jack Kirby), et à la fois il promet une joyeuse aventure.
Les aventures de ce Loki vraiment différent se poursuivent dans Fear Itself fallout (épisodes 626.1 et 627 à 631). Si tout n'est pas parfait dans cette série dérivée, Gillen et Braithwaite ont réussi le pari de la différencier de la série mère de Thor, de lui donner un ton qui la met à part de tous les comics de superhéros Marvel, qui plonge dans la continuité d'Asgard sans perdre le lecteur, et qui met en scène un personnage libéré de la dualité du bien et du mal (il n'est plus un supercriminel, mais il n'est pas un superhéros).
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
NeljaNelja02 mars 2014
kid!Loki: The humans of the Internet are uncouth. When I said I was an Asgardian God, they called me a troll.
Thor: But you're a half-giant.
kid!Loki: Exactly! They wouldn't accept it!
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