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ISBN : 221120533X
Éditeur : L'Ecole des loisirs (05/04/2013)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 136 notes)
Résumé :
Calpurnia Virgina Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums.

Aidée de son grand-père, un naturaliste fantasque et imprévisible, elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions.

Pourquoi, par exemple, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les gra... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
LoupAlunettes
17 juillet 2014
  • 5/ 5
Consciencieusement, une feuille posant sur son noir puis gris de fond, la trouvaille de Calpurnia s'offre tranquillement à la postérité. le photographe prend le temps d'absorber chaque détails décrits par Bon-Papa Tate, de saisir le bon angle, il s'agit probablement d'une espèce nouvelle que cette plante-là. Une encore inconnue, une mutante selon le capitaine Walter Tate qui s'y entend ou « moutante » selon sa petite fille Calpurnia, qui suit sa voie.
Elle s'en est donné du mal, la petite Cal' de onze ans, revenant exténuée et crottée un beau soir, devant une famille irritée et attendant de passer à table.
Les yeux du Grand-Père brillaient de fierté de fierté derrière ses demi-lunes et cela, pour Cal, n'avait pas de prix ou bien cela valait tout l'or du monde.
La connaissance avait planté sa graine sous sa belle tignasse en bataille et Bon-Papa l'avait nourri, arrosé, tourné son tournesol vers une lumière toute nouvelle, excitante, vivifiante.
« La nature...ne se soucie pas des apparences, à moins que celles-ci ne soient de quelque utilité aux êtres vivants. ». Chaque chose à un ordre, une place, un sens donné ou à donner.
Calpurnia ne renonce pas.
Quel autre dessein la nature pouvait lui avoir promis que celui de repriser, de tricoter, de savoir parler du temps qu'il fait, d'enfanter et d'offrir un foyer agréable ? Personne à part Grand-Papa Tate n'a de réponse à cela.
Viola, la généreuse employée de maison qu'elle a toujours connu, ce depuis qu'elle fut capable de décréter que son frère aîné Harry était son préféré, semblait douée à nourrir, cuisiner et s'occuper des autres.
Sa mère dirigeait, éduquait de main de maître et de poigne de fer comme le ferait une maîtresse d'école soucieuse, offrant l'amour d'une mère en cadeau, s'assurant qu'aucun de ses élèves ne s'éloigne du droit chemin.
Calpurnia ne comprend pas pourquoi elle ne peut gagner sa pièce en allant exécuter une quelconque course pour son père à l'identique de ses frères, elle sait courir et retenir une tâche. Pourquoi ne peut elle pas se montrer utile à la fabrique de son père et couper le coton avec la houe dans l'ardeur et la fierté du travail familial ?
« Parce que tu es une fille...ce n'est pas correct...les choses sont ainsi faites et ordonnées» lui fait-on comprendre comme une réponse qui devait valoir son point finale.
Tout ce temps passé à devenir une demoiselle bien éduquée et bonne à marier ne l'enchante pas, l'éloigne du vieux Capitaine bourru.
Et si Grand-Papa pensait qu'elle n'avait plus goût à la science ?
Ne l'aimerait-il plus comme sa préférée ?
Pourvu qu'arrive la réponse de la Smithsonian Institution pour sa découverte et que les choses reprennent comme avant dans le petit monde de Calpurnia.
: Attention, petit bijou !
« Calpurnia » de Jacqueline Kelly a reçu le Prix Sorcière du Roman Ado 2014 !!!
Pour rappel, « Le prix Sorcières est un prix littéraire qui distingue chaque année, depuis 1986, une oeuvre de la littérature jeunesse. Il est décerné par l'ALSJ (Association des librairies spécialisées jeunesse), en partenariat, depuis 1989, avec l'ABF (Association des bibliothécaires de France). ».
Et lorsque l'on parcourt doucement le roman, on peut être ou ne pas être d'accord selon ses goûts et ses attentes, bien sûr. Toutefois, si tous ces professionnels du livre s'y accordent, ce n'est pas rien. Il y a en général de la pépite sous le sabot . Avec une joie sincère et l'espoir d'une bonne lecture contenté, nous remercions le groupe pour avoir mis en lumière cette chronique familiale délicieuse, intelligente et extrêmement tendre.
Calpurnia, dans son Amérique à l'aube du XXème siècle, nous évoque par moment une « Laura Ingalls » de la « Petite maison dans la prairie ». Elle est l'héroïne.
La grande Histoire se met au service de cette gamine attachante qui adore gambader et courir dans les champs, partir avec ses amis à la chasse aux lucioles, à celle des grenouilles, faire la course avec ses frères lorsque la maman n'a pas l'oeil dans sa direction. Dans sa petite vie, Calpurnia joue son rôle de grande soeur vigilante avec Travis et Jim Bowie, se chamaille avec Lamar et Sam Houston, jalouse les faveurs de son grand frère Harry face à ses belles écervelées dont il s'entiche facilement. Se posant dix mille questions sur le pourquoi du comment des choses, Calpurnia va trouver son « âme soeur » en la personne de son Grand-père paternel. Celui-ci sera le premier surpris de trouver là une autre soif de comprendre « pourquoi le monde est monde » et le même besoin de le marquer de sa signature. A leur insu, dans ses multiples moments partagés entre expéditions, discussions et confidences, dans la transmission, ils vont réaliser leur désir. Et ce, bien au delà de leur trouvaille scientifique.Pourquoi la vie est-elle s'y compliquée  et si « simple » parfois? Calpurnia se le demande. Malicieuse, curieuse, elle suit son petit parcours initiatique, démontant ses propres idées reçues sur la vie qui l'entoure et s'accordant à faire en sorte que la sienne soit une folle aventure, qu'elle file bien plus gracieusement dans l'air qu'un pétard mouillée, du haut de ses jeunes onze années, son raisonnement tourne autour du vrai choix. Tout semble possible. Certains détails très subtiles au fil de la lecture nous restituent les contours d'une Amérique sudiste, mais l'auteure fait abstraction des sujets inhérents et fondamentaux de l'époque, ces détails très fugaces servant surtout à poser un décor, un cadre sociologique et historique qui va donner de la valeur à la parole et aux interrogations de cette enfant.
C'est fin, frais, doux, riche et cela se savoure comme un bonbon menthe qui fond doucement sur la langue. Coup de coeur !
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Lagagne
26 janvier 2014
  • 5/ 5
Un roman surprenant ! le personnage de Calpurnia est particulièrement attachant (au point que je commence à me dire que ce n'est pas mal du tout comme prénom!). Née à une époque et dans une famille qui ne connaît pas l'indépendance et les droits des femmes, cette petite a du caractère. J'ai suivi avec grand intérêt son éveil à une éducation différente de celle à laquelle elle est destinée : les connaissances, les sciences, la curiosité intellectuelle.
Bon-Papa est un personnage haut en couleur lui aussi. Ce vieil homme est en avance sur son temps. La rencontre improbable de ce naturaliste amateur bourru et de son unique petite fille promise aux travaux de couture et de cuisine d'une future mère de famille est réjouissante et passionnante.
La qualité de l'écriture (et de la traduction) est excellente. C'est un véritable roman, jeunesse oui, mais qui peut réellement être lu par tous. Un roman qui mérite de trouver un lectorat le plus large possible.
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aurelieencalade
04 avril 2013
  • 5/ 5
un petit bijou: Calpurnia Virginia Tate a onze ans en 1899 au Texas. Seule fille d'une famille de six garçons elle vit sa vie entre l'école et ses travaux à la maison. Pendant l'été elle se met à regarder autour d'elle, les animaux les plantes… Son frère aîné, Harry décide alors de lui donner un carnet pour noter tout ce qu'elle observe dans la nature. Face à de nombreuses questions elle tente de trouver des réponses auprès de son bon papa, un grand père un peu original. Ce dernier, ancien directeur de la fabrique de coton qu'il a transmis à son fils, s'occupe désormais d'être naturaliste et un peu chercheur. L'histoire nous fait donc découvrir de manière délicieuse la place d'une jeune fille dans une famille aisée en 1899 et l'avenir qu'elle peut espérer. Son lien avec ses proches notamment la relation naissante avec son grand père et surtout son ouverture à la nature et aux animaux dans un contexte bercé par la théorie de Darwin.
Un roman bien ficelé, une jolie écriture, un brin d'humour : on s'embarque facilement dans le monde de Calpurnia V.
A lire dès 11 ans.
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afleurdemots
11 mai 2014
  • 5/ 5
Dans la touffeur de l'été 1899, Calpurnia, 11 ans ¾, parcourt la nature armée de son petit carnet dans lequel elle consigne toutes ses observations. Des escapades quotidiennes qui se révèlent sources de nombreuses interrogations pour la jeune fille qui se questionne rapidement sur le comportement étrange de certains animaux ou encore sur l'origine de la morphologie si particulière de certaines espèces d'insectes. Ne trouvant aucune oreille attentive à ses questionnements scientifiques ni quelqu'un en mesure de lui donner l'ombre d'une explication, Calpurnia décide (à contre-coeur) d'aller interroger la dernière personne susceptible de pouvoir l'aider, son grand-père paternel, un homme aussi bougon qu'érudit.
Effrayée par le tempérament original et taciturne du vieil homme qu'elle tient d'ailleurs à bonne distance depuis de nombreuses années, Calpurnia va donc prendre son courage à deux mains pour frapper à la porte de son laboratoire. L'entrevue qui s'ensuit, quoi qu'intimidante et de courte durée, va être le point de départ d'une rencontre scientifique et intergénérationnelle qui va changer la vie de nos deux protagonistes à jamais.
Oubliant leurs préjugés initiaux, Calpurnia et son grand-père vont au fil de leurs rencontres se découvrir de nombreux points communs parmi lesquels une curiosité et une fascination innées pour la nature qui les entoure. Jour après jour, les deux passionnés vont ainsi tisser les liens indéfectibles d'une relation privilégiée et pleine de tendresse.
Face à la curiosité sans limite de Calpurnia, le vieil homme troque son masque austère contre celui de sage. Se refusant à répondre directement et explicitement à ses interrogations, « bon-papa » préfère pousser la jeune fille à trouver par elle-même les réponses qu'elle cherche. de questionnement en découvertes, Calpurnia acquiert un vocabulaire de plus en plus précis et s'initie à la démarche scientifique. Son regard sur le monde qui l'entoure s'affute, son esprit critique s'étoffe et bientôt ses observations et ses analyses ne se limitent plus au seul champ des sciences naturelles mais englobent également les comportements humains des gens qui l'entourent et les moeurs de son époque. Portant ainsi un regard neuf sur le monde et la société dans laquelle elle évolue, Calpurnia se voit amener à faire des découvertes parfois douloureuses et amères.
Seule fille au sein d'une fratrie de 7 enfants, la jeune scientifique en herbe réalise peu à peu qu'il ne fait pas bon être une femme dans cette société profondément patriarcale. Une cruelle désillusion pour Calpurnia qui prend conscience, qu'en tant que fille, ses chances d'aller à l'université et de devenir un jour une scientifique de renom sont malheureusement bien compromises. Sentant son rêve lui échapper aussi injustement, le monde de Calpurnia bascule, son insouciance est ébranlée. Un profond sentiment d'injustice et de frustration étreint bientôt la jeune fille et ses craintes de ne jamais voir ses rêves professionnels se réaliser frappent le lecteur en plein coeur.
Dans un monde au tournant du siècle, la spontanéité de la jeune fille ainsi que son naturel curieux et intrépide, se heurtent aux moeurs et aux conventions de l'époque. La mère de Calpurnia, pétrie de principes et d'idées bien arrêtées sur le rôle incombant à une femme au foyer, est bien décidée à faire de sa fille unique un modèle d'accomplissement et s'échine à lui enseigner les arts de la cuisine ou de la couture.
On assiste avec passion aux tentatives de rébellion de la jeune fille contre cet apprentissage forcé, au décours de scènes tour à tour drôles et émouvantes. La volonté farouche de Calpurnia d'échapper ainsi au destin tout tracé des femmes de son époque est touchante.
Au-delà de l'évolution « biologique », le roman de Jaqueline Kelly aborde donc également la question de l'évolution des moeurs et de la société tout entière à l'aube du XXième siècle. Alors que la mère de Calpurnia incarne l'attachement aux valeurs conservatrices, son grand-père quant à lui, s'émerveille devant toutes les manifestations du progrès en marche. C'est lui qui, en fin de compte, trouvera les mots pour réconforter sa petite fille et lui redonner espoir.
Conté du point de vue de Calpurnia, le récit est une succession bien organisé d'instantanées et d'anecdotes de sa vie en l'année 1899. La narration est à l'image de l'héroïne, pleine de fraîcheur, de spontanéité et d'insouciance, donnant tour à tour lieu à des scènes drôles et rocambolesques mais aussi à des prises de conscience plus graves pour l'héroïne.
Quelles que soient les circonstances, le ton est toujours juste et Jacqueline Kelly croque tous ces personnages avec beaucoup de sensibilité et de facétie. Avec sa plume pleine de verve et d'humour, elle fait de nous les témoins privilégiés de la relation tendre et complice que construisent jour après jour Calpurnia et son grand-père et de la transmission de connaissance qui en résulte.
Véritable conte initiatique mettant à l'honneur la curiosité intellectuelle, incitant à développer son esprit critique et à s'interroger sur le monde qui nous entoure, « Calpurnia » est un véritable bijou de la littérature jeunesse.
Une lecture à la fois fraîche, drôle, sensible et riche en enseignements,… à mettre entre toutes les mains !
Lien : http://afleurdemots.comli.co..
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darko
02 mai 2013
  • 5/ 5
Un véritable coup de coeur que Calpurnia.
J'ai dévoré cette tranche de vie, la découverte du monde par une jeune fille de 1899. Ce monde qui est bien plus large et passionnant que tout ce qu'elle a vécu (piano...), un monde où la science et les découvertes se font multiples. Un scandale pour l'époque!
Magnifique!
Pour moi, je la mets (dans mon coeur) à côté de miss Charity de Marie-Aude Murail.
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Les critiques presse (2)
HistoiresSansFin03 juillet 2013
Vivifiante, drôle, émouvante, l'héroïne raconte son quotidien et nous y sommes : à hauteur d'herbe à observer les insectes, à s'émerveiller devant de possibles découvertes, à désespérer des carcans dans lesquels on cherche à l'enfermer et à rire de ses aventures rocambolesques.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Ricochet15 mai 2013
Un magistral et flamboyant roman, impeccablement écrit et traduit, à faire lire aux jeunes générations d'aujourd'hui dans un esprit citoyen : ce que nous considérons comme acquis s'est souvent conquis de haute lutte...
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
JumaxJumax26 juillet 2013
"Bon-papa m'avait dit que les guêpes peuvent choisir d'être mâle ou femelle quand elles sont à l'état de larve. Une idée intéressante : je me demandai pourquoi les enfants humains n'avaient pas ce choix pendant qu'ils étaient encore en cours de formation, disons jusqu'à cinq ans. Après tout ce que j'avais vu sur la vie des garçons et sur celle des filles, j'aurais choisi sans hésiter d'être une larve masculine."
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LagagneLagagne26 janvier 2014
J'avais toujours pensé que je n'étais pas comme les autres filles. Je n'appartenais pas à leur espèce. J'étais différente. Je n'avais jamais pensé que mon avenir serait le même que le leur. Mais à présent je comprenais que je m'étais trompée, et que j'étais exactement comme les autres filles. J'étais censée consacrer ma vie à une maison, un mari, des enfants. Il était prévu que j'abandonne mes études d'histoire naturelle, mon carnet, ma rivière bien-aimée.
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JumaxJumax25 juillet 2013
"La chaleur était dure pour tout le monde, à Fentress, mais c'était les femmes qui en souffraient le plus, dans leurs corsets et leurs jupons. J'étais encore un peu trop jeune pour subir cette forme de torture uniquement réservée aux femmes."
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kadelinekadeline06 septembre 2015
Il abordait des sujets tels que les fossiles, par exemple, se demandant s'ils remettaient en cause le lire de la Genèse. Ou les expériences de frère Gregor Mendel sur la reproduction sexuée des petits pois. Ou l'erreur de considérer que le pus pouvait avoir des vertus. Un soir, j'avais vu ma mère hausser les épaules en l'entendant exposer à un groupe de dames les postures d'accouplement de l'ordre des opinions (c'est-à-dire des faucheux). Sans compter ses prédictions, à savoir qu'un jour l'homme construirait des machines volantes et irait sur la Lune, prédictions qui étaient accueillies avec l'air entendu et l'indulgence qu'on réserve aux vieux bonshommes. Moi, en revanche, j'étais secrètement d'accord avec lui, et j'imaginais déjà ces événements se produire dans une centaines d'années.
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kadelinekadeline06 septembre 2015

- c'est drôle, dis-je, que les filles soient tenues d'être jolies. Ce sont les garçons qui doivent être beaux dans la nature. Regardez le cardinal. Ou le paon. Pourquoi est-ce si différent chez nous ?
- Parce que, dans la nature, c'est généralement la femelle qui choisit. Le mâle doit donc arborer ses plus belles plumes pour attirer l'attention. Alors que, dans le cas de ton frère, c'est lui qui a le choix entre plusieurs filles, et elles font donc de leur mieux pour attirer son regard.
- C'est beaucoup trop de travail, dis-je. Tous ces vêtements, ces chapeaux ! Sans compter la coiffure.
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