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Un jardin dans les Appalaches de
Barbara Kingsolver
Ici, aux Etats-Unis, nous sommes estomaqués par ces individus qui, dans une société d'abondance, s'abstiennent de toute gloutonnerie. Nous avons même créé une expression pour désigner cette étrangeté : le paradoxe français. Comment peuvent-ils à la fois éprouver du plaisir à manger du fromage et du foie gras d'oie et rester minces ? Après avoir vécu quelques temps en France, j'ai ma petite idée sur le sujet : ils n'engloutissent pas des litres de soda ; ils mangent plusieurs plats au cours d'un repas mais la proportion de graisse reste faible ; ils fument comme des pompiers (bien que cela soit en train de changer) ; ils font trainer en longueur les repas en bonne compagnie, il ne s'agit donc pas de s'empiffrer.
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Une rivière sur la lune de
Barbara Kingsolver
Nous sommes deux pauvres âmes pleines de cicatrices, tu ne crois pas?
je sais ce que nous sommes. Je m'efforce de définir mes espérances.
L'espérance, c'est la chose la plus dangereuse qui soit.
L'espérance implique que l'on donne beaucoup de soi.
c'est un alibi lamentable, mais voilà. Difficile de donner quand on est en butte à la désapprobation générale et que l'on a le coeur qui saigne d'avoir été transpercé.(...)
(Ta soeur) voulait sauver le monde . Non, ce n'est pas vrai. Elle voulait se sauver, elle, exactement comme nous tous.
se sauver de quoi?
Du désespoir de sentiment d'être inutile. J'ai presque décidé que la chose la plus importante qui sépare les gens heureux des autres, c'est le sentiment d'être un objet pratique, dont on se sert, comme un pull-over ou une clé à molette.
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Par zazimuth, le 24/08/2010
Un été prodigue de
Barbara Kingsolver
C'était une heure extraordinaire pour être réveillée, pour peu que l'on s'y abandonnât : ces heures d'obscurité confirmée, lorsque les insectes se calmaient, que l'air fraîchissait et que des parfums montaient délicatement du sol.
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Un autre monde de
Barbara Kingsolver
Ces hommes noirs et leurs femmes n'ont pas le droit de faire leurs achats ici, ni de monter dans les tramways, a-t-il expliqué, c'est contre la loi. Même aller manger dans le même restaurant. S'ils ont besoin de pisser pendant qu'ils creusent leur tranchée sur Pennsylvania Avenue, ou bien boire, il leur faut faire trois kilomètres jusqu'à la Septième Avenue pour trouver un restaurant qui les laissera toucher un verre ou se servir des W.C.
Etrange coutume. Être domestique, gagner trois fois rien, on peut comprendre. Tous les riches au Mexique ont eu un jour des domestiques pour les soulever de leur berceau. Mais ils boivent tous à la cruche qui remplit le verre de leur maître et ils se servent du pot de chambre encore chaud de la pisse du patròn. Au Mexique, personne n'a jamais eu l'idée de garder ces rivières séparées.
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Une rivière sur la lune de
Barbara Kingsolver
C'est une chose que de transporter sa vie où que l'on aille, c'est est une autre que de la chercher sans cesse ailleurs.. Je ne tenais pas la route, je fuyais en avant, tirant un trait sur tout ce qu'il y avait derriere moi, sans cesse en quête d'un refuge idéal, là où les trains ne déraillaient pas, là où les coeurs ne se brisaient jamais, et où les gens que vous aimiez ne mouraient jamais.
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Un jardin dans les Appalaches de
Barbara Kingsolver
Il se trouve que nous vivons dans une région où une maison sur deux dispose d'un jardin mais, pour bien des citadins, l'idée de cultiver sa nourriture doit sembler aussi invraisemblable que celle d’écrire des symphonies pour son propre plaisir.
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Par verbis, le 25/04/2010
Les yeux dans les arbres de
Barbara Kingsolver
Mais le dernier : le bébé qui traîne son odeur comme un drapeau de reddition à travers ta vie parce qu'il n'y en aura plus d'autres à venir - oh, c'est l'amour au nom différent. C'est l'enfant que tu tiens dans tes bras pendant une heure après qu'elle se soit endormie. Si tu la déposais dans son berceau, elle pourrait se réveiller autre et s'envoler. Alors tu te balances auprès de la fenêtre, buvant la lumière de sa peau, respirant les rêves qu'elle exhale. Ton coeur gémit au double croissant de lune de ses cils abaissés sur ses joues. Elle est celle que tu ne peux te résoudre à poser.
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Un jardin dans les Appalaches de
Barbara Kingsolver
"Nous allons laisser à nos enfants des dettes colossales à régler en termes d’extinction, d’épuisement économique et de changements climatiques"
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Par LN, le 09/02/2011
Un autre monde de
Barbara Kingsolver
« Voilà ce que signifie être seul : tout le monde est relié à tout le monde, les corps, vie liquide éclatante qui flotte autour de vous, partagent un seul et même cœur qui les fait se mouvoir tous ensemble. Si le requin approche ils s’échapperont tous, et vous laisseront vous faire dévorer. » (p. 245)
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Par litolff, le 26/11/2010
L'arbre aux haricots de
Barbara Kingsolver
Mais sur cette terre rien n’est garanti, si on réfléchi bien, tu crois pas? J’ai beaucoup pensé à tout ça. Tes enfants, ils sont pas vraiment à toi, c’est juste des gens dont tu essaies de t’occuper, en espérant que plus tard ils continueront à t’aimer et qu’ils seront toujours entiers. Ce que je veux dire, c’est que tout ce qu’on a, c’est comme un prêt, tu comprends?