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ISBN : 2848410280
Éditeur : Editions Tanibis (15/11/2014)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Trois ans après Les Monstres aux pieds d'argile, Les Nuits rouges du théâtre d'épouvante pose un nouveau jalon dans l'univers d'Alexandre Kha. Il retrace cette fois-ci l'histoire funeste de la troupe de comédiens d'un théâtre délaissé où, peu à peu, les cauchemars imaginaires de leur spectacle macabre prennent le pas sur la réalité.
Les cinq chapitres constituent autant d'histoires secondaires, tel un roman-feuilleton, et évoquent les personnages étranges qui... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Coriolis
10 novembre 2014
Rouge sang, rouge passion,
Noir corbeau, noir charbon
Deux couleurs qui se confondent sur la scène du théâtre d'épouvante. Perdus dans ces nuances infernales, errent des comédiens, enfants de la nuit et de la mort. Parmi eux, un metteur en scène qui cherche vainement l'idée qui mènera son public de la fascination à l'effroi. Sous sa coupe, Elena, une jeune et belle ukrainienne au teint diaphane et au regard perçant ; une beauté surnaturelle de l'Est qui trouble tout homme croisant son chemin. Ils sont nombreux à être happés par l'abîme sombre de ces prunelles à commencer par un épouvantail animé de vie traînant perpétuellement dans son sillage une nichée de corbeaux. Viennent ensuite Danton un comédien dont le visage n'a plus rien d'humain, un lycanthrope possessif ou encore Joshua Tonnerre qui perdit la tête par amour, au sens propre comme au figuré. Spectres et morts-vivants se côtoient dans cette valse macabre où la normalité est exclue. Tous se rassemblent autour d'Elena à la chevelure ébène car si les coeurs de ces créatures ne battent plus, elles restent capables de sentiments. Elles aiment, envient et souffrent. Voilant leur vraie nature à la face du monde, elles n'existent qu'à travers la scène durant les représentations du « Laboratoire de la mort lente » mais « à force d'imaginer des histoires horribles, les histoires horribles finissent par arriver… ».
Alexandre Kha signe ici un album riche et profondément original. Nimbé dans une atmosphère macabre et sulfureuse, le lecteur ne peut que se laisser séduire par cette oeuvre où passion et horreur mènent la danse dans des dégradés harmonieux de rouge et de noir. Une histoire unique, un souffle nouveau dans le monde du neuvième art où l'on retrouve des clins d'oeil aux personnages et créatures les plus connus de l'univers infini du fantastique et de l'horreur comme Frankenstein, le fantôme de l'opéra, la comtesse Bathory, le loup-garou, le savant fou ou le zombie. Enfin, ce roman graphique rend surtout hommage au genre théâtral du Grand-Guignol, très en vogue à la fin du 19ème siècle, où l'horreur, le comique et l'érotisme étaient de mise. Des références efficaces, de l'humour, de l'esprit, un peu d'hémoglobine, beaucoup de tentations, du suspense et une jeune femme aux faux airs de succube font des Nuits rouges du théâtre d'épouvante une véritable réussite tant au niveau du graphisme comme du scénario. Un inoubliable moment de lecture qui peut rappeler par certains aspects les ambiances particulières des classiques du cinéma d'épouvante ou d'oeuvres plus récentes telles que The Rocky Horror Picture Show de Jim Sharman ou Phantom of Paradise de Brian de Palma.
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Foxfire
06 janvier 2015
C'est la couverture qui m'avait incitée à cocher ce titre lors de la dernière opération masse critique. J'avais été comme hypnotisée par ces deux ampoules qui semblaient me fixer tels des yeux écarquillés. Et le côté hommage au théâtre de grand guignol avait tout pour me séduire.
D'un point de vue formel "les nuits rouges du théâtre d'épouvante" est une réussite. C'est un bel objet : grand format, papier épais, magnifique couverture. Les illustrations sont très belles. le trait épuré et les couleurs donnent aux dessins une atmosphère singulière et poétique.
Les personnages, originaux et attachants, évoluent dans un univers décalé, noir sans être sordide, qui rappellerait un peu celui de certains Tim Burton, en moins mièvre.
Les histoires se lisent agréablement. Eros et Thanatos se mêlent dans un ballet à la poésie macabre envoutante.
Cependant, je n'ai pas été subjuguée ni emportée par ce récit. La faute à une intrigue trop mince et sans grand intérêt. Finalement, "les nuits rouges du théâtre d'épouvante" ne raconte pas grand chose.
En bref, un beau livre qui offre une lecture un peu vaine mais agréable. Je remercie Babelio et les éditions Tanibis pour ce moment de lecture.
Challenge petits plaisirs (11)
Challenge Variété 1 ("un roman graphique)
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Melisende
05 février 2015
Reçu grâce à la dernière opération Masse Critique de Babelio, Les Nuits rouges du théâtre d'épouvante est un petit ovni proposé par les éditions villeurbannaises Tanibis, que je remercie. Je ne connaissais ni la maison (pourtant je vis à côté !) ni Alexandre Kha, auteur et illustrateur de l'ouvrage (et d'autres avant celui-ci, dans la même veine a priori). Je prends vraiment beaucoup de plaisir à sortir des sentiers battus et à découvrir de « petites » structures ; c'est d'ailleurs le point le plus positif de ce blog et des partenariats que je peux mettre en place ici ou là.
Je n'ai pas adoré Les Nuits rouges du théâtre d'épouvante d'un bout à l'autre mais j'ai été intriguée et surprise par l'aventure. Il y a clairement un quelque chose qui se dégage de cet ouvrage, une « patte » particulière que j'ai appris à apprécier au fil des pages et que j'ai même été déçue de quitter lorsque ma lecture a été terminée. Etonnant et marquant, ce « recueil » m'a convaincue. Et vous ?
A l'intérieur de ce joli et grand livre rouge, cinq épisodes dédiés à cinq personnages différents, tous liés les uns aux autres, et tous rencontrés plus ou moins régulièrement en personnages secondaires dans les historiettes dont ils ne sont pas les héros.
Un Epouvantail raseur (qui n'effraie aucun oiseau, bien au contraire !), un Casanova vitriolé (qui espionne de jeunes femmes chez elles avant de leur voler quelques affaires et de les collectionner comme trophée… jusqu'au soir d'Halloween !), un Lycanthrope aguicheur (qui peine à contrôler ses pulsions), une Tête parlante (qui a perdu la tête lors d'un rendez-vous amoureux bien particulier !) et un Souffleur intempestif (embauché pour soutenir Elena qui peine à retenir son texte) : cinq figures masculines gravitant autour d'une seule et blanche colombe - la fameuse Elena - une jeune ukrainienne sans papier qui devient actrice dans le théâtre de l'épouvante. Tout ce petit monde est plus ou moins réuni dans ce théâtre particulier auprès du directeur des lieux - Henri Chaptal - un créateur un peu fantasque, aux allures de tyran parfois légèrement amère.
J'ai globalement apprécié toutes les histoires liées à chacun des personnages que l'on croise même si certaines m'ont davantage accrochée et donc marquée. L'aventure du Lycanthrope aguicheur est la plus courte de toutes (c'est la troisième, celle du milieu) et c'est sans doute celle que j'ai trouvé la moins aboutie. le personnage mis en scène est intéressant - on le croise en personnage secondaire dans les autres épisodes - mais c'est court, trop court. Par contre j'ai apprécié les quatre autres, toutes différentes dans la narration, toutes originales et assez intenses. le passé de la Tête parlante (comment le personnage s'est retrouvé sans tête) est assez glauque mais c'est bien trouvé.
De façon générale, Alexandre Kha entremêle l'Amour et la Mort (Eros et Thanatos) dans la vie de chacun de ses personnages. Il n'est pas le premier à le faire, mais ça fonctionne bien et c'est un duo qui me parle assez. Pour autant, l'auteur/illustrateur ne tombe pas non plus dans un romantisme effréné ou dans l'hyperbole insupportable ; non, il apporte juste ce qu'il faut d'ironie, une petite pointe de cynisme qui rééquilibre un peu l'ensemble et offre un peu de fraîcheur.
Je dois avouer qu'au premier abord, je n'étais pas vraiment fan du dessin. Vignette par vignette, les visages et expressions ne me plaisaient pas plus que ça. Un côté résolument enfantin, cherchant la simplicité… ça ne me parlait pas vraiment. Et puis, à force de tourner les pages, j'ai laissé ma vision s'élargir un peu et ai finalement pris beaucoup de plaisir à regarder ces 120 grandes pages. L'ensemble fonctionne très bien et j'ai tourné la dernière page en ayant gagné une certaine tendresse pour le style de Alexandre Kha.
Les teintes choisies m'ont aidée à apprivoiser celui-ci car le choix de la polychromie rouge/noir/gris/blanc offre une ambiance particulière, un juste milieu entre douceur et brutalité des nuances. Un peu comme l'Amour et la Mort d'ailleurs.
Curieuse mais sceptique à la lecture des premières pages, j'ai finalement refermé l'ouvrage séduite par la « patte » Alexandre Kha, convaincue par son originalité décalée. Je suivrai le travail de l'auteur/illustrateur et essayerai de me pencher sur ses précédents titres, pour commencer !
Lien : http://bazardelalitterature...
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l-ourse-bibliophile
15 janvier 2015
Sur la couverture rouge vif, deux yeux nous regardent comme ceux des crânes qui clôturent chaque chapitre. Décor, protagonistes et couleurs sont annoncés. Car tout est en noir et rouge dans ce grand livre qui joue sur d'étranges duos. Car ces histoires sont à la fois comiques et tragiques, la mort se mêle à la vie, des tableaux morbides mais érotiques se dessinent peu à peu. La mort d'un corps n'entraîne pas celle des sentiments et Elena déchaîne certaines passions.
Les morts, les bizarres, les exclus, comme tout un chacun, sont la proie d'obsessions et de désir. Chez Alexandre Kha, même les vivants ressemblent à des défunts. Que ce soit la face osseuse du propriétaire de l'épouvantail avant la fugue de celui-ci ou les grands yeux noirs d'Elena, noirs comme les trous des orbites d'un crâne, l'ombre de la mort passe déjà sur leur visage.
Le format est très classique et je m'attendais à quelque chose de plus inédit dans la forme, et le contenu, original certes, a peiné à me convaincre. Les personnages sont dignes de Tim Burton que ce soient les monstres attachants et sensibles ou la jeune femme au tient diaphane et cette ambiance de nuit, de sang et de sensualité avait tout pour me plaire, mais je n'ai pas été vraiment embarquée.
Avec un côté Grand-Guignol, théâtre parisien qui faisait frissonner les dames avec des pièces macabres et sanglantes, Alexandre Kha nous propose une visite dans un univers décalé qui ne manque pas de poésie malgré la présence de tripes, de sang et d'orbites creuses.
Un ouvrage sympathique, sensible, au trait fin très agréable, mais qui ne me marquera pas pour très longtemps.
Une mention spéciale pour l'une des dernières pages (page 115 exactement) qui rend hommage sur un cri d'Elena au peintre Edvard Munch en reprenant plusieurs tableaux : Cendres, le baiser sur la plage au clair de lune, le Cri, le Printemps, La Puberté, le jour d'après, Héritage (et, pour l'une des premières cases, peut-être – je ne suis pas sûre de moi pour ceux-là – le Désespoir ou Soirée sur l'avenue Karl Johan). Un artiste que j'aime beaucoup, j'ai immédiatement reconnu le pastiche.
Lien : https://oursebibliophile.wor..
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Les critiques presse (2)
BDGest06 janvier 2015
Les nuits rouges du théâtre de l’épouvante constitue au final une bande dessinée au style très personnel qui devrait plaire à tous les amateurs du genre horrifique, mais aussi séduire les lecteurs qui aiment sortir des sentiers battus.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi29 décembre 2014
Dans ce petit théâtre en bichromie rouge-sang, où la frontière entre la vie et la mort n’est que littérature, c’est bien à une histoire d’amour qu’on assiste. Une histoire d’amour touchante et un peu naïve, comme celle des contes de notre enfance, mais qui serait passée à la moulinette de la fiction fantastique pour adultes. Le mélange est étonnant, le livre est envoûtant.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations & extraits (2) Ajouter une citation
CoriolisCoriolis10 novembre 2014
Quiconque tourne le dos à la mort ne peut être vivant.
Commenter  J’apprécie          220
l-ourse-bibliophilel-ourse-bibliophile15 janvier 2015
La vie est un cauchemar où chacun occupe son rôle.
Commenter  J’apprécie          10
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