ISBN : 291470464X
Éditeur : Jigal (2010)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
« Le cortège des berlines blindées serpentait dans la nuit et le brouillard. À travers les roseaux muets, suintaient les lumières des phares. Faisceaux jaunes mordant l’obscure vapeur des enfers… Et Dieu lui-même semblait avoir déserté… » Alger, les années 2000. Un jeun... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Aaliz, le 23 janvier 2012

    Aaliz
    Voilà un roman sombre à l'atmosphère lourde comme je les aime.
    Un polar qui se situe en plein Alger voilà qui ne pouvait que m'attirer. Et je ne suis pas déçue !
    J'ai eu quelques difficultés à entrer dans le récit toutefois, ne comprenant pas trop ce qu'il se passait. J'avais l'impression de prendre le train en marche, de débarquer en plein milieu d'un film dont on n'a pas suivi le début. Mais peu à peu, la sensation de flou se dissipe et on plonge au cœur d'une intrigue bien ficelée. On se retrouve prisonnier dans la toile d'araignée que constituent les différents services secrets et de renseignement algériens. le piège est en place mais c'est seulement au fur et à mesure de la lecture que le lecteur s'en rend compte.
    J'ai adoré être surprise par cette intrigue somme toute banale en apparence. le tout dans un cadre que j'aime, j'y ai reconnu les lieux que j'ai pu visiter : la place Audin, la Grande Poste, Bal el Oued… Mais le talent de Adlène Meddi est de m'avoir montré ces lieux sous un tout autre angle. L'action se situe très souvent de nuit et le contexte post-décennie noire contribuent à créer cette atmosphère à la fois mystérieuse et suffocante.
    Adlène Meddi nous donne un aperçu de l'envers du décor, de la face cachée des milieux policier, militaire et politique, de la difficulté de coordonner tous ses services et ses hommes aux intérêts différents. J'ai par contre eu des difficultés à m'y retrouver avec tous ses sigles et services différents. On a vraiment une impression de fouillis généralisé, on ne sait plus qui prend les décisions, qui est responsable de leur application et qui agit sur le terrain. Tous se court-circuitent les uns les autres et mieux vaut, dans certains cas, ne pas mettre son nez dans certaines affaires, ce que Djo apprendra à ses dépens.
    J'ai donc aimé comprendre à quel point la lutte contre le terrorisme pendant la décennie noire a du être d'une difficulté extrême. Les passages du roman relatifs à cette période sont très durs mais j'ai apprécié leur présence car peu de mes amis algériens souhaitent parler de cette époque (ce que je comprends parfaitement) et je n'avais donc qu'une vague idée de ce qu'il s'était passé.
    Je dois également souligner la qualité du style de Adlène Meddi qui parvient à harmoniser vivacité et poésie avec grand talent. Son texte est un véritable régal à lire, les métaphores sont toutes choisies avec soin et pertinence.
    Un très bon roman donc qui se distingue par sa force, son style, son originalité et sa redoutable efficacité.


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-la-priere-du-maure-adlen..
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    • Livres 5.00/5
    Par zazy, le 17 janvier 2012

    zazy
    2 jours de terreur à Alger la blanche !
    Djo, flic en retraite, désabusé, revenu de beaucoup de choses est obligé de sortir de sa retraite pour partir à la recherche d'un gosse disparu et ainsi, effacer une dette d'honneur. Pour ce faire, il rencontre son demi-frère Aybak, colonel dans les Services Secrets.
    Est-ce fortuit ou non, en tout cas, les agents de service de l'Etat Major de la police sont mutés et remplacés par des serviteurs zélés selon le Commissaire Zine son ancien collègue. La peur et la suspicion règnent en maître. Les pistes s'entremêlent pour former un nœud d'embrouilles
    Tout y est, les flics revenus de tout, la nuit algéroise, l'alcool, les cigarettes, l'insomnie, les cauchemards qui reviennent chaque nuit.
    La mort de la fille de Structure déclenchera une véritable guerre du pouvoir suprême, au-dessus du Chef de l'Etat, alors qu'elle n'a été tuée « que » par son petit ami qu'elle venait de larguer. Djo et les autres comparses en sont les rouages et en feront les frais. Il sera exécuté face à la mer, d'une balle en pleine tête.
    Adlène Meddi nous livre un polar intense et haletant qui tient aux tripes. le monde des services spéciaux algériens donne froid dans le dos. Toutes, ces vies fracassées, ces hommes réchappés d'une danse macabre et toujours, au milieu de la violence, cette poésie brute qui s'immisce dans les moindre recoins, comme ces giroflées venues de nulle part et fleurissant dans les murailles. Il nous donne à lire des paragraphes entiers, de belle poésie, de slam tant les phrases sont rythmées, (page 26)
    Alger, la belle, la sanglante, puante, grouillante dans l'attente de je ne sais quelle fin, comme si elle avait besoin de son comptant de sang pour se libérer de ses folies. le pouvoir militaire ne répond à aucune éthique, pas ou peu d'enquête, on fait « avouer ». Nous sommes au début des années 2000, la lutte contre les djihadistes, les salafistes continue , la peur est présente partout jusqu'à la paranoïa. Tous les coups sont permis.
    De la belle ouvrage, un vrai coup de cœur, un coup de poing dans le cœur, le cœur d'Alger, le cœur du pouvoir.


    Lien : http://zazymut.over-blog.com/article-adlene-meddi-la-priere-du-maure..
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Citations et extraits

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  • Par zazy, le 17 janvier 2012

    Il prit son gilet pare-balles, une kalachnikov et quatre chargeurs en plus de son Beretta quinze balles.L'artillerie s'imposait, même pour secourir un chat coincé dans un arbre, la nuit ayant décidé de devenir une arme de destruction passive.
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  • Par zazy, le 17 janvier 2012

    Sans début, sans fin, je vacille au sommet de l'instant qui s'écroule pour tomber comme un point d'interrogation au bout d'une question funambule
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  • Par zazy, le 17 janvier 2012

    Telle une phrase cinglante et vrombissante de tourments, le serpents d'acier filait à grande vitesse vers un cadavre encore chaud sur une plage vide comme un rectangle.
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Video de Adlène Meddi

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Vidéo de Adlène Meddi

La prière du Maure d'Adlène Meddi .
© Jigal« Adlène Meddi vient de publier aux éditions Jigal un polar à bien des égards unique, qui non seulement marque l'irruption des Lettres algériennes sur la scène du polar mondial, mais tire celui-ci vers des horizons d'écriture ouvrant aux vrais défis du genre. Et bien au delà du romanesque, nous intrigue et nous interroge sur les fondements même de notre culture ». Jöel Jegouzo / K-libre








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