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Par canel, le 08/05/2013
Juste une ombre de
Karine Giebel
C'est ça, être vivant. C'est ça, exister.
Exister, c'est manquer à quelqu'un.
Exister, c'est être la douleur d'un autre.
(p. 180-181)
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Par canel, le 14/07/2012
Meurtres pour rédemption de
Karine Giebel
En face d'elle, sur le mur décrépi, une citation taguée. Par un prisonnier, il y a longtemps. Ou par un maton. Une phrase qu'elle n'oubliera jamais.
"Nous ne pouvons juger du degré de civilisation d'une nation qu'en visitant ses prisons." Dostoïevski. (p. 192)
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Par Spilett, le 18/05/2013
Chiens de sang de
Karine Giebel
Un meurtrier dénué de remords ressemble à s'y méprendre à un innocent...
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Purgatoire des innocents de
Karine Giebel
"Il l’appelle … En silence, mais de toutes ses forces. Il se focalise sur elle, jusqu’à ce qu’elle prenne le dessus sur tout le reste. Jusqu’à ce qu’elle envahisse chaque atome de son corps. Elle, la haine … Haine de cette société, des lois humaines, de l’obéissance. Haine de la soumission, de la servilité. Haine du troupeau. Il vaut mieux être dans le bon camp. Celui des bourreaux, pas celui des victimes. Donner les ordres, ne jamais les recevoir. Rester un prédateur, ne pas devenir une proie. Choisir, toujours. Rendre les coups sans aucune pitié. La haine … Sa colonne vertébrale, sa force, le levier de sa puissance. Plus efficace que n’importe quel flingue. Il faut éviter de la diluer dans les sentiments. Pure elle doit couler dans ses veines, saturer son cerveau. Abolir le doute, le désespoir, la peur. Froide, elle doit contracter ses muscles. Impitoyable, elle doit frapper sans hésiter."
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Par Naweel, le 11/05/2013
Juste une ombre de
Karine Giebel
Gamin, il aimait arracher les ailes des papillons. Aimait les regarder ensuite, collés au sol, se débattre et agoniser lentement.
Devenu un homme, il s'est mis à arracher celles des anges.
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Par canel, le 06/01/2013
Jusqu'à ce que la mort nous unisse de
Karine Giebel
- Les mecs sont vraiment tous les mêmes ! soupira-t-elle. Tous amoureux fous de leur pénis !
(p. 381)
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Par canel, le 08/05/2013
Juste une ombre de
Karine Giebel
Encore un qui lui tend la main et à qui elle crache à la figure. Une simple habitude. Une devise, même. Ne jamais tendre la main, au risque de se la faire broyer. Ne jamais accepter celles qui se tendent, de peut d'être redevable. (p. 107)
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Par nikita, le 11/11/2010
Meurtres pour rédemption de
Karine Giebel
Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s'ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l'univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s'évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l'amitié et à la passion qui l'atteignent en plein cur de l'enfermement. Pourtant, un jour, l'inimaginable se produit. Une porte s'ouvre. On lui propose une libération… conditionnelle. « La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ? » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n'aspire qu'à la rédemption…
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Par canel, le 13/09/2012
Terminus Elicius de
Karine Giebel
(...) sortir des griffes des médecins, des psychiatres et de leurs piqûres. Celles qui changent la couleur de votre douleur, qui vous font oublier qui vous êtes. Qui vous grignotent la tête morceau par morceau et vous enveloppent le cerveau dans du coton stérile.
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Par Nadael, le 26/06/2012
Juste une ombre de
Karine Giebel
Cloé s'arrête un instant devant la fenêtre et son regard s'enfonce dans le jardin, baigné par la pâle lueur du lampadaire de la ruelle qui le borde. Vent naissant, ciel clair brodé d'étoiles.
Mais soudain, elle a le souffle coupé net. Une ombre, fugace, vient de passer devant la maison.
Pas une ombre, non.
L'ombre.
Immense, vêtu de noir, une capuche sur la tête, l'homme s'est arrêté près du muret. Ne faisant qu'un avec l'obscurité, il fixe la fenêtre.
Il fixe Cloé.
Elle hurle, une force invisible l'aspire en arrière. Dos au mur, ses mains plaquées sur la bouche, les yeux exorbités, elle écoute son coeur agoniser.
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