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Par bioki, le 13/05/2012
Les morsures de l'ombre de
Karine Giebel
Impression étrange.
Comme une gueule de bois, un lendemain de cuite.
Sauf qu’il peine à se souvenir de la veille… Neurones en vrac.
Enfin, ses yeux s’ouvrent complètement. Il réalise qu’il gît par terre, à même un béton sale. Un mélange d’effluves importune ses poumons ; peinture, détergent, grésil, essence ? Désagréable, surtout de bon matin ! Mais est-ce seulement le matin ?
Ça sent pas comme ça chez moi, d’habitude…
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Par bioki, le 13/05/2012
Les morsures de l'ombre de
Karine Giebel
Il sursaute. Ça vient de l’obscurité. Il plisse les yeux, distingue une forme dans le fond de l’immense cave, de l’autre côté de l’infranchissable séparation.
— Qui… Qui êtes-vous ?
— Vous ne vous souvenez pas ?!
Soudain, cette voix… Une cascade d’images jaillit brutalement de son esprit. Une femme. Rousse, plutôt charmante. Oui, il se souvient. Un peu…
Il l’a suivie chez elle… Mais où l’a-t-il rencontrée ?
Ça, il ne s’en souvient plus. Ils ont partagé un verre, il l’a prise dans ses bras… Ensuite, c’est le trou noir.
Comment elle s’appelle, déjà ?
Il s’approche des barreaux, s’y accroche des deux mains. Fait une tentative.
— Lydia ?
— Je vois que la mémoire revient, commandant !
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Par bioki, le 13/05/2012
Les morsures de l'ombre de
Karine Giebel
Il accomplit un effort énergique pour secouer ses méninges. Essaie de se souvenir comment il a atterri là. Mais n’y arrive pas.
Black-out total.
Il fouille les poches de son manteau, celles de son jean. Là aussi, le vide. Plus de portable, plus de portefeuille, plus de clefs. Plus de flingue. Plus de repères.
Et une terrible migraine.
Il effleure sa nuque puis considère, hébété, le sang coagulé sur le bout de ses doigts.
Merde, je suis blessé…
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Par nikita, le 11/11/2010
Meurtres pour rédemption de
Karine Giebel
Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s'ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l'univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s'évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l'amitié et à la passion qui l'atteignent en plein cur de l'enfermement. Pourtant, un jour, l'inimaginable se produit. Une porte s'ouvre. On lui propose une libération… conditionnelle. « La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ? » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n'aspire qu'à la rédemption…
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Les morsures de l'ombre de
Karine Giebel
Lundi 27 décembre, 16 heures
La faim et le froid ne l’atteignent même plus.
On s’habitue atout. Ou presque.
Benoît s’enfonce lentement dans une sorte de marécage vaseux. Plus on s’agite, plus vite on coule, paraît-il.
Alors, il bouge le moins possible. Une technique comme une autre.
De toute façon, ses muscles sont encore traumatisés par l'expérience sensorielle inédite gracieusement offerte par sa charmante geôlière!
Ces dernières vingt-quatre heures, ses seules activités se sont résumées à boire, pisser et prendre une douche heureusement chaude.
Pleurer aussi, de temps en temps.
Mais essentiellement, penser.
Ressasser le film de sa courte vie, dont l’épilogue semble déjà écrit.
Il a feuilleté les pages de son enfance, de sa jeunesse, de sa carrière de flic.
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Meurtres pour rédemption de
Karine Giebel
« Ils ne m’ont laissé aucune chance … Mais j’existe encore … Ca leur ferait trop plaisir que je cesse le combat … Je ne leur ferai pas cette joie … Alors, nourrir la haine, l’instinct de survie, même si l’on ne désire qu’aimer et être aimée ».
« Je ne suis pas là par hasard, je ne suis pas innocente. J’ai tué … Tout ce que je sais, c’est que je regrette … Dans le fond, je crois que j’ai seulement manqué d’amour … Le genre de manque qui vous assèche de l’intérieur ».
« Moi, Marianne, désert d’amour, océan de colère … Je préfère la mort … D’ailleurs, je la provoque, étant trop lâche pour me la donner … Mais elle ne veut pas de moi … même la mort ne veut pas de moi ».
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Par cbougeau, le 22/05/2009
Chiens de sang de
Karine Giebel
« Douleur et bonheur ont tous les deux une même limite : la mort »
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Par Tix, le 08/09/2011
Les morsures de l'ombre de
Karine Giebel
Première certitude : je ne suis pas dans ma piaule.
Mais où, alors ? […]
Il tourne la tête sur la droite, déclenchant une douleur assassine dans ses cervicales. Et là, il aperçoit…
Les barreaux. […]
Enfermé.
Son cœur s’extirpe lentement de la léthargie. Commence à battre fort. Très fort.
Dans un réflexe stupide, il cherche son arme. Pour se réconforter. Sauf que son holster est vide. Un vide effrayant.
Deuxième certitude : je suis dans la merde…
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Par pyrostha, le 10/01/2011
Terminus Elicius de
Karine Giebel
Le glissement se fit plus léger et Jeanne ferma son livre.Le train ralentissait ,la gare approchait,Mettre le roman dans le sac à main,enfiler son blouson.Est ce que j'ai bien fermé le sac? Oui, il est bien fermé.
J’aime à savoir que vous lisez mes mots (…) Vous êtes si belle, Jeanne. Si touchante et si belle (…) Ne m’oubliez pas. Dans votre cœur, je continuerai d’exister. Et c’est le plus bel endroit pour exister. À bientôt, mon amour…”
Elicius
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Meurtres pour rédemption de
Karine Giebel
- Qu'est-ce qui t'a le plus manqué en taule ? Le confort ? L'hygiène ? [...]
- Le pire, c'est l'ennui... Tout manque, là-bas... Pouvoir se laver quand on veut, manger à sa faim. Boire du café. Toucher la terre... Mais ce qui manque le plus, c'est la liberté. Aller et venir à sa guise. A droite ou à gauche... Ne plus avoir de grilles ou de barbelés. Regarder le ciel, faire des projets d'avenir... Se dire qu'on a un avenir, simplement... La liberté...