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Par caro64, le 04/02/2011
Le syndrome E de
Franck Thilliez
Ils auraient très bien pu s'emparer de leur film et s'en aller. Mais, ils avaient voulu tout "nettoyer", ne laisser aucune trace, aucun témoin. Et s'acordrer un petit extra, avec leur mise en scène digne d'un film de David Fincher. Tuer de sang-froid n'est pas un acte facile. Il faut contrôler ses pulsions, combattre ce que la société, la religion et la conscience interdisent. Repousser les fondements même de l'esprit humain. Mais eux, ils avaient élimé, énucléé et étripé un homme, prenant même le temps de farfouiller dans ses western pour créer leur effet. Quel genre de cinglés se cachaient derrière ce crime ? Quel mobile les avait poussés à franchir les limites à ce point ?
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Vertige de
Franck Thilliez
De la peinture sèche… La ligne part à droite, à gauche, en arc de cercle. À l’évidence, cette frontière désigne mon territoire. Une prison dans une prison. Je me prends la tête dans la main. La ligne de peinture, le thermomètre, l’appareil photo, les disques vinyle… Cela semble tout à fait irrationnel…
…Je m’avance doucement, anéanti. Là, de l’autre côté de la ligne rouge, allongé à même la roche. Un type, immobile, hormis son pouce gelé, qui remue mollement. Juste sous ses talons repose une enveloppe. L’homme ne porte pas d’entrave. Mais un masque de fer lui enserre le crâne, et la noirceur de son métal lui dévore le visage.
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L'anneau de Moebius de
Franck Thilliez
"Devant ses yeux, l’image vibrait, grossissait, rapetissait. C’était à lui en faire exploser les tempes. Stéphane s’arrêta au milieu de l’escalier, se retourna brusquement, avant de continuer sa descente vers le rez-de-chaussée. Il chercha l’interrupteur du salon, l’actionna plusieurs fois. Aucune lumière, juste une traînée de sang que ses doigts abandonnèrent sur le plâtre. Il fixa un instant ses mains rouges de vie, de mort, toutes tremblantes, puis reprit sa progression rapide. Sa lampe torche découpait l’obscurité. Sa respiration le brûlait. De douleur. De terreur. (…)"
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Par caro64, le 09/08/2010
L'anneau de Moebius de
Franck Thilliez
Stéphane aime le noir, le bizarre, avoir peur et faire peur. Il est continuellement à la recherche de nouvelles sources d'inspiration, pour créer ses monstres. Il ne se base pas uniquement sur l'imaginaire, il puise aussi dans la nature humaine, ses multiples dysfonctionnements. S'il devait descendre aux enfers pour découvrir le véritable visage du diable, je vous garantis qu'il le ferait.
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Par caro64, le 04/02/2011
Le syndrome E de
Franck Thilliez
- Vous me parler du fantasme de l'optogramme. Vers la fin des années 1800, la croyance populaire voulait qu'un meurtre, de par sa violence et son caractère instantané, puisse impressionner la rétine du mort comme un film sensible...
Film sensible, oeil, pellicule... Des mots qui revenaient en boucle depuis le début de cette affaire.
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Par Orphea, le 29/05/2011
Gataca de
Franck Thilliez
Maintenant, supposez juste que l'on vous prive de la parole et que l'on vous mette nu dans une cage à leurs côtés. Alors vous seriez pris pour ce que vous êtes : le troisième chimpanzé, aux côtés du chimpanzé pygmée et du chimpanzé commun d'Afrique. Un chimpanzé dépourvu de fourrure et marchant debout. A la différence près qu'aucun de vos cousins ne détruit sciemment son environnement. Nos avantages évolutifs, comme la parole, l’intelligence, notre capacité à coloniser l'ensemble de la planète, ont aussi un coût en monnaie darwinienne : nous sommes des animaux capables de répandre le plus grand malheur. Mais l’Évolution a "jugé" que ce coût était inférieur aux avantages procurés. Pour le moment...
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Par caro64, le 09/08/2010
L'anneau de Moebius de
Franck Thilliez
Tout s'embrouilla sous son crâne. L'éternel recommencement. L'anneau de Moebius.
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Par caro64, le 09/08/2010
L'anneau de Moebius de
Franck Thilliez
Vouloir éviter son futur ne suffisait-il pas à le créer ? Que faire alors ? Agir ou ignorer les rêves ?
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Par pyrostha, le 09/02/2011
Le syndrome E de
Franck Thilliez
Il lut sur la bande" 50 images par secondes" .C'était plutot rare,la norme imposant du 24 par seconde,un débit amplement suffisant pour donner une impression de mouvement.Toutefois,il changea la vitesse d'obturation de son appareil pour se caler sur la valeur recommandée
(....) Un cercle blanc apparu dans le coin supérieur droit.(...) le film commença.
Ludovic chuta lourdement en courant vers l'étage.Il n'y voyait plus rien ,même avec les lumières allumées.
Il était aveugle.
le peuple égyptien vivait dehors ,dans l'effervescence et la nonchalance.Chaque scène de vie était prétexte à communication.Les bouchers coupaient leur viande sur le trottoir,les femmes épluchaient les légumes devant chez elles ,le pain se vendait dans la rue,à même le sol.
Puis se dessina Le Caire copte.Là où les jeunes chaussés de simples sandales de cuir ne demandaient ni pièce ni stylo,mais vous offraient des images de la Vierge Marie.Là où les murs rappelaient la Rome Antique,où la Bible semblait effeuiller ses écrits parcheminés.Des ruelles ocre,paisibles,où seuls crissaient les grains de sable amenés par le souffle chaud du Khamsin.Au cœur de la ville la plus peuplée d'Afrique, Sharko se sentait enfin en paix.Seul au monde.Il touchait là toute l'ambiguïté de la cité
La scène était étrange,les visages à peine suggérés cernaient la fillette,comme des succubes malveillants.Plus l'œil de Lucie s'habituait,plus elle distinguait de détails.De petits pieds enfoncés dans des chaussons,des tenues uniformes,ressemblant à des pyjamas d'hôpitaux,un sol uni,genre linoleum.
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Par joedi, le 12/01/2011
Le syndrome E de
Franck Thilliez
Claude éteignit l’écran. Lucie ne quittait plus la bobine des yeux. Des milliers d’images qui se succédaient, imprimant la mort ou la vie. Elle songea à une rivière scintillante, magnifique, qui brassait dans ses fonds des parasites invisibles, dangereux.