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Voilà un roman troublant qui commence de façon un peu insipide et qui se révèle au cours des pages être un petit bijou !

Afrique du Sud, sur fond de racisme, deux vieilles dames, voisines, une blanche une noire, animées chacune par une animosité marquée envers l'autre, vont cohabiter suite à un accident et peu à peu sortir de leur duo infernal.

Ce sont des femmes usées, désabusées, leurs rêves sont enfouis sous les aigreurs des désillusions. Elles ne sont pas de gentilles petites vieilles, elles savent encore ou plus que jamais ,mordre, Hortensia étant particulièrement efficace .

La vieillesse, il n'est pas facile d'en parler. Ici elle est racontée très finement, les difficultés physiques autant que psychiques ne sont pas minorées et l'autrice ne "gagatise" pas ces dames, elle leur laisse toute la place pour montrer leur personnalité.

C'est un très beau roman, subtil, fin qui offre deux très beaux portraits de femmes.
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Nous sommes avec ce roman (qui m'a permis de retrouver les excellentes éditions Zoé) en Afrique du Sud, mais n'imaginez pas la misère des townships, car les deux femmes âgées qui sont au centre du roman habitent un quartier assez aisé. L'une était architecte, mais elle est ruinée par l'inconséquence de son mari, l'autre était une designer renommée. L'une a des enfants, mais les voit très peu, l'autre non. Hortensia possède un sacré caractère et ne se rend aux réunions de quartier que pour relever vigoureusement tout ce qui peut ressembler à une atteinte raciste, notamment venant de Marion, sa voisine. Il n'est pas faux que Marion a quelques préjugés, qu'elle tente vaillamment de combattre… Mais lorsque votre voisine, la seule noire du quartier, acariâtre et sèche, n'inspire pas la sympathie, ce n'est pas des plus faciles. Même lorsque les événements les rapprochent plus encore qu'elles ne le souhaiteraient.

Ce roman qui pourrait sembler narrer une histoire des plus simples, ne cède pas à la facilité, et suggère le dépaysement tout en imaginant une histoire universelle. La jeune auteure réussit déjà à se mettre à la place de femmes qui ont vécu une vie bien remplie, et qui n'espèrent que la tranquillité. Ensuite, elle y ajoute l'ingrédient des parti pris racistes, et elle décrit très bien cet environnement des banlieues chics de Cape Town. L'écriture vive et pleine d'humour et de tendresse pour les personnages m'a paru parfaitement adaptée. J'ai passé un bon moment entre les pages de ce livre, la meilleure fiction que j'ai lue dans les dernières semaines.
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Deux femmes âgées, l'une blanche et l'autre noire, deux voisines qui se détestent. Nous sommes au Cap après l'apartheid et sous la plume de l'auteur, ces deux personnages se dessinent pour nous faire découvrir les vies de chacune avec en filigrane le racisme latent et très présent, quasiment dans les gênes et qui définissent leurs trajectoires de vies. A l'aube de leurs destins, Hortensia et Marion, que l'inimitié sépare, vont réellement se rencontrer, se découvrir dans la prise de conscience de leur déterminisme sociétal et culturel. Une prise de conscience tardive et qui pourrait laisser place à d'autres sentiments, à un regard bienveillant l'une sur l'autre. J'ai été touchée par ce beau roman qui démontre que tout peut arriver dans une vie, que même si l'on est en opposition avec quelqu'un, parfois s'ouvrir et ouvrir son coeur peut transformer une vie.
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Voilà un roman qui confirme ce que je savais déjà. Les meilleures découvertes de la rentrée ne sont pas celles dont on parle forcément le plus. J'ai été embarquée par cette lecture qui a un sacré potentiel sur le fond, à la fois sérieux et drôle sur la forme.

Deux octogénaires habitent le même quartier résidentiel au Cap, elles ont toutes deux réussi dans leur branche, le design pour Hortensia, l'architecture pour Marion. D'emblée, nous savons que Marion jalouse Hortensia, estimant que sa maison lui revenait de droit, l'ayant conçue elle-même. Seulement, elle l'a laissée échapper. Elles se regardent donc en chien de faïence depuis des années.

Par ailleurs, Marion est blanche, raciste sans même s'en rendre compte. Hortensia est noire, mariée à Peter qui est blanc. La fin de l'apartheid n'a bien sûr pas éteint les contentieux et Hortensia ne perd pas une occasion d'affronter Marion et de lui clouer le bec.

Au delà des conflits entre les deux femmes, c'est toute la problématique de l'apartheid et de ses suites qui est dessinée. Les deux femmes n'ont rien d'aimable, ce sont de fortes personnalités. Hortensia est particulièrement vindicative et acariâtre, toujours la méchanceté à la bouche, indifférente aux autres, y compris à l'égard de son mari qui est en train de mourir.

Marion contient mieux ses petitesses sous un vernis de bonne éducation, sans toutefois donner parfaitement le change. L'histoire commence au moment où les deux femmes sont dans une situation identique, sans le savoir. Leurs maris, après leur décès, les ont mises dans le pétrin. Marion, qui se croyait riche, est en fait ruinée. Quant à Hortensia, elle n'héritera qu'à une condition exigée par Peter et qu'elle n'entend pas respecter.

Le tour de force de l'auteure est de nous faire pénétrer progressivement dans le passé de l'une et l'autre, jusqu'à nous faire saisir ce qui a pu les amener à tant d'aigreur et de nous faire passer de la détestation à la compréhension.

De plus, la maison de Marion se retrouve en partie détruite par un accident, ce qui amène Hortensia à l'héberger chez elle momentanément. La cohabitation est difficile évidemment, Hortensia ne lâchant pas sa hargne habituelle, mais peu à peu, elles feront de petits pas l'une vers l'autre. Plongées alternativement dans les pensées des deux femmes, nous mesurons leur cheminement intérieur et leurs blessures profondes. Elles sont aussi sévères envers elles-même qu'envers les autres.

C'est une lecture riche, politiquement, socialement, psychologiquement, humainement, écrite dans un style vif et direct qui touche.
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La voisine est un roman se déroulant en Afrique du Sud, dans un riche quartier résidentiel, et écrit par une autrice venant de la Barbade, et ayant ensuite habité en Afrique du Sud.

Je suis très sceptique à la fin de la lecture du roman. Je n'ai pas passé un mauvais moment, mais c'était si long pour finalement pas grand chose ! Pour résumer : une histoire de jalousie entre 2 voisines, avec une pointe de racisme et de commérages, pour se finir en amitié. On dirait juste un mauvais téléfilm M6

Je recommande pas du tout, c'est même dommage de prendre le temps de lire un livre comme celui-ci quand d'autres font passer de puissants messages..
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l y avait pour ce livre tant de tentatrices ‚que je savais que je le lirai, heureusement que je n'avais pas dit quand ! Aifelle en novembre 2019, Athalie en octobre 2019, et Kathel en juin 2020. À chaque fois, je me disais que ce roman était pour moi, je confirme totalement cette impression. Merci à vous de m'avoir guidée vers ce roman.

Dans un quartier chic du Cap, deux femmes vieillissent, rien ne les unit, si ce n'est une haine farouche. Toutes les deux deviennent veuves au début du roman. Marion, la femme blanche architecte était mariée à un certain Marc, elle découvre que celui-ci ne lui a laissé que des dettes . La vente d'un tableau acquis il y a bien longtemps pourrait la tirer d'affaire, il s'agit d'un tableau de Pierneef peintre qui a une belle côte.Seulement voilà , Hortensia a entrepris des travaux et une grue s'est abattue sur sa maison et le tableau a disparu. Ne croyez surtout pas que cette anecdote soit très importante. En fait ce qui est important c'est pourquoi ces deux femmes sont arrivées à se haïr avec une telle force : Hortensia, sait mieux que quiconque déceler le racisme ordinaire qui dicte la conduite de Marion. Celle-ci a déjà perdu le contact avec ses enfants à cause de ses comportements humiliants pour leur employée Agnes. Hortensia n'a plus d'illusion sur l'humanité, et elle sait très bien débusquer toutes les petitesses de chacun même si elle est souvent méchante, elle est aussi très drôle et j'ai beaucoup appréciée quand elle bouscule le côté dame patronnesse de Marion. C'est une femme qui a très bien réussi dans le design et qui au contraire de Marion , n'a aucun soucis d'argent. Son mari Peter meurt et laisse une clause très étrange dans son testament. Il demande à Hortensia de prendre contact avec Emée une jeune femme de 40 ans qui est sa fille légitime. Il manque un élément pour que le décor soit planté. La maison dans laquelle habite Hortensia a été conçue par Marion et celle-ci aurait voulu l'habiter. Les deux femmes vont être amenées à devoir se supporter. Il n'y aura pas de renversement de situation mais une sorte de paix des braves ! Au fil de l'histoire on en apprend beaucoup sur le racisme ordinaire en Grande-Bretagne, et les horreurs de l'Afrique du Sud . La façon dont l'auteure nous présente les deux personnalités est passionnante. Tout en se doutant de la suite, on laisse l'auteur nous emmener sur les chemins de deux femmes qui n'auraient jamais dû se rencontrer. Il n'y a pas de « gentilles » mais des femmes qui ont connu une vie originale, la dureté d'Hortensia cache une grande intelligence et une sensibilité qui n'a jamais pu s'épanouir complètement . Marion est plus prévisible mais on la sent prête à abandonner quelques une de ces certitudes. Enfin !

Bref, je joins ma voix à celles qui ont avant moi découvert ce roman, c'est un roman qui m'a laissé une très forte impression et dont j'ai savouré toutes les pages.

Lien : https://luocine.fr/?p=12179
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Il y a Marion : Blanche, veuve de quatre-vingts ans passés, aux cheveux teints et entichée de son chien, qui a su jongler entre famille et carrière d'architecte à succès.

Et Hortensia : Noire, octogénaire caractérielle, gourou du design dont les oeuvres sont adulées jusqu'au Danemark et qui vient de découvrir que son défunt mari avait eu une fille hors mariage.

Le décor : une banlieue chic du Cap pleine de vieilles Blanches riches, effrayées et racistes.

Ces deux là ne s'entendent pas, Hortensia ne cessant de reprocher à Marion son racisme dont elle ne se rend pas compte.

Jusqu'au jour où la grue d'Hortensia tombe chez et sur Marion, détruisant une partie de sa maison. Les deux femmes sont amenées à cohabiter, nous révélant un peu de leur passé.

J'ai aimé découvrir la vie d'Hortensia, enfant de la Barbade arrivée en Angleterre à la faveur d'une bourse d'étude, qui deviendra une grande designeuse reconnue, mais dont le mariage a été un échec.

J'ai aimé Marion qui a su mener de front une famille de 4 enfants et une carrière d'architecte, bien gagner sa vie avant que son mari ne fasse des dettes avant de mourir, et ses enfants s'éloigner. Son enfance de fille d'immigrés d'elle ne sait même pas quel pays d'Europe, Juifs et respectant à la lettre l'apartheid.

J'ai en revanche eu plus de mal avec le style parfois haché (pas toujours), des phrases ou des paragraphes qui se finissent abruptement.

J'ai aimé cette banlieue blanche d'Afrique du Sud qui peine à se tourner sur son passé, et qui garde des réflexes de l'ancien temps.

Deux femmes que tout oppose mais qui sauront faire des compromis pour avancer.

L'image que je retiendrai :

Celle des oiseaux constamment présents dans les créations d'Hortensia.
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Dans une Afrique du Sud postapartheid, voici l'histoire de deux voisines, deux femmes de caractère, âgées de 80 ans et qui ont par le passé mené de belles carrières professionnelles. Hortensia, qui est noire, était designer textile, et Marion, qui est blanche, était architecte.
Elles vivent côte à côte depuis 20 ans dans une banlieue plutôt aisée du Cap.
Les dissensions entre elles sont profondes, rien ne les rassemble, elles s'évitent soigneusement.
Veuves depuis peu l'une comme l'autre, un stupide accident va les obliger à se rapprocher.

Avec un titre pareil on pourrait craindre une banale histoire de conflits de voisinage avec une succession de coup bas de part et d'autre.
Mais ce roman est bien plus délicat, bien plus profond qu'il n'y parait car Hortensia et Marion ne sont pas que deux vieilles grincheuses, ce sont deux femmes, deux femmes qui connaissent des problèmes personnels, amplifiés par leur âge avancé, deux femmes contraintes de faire face à des circonstances indépendantes de leur volonté, ce sont deux vies qui quand les masques de la perfection tombent, ressemblent à un champ de bataille.

Avec cette lecture, je me me suis rendu compte que je n'avais jamais lu (ou alors j'ai oublié) de roman se passant en Afrique du Sud, j'ai découvert une auteure talentueuse et j'ai eu confirmation que j'adore le papier des livres de chez Zoé Éditions (bé oui c'est important aussi).
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Ce livre nous plonge en Afrique du Sud, dans les années 90. L'apartheid est aboli mais difficile de changer les mentalités des mamies de 80 ans... C'est donc avec beaucoup de méfiance que Marion cotoie sa voisine Hortensia, designer noire récemment veuve.
On découvre peu à peu l'histoire de ces femmes si différentes mais qui vont finir par se tolérer voire s'apprécier. Chacune avec ses combats et ses sacrifices pour arriver là où elles en sont aujourd'hui. Une belle lecture divertissante mais qui distille quelques réalités de l'Afrique du Sud.
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Marion est architecte et a construit la maison du n°10 d'une résidence. Avec son mari, ils ont acheté le n° 12, l'autre étant occupée. A chaque revente, elle a toujours espéré que… Mais non, le sort s'acharne, impossible de déménager dans l'autre maison. « Avoir conçu la maison de quelqu'un d'autre comme si c'était la sienne propre, habiter juste à côté, mais jamais dedans, en devenir obsédée . Et maintenant, laisser une fois de plus échapper l'insaisissable trophée entre les mains d'une personne qui dessine des gribouillis et appelle ça design ». Mère de quatre enfants qui ne lui parlent plus ou peu sans faut, elle a dû arrêter et revendre ses parts du cabinet à la naissance difficile du quatrième. Son mari est mort les ayant ruinés.
Celle qui dessine des gribouillis, c'est Hortensia. Designer de renommée mondiale, spécialisée dans les tissus (vous comprenez mieux la « douce » ironie de Marion). Avant, elle et son mari habitaient en Afrique. Peter est blanc et elle, noire, couple mixte donc et sans enfants
Toutes deux octogénaires sont voisines. Elles habitent dans le quartier chic d'une banlieue du Cap. Jusque là, rien de plus normal, mais cela se corse.

Marion, souvenez-vous, nous sommes en Afrique du Sud, il fallait voir sa tête et sa réaction lorsqu'elle s'aperçoit que les derniers acquéreurs sont un couple mixte,  Ô sacrilège ! Une noire va vivre dans ce qu'elle considère SA maison. « En arrivant dans leur nouvelle maison, Hortensia s'était rendu compte qu'elle serait la seule propriétaire noire de Ekaterina. Elle avait éprouvé du dégoût envers son environnement, envers la haute bourgeoisie blanche bien protégée du voisinage et, pendant ses mélancoliques moments d'intimité, elle éprouvait aussi du dégoût envers elle-même. »
Débute une joute entre les deux femmes et je dois reconnaître que, côté mauvaise foi, Hortensia explose. Elle ne va aux réunions de quartier que pour contrecarrer toute velléités de racisme, surtout proférées par sa chère voisine Marion. OK, Marion, de par son éducation est un brin raciste, voir le bouquet entier, même en faisant de gros efforts ; l'histoire du papier toilette en est une belle image.
C'est dans une de ces réunions du comité que doit se débattre l'affaire de l'achat aux autochtones du terrain à vil prix, plutôt de l'expropriation déguisée, selon une loi inique. Depuis la fin de l'apartheid, des renégociations sont en cours même si une des propriétaires blanches sort « La vente s'est faite équitablement. Ils l'ont eue à un bon prix . Parfois ça arrive. ». Hortensia, normalement, du côté noir, a opposé un refus, temporaire il faut en convenir, à la demande d'Annamaria d'enterrer les urnes sous les arbres d'argent de son jardin. Beulah, la petite-fille « Vous… Les Blancs dites qu'il faut oublier et se tourner vers l'avenir. Mais…. On doit aussi se rétablir. Parfois on se tourne vers l'avenir et on reste malades, alors à quoi ça rime d'aller plus avant ? On doit aussi se rétablir. Ma grand-mère ne voulait pas oublier. J'ai toujours pensé que c'était dû au fait qu'oublier serait la même chose que se perdre, ne pas savoir où on est. »
Un jour, Hortensia décide de rénover la maison et d'y porter de grands changements extérieurs. La grue arrive et, mal calée, fonce dans le mur de la maison de Marion, ouvre une grosse brèche. Faut-il y voir un clin d'oeil au mur de Berlin ? Hortensia finit par offrir l'hospitalité à sa voisine, ce qui n'empêche pas les piques, les empoignades… Faut pas rêver.
La cohabitation entre les deux femmes peut être un résumé de l'après apartheid où chaque communauté, chaque race, se regarde, se jauge, se méfie, fait trois pas en avant et un en arrière. On ne change pas les mentalités du jour au lendemain.
Yewande Omotoso remonte dans le passé des deux femmes pour nous amener à appréhender leurs caractères bien trempés et mieux comprendre leurs réactions.
J'ai aimé les seconds couteaux que sont Agnes, bonne chez Marion et Bassey homme à tout faire, plus proche du collaborateur, chez Hortensia.
Un livre truculent, alerte, ironique, drôle qui, par ce jeu de rôles, permet de mieux comprendre les relations entre les blanc et les noirs en Afrique du Sud, forcés de partager l'espace public. Les Africains du sud doivent passer de la haine raciste ancestrale, le mépris à la tolérance, la cohabitation, l'acceptation de nouvelles relations.


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