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Critiques sur Les Annales du Disque-Monde, Tome 4 : Mortimer (30)
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ibon
ibon30 mai 2014
  • Livres 4.00/5
La Mort fait peur... et elle fait rire dans l'univers loufoque de T. Pratchett qui se compose, rappelons-le, d'un disque de 15000 km de diamètre porté par 4 éléphants eux-mêmes portés par la Grande A'Tuin, une tortue qui suit son chemin dans l'espace.
Elle fait peur parce qu'elle en impose avec sa haute stature - surtout montée sur son cheval argenté Bigadin - sa voix intimidante, caverneuse (on le suppose car elle s'exprime en MAJUSCULES), sa faux, sa grande cape noire, des orbites,comme un néant, qui vous fixent et un sourire permanent , tout aussi foudroyant, puisque la Mort, rappelons-le aussi, est un squelette.

Mais la Mort aime aussi rappeler qu'elle ne tue pas: "LES GENS SE FONT TUER, MAIS ÇA, C'EST LEUR AFFAIRE. MOI, JE NE PRENDS LE RELAIS QU'À CE MOMENT-LÀ." ELLE arrive simplement au rendez-vous déterminé par le sablier- qui se vide d e ses derniers grains de sa partie supérieure - et saisit l'âme du mourant, à l'aide de sa faux, puis ses dernières paroles avant un autre voyage qui ne LA concerne pas.

Pour l'instant, ce n'est pas drôle.

Mais cela le devient quand ELLE décide de prendre des vacances ...et de former un apprenti pour LA remplacer, un garçon de 16 ans: Mortimer. Et là commence un récit déjanté -puisque cet apprenti commet quelques erreurs de jeunesse-et mouvementé dont je tairai l'intrigue.
Récit loufoque mais non dénué d'aspects un peu sérieux, comme à chacun de ces 4 premiers tomes- ici, c'est la mort- Attendez-vous donc à quelques avis tranchés ...
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Marple
Marple29 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Mortimer est un jeune bon à rien dont personne ne sait trop quoi faire dans ce petit coin du Disque-Monde... jusqu'à ce que la Mort décide de l'embaucher comme apprenti, ou plutôt comme remplaçant pendant ses vacances bien méritées...

Mortimer, c'est aussi le quatrième tome des Annales du Disque-Monde, et le premier du cycle de la Mort. Un livre qui peut tout à faire servir de porte d'entrée à cet univers délirant et délicieux, comme il l'a fait pour moi.

Mortimer, en un mot, c'est... MORTEL ! Je n'aime pourtant pas toujours les histoires trop déjantées et foutraques. Mais là, rien à dire, je me suis régalée !

Bourré d'humour, de jeux de mots, d'effets de STYLE, de situations cocasses et de personnages loufoques, ce livre est bon pour le moral et les zygomatiques. Il est bon aussi pour les neurones, car il est brillant, plein de trouvailles astucieuses et même d'une certaine profondeur dans la recherche par la Mort d'un sens à sa "vie"...

Aucun doute, Mortimer m'a convertie au plaisir du Disque Monde; j'espère que lui et son patron me laisseront le temps de lire la suite de leurs aventures avant de venir me voir en vrai pour casser mon sablier !

Challenge Petits plaisirs 27/xx
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Shenandoah
Shenandoah17 avril 2015
  • Livres 5.00/5
La Mort est sans doute le personnage le plus emblématique de la saga du Disque-Monde. Il (oui, la Mort est un homme) n'avait jusque là fait que quelques brèves apparitions dans les livres, et celui-ci est le premier à lui être entièrement consacré.

Nous suivons Mortimer, un jeune garçon qui se retrouve embauché comme apprenti par la Mort. Il apprend progressivement à faire le travail de son maître tandis que celui-ci découvre la liberté. Mais Morty ne va pas tarder à faire une erreur qui met en péril la réalité même.

De manière ironiquement logique, les livres de la Mort sont sans doute ceux qui sont le plus centrés sur l'humanité. Alors qu'il serait facile de présenter ce personnage comme un simple antagoniste, Pratchett a au contraire décidé de l'humaniser au maximum, en tenant compte du fait qu'il est quand même profondément différent. Cela provoque des décalages comiques hilarants lorsqu'il essaie de comprendre les humains ou de se comporter comme tel. du coup, le mélange des genres entre l'implacabilité inhérente au personnage et sa naïveté le rend profondément attachant.

Cependant, la Mort n'est pas le personnage principal de ce roman puisque, comme son titre l'indique, le héros de ce livre est Mortimer. Ce livre est en effet quasiment un roman initiatique, et nous voyons Morty évoluer, passant du stade d'ado maladroit et empoté à celui d'homme qui fait face aux conséquences de ses actions. Si l'humour est donc bien présent, ce livre possède tout de même une réelle profondeur, et on passe de moments légers à d'autres plus sombres et plus intenses.

Ce livre est donc, pour moi, le premier à vraiment être du Pratchett tel qu'on le connaît, avec un juste mélange d'humour et d'émotion, servant une intrigue efficace et originale. Comme beaucoup d'autres babélionautes l'ont signalé, il s'agit effectivement d'une excellente porte d'entrée à l'univers du Disque-Monde pour ceux qui pourraient ne pas accrocher avec les premiers livres.

Enfin, ce livre permet de vraiment prendre conscience des liens qui existent entre tous les livres de la série, et que même si les différents cycles se centrent sur des personnages spécifiques, tous les autres peuvent y faire une apparition. de plus, je ne me souvenais plus que l'auteur plantait dans ce livre une graine pour un futur personnage que j'aime beaucoup, ce qui permet également de lier le cycle de manière chronologique...

Bref, j'ai beaucoup aimé ce roman, encore une fois peut-être davantage que lors de mes premières lectures. Il faut croire que ces romans se bonifient avec l'âge du lecteur !

Challenge Variétés 2015
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BlackWolf
BlackWolf21 octobre 2013
  • Livres 4.00/5
En Résumé : J'ai passé un bon moment de lecture avec ce roman dans le cycle des annales du disque-monde. On retrouve une intrigue qui se révèle vraiment efficace, même si amenée de façon un peu trop rapide, qui surtout offre des moments remplis d'humour, de surprises et se lit sans temps morts. On se laisse entrainer avec grand plaisir par cette histoire délirante qui nous plonge de nouveau dans l'univers prenant et travaillé de l'auteur. Les personnages sont toujours aussi truculents, passionnants et attachants, et quel plaisir d'enfin découvrir un de mes personnages préférés, la Mort, et ses questions philosophiques. La plume de l'auteur est toujours aussi passionnante, entrainante, fluide et pleine de fantaisie qui entraine le lecteur à tourner les pages. La conclusion s'étire peut être un peu en longueur, mais franchement rien de gênant. Je continuerai sans soucis à lire d'autres romans du cycle.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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lyoko
lyoko19 septembre 2014
  • Livres 4.00/5
La Mort a décidé de prendre un apprenti.. le jeune Mortimer. un nom légèrement prédestiné peut être ?
Se sentant épaulé la mort décide de prendre des "vacances" en laissant son jeune apprenti gérer son travail. Mais les choses ne vont pas se dérouler comme elles devraient;

On retrouve dans ce tome l'esprit loufoque et décalé de Terry Pratchett. Son humour décapant et ses jeux de mots. Un grand moment comme toujours dans la visite du disque monde. en tout cas j'ai eu grand plaisir dans ce tome de retrouver un mage raté que l'on a déjà rencontré dans les tomes précédents : Rincevent.
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Missbouquin
Missbouquin13 juillet 2012
  • Livres 5.00/5
On l'aime quand même, sa mère et moi. On s'habitue au monde.

- Ce serait pour son bien, tu sais. On en ferait un homme.

- Ah. Bon. c'est vrai qu'y a d'quoi faire."

Voici comment débute ce désopilant 4e tome des Annales du Disque-Monde, par le génial Terry Pratchett. Bon d'accord, j'ai déjà dit beaucoup dans cette phrase. J'avais adoré la découverte de ce monde dans la trilogie de départ, et j'ai attendu un peu avant d'attaquer celui-ci, acheté par hasard.

Dans ce tome, Pratchett passe du magicien raté Rincevent à un autre personnage clé de son oeuvre : la Mort. Cette dernière, fatiguée, décide de prendre un apprenti pour l'aider dans sa tâche sur le disque. Et comme par hasard, ça tombe sur Mortimer, ou Morty pour les intimes (tout le monde ...).

"Morty appartenait à cette race d'individus plus dangereux qu'un sac d'aspics. Il tenait résolument à découvrir la logique caché de l'univers. Ce qui allait être difficile parce que, de logique, il n'y aven avait pas. le Créateur avait eu des tas d'idées excellentes lorsqu'il avait bâti le monde, mais le rendre compréhensible n'avait pas fait partie du lot."

Morty, qualifié pourtant de bon à rien, trop rêveur, va se révéler très assidu dans son travail. Trop même. Car un jour il décide d'écouter son coeur plutôt que sa "conscience professionnelle" et sauve une princesse destinée à la mort. Sauf qu'on ne modifie pas impunément L Histoire. Et tandis que la Mort profite de ses vacances pour "vivre" et apprendre à "être heureuse", le monde, lui, est au bord du gouffre ...

Je me demande comment un auteur peut avoir autant d'imagination, autant d'humour, et comment il peut réussir un tel concentré de génie en des romans si courts. Exemple de son style narratif :

"Ah oui fit la Mort

(il s'agit là d'un procédé de cinéma adapté au livre. La Mort ne parle pas à la princesse . Il se trouve en réalité dans son cabinet et s'adresse à son apprenti. mais c'est plutôt efficace, non ? On doit appeler ça un fondu rapide ou un zoom inversé. Ou autre chose. On peut s'attendre à tout d'une industrie où tout le monde s'appelle "Coco".)

Le résultat étant qu'à chaque phrase, je m'arrête, je hausse un sourcil et j'éclate de rire !

Que dire d'autre ? rien sinon vous laisser sur cette dernière citation, et espérer que vous allez vous précipiter sur un, ou plusieurs, de ces chefs-d'oeuvre !

"Il peut arriver des choses aux fouineurs de bibliothèques magiques auprès desquelles se faire arracher la figure par des monstruosités tentaculaires passe pour un banal massage léger."

Qu'on se le tienne pour dit.

(Du même auteur, je vous invite à découvrir une trilogie qui ne fait pas partie des Annales du Disque-Monde, mais qui fut un grand coup de coeur de l'année : le Grand Livre des Gnomes)
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
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Melisende
Melisende09 juin 2012
  • Livres 4.00/5
Je n'ai lu, pour le moment et en comptant celui-ci, que les quatre premiers tomes des Annales du Disque-Monde et un « hors série », le Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants. J'ai adoré ce dernier et je pense que je peux placer Mortimer en tête de mon podium, aux côtés de Maurice. Premier tome du cycle consacré au personnage de la Mort, Mortimer vaut le détour. D'ailleurs, si vous voulez découvrir Terry Pratchett et ses Annales du Disque-Monde, vous pouvez commencer par celui-ci !

La quatrième de couverture reste assez évasive avec son petit extrait, je me permets donc un petit pitch. Morty, jeune adolescent dégingandé, ne trouve pas de place, malgré toutes les tentatives de son père. Lors du marché « de l'emploi » du village, alors que tous les autres jeunes de son âge sont repartis avec un apprentissage en poche, Morty patiente… Les douze coups de minuit retentissent et enfin, un patron montre le bout de son nez. Mais attention, pas n'importe quel patron : c'est la Mort en personne qui prend le jeune Mortimer sous son aile ! L'apprenti découvre le travail de son maître, apprend au fil des jours et remplace de plus en plus souvent la Mort sur le terrain. Mais n'est pas la Mort qui veut et Morty a bien du mal à faire son travail et à suivre les directives à la lettre lorsqu'il doit recueillir l'âme d'une jeune princesse de 15 ans…

Il s'agit du premier tome mettant en avant le personnage de la Mort (qui parle tout le temps en majuscules, comme si sa voix raisonnait dans nos têtes !) mais celui-ci (car une bonne fois pour toutes, la Mort est un homme !) n'est finalement pas le personnage principal puisque Morty, son jeune apprenti, lui vole la vedette. L'adolescent devient donc, malgré lui, le héros de cette histoire mais, malgré sa place de « numéro un », il ne serait rien sans les autres figures qui ont la part belle sous la plume de Terry Pratchett. A commencer par la Mort en personne évidemment, mais également sa fille adoptive Ysabell (sacré caractère !), Albert le « domestique » de la maison, Kéli la princesse en détresse (bien loin de la princesse douce et fragile…), Coupefin le jeune mage en formation (il lui reste encore beaucoup à apprendre !) ou encore Bigadin, le rapide cheval de la Mort (quoique pourrait suggérer son nom…) !
Terry Pratchett offre plusieurs personnages hauts en couleurs et n'hésite pas à les placer dans des situations difficiles. Les scènes cocasses s'enchaînent et font sourire. Je retiens surtout la quête de « la vie » que suit la Mort qui veut absolument comprendre comment les humains prennent du bon temps… entre l'alcool et la pêche à la ligne, il tente toutes les approches ! Autant vous dire qu'imaginer la Mort encapuchonnée, assise sur un bout de rive, sa main squelettique tenant une canne à pêche, a quelque chose d'assez fendard ! Et Terry Pratchett c'est ça : des personnages décalés dans des endroits improbables pour des scènes plus absurdes les unes que les autres !

Si je disais en introduction que vous pouvez commencer la lecture des Annales du Disque-Monde par ce titre-là, c'est que la trentaine de tomes qui composent ce long cycle peuvent être lus plus ou moins indépendamment, vous ne serez donc pas complètement perdus. En revanche, les lecteurs « disciplinés » apprécieront de retrouver dans Mortimer, des références aux trois opus précédents : je pense notamment aux scènes se déroulant dans l'Université Invisible où j'ai pris plaisir à croiser Rincevent, le mage adjoint du bibliothécaire transformé en orang-outan à cause d'une décharge de magie (il ne souhaite pas redevenir humain, l'université le garde car c'est le seul à connaître l'emplacement de tous les livres de la bibliothèque… et Rincevent se charge des bananes !).


Le monde mis en place par l'auteur est travaillé et réfléchi. Chaque personnage y a sa place et son rôle et tous se croisent et vivent des aventures qui s'entremêlent… C'est riche, bourré d'humour (des personnages décalés dans des scènes improbables…) ; en bref, idéal pour passer un bon moment de détente !
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
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TwiTwi
TwiTwi09 mai 2010
  • Livres 4.00/5
La Mort s'ennuie. La Mort a besoin de vacances. La Mort prendra donc un apprenti, qui une fois formé, pourra le seconder efficacement dans la lourde tâche qui est la sienne ( et que nous n'avons point besoin de nommer). L'apprenti, c'est Mortimer, jeune garçon maladroit, un peu timide et naïf. Celui-ci prend son boulot à coeur, mais le problème est bien là : il a un coeur lui, qu'il ne peut ignorer. A partir de là, les problèmes vont commencer ...

Cette épisode des Annales est particulièrement réussi. L'histoire est prenante. Les personnages attachants. Une petite touche philosophique sur le destin, la vie, la mort, la place de chacun dans l'univers, toussa toussa.

Personnage récurrent des Annales, La Mort se dévoile ici dans toute sa splendeur et dans toute ... son humanité. Voilà qui sort de l'ordinaire. Même si Mortimer est au centre de l'histoire, La Mort reste le personnage le plus attachant de part la vulnérabilité qu'il (oui, une fois pour toutes, La Mort est de genre masculin) montre alors qu'il est censé être un personnage impitoyable.

Mais tous les personnages de ce volume ont un petit quelque chose qui attire la sympathie : Morty, l'apprenti au grand coeur ; Ysabell, l'ado qui s'ennuie ; Albert, le serviteur plein de secrets ; Keli, la reine qui tente d'échapper à son destin ; Coupefin, premier Identificateur Royal de l'histoire du Disque. Quoique pour ce dernier, j'émettrais une réserve : en effet, quand on se sert d'une tranche de bacon comme marque-page, on ne peut être une personne recommandable ... Mais son heurtoir de porte est rigolo
Lien : http://ledragongalactique.bl..
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minibulle87
minibulle8703 mai 2016
  • Livres 5.00/5
Une merveilleuse découverte du personnage de la Mort, touchant et drôle.
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Igguk
Igguk14 janvier 2016
  • Livres 3.00/5
Sir Terry Pratchett a toujours été une figure emblématique de la fantasy, son univers décalé et foufou du Disque-monde a marqué beaucoup de lecteurs (et de joueurs). Mais j'ai toujours été un peu en dehors de ça, ayant lu La huitième couleur il y a quelques années, j'avais trouvé ça « mouais bof ». Mais de l'avis général, c'est pas le meilleur, et c'est justement ce que me disait un ami entre deux bières pendant l'apéro, en me mettant dans les mains Mortimer.

Mortimer est un pauvre jeune homme qui se retrouve par un heureux hasard (ou pas) en apprentissage chez une personne curieuse : la Mort. Question stage, on a vu plus joyeux, mais notre héros va apprendre les lois qui régissent le trépas de ses semblables, et va devoir vivre en compagnie du grand faucheur, de son presque-cuistot et de sa fille adoptive. Et évidemment, à un moment, il va merder quelque chose puisque lui est humain, déclenchant un beau bordel sur le Disque-monde.

Le texte de Pratchett, comme dans mon souvenir, est dense et très très amusant. le regretté créateur n'avait pas son pareil pour balancer des vannes et des situations abracadabrantesques dans tous les sens. On sourit souvent et on éclate de rire de temps en temps avec ce livre entre les mains. Chaque phrase est un prétexte à un bon mot, un dialogue désopilant ou une explication farfelue sur les règles de l'univers. On décèle aussi par endroit des critiques un peu acerbes cachées entres deux répliques décalés. Et il faut souligner l'excellente traduction de Patrick Couton qui arrive à donner sens et saveur à cette avalanche de gros n'importe quoi.

Le point fort de ce tome est sans aucun doute le personnage tant acclamé de la mort, donc le caractère décalé et les répliques hilarantes surprennent toujours le lecteur. On le sent à la fois blasé et curieux, solitaire et attachant. Les dialogues entre lui et Mortimer frisent le génie absurde. On comprends vite pourquoi il est le protagoniste le plus emblématique de l'univers de l'écrivain. C'est d'ailleurs à cause de la classe absolue du grand zigouilleur que Mortimer, le supposé héros, m'est apparu fade en comparaison. le personnage qu'on suit la plupart du temps n'a pas grande personnalité.

C'est la première raison qui a fait que, malgré toutes les qualités que contient le bouquin, j'ai eu du mal à vraiment plonger dedans. C'est un peu le même syndrome que certains livres de Neil Gaiman, le héros ressemble plus à un avatar de lecteur, servant à se promener dans le monde du roman. Et ça, j'accroche pas trop. Mon second problème avec ce roman, c'est que j'avais du mal à lire plus de 5 ou 10 pages en une fois. le texte est tellement plein de petites vannes, de digressions marrantes, de dialogues sans queue ni tête, etc… qu'inévitablement je saturais très vite. C'est comme enchainer une saison entière de Kaamelott : quelques épisodes passent nickel, mais au bout d'un moment je décroche (ah, j'en vois déjà qui se lèvent, outrés par cette remarque).

Et c'est là une caractéristique toute personnelle, j'ai un rapport à l'humour très compliqué. Mon moi auto-critique me dit toujours que j'ai un humour de merde, mais c'est qu'un con. le problème est que même si je trouve l'humour de Mortimer très drôle, c'est ce même humour qui m'empêche de rentrer dans l'univers, c'est marrant mais décousu, c'est rafraichissant mais hyper-dense. Je lisais parce que c'est rigolo, mais j'avais aucune envie de connaitre la suite de l'histoire, le farfelu prends le pas sur l'immersion et me laisse hors de son monde, à trainer les pieds en me demandant ce que j'ai loupé. J'aime beaucoup avoir une touche d'humour dans les livres que je lis, mais quand l'humour en est le moteur principal, j'ai plus de mal à rester accroché sur la longueur, ma lecture devient laborieuse, c'est exactement ce qui s'est passé ici.

De l'avis de beaucoup, Mortimer est une bonne porte d'entrée dans le Disque-monde de Terry Pratchett, et bien plus accrocheur que les trois livres précédents (oui, c'est le 4ème tome de la série). Effectivement on cerne bien l'univers de l'écrivain dans ce livre, son caractère et l'invitation qu'il représente vers la tripotée d'aventures qui vont suivre. Si un livre drôle et farfelu ne vous fait pas le même effet que moi (à savoir vous fait sortir de la lecture en vol plané par la fenêtre), c'est sans doute un bouquin qu'il serait bon de conseiller. Si vous êtes un ours que l'humour à outrance perd en route, il faut consulter. Oui, je sais.
Lien : http://ours-inculte.fr/morti..
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