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Critiques sur Les Annales du Disque-Monde, Tome 4 : Mortimer (9)


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    • Livres 4.00/5
    Par TwiTwi le 09/05/2010


    La Mort s'ennuie. La Mort a besoin de vacances. La Mort prendra donc un apprenti, qui une fois formé, pourra le seconder efficacement dans la lourde tâche qui est la sienne ( et que nous n'avons point besoin de nommer). L'apprenti, c'est Mortimer, jeune garçon maladroit, un peu timide et naïf. Celui-ci prend son boulot à cœur, mais le problème est bien là : il a un cœur lui, qu'il ne peut ignorer. A partir de là, les problèmes vont commencer ...

    Cette épisode des Annales est particulièrement réussi. L'histoire est prenante. Les personnages attachants. Une petite touche philosophique sur le destin, la vie, la Mort, la place de chacun dans l'univers, toussa toussa.

    Personnage récurrent des Annales, La Mort se dévoile ici dans toute sa splendeur et dans toute ... son humanité. Voilà qui sort de l'ordinaire. Même si Mortimer est au centre de l'histoire, La Mort reste le personnage le plus attachant de part la vulnérabilité qu'il (oui, une fois pour toutes, La Mort est de genre masculin) montre alors qu'il est censé être un personnage impitoyable.

    Mais tous les personnages de ce volume ont un petit quelque chose qui attire la sympathie : Morty, l'apprenti au grand cœur ; Ysabell, l'ado qui s'ennuie ; Albert, le serviteur plein de secrets ; Keli, la reine qui tente d'échapper à son destin ; Coupefin, premier Identificateur Royal de l'histoire du Disque. Quoique pour ce dernier, j'émettrais une réserve : en effet, quand on se sert d'une tranche de bacon comme marque-page, on ne peut être une personne recommandable ... Mais son heurtoir de porte est rigolo


    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/05/mortimer-terry-pratch..

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Woland le 01/06/2008


    Mort
    Traduction : Patrick Couton

    "Mortimer", tel est le prénom prédestiné du fils du père Lezek, cultivateur rétroannuel des Monts du Bélier. (Un cultivateur rétroannuel récolte avant d'avoir semé. le père Lezek est un spécialiste du raisin rétroannuel dont la distillation permet d'avoir la gueule de bois la veille du jour où l'on s'enivre. Pour de plus amples renseignements, voyez Terry Pratchett. )

    Pourquoi prédestiné ? Parce que le diminutif de "Mortimer", c'est "Mort" - titre original du livre - ou Morty en français. Morty est un garçon gentil, sympa, non pas simplet mais un peu ... ma foi, un peu naïf, et qu'"on aurait dit uniquement formé de genoux." Son père souhaite qu'il se trouve une situation, comme apprenti. Mais qui voudra d'un apprenti aussi maladroit que Morty ? ...

    Adoncques, la Veille des Porchers, le père Lezek et son fils se rendent à la foire de Montmouton où se tient traditionnellement depuis des lustres une sorte de marché aux apprentis. Evidemment, comme Pratchett est aux commandes du destin de Mortimer, le jeune homme est encore là, tout seul et quasi gelé, à minuit moins le quart.

    N'ayons pas peur des mots : c'est un échec.

    Lamentable, même.

    Ou plutôt, ça pourrait être un échec si un mystérieux cavalier, dont le père Lezek entrevoit mal les traits et qu'il finit par prendre pour un entrepreneur de Pompes funèbres (bon métier, ça, les Pompes funèbres : jamais de chômage ! ) ne se présentait pour embaucher Morty.

    C'est ainsi que Mortimer Lezek devient l'apprenti de la Mort.*

    Au contraire de son père, Morty comprend très vite qui est son employeur et, assez curieusement, il s'y fait très vite. Oh ! c'est vrai que, chez la Mort, tout est bizarre : une grande horloge sans aiguilles, des milliards de sabliers où le sable s'écoule à l'envers (vous voyez l'implacable logique pratchesque ?), un parc aménagé où les arbres, les allées, etc ... tout est noir, un serviteur, prénommé Albert, qui doit avoir connu le Mathusalem du Disque-Monde (on en saura un peu plus sur ce personnage, qui deviendra, au même titre que la Mort, un habitué de la saga, mais un peu plus tard et inutile de chercher à me corrompre : je ne vous en dirai pas plus !) et même une fille, la fille de la Mort, une jeune fille qui a seize ans depuis trente-cinq ans car, chez la Mort, le Temps n'existe pas.

    "Une fille ? ... La Mort a une fille ?" me direz-vous. "Mais alors, la Mort a une femme ? ..."

    Ben non, Pratchett n'est pas allé jusque là. Il a imaginé une Mort qui recueille un bébé orphelin et l'élève après l'avoir prénommé Ysabell.

    Car la Mort, tel** que le voit Pratchett, est une Mort qui se pose des questions sur les humains - pratiquement autant de questions que les humains se posent à son sujet, c'est vous dire. La Mort veut comprendre ce que signifient des mots comme "sentiment, émotion, temps, peur ..." etc ... La Mort créé*** par Terry Pratchett est l'un des personnages les plus achevés de toute l'histoire du Roman. Il est si crédible qu'il se permet - parfois - des privautés avec les sabliers dont il a la charge et qu'il fait - parfois - des erreurs ...

    L'une d'entre elles, c'est d'avoir embauché un apprenti qui, s'imaginant être tombé amoureux de la princesse Kelirehenna (dite plus simplement Keli) de Sto Lat, pourtant promise à une Mort certaine de la main d'un assassin commandité par son oncle, lequel a déjà fait tuer son frère, le roi Olerve (dit, très simplement aussi, le Bâtard), se met en tête de contrarier le Destin. A partir de là, les dés sont jetés et les fous sont lâchés.

    A savoir, plus ou moins dans l'ordre d'entrée en scène : le mage Igné Coupefin, "Charmes en tous genres" à Ankh-Morporkh ; le heurtoir magique et plus ou moins obsédé par le sexe qui garde la maison où il exerce ; les membres de l'Université de l'Invisible, que l'épouvante submerge lorsqu'ils croient voir s'animer la statue du grand Alberto Malik, fondateur de l'auguste faculté ; l'irremplaçable bibliothécaire de l'Université et quelques seconds rôles tels le tout jeune monarque de l'Empire agatéen et son grand vizir.

    Sans oublier Bigadin, le cheval tous terrains de la Mort et la population ankh-morporkhienne. (Difficile à dire, celui-là : essayez pour voir ... )

    Alors, évidemment, on rit pas mal dans "Mortimer." Ce qui n'empêche pas que, de temps à autre, ne pointent çà et là des éclats de tristesse et même d'angoisse. Avec ses mages déjantés, ses politiciens toujours occupés à comploter l'assassinat de leur prochain, ses monarques cruels, ses fanatiques religieux (il y en aura toute une palanquée dans "Les Petits Dieux", ne vous inquiétez pas) qui crient au blasphème pour un oui pour un non, ses Guildes arrogantes, ses sorcières à cheval sur le Bien et le Mal, ses fées, ses elfes et monstres en tous genres, ses "créatures de la Basse-Fosse" (merci, Lovecraft !) et bien entendu sa Mort qui cherche obstinément à comprendre, Le disque-monde de Pratchett n'est que le reflet du nôtre avec ses richesses et ses misères.

    Mais c'est un reflet qui remonte drôlement le moral comme ne le fera jamais n'importe quel journal télévisé !

    * : la Mort du Disque-Monde est de se ... de genre masculin.

    ** : oui, et après ???

    *** : non, ce n'est pas une faute d'orthographe : il faudra vous y faire. ;o)

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par louve le 21/10/2010


    Ce quatrième tome de la série, permet de découvrir un personnage des plus énigmatiques : la Mort. oubliez la Mort ennuyeuse et sans coeur. Car dansMortimer, la Mort a même une fille et un majordome dans sa belle maison. Mais la Mort est donc papa? C'est à dire qu'il a une compagne quelque part?Non, la Mort a juste recueilli une orpheline afin d'en apprendre davantage sur les humains.

    Morty est un personnage attachant quoiqu'il n'en fasse qu'à sa tête lorsqu'il prend la place de la Mort. Au rendez-vous? Des mages déjantés, des assassinats, ses fanatiques religieux, le quatrième tome aura de quoi vous faire mourir de rire.


    Lien : http://louvinette.over-blog.com/article-mortimer-de-terry-pratchett-..

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Luniver le 21/09/2011


    Mortimer est le fils d'un cultivateur rétroannuel (qui récolte sa production avant de l'avoir semée). Au grand désespoir de son père, il n'est pas très doué pour le seconder, puisqu'il échoue même à faire s'enfuir les oiseaux. Son père décide donc de l'emmener dans un marché aux apprentis, dans l'espoir de lui assurer un avenir dans une branche qui lui conviendra mieux. Personne ne voudra du jeune garçon jusqu'à quelques secondes avant minuit.

    Son employeur sera la Mort en personne, qui se sent mal aimé, mal compris, et qui a envie de se reposer un peu et de découvrir un peu mieux les humains. Après une formation sommaire, la Mort confie tout le travail à Mortimer, pour aller se plonger dans les plaisirs humains : le jeu et l'alcool notamment. Son jeune apprenti a quelques scrupules à exercer correctement son métier, et refuse de prendre la vie d'une jeune princesse dont il est tombé amoureux. Ce qui posera un problème de taille : la jeune fille est assassinée, mais pas Morte : deux réalités se superposent désormais.

    "Mortimer" est le premier livre de la série du disque-monde où la Mort tient le rôle principal. Il faut absolument découvrir ce personnage à la vision du monde tellement particulière et à l'humour - souvent involontaire - grinçant.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Iani le 04/04/2009


    J'ai vraiment beaucoup aimé, non seulement c'est toujours aussi tordant, mais cette fois, contrairement à "la huitième fille", l'histoire m'a également plue. J'aime beaucoup le personnage de la Mort, et surtout quand il est saoul et qu'il essaie d'avoir une vie d'humain.
    Non seulement Pratchett nous donne une histoire bourrée d'humour, mais qui au final n'est pas si stupide que ça, parce qu'entre ses répliques tordues, on trouve également quelques phrases presque "philosophiques", qui nous font réfléchir sur certaines choses.
    J'ai passé un très bon, même excellent moment de lecture.


    Lien : http://iani.over-blog.com/article-22002066.html

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par wilhelmina le 28/02/2011


    "mortimer", tome 4 des Annales du Disque-monde possède une nouvelle fois un humour très fin, à l'anglaise, et qui fait mouche à chaque fois avec moi ; j'adore les situations rocambolesques que créent Terry Pratchett ou les quiproquos improbables. [...]


    Lien : http://les-lectures-de-mina.over-blog.com/article-les-annales-du-dis..

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par philubi le 06/06/2010


    Grand, roux, tâché de son, le jeune homme avait ce type de carcasse qui semble ne répondre que partiellement aux ordres de son propriétaire ; on l'aurait dit formé uniquement de genoux.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Acr0 le 02/02/2009


    La Mort, personnage récurrent des Annales du Disque-Monde mesure 2,10 mètres et est accoutrée d'une longue robe noire. Difficile de passer à côté d'elle, surtout en entendant sa voix grave et masculine. Oui, la Mort est un mâle, et il cherche cette fois-ci à [...]


    Lien : http://livrement.canalblog.com/archives/2009/01/08/12011933.html

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par gflorens84 le 11/03/2012


    Je ne sais pas si c'est l'usure, mais je commence à me lasser doucement de Pratchett, même si celui-ci est tout de même singulier par son originalité. Mais bon... J'ai d'autres lectures plus brûlantes sur le feu. 25/3/2009

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






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