-
Par Luniver, le 24/05/2013
Les annales du Disque-Monde, Tome 29 : Le régiment monstrueux de
Terry Pratchett
« On prend la direction du front, les gars. De la guerre. Et dans une sale guerre, où est la meilleure place ? En dehors de la lune, 'videmment. Personne ? »
Lentement, Jade leva la main.
« Vas-y, alors, fit le sergent.
— Dans l'armée, chef, répondit la troll. Parce que... » Elle se mit à compter sur les doigts. « Et d'une, on a armes, armure et tout. Et de deux, on est entourés autres hommes armés. Euh... et de beaucoup, on est payés, on a meilleure bouffe que les civils. Heu... et de plein, si on se rend, on est faits prisonniers et y a règles comme "pas frapper prisonniers sur la tête" et tout, parce que si on frappe leurs soldats prisonniers sur la tête, eux frappent nos soldats prisonniers sur la tête, alors c'est comme si on frappait sur nos propres têtes, mais y a pas règles qui disent pas frapper les civils ennemis sur la tête. Y a autres raisons encore, mais j'ai plus de chiffres. »
> lire la suite
-
Par Luniver, le 23/05/2013
Les annales du Disque-Monde, Tome 29 : Le régiment monstrueux de
Terry Pratchett
Être un soldat, c'est pas dur. Si ça l'était, les soldats y arriveraient pas.
-
Par Luniver, le 23/05/2013
Les annales du Disque-Monde, Tome 29 : Le régiment monstrueux de
Terry Pratchett
Le lieutenant Blouse, debout au milieu de la chambre en pantalon et bras de chemise, tenait un sabre. Margot n'était pas experte en la matière, mais elle crut reconnaître la posture élégante, affectée, qu'adoptent souvent les débutants juste avant qu'un adversaire plus expérimenté leur transperce le cœur.
-
Par philubi, le 25/05/2010
Les Annales du Disque-Monde, Tome 2 : Le Huitième sortilège de
Terry Pratchett
Dans chaque personne saine d'esprit, il y a un fou qui cherche à sortir (...). Personne ne devient fou aussi vite qu'une personne parfaitement saine d'esprit.
-
Par Luniver, le 24/05/2013
Les annales du Disque-Monde, Tome 29 : Le régiment monstrueux de
Terry Pratchett
« On sait ce que c'est, mesdames, poursuivit le garde. Vos hommes au loin, tout ça. C'est pas drôle pour nous non plus. Je me rappelle pas quand j'ai embrassé ma femme pour la dernière fois.
— Moi c'est pareil, je m'rappelle pas quand j'ai embrassé sa femme pour la dernière fois », ajouta le caporal.
-
Par TwiTwi, le 23/01/2010
Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La Huitième couleur de
Terry Pratchett
Il tira son épée et, d'un mouvement souple du bras par en dessus, manqua complètement le troll.
-
Par Dude76, le 08/05/2010
De bons présages de
Terry Pratchett
Hastur s'éclaircit la gorge.
"J'ai induit un prêtre en tentation, fit-il. Il marchait dans la rue et quand il a vu les belles filles au soleil, j'ai semé le doute dans son esprit. Il serait devenu un saint, mais dans moins de dix ans, il nous appartiendra.
-Joli coup, fit rampa, encourageant.
-J'ai corrompu un politicien, expliqua Ligur. Je lui ai fait croire qu'un petit pot-de-vin ne portait pas à conséquence. Il sera à nous avant que l'année soit révolue."
Tous deux tournèrent le regard vers Rampa, qui leur adressa un grand sourire.
"Ça va vous plaire", annonça-t-il.
Son sourire s'élargit encore, sur le mode de la conspiration.
"J'ai occupé toutes les lignes de téléphones portables du centre de Londres pendant quarante-cinq minutes, à l'heure du repas."
Il y eut un silence, exception faite du chuintement lointain des pneus sur l'asphalte mouillé.
"Oui ? dit Hastur. Et après ?
-N'allez pas vous imaginer que c'était facile, répondit Rampa.
-C'est [i]tout[/i]? s'inquiéta Ligur.
-Écoutez, les gars...
-Et en quoi cela va-t-il ajouter des âmes au cheptel de notre maître, exactement ?" s'enquit Hastur.
Rampa se reprit.
Que pouvait-il leur dire ? Que l'humeur de vingt mille personnes était devenue massacrante ? Qu'on pouvait entendre jusqu'à l'autre bout de la ville le bruit des artères qui se sclérosaient ? Et qu'en rentrant, ces personnes allaient se défouler sur leur secrétaire, sur les contractuelles, sur tout le monde, sur des gens qui [i]à leur tour[/i] allaient se défouler sur d'autres individus ? Par une avalanche de mesquineries qu'ils allaient - et tout l'intérêt de la manœuvre reposait là - [i]qu'ils allaient inventer tout seuls ![/i] Pendant le reste de la journée. Les répercussions seraient incalculables. Des milliers et des milliers d'âmes se ternissaient un peu, sans que Rampa ait besoin de lever le petit doigt.
Mais impossible d'expliquer ça à des démons comme Hastur et Ligur : ils avaient des mentalités typiquement XIVè. Ils pouvaient consacrer des siècles à harceler une seule âme. D'accord, c'était de l'artisanat d'art, mais de nos jours, on devait envisager le problème sous un angle différent. Ne pas voir plus grand, mais plus large. Avec cinq milliards d'habitants sur le globe, plus question de s'en prendre à ces pauvres types un par un, il fallait viser l'ergonomie. Mais ces considérations dépassaient des démons comme Ligur et Hastur. Ce n'est pas eux qui auraient imaginé les émissions en dialecte régional à la télé, par exemple. Ou la T.V.A. Ou Manchester.
Manchester : voilà une idée dont il était particulièrement fier.
"Apparemment, les Puissances régnantes ont été satisfaites, dit-il. Les temps changent. alors, quoi de neuf ?"
> lire la suite
-
Par Shaarilla, le 12/05/2010
De bons présages de
Terry Pratchett
En fait, dans son appartement, Rampa n'accordait d'attention particulière qu'à une seule chose : ses plantes vertes. Elles étaient plantureuses, chlorophyllées, splendides, avec des feuilles brillantes, saines et lustrées.
Pour obtenir un tel résultat, rampa arpentait l'appartement une fois par semaine avec un brumisateur pour plantes en plastique vert, brumisait les feuilles et parlait à ses plantes.
L'idée de leur parler uli avait été suggérée par une émission sur Radio 4 au début des années 70, et lui avait semblé excellente. Mais peut être que "parler" n'est pas le mot le plus approprié pour décrire ce que faisait Rampa.
En fait, il leur flanquait une peur de tous les diables.
Ou plus exactement une frousse de Rampa.
De plus, tous les deux mois environ, Rampa sélectionnait une plante : elle croissait trop lentement, elle se mourrait d'une moisissure, ses feuilles viraient au brun, ou tout simplement elle n'avait pas aussi bonne mine que ses concoeurs. Il la promenait devant tous les autres végétaux, en leur disant
"Dites adieu à votre copine. Elle n'était pas à la hauteur..."
Ensuite, il quittait l'appartement avec la plante félonne et rentrait une heure plus tard avec un grand pot de fleurs vide, qu'il laissait ostensiblement traîner dans l'appartement.
Il avait les plus luxuriantes, les plus belles plantes vertes de tout Londres. Les plus terrifiées aussi.
> lire la suite
-
Par Hahasiah, le 26/06/2012
De bons présages de
Terry Pratchett
Le gamin couina et pressa la détente. C'était un Magnum 32, modèle CIA, gris, méchant, lourd, capable d'éclater son homme à trente pas pour le réduire et une fine brume écarlate, un échantillonnage de bas morceaux, et pas mal de formalités administratives.
-
Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La Huitième couleur de
Terry Pratchett
Rincevent s'efforça de chasser ces souvenirs de sa tête, mais ils s'y trouvaient bien, s'amusaient à terroriser les autres occupants et à culbuter le mobilier à coups de pieds.
(p.195)