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Par Dude76, le 08/05/2010
De bons présages de
Terry Pratchett
Hastur s'éclaircit la gorge.
"J'ai induit un prêtre en tentation, fit-il. Il marchait dans la rue et quand il a vu les belles filles au soleil, j'ai semé le doute dans son esprit. Il serait devenu un saint, mais dans moins de dix ans, il nous appartiendra.
-Joli coup, fit rampa, encourageant.
-J'ai corrompu un politicien, expliqua Ligur. Je lui ai fait croire qu'un petit pot-de-vin ne portait pas à conséquence. Il sera à nous avant que l'année soit révolue."
Tous deux tournèrent le regard vers Rampa, qui leur adressa un grand sourire.
"Ça va vous plaire", annonça-t-il.
Son sourire s'élargit encore, sur le mode de la conspiration.
"J'ai occupé toutes les lignes de téléphones portables du centre de Londres pendant quarante-cinq minutes, à l'heure du repas."
Il y eut un silence, exception faite du chuintement lointain des pneus sur l'asphalte mouillé.
"Oui ? dit Hastur. Et après ?
-N'allez pas vous imaginer que c'était facile, répondit Rampa.
-C'est [i]tout[/i]? s'inquiéta Ligur.
-Écoutez, les gars...
-Et en quoi cela va-t-il ajouter des âmes au cheptel de notre maître, exactement ?" s'enquit Hastur.
Rampa se reprit.
Que pouvait-il leur dire ? Que l'humeur de vingt mille personnes était devenue massacrante ? Qu'on pouvait entendre jusqu'à l'autre bout de la ville le bruit des artères qui se sclérosaient ? Et qu'en rentrant, ces personnes allaient se défouler sur leur secrétaire, sur les contractuelles, sur tout le monde, sur des gens qui [i]à leur tour[/i] allaient se défouler sur d'autres individus ? Par une avalanche de mesquineries qu'ils allaient - et tout l'intérêt de la manœuvre reposait là - [i]qu'ils allaient inventer tout seuls ![/i] Pendant le reste de la journée. Les répercussions seraient incalculables. Des milliers et des milliers d'âmes se ternissaient un peu, sans que Rampa ait besoin de lever le petit doigt.
Mais impossible d'expliquer ça à des démons comme Hastur et Ligur : ils avaient des mentalités typiquement XIVè. Ils pouvaient consacrer des siècles à harceler une seule âme. D'accord, c'était de l'artisanat d'art, mais de nos jours, on devait envisager le problème sous un angle différent. Ne pas voir plus grand, mais plus large. Avec cinq milliards d'habitants sur le globe, plus question de s'en prendre à ces pauvres types un par un, il fallait viser l'ergonomie. Mais ces considérations dépassaient des démons comme Ligur et Hastur. Ce n'est pas eux qui auraient imaginé les émissions en dialecte régional à la télé, par exemple. Ou la T.V.A. Ou Manchester.
Manchester : voilà une idée dont il était particulièrement fier.
"Apparemment, les Puissances régnantes ont été satisfaites, dit-il. Les temps changent. alors, quoi de neuf ?"
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Par Shaarilla, le 12/05/2010
De bons présages de
Terry Pratchett
En fait, dans son appartement, Rampa n'accordait d'attention particulière qu'à une seule chose : ses plantes vertes. Elles étaient plantureuses, chlorophyllées, splendides, avec des feuilles brillantes, saines et lustrées.
Pour obtenir un tel résultat, rampa arpentait l'appartement une fois par semaine avec un brumisateur pour plantes en plastique vert, brumisait les feuilles et parlait à ses plantes.
L'idée de leur parler uli avait été suggérée par une émission sur Radio 4 au début des années 70, et lui avait semblé excellente. Mais peut être que "parler" n'est pas le mot le plus approprié pour décrire ce que faisait Rampa.
En fait, il leur flanquait une peur de tous les diables.
Ou plus exactement une frousse de Rampa.
De plus, tous les deux mois environ, Rampa sélectionnait une plante : elle croissait trop lentement, elle se mourrait d'une moisissure, ses feuilles viraient au brun, ou tout simplement elle n'avait pas aussi bonne mine que ses concoeurs. Il la promenait devant tous les autres végétaux, en leur disant
"Dites adieu à votre copine. Elle n'était pas à la hauteur..."
Ensuite, il quittait l'appartement avec la plante félonne et rentrait une heure plus tard avec un grand pot de fleurs vide, qu'il laissait ostensiblement traîner dans l'appartement.
Il avait les plus luxuriantes, les plus belles plantes vertes de tout Londres. Les plus terrifiées aussi.
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Par TwiTwi, le 23/01/2010
Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La Huitième couleur de
Terry Pratchett
Il tira son épée et, d'un mouvement souple du bras par en dessus, manqua complètement le troll.
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Par Taraxacum, le 26/05/2012
Les Annales du Disque-Monde, Tome 20 : Le Père Porcher de
Terry Pratchett
Le seigneur Sédatiphe, de la Guilde, expliquerait par la suite : "On a eu pitié de lui parce qu'il avait perdu ses deux parents très jeune. Je pense, à la réflexion, que le détail aurait dû nous mettre la puce à l'oreille."
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Par philubi, le 25/05/2010
Les Annales du Disque-Monde, Tome 2 : Le Huitième sortilège de
Terry Pratchett
Dans chaque personne saine d'esprit, il y a un fou qui cherche à sortir (...). Personne ne devient fou aussi vite qu'une personne parfaitement saine d'esprit.
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Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La Huitième couleur de
Terry Pratchett
Rincevent s'efforça de chasser ces souvenirs de sa tête, mais ils s'y trouvaient bien, s'amusaient à terroriser les autres occupants et à culbuter le mobilier à coups de pieds.
(p.195)
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Par zazimuth, le 27/09/2010
Les Annales du Disque-Monde, Tome 12 : Mécomptes de fées de
Terry Pratchett
On peut pas s'amuser à bâtir un monde meilleur pour les gens. Seuls les gens eux-mêmes peuvent se faire ça. Sinon, c'est qu'une cage. (p.274)
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Par Lyra, le 19/04/2009
Les Annales du Disque-Monde, Tome 5 : Sourcellerie de
Terry Pratchett
"-LE POIDS N'A RIEN A VOIR LA-DEDANS. MON DESTRIER A PORTE DES ARMÉES ENTIÈRES. MON DESTRIER A PORTE DES VILLES. OUI, IL A TOUT PORTE QUAND IL LE FALLAIT, dit la Mort. MAIS VOUS TROIS, IL NE VOUS PORTERA PAS.
-Pourquoi donc?
-C'EST UNE QUESTION D'IMAGE.
-Parce que tu crois que c'est une bonne image, ça : le cavalier et les trois piétons de l'Apocralypse? dit la Guerre d'un ton irrité."
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Par Dude76, le 08/05/2010
De bons présages de
Terry Pratchett
Par exemple: pourquoi créer les gens curieux, et puis installer un gros fruit interdit bien en vue, avec un grand doigt en néon clignotant qui dit "C'est ici."
-Je ne me souviens pas d'avoir vu un néon.
-C'est une métaphore. Enfin, tu vois, pourquoi faire ça si tu tiens vraiment à ce qu'ils ne le mangent pas, hein ? Je veux dire, tu as peut-être envie de voir comment tout ça va tourner. Ça fait peut-être partie d'un grand plan ineffable. Tout. Toi, moi, Lui, tout. Une espèce de gigantesque test, pour vérifier si ce que tu as construit fonctionne correctement, pas vrai ? Tu commences à te dire : ce n'est pas une gigantesque partie d'échecs cosmique, c'est [i]forcément[/i] une Patience d'une extrême complexité. Et ne te fatigue pas à répondre. Si nous pouvions comprendre, nous ne serions pas nous. Parce que tout ça est ... est...
-INEFFABLE, compléta la silhouette qui donnait à manger aux canards.
-Voilà, c'est le mot, Merci"
Ils regardèrent le grand inconnu jeter soigneusement son sac en papier vide dans une poubelle et s'éloigner en traversant la pelouse.
Rampa secoua la tête.
"Qu'est-ce que je disais ?
-Je ne sais plus, répondit Aziraphale. Rien de très important sans doute."
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Par TwiTwi, le 17/02/2010
Les Annales du Disque-Monde, Tome 1 : La Huitième couleur de
Terry Pratchett
- Pourquoi faut-il que tu paniques tout le temps ? demanda DeuxFleurs avec irritation.
- Parce que tout le reste de ma vie vient de me défiler sous les yeux, et que ça n'a pas duré très longtemps.