ISBN : 2266111515
Éditeur : Pocket (2000)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 150 notes) Ajouter à mes livres
Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise le legs de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fonds de commerce. Nous sommes sur le Disque-monde (Vous y êtes ? Nous y sommes.) La succession s’y opère de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 01 juin 2008

    Woland
    Equal Rites
    Traduction : Patrick Couthon
    Lefèvre, forgeron à Trou-d'Ucques Mr.Red, modeste village des Montagnes du Bélier, est un huitième fils qui, par une étrange coïncidence, a procréé sept fils . Débarque un jour à sa forge le mage Tambour Billette:drag: qui, armé de son bourdon magique, lui annonce que, sentant venir la Mort, il a décidé de passer son pouvoir au huitième fils que Mme Lefèvre est en train de mettre au monde au moment même à l'étage.
    Sur Le disque-monde en effet, le huitième fils d'un huitième fils devient automatiquement un mage qui, parvenu à l'âge adulte, s'en va étudier à la prestigieuse Université de l'Invisible d'Ankh-Morpock.
    Respectueux de la Tradition, le forgeron s'incline et à peine les deux hommes ont-ils perçu le premier vagissement du nouveau-né qu'ils le réclament. Entre alors en scène pour la première fois un personnage que nous retrouverons en maintes occasions dans la Saga du Disque-Monde, Mémé Ciredutemps, sorcière de son état et sage-femme émérite à l'occasion.
    Sans écouter les protestations de Mémé Ciredutemps, le Mage procède à la passation des pouvoirs … et décède sur le champ, laissant un Lefèvre tout d'abord béat puis bien ennuyé et une Mémé Ciredutemps nettement plus sarcastique seuls avec ce phénomène que constitue pour Le disque-monde
    … son premier mage de sexe féminin. Mr. Green
    Car le bébé est une fille qui sera prénommée Eskaterina et que tout le monde prendra l'habitude d'appeler par son diminutif : « Esk. » En héritage, Tambour Billette lui a laissé son bourdon, symbole et arme de tout mage qui se respecte. Or, comme Mémé et Lefèvre ne tardent pas à s'en apercevoir, ce bourdon décoré de motifs difficilement identifiables – et que, toutes réflexions faites, il vaut peut-être mieux demeurer dans l'impossibilité d'identifier – dispose d'une capacité de magie formidable ... et d'un caractère de cochon.
    Le reste, je ne vous le raconterai pas. Achetez le livre : vous ferez une sacrée bonne affaire. Wink Sachez seulement que, de folle péripétie en voyage agité et de voyage agité en folle péripétie, Esk et Mémé Ciredutemps, qui sera devenue entretemps le mentor de la fillette, finiront par se faire ouvrir les portes de l'Université de l'Invisible et par restaurer l'intégrité du Disque-Monde, que des créatures plus ou moins inspirées par les Grands Anciens de Lovecraft - notre Maître à tous, que Io l'Aveugle et Offler, le Dieu-Crocodile, l'aient en Leur Sainte Garde :paure: - menaçaient d'envahir et d'absorber.
    C'est dans "La Huitième Fille", troisième volume de sa série du Disque-Monde, que Pratchett assied définitivement son style si caractéristique, mélange d'humour loufoque, d'insanités complètement déjantées et, à y regarder d'un peu plus près, de profonde sagesse. Dès le volume suivant, « Mortimer », où la Mort (qui est toujours du masculin, ne l'oubliez pas ! :hammer: ) apparaît comme l'un des principaux protagonistes du livre, le lecteur un tant soit peu observateur comprend que l'auteur se pose en fait toute une foule de questions qui sont aussi les siennes. Mais il les pose avec humour - et cela nous permet d'avaler une pilule que beaucoup d'autres nous auraient rendue bien plus amère.
    Pratchett se veut athée. Mais il a ceci de particulier qu'il est sans doute le seul écrivain athée à avoir envisagé - dans "Le Dernier Continent" - l'idée d'un dieu qui le serait autant, sinon plus que lui. Après pareille idée et en dépit des inégalités qui, fatalement, parsèment sa vaste saga, on peut tout lui pardonner - vous ne croyez pas ? ;o)
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par TwiTwi, le 09 avril 2010

    TwiTwi
    Dans ce troisième opus des fameuses Annales du Disque-Monde, nous ferons la connaissance de nouveaux personnages. Tout d'abord, Eskarina, gamine effrontée, futée et contre-naturellement douée pour la magie. Ensuite, Mémé Ciredutemps, sorcière de son état (et ça, c'est dans l'ordre des choses !), un brin revêche mais n'ayant pas un mauvais fond. Et bien sûr une flopée de personnages secondaires, comme Pratchett les aime (et nous aussi).
    Sur Le disque-monde, il est largement admis que la magie c'est l'affaire des hommes et la sorcellerie celle des femmes. Si la première se réalise à grands renforts d'effets spéciaux, nécessite la possession d'un bourdon ( sorte de baguette magique) et est la plupart du temps en dehors de tout contrôle, la seconde est plus proche de la nature, nécessite la possession d'un chaudron et consiste essentiellement à connaitre les herbes. Nous serons bien d'accord pour déclarer que la vraie et unique différence entre les deux, c'est que les hommes sont incapables de contrôler ce qu'ils sont sensés contrôler, contrairement aux femmes qui ont bien plus de poigne.
    On l'aura compris, La huitième fille aborde une thématique sujet à forte polémique dans l'espèce humaine : l'(in)égalité des sexes. Suite à une erreur de sexe, la petite Eskarina, huitième fille d'un huitième fils qui aurait dû en fait être un huitième fils de huitième fils a hérité du bourdon d'un mage mourant. Un fait sans précédent. Après de vaines tentatives pour se débarrasser de l'encombrant objet, visiblement peu au courant de la répartition des rôles homme-femme, et d'apprentissage de la sorcellerie à la petite, Mémé décide de l'envoyer étudier la magie à l'Université de l'Invisible, lieu où les mages deviennent des mages. C'est bien sûr sans compter sur l'inflexibilité du comité directionnel. Ce qui n'a pas l'air d'arrêter Mémé et Esk pour autant.
    Plus construit que les deux premiers volumes, La huitième fille se lit avec autant de plaisir, toujours le sourire au lèvres, parfois se prolongeant par un petit rire guilleret (attention à la lecture dans les lieux publics). Pratchett cultive l'art de mettre ses personnages dans les situations les plus impossibles ( à leur place, je le détesterais) et de nous faire accepter toutes ses élucubrations avec une facilité déconcertante.

    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/04/la-huitieme-fille-ter..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Archessia, le 20 août 2010

    Archessia
    Encore un voyage dans le délire et l'absurde avec Monsieur Pratchett!
    Comme d'hébitude, c'est un pur délice de lire ses histoires loufoques et tellement originales.
    Ici donc nous suivons le destin d'Eskarina, huitième fille d'un huitième fils qui, à cause de la confusion d'un mage (elle aurait du être un garçon) se retrouve héritière de grands pouvoirs ... de mage!
    As t'on jamais vu une femme mage sur Le disque-monde?
    Grands Dieux non!! Les femmes peuvent devenir sorcière, mais n'ont pas le droit d'apprendre la même magie que les hommes.
    En parlant de sorcière, nous retrouvons Mémé Ciredutemps, toujours très à cheval avec ses principes, qui va devoir s'occuper de l'édication magique d'Eskarina.
    C'est bien beau tout ça, mais Mémé n'y connait rien en magie de mage et ne veut pas en entendre parler dans sa maison!
    Malheureusement, il n'est pas aussi simple pour la magie de se faire oublier, et le bourdon (baton de mage qui a été donné en héritage à Eskarina) va tout faire pour se faire remarquer!
    Eskarina est un personnage vraiment adorable. Cette petite fille très travailleuse et très curieuse saura attirer votre sympathie dès le début, avec son intelligence teintée de naïveté et son caractère bien trempé.
    Quand à Mémé Ciredutemps, c'est impossible de ne pas sourire quand elle part dans des explications incroyables ou quand elle nous raconte comment doit se comporter une sorcière.
    Je me répète, mais telle une bonne histoire de Pratchett, ce livre fait rire, vraiment! Avec ses concepts sur la magie et ses personnages incroyables, il ne vous faut pas plus de quelques pages pour être complètement entraînés dans ce monde et en redemander par la suite!
    Car il est difficile de quitter Le disque-monde une fois qu'on l'a connu

    Lien : http://archessia.over-blog.com/article-la-huitieme-fille-51082563.html
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lellia, le 23 mai 2011

    Lellia
    J'ai beaucoup d'amis qui lisent régulièrement des livres de Terry Pratchett et qui me les conseils, me disant que c'est à la fois drôle, absurde, déjanté et bien écrit. C'est donc sans la moindre appréhension que je me suis lancée dans la lecture de ce tome (les 2 premiers étant apparemment moins bien que les suivants), cependant je me suis vite rendu compte que ce n'était pas tout à fait mon style. J'aime l'humour absurde et les jeux de mots même quand ils sont tirés par les cheveux mais je n'ai pas accroché à ce tome, certaines choses sont bien tournées, certains personnages intéressants, Esk est relativement attachante comme petite gamine dotée de super pouvoirs et Mémé Ciredutemps est franchement marrante et intéressante mais j'ai trouvé l'histoire en elle même lente à avancer et parfois un peu brouillon. En revanche l'univers m'a semblé particulièrement intéressant, il est donc plus que probable que je lise d'autres tomes de cet auteur histoire de m'en faire une idée plus précise.
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    • Livres 4.00/5
    Par Anassete, le 22 mars 2012

    Anassete
    Très court mais une bonne dose d'humour ! La fin m'a paru un peu plus bâclée que le reste, mais on sent vraiment bien l'évolution de l'atmosphère et la parodie. C'est un très bon tome pour entrer dans l'univers de Terry Pratchett, je le recommande tous ceux qui ont toujours rêvé d'avoir un roman avec pour héros une vieille sorcière bien geignarde et qui n'aime pas la technologie (donc les balais). On ne parle pas ici de magie mais de têtologie. Tout se joue sur le pouvoir de persuasion. Dans ce tome, on explique que la magie n'est pas réservée aux femmes (sorcières) mais aux hommes (mages). On est donc un peu étonné de voir notre bonne vieille sorcière en user vers la fin du roman. Il faut lire les tomes suivants, et notamment Mécomptes de fées, pour le comprendre.
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Citations et extraits

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  • Par TwiTwi, le 09 avril 2010

    Un accident de ce genre avait transformé le bibliothécaire en singe, après quoi il s'était opposé à toute tentative de lui redonner son aspect initial, expliquant par signes que la vie de l'orang-outang était de loin supérieur à celle de l'humain car toutes les grandes questions philosophiques revenaient à se demander de quel côté viendrait la prochaine banane. Et puis, de longs bras et des pieds préhensiles, c'était l'idéal pour atteindre les rayonnages du haut.
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  • Par Lellia, le 02 mai 2011

    Le fait est connu dans tous les univers: quel que soit le soin apporté au choix des couleurs d'un décor d'établissement, on aboutit immanquablement à du vert dégueulis, du brun innommable, de jaune nicotine ou du rose orthopédique. Par un phénomène encore mal compris de résonance sympathique, ces couleurs dégagent toujours une vague odeur de chou bouilli... Même si aucun chou ne cuit dans les environs.
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  • Par Tiphaine-Patraque, le 30 novembre 2011

    Des rayons de lumière bleue perforèrent le couloir, s'agitèrent et dansèrent tandis que des formes indistinctes se traînaient dans la lueur aveuglante à l'intérieur de la chambre. Une lumière vaporeuse et actinique, de quoi pousser Steven Spielberg à contacter son avocat chargé des droits d'auteur.
    Les cheveux d'Esk se dressèrent d'un coup sur sa tête; elle avait l'air d'un petit pissenlit ambulant.
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  • Par TwiTwi, le 09 avril 2010

    C'était étrange parce qu'il n'y avait rien sur le sentier. Mais les chèvres le regardèrent quand même passer jusqu'à ce que ce soit hors de vue.
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  • Par TwiTwi, le 09 avril 2010

    "Si vous voulez pas de moi, alors je viens", dit-elle. Ce genre de réponse passe pour de la logique entre frères et sœurs.
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