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Note moyenne 4.5 /5 (sur 47 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Boulogne-Billancourt , le 05/11/1909
Mort(e) à : Paris , le 24/07/1999
Biographie :

Licenciée en Droit, docteur en Philosophie, chercheuse au C.N.R.S, traductrice et écrivain, Eva de Vitray-Meyerovitch fut une spécialiste avertie du soufisme. Elle fit connaître à un large public francophone l’œuvre de Muhammad Iqbâl et, par lui, celle du grand poète persan Jalâl ud-Dîn Rûmî.

Depuis décembre 2008, son corps repose à Konya (Turquie) à proximité du mausolée de Rûmî, qui fut à l’origine de l’ordre des derviches tourneurs.

Source : http://aisa-net.com/2010/11/eva-de-vitray-meyerovitch-la-quete-de-l%E2%80%99absolu/ + Wikipedia
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Alxthiry   30 juin 2012
La prière en islam de Eva de Vitray-Meyerovitch
« Mon Dieu je te demande de me confirmer dans l'obéissance à Ton ordre et dans la bonne voie. Je te prie de me rendre reconnaissant pour Tes bienfaits et de faire que mon culte Te soit agréable. Je Te demande un cœur droit, une langue sincère ; je Te prie de m'accorder le bien et de me préserver du mal que Tu connais ; je Te demande pardon des fautes que Tu connais. »
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Alxthiry   30 juin 2012
La prière en islam de Eva de Vitray-Meyerovitch
« La droiture de l'intention entre vous et Dieu consiste en ce que votre cœur s'efforce de donner tout son poids et toute gloire à Dieu et aux ordres de Dieu et à ce que Dieu a commandé d'accomplir. Et entre vous et vos frères, serviteurs de Dieu, la droiture de l'intention consiste à se tourner vers eux dans votre cœur, en toute sincérité à leur égard, sans rechercher de faveurs spéciales, et en affrontant l'opposition avec patience à l'égard de Dieu et une soumission confiante en Lui. »

Ash-Shâdhilî
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IreneAdler   28 septembre 2013
Rûmi et le soufisme de Eva de Vitray-Meyerovitch
Cette gaieté légère confère à tout ce qu'il touche une saveur inimitable. Il ne pouvait souffrir le sectarisme ni l'étroitesse d'esprit des bien-pensants, au légalisme sans amour.
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GrandGousierGuerin   24 septembre 2014
Rûmi et le soufisme de Eva de Vitray-Meyerovitch
A quelqu'un qui lui disait : "Cette nuit, j'ai lu le Qor'ân tout entier par amour pour toi", il répondit seulement :"Et comment n'en es-tu pas mort ?"
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enkidu_   10 décembre 2015
La prière en islam de Eva de Vitray-Meyerovitch
Le fait que l’ablution avec du sable (tayammum) peut tenir lieu de purification en cas de nécessité signifie que la purification spirituelle consiste à refuser les sollicitations de l’âme charnelle, à mener le combat spirituel et à se livrer à des exercices d’ascèse.



S’orienter vers La Mecque symbolise le fait de tourner son visage uniquement en quête de Dieu. La formulation de l’intention désigne cette adhésion du cœur.



Prononcer les mots de sacralisation « Dieu est le plus Grand » rappelle que la Majesté divine est au-delà de tout ce qui peut en être manifesté, de sorte qu’Elle ne peut être limitée par aucune forme de contemplation. Bien plus, Dieu est plus grand que toute forme de contemplation ou de vision par laquelle Il peut Se manifester à Son serviteur, car Il est sans finitude.



L’inclinaison du buste (ruku’) représente la perception de l’annihilation des êtres créés dans l’Être des épiphanies divines. Puis la station droite évoque le rang de la surexistence (baqâ’). C’est pourquoi l’orant prononce alors : « Dieu écoute celui qui célèbre Ses louanges »… Dans cette station droite, l’orant devient le représentant de Dieu…



Ensuite, la prosternation (sujûd) typifie l’annihilation de la condition humaine devant la permanence de la Manifestation sacro-sainte.



La position assise adoptée entre les deux prosternations… est une allusion à la vérité contenue dans la parole « Le Tout miséricorde sur Son trône siégeant. » (Coran, XX, 5.)



Les salutations (finales) rappellent la perfection divine et celle des créatures, puisqu’elles sont une louange adressée à Dieu, à Son Prophète et à Ses serviteurs purs. (‘Abd al-Karîm al-Jîlî, pp. 35-36)
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enkidu_   10 décembre 2015
La prière en islam de Eva de Vitray-Meyerovitch
Ô Dieu, je n’ai jamais prêté l’oreille

au cri des bêtes sauvages

ni au bruissement des arbres,

au clapotement des eaux ni au chant des oiseaux,

au sifflement du vent ni aux roulements du tonnerre

sans percevoir en eux un témoignage de Ton Unité

et une preuve de Ton caractère incomparable.



Tu es le Tout-Puissant, l’Omniscient,

Le Sage, le Juste, le Vrai,

en Toi il n’est ni défaite, ni ignorance,

ni folie, ni injustice, ni mensonge,



Ô Dieu, je Te reconnais dans la preuve de l’œuvre de Tes

mains

et dans le témoignage de Tes actes :

accorde-moi, ô Dieu, de chercher



Ta satisfaction avec ma satisfaction

et les délices d’un Père dans son enfant,

me souvenant de Toi dans mon amour pour Toi,

avec une sereine tranquillité et une ferme résolution. (Dhû-I-Nûn al-Misri, pp. 133-134)
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enkidu_   21 juillet 2014
L' Universalite de l'Islam de Eva de Vitray-Meyerovitch
Si l'on passe des notions temporelles aux notions spatiales, nous verrons dans le monde islamique apparaître une symbolique étagée sur plusieurs plans. Le cercle évoque toujours ce qui est céleste. Ainsi le Trône de Dieu est-il représenté comme ayant pour base un cercle et les sept cieux apparaissent sous la forme de tentes rondes superposées. Les mystiques musulmans auront, par ailleurs, souvent recours à la comparaison néo-platonicienne de la Divinité à un cercle dont le centre est partout, le monde phénoménal étant représenté par une circonférence : l'étincelle, qui n'est qu'un point, revêtira un aspect circulaire quand on la fait virevolter et tourner, créant ainsi l'illusion d'une continuité purement subjective, la manifestation de l'Un n'étant, en réalité, que le déploiement d'un point. Cette image, familière aux soufis de l'islam, se retrouve chez bien d'autres mystiques. Maître Eckhart (1260-1328) ne parle-t-il pas de la vie de l'homme comme d'un point qui se déplace sur une roue en mouvement.



Dans l'architecture islamique, la dualité terre-ciel se traduit par la coupole posée sur le mausolée cubique. La Ka'ba, à La Mecque, est une pierre noire cubique placée au centre d'un espace circulaire. Quant au problème technique du passage du carré au cercle, « étant donné que le lieu de réunion des fidèles est une salle carrée, mais que seule la coupole est digne de représenter l'incommensurable Grandeur divine [...] il fut résolu par les variations les plus ingénieuses des procédés techniques (qui) à leur tour [....] firent surgir, par nécessité, des formes décoratives nouvelles - trompes, "stalactites" ou "nid d'abeilles" - afin de masquer la rupture des lignes et d'assurer le raccord d'un volume à un autre. »



On sait que le pèlerinage à La Mecque comporte la circumambulation, soit un septuple tour autour de la Ka'ba. Celle-ci, dit le soufi Ghazâli (1058-1111), est un symbole visible de la Présence divine, invisible aux regards. Il ajoute que, si quelqu'un est capable d'effectuer ce rite avec une disposition spirituelle très élevée, c'est la Ka'ba elle-même qui rend visite à un tel pèlerin et fait des tours autour de lui.



Par analogie, la coutume populaire veut que l'on tourne autour des mausolées des saints, parfois des mosquées, ou d'autres endroits présentant un caractère de sacralité. La danse giratoire des Derviches tourneurs présente un symbolisme à deux degrés : tout d'abord, elle figure la ronde des planètes autour du Soleil - qu'ils n'ignoraient point, quatre siècles avant Galilée (1564-1642) - et les deux phases de cet oratorio spirituel - le sama' - évoquent le double mouvement, diurne et annuel, de celles-ci. C'est aussi le tourbillon incessant de tout ce qui se meut dans le cosmos:



Ô jour ! Lève-toi ! Des atomes dansent.

Les âmes, éperdues d’extase, dansent...

Tous les atomes qui se trouvent dans l'air et dans le désert

Sache bien qu'ils sont épris comme nous.

Et que chaque atome, heureux ou malheureux

Est étourdi par le soleil de l'âme inconditionnée.



Le dernier distique laisse entrevoir la signification plus intérieure de ce symbolisme cosmique. En vertu de la constante loi d'analogie entre le microcosme et le macrocosme, l'âme humaine est un reflet du système solaire ; c'est autour du Soi divin, Soleil des esprits, que s’effectue en réalité la ronde de tout le créé. (pp. 65-68)
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IreneAdler   28 septembre 2013
Rûmi et le soufisme de Eva de Vitray-Meyerovitch
Ni Mawlânâ ni ses disciples ne faisaient de différence entre les religions, et tous pouvaient faire partie de son entourage.
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enkidu_   10 décembre 2015
La prière en islam de Eva de Vitray-Meyerovitch
La répétition à des moments déterminés de la journée rythme la vie du musulman. Le plus humble bédouin dans son désert saura, sans montre ni horloge, que le temps est venu de célébrer l’office en se référant à la position du soleil. Il est ainsi en communion avec tout ce qui, dans l’univers, célèbre les louanges de Dieu, il se met au diapason du cosmos sacralisé.



Toute chose en effet, au regard de l’Islam, est vivante et, selon sa nature, adore Dieu : « Le platane ouvre ses mains pour la prière…, la colombe dit ‘’kû, kû’’ (ou, ou) comme celui qui cherche. »



Chaque créature, visible ou invisible, rend grâces. En s’accordant au mouvement des astres, en se réglant sur l’apparition de la lune pour déterminer le début et la fin du jeûne du Ramadhan, et sur le soleil pour fixer les heures de la prière, le musulman s’associe à la Création toute entière adorant son Créateur.



On prie debout comme un arbre, agenouillé comme un homme, prosterné comme une pierre, récapitulant donc les trois règnes. (pp. 62-63)
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Danieljean   16 novembre 2015
Le chant du soleil de Eva de Vitray-Meyerovitch
Dans le coeur des amants qui boivent la lie, brûlent les désirs ardents.

Dans le for intérieur des sages au coeur sombre, il y a des réfutations.



La raison dit: « Ne pose pas ici le pied, car dans l’anéantissement, il n’y a que des épines. »

L’amour répond à la raison: « C’est en toi-même que se trouvent les épines. »



Oh! reste silencieux, arrache l’épine de l’existence de ton coeur,

Afin de découvrir dans ta propre âme des roseraies,



Ô Sham Tabrîzî! Tu es le soleil caché dans le nuages des lettres.

Quand ton soleil s’est levé, se sont effacées les paroles.



Je suis devenu comme une prière par tant de prières que j’ai faites;

Quiconque voit mon visage me demande de prier pour lui.



Mais à tes yeux, j’ai la couleur des impies,

Car tes yeux qui tuent sans merci quand ils me voient cherchent la guerre.



Si la séparation d’avec toi me tue, je lui pardonne:

Quel prix du sang peut réclamer à celui qui le tue



Le captif mis à mort dans la guerre sainte?

Je t’ai salué, je t’ai prêté un serment d’allégeance, Tu m’as dit: « Comment es-tu? »



Je suis dans l’état du pauvre cuivre qui appelle la pierre philosophale.

Le portrait est tel que l’a fait le peintre;



Le corps blessé est tel qu’il réclame le remède.

Que tes paroles ne soient pas comme l’ombre devant le soleil!



Les poussière s’enfuient de l’ombre et cherchent un rayon de lumière.

Oh! la générosité et la bienfaisance de Shams de Tabrîz!



Le soleil de la voûte azurée lu réclame un don.

Celui à qui s’est dévoilé le mystère de l’amour,



Celui-là n’est plus, car il s’est effacé dans l’amour.

Place devant le soleil la chandelle ardente



Et vois comme son éclat disparaît devant ces lumières:

La chandelle n’existe plus, la chandelle s’est transmuée en lumière.



Il n’y a plus de signes d’elle, elle-même est devenue signe.

Il ne va de même pour du feu corporel dans la lumière de l’esprit:



Il ne reste pas feu, il devient cette flamme.

Le ruisseau court à la recherche de l’océan;



Il se perd quand il s’est noyé dans l’océan.

Tant que la recherche existe, le cherché n’est pas connu;



Quand l’objet de la recherche est atteint, cette recherche devient vaine.

Donc, tant que la recherche existe, cette quête est imparfaite.



Quant la recherche n’est plus, elle acquiert alors la suprématie.

Tout être sans amour qui cherche un turban



Est dépourvu de tête ne sont alors pour lui qu’une épine.

Comme moi, il est devenu, dans la passion qu’inspire Shams-od-Dîn,

Celui qui dans son coeur recèle tous ces secrets.
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